Un même mot hébreu, deux passages que tout sépare ; une figure qui en annonce une autre. Chaque connexion a sa fiche : le mot d'origine, les passages, les occurrences, les liens associés.
Segond écrit « arche » en Genèse et « caisse » en Exode. Deux mots français, un seul mot hébreu, téva. Ce mot ne désigne que deux objets dans toute la Bible, et c'est tout sauf un hasard.
Affamé après quarante jours, Jésus répond au tentateur par une phrase qu'il ne fabrique pas : il cite mot pour mot Deutéronome 8:3. Les trois réponses du désert sont trois citations du même livre.
Le cri de Jésus en croix n'est pas une plainte sans texte : c'est le premier vers du Psaume 22. Et ce psaume, écrit des siècles avant, décrit déjà le partage des vêtements et les moqueurs qui hochent la tête.
Une phrase perdue au milieu des lois du Lévitique devient, dans le Nouveau Testament, le résumé de toute la loi. Jésus, Paul et Jacques la citent tous, textuellement.
Un serpent de bronze planté sur une perche dans le désert ; il suffisait de le regarder pour survivre. Jésus prend cet épisode et dit : c'est moi, élevé sur la croix.
Sur le mont Morija, Abraham promet à son fils que Dieu fournira lui-même l'agneau. La phrase reste ouverte pendant des siècles, jusqu'à ce que Jean-Baptiste désigne Jésus : « Voici l'Agneau de Dieu ».
En français on lit « l'esprit de Dieu » en Genèse, « le vent » ailleurs, « le souffle » encore ailleurs. En hébreu c'est un seul mot, ruach. Et ce mot relie la création, la résurrection des ossements et la nouvelle naissance.
Une phrase courte d'un prophète mineur, Habacuc, devient chez Paul la clé de tout l'Évangile. La même formule ouvre l'épître aux Romains.
Ésaïe annonce à un roi un signe : un fils nommé Emmanuel. Matthieu applique cette parole à la naissance de Jésus et traduit le nom.
Michée nomme Bethléhem comme le lieu d'où sortira celui qui dominera sur Israël. Les scribes citent ce verset aux mages venus chercher le roi.
Osée parle d'Israël sorti d'Égypte comme d'un fils appelé. Matthieu applique cette phrase au retour d'Égypte de l'enfant Jésus.
Ésaïe décrit une voix qui prépare un chemin dans le désert. Matthieu identifie cette voix à Jean-Baptiste, qui annonce Jésus.
Ésaïe décrit un envoyé oint pour porter une bonne nouvelle. Jésus lit ce passage à la synagogue et se l'applique.
Le Psaume 118 parle d'une pierre écartée par les bâtisseurs, devenue pierre d'angle. Jésus cite ce verset contre ceux qui le rejettent.
Le Psaume 110 fait parler l'Éternel à un Seigneur qu'il invite à sa droite. Jésus cite ce verset pour interroger ses interlocuteurs sur l'identité du Messie.
Zacharie annonce un roi juste et humble, monté sur un âne. Matthieu reprend ces mots au moment où Jésus entre dans Jérusalem.
Zacharie parle d'un être percé sur qui le peuple tournera son regard. Jean rapporte ces mots au corps de Jésus transpercé sur la croix.
Le Psaume affirme que Dieu garde les os du juste, sans qu'aucun soit brisé. Jean applique cette parole au corps de Jésus, épargné par les soldats.
Le Deutéronome ordonne d'aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force. Jésus reprend ce commandement comme le premier de tous.
La Genèse dit que l'homme s'attache à sa femme et qu'ils deviennent une seule chair. Jésus cite ce verset pour fonder son enseignement sur le mariage.
Le Lévitique appelle Israël à la sainteté parce que Dieu est saint. Pierre reprend cette parole pour les croyants du Nouveau Testament.
Joël annonce un jour où Dieu répandra son Esprit sur toute chair. Pierre cite ce texte le jour de la Pentecôte pour expliquer ce qui se passe.
Le Psaume dit que Dieu ne livrera pas son bien-aimé à la corruption. Pierre cite ce texte pour annoncer la résurrection de Jésus.
Le Psaume 2 met ces mots dans la bouche de Dieu au moment d'un couronnement. L'épître aux Hébreux les relit comme adressés au Christ, pour le placer au-dessus des anges.
Jérémie annonce une alliance nouvelle où la loi passe des tables de pierre au cœur. Hébreux 8 recopie cette promesse pour dire qu'elle s'accomplit dans le Christ.
En Ésaïe 45, Dieu jure que tout genou fléchira devant lui seul. Paul reprend ces mots en Philippiens 2 et les rapporte au nom de Jésus.
Une phrase brève de Genèse 15 dit qu'Abram eut confiance et que Dieu le lui imputa à justice. Paul en fait le socle de sa démonstration sur la foi en Romains 4.
Genèse 14 mentionne brièvement Melchisédek, roi de Salem et sacrificateur. Hébreux 7 fait de ce personnage sans généalogie une figure du sacerdoce du Christ.
En Exode 12, le sang de l'agneau protège les maisons d'Israël. Paul écrit en 1 Corinthiens 5 que le Christ est la Pâque immolée pour les siens.
En Exode 16, Dieu donne au peuple un pain venu du ciel qu'il ne connaît pas. En Jean 6, Jésus se dit lui-même le pain de vie.
En Exode 17, Moïse frappe un rocher et l'eau en sort pour le peuple assoiffé. Paul écrit en 1 Corinthiens 10 que ce rocher était le Christ.
Jonas reste trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson. Jésus reprend ce chiffre exact pour annoncer son passage dans la terre.
Genèse 3:15 annonce que la postérité de la femme écrasera la tête du serpent. Romains 16:20 adresse cette même victoire aux croyants de Rome.
Genèse 28:12 montre une échelle entre la terre et le ciel, avec les anges qui y circulent. Jean 1:51 reprend l'image et met le Fils de l'homme à la place de l'échelle.
Lévitique 16:22 envoie au désert un bouc chargé des fautes du peuple. Hébreux 9:12 oppose ce rite au sang du Christ, offert une seule fois.
Deutéronome 30:6 promet que Dieu circoncira le cœur de son peuple. Romains 2:29 déplace le signe de la chair vers l'intérieur.
Psaume 80:9 compare Israël à une vigne arrachée à l'Égypte et plantée par Dieu. Jean 15:1 resserre l'image : Jésus se dit le vrai cep.
Ézéchiel 34:23 annonce un berger unique établi par Dieu sur son troupeau. Jean 10:11 remplit ce titre : Jésus se dit le bon berger qui donne sa vie.
Genèse 4:10 dit que le sang d'Abel crie de la terre vers Dieu. Hébreux 12:24 met ce sang en regard de celui de Jésus, qui parle mieux.
Exode décrit le voile qui sépare le lieu très saint du reste du sanctuaire. À la mort de Jésus, ce voile se déchire en deux. Le passage barré devient un passage ouvert.
Ézéchiel voit une eau sortir de dessous le seuil du temple. Jésus reprend l'image des eaux vives et la rapporte à celui qui croit en lui.
Josué fait entrer Israël dans le pays promis. L'épître aux Hébreux relit cette entrée et dit qu'un repos plus grand reste à venir. Les deux hommes portent le même nom.
Dieu promet à David un fils qui bâtira une maison à son nom. Jésus parle d'un temple qu'il relèvera en trois jours, et Jean précise qu'il parlait de son corps.
Malachie annonce l'envoi d'Élie avant le jour de l'Éternel. Jésus affirme qu'Élie est déjà venu et qu'on ne l'a pas reconnu.
Genèse raconte la faute d'Adam et l'entrée de la mort. Paul relit Adam comme la figure de Jésus, l'homme par qui vient la vie.
Ésaïe annonce que Dieu anéantit la mort pour toujours. Paul cite cette parole et la rapporte à la résurrection des corps.
Ésaïe décrit un serviteur maltraité qui n'ouvre pas la bouche, mené comme un agneau. Pierre relit la croix à travers cette figure.