Isaac monte au sacrifice et pose la question évidente : où est l'agneau ? Abraham répond : « Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste » (Genèse 22:8). Ce jour-là, c'est un bélier qui est fourni à la place d'Isaac (Genèse 22:13). Mais la promesse d'Abraham, elle, vise plus loin que le bélier : Dieu se pourvoira de l'agneau.
La phrase trouve son terme
Des siècles plus tard, Jean-Baptiste voit Jésus s'avancer et dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29). L'agneau que Dieu se pourvoit, ce n'est plus un animal de substitution : c'est son propre Fils. Le lieu ajoute au lien : Morija est la région où sera bâti le temple de Jérusalem, là même où l'on offrira les sacrifices.
« Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste. »
Genèse 22:8
« Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. »
Jean 1:29
Le fils unique
Genèse 22:2 appelle Isaac « ton fils, ton unique, celui que tu aimes ». Jean 3:16 reprend les mêmes mots pour Dieu : « il a donné son Fils unique ». Abraham a été arrêté avant de frapper ; Dieu, lui, n'a pas retenu son bras. Pierre boucle la figure : nous sommes rachetés « par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:19).