Genèse 1:2 : « l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. » Ézéchiel 37:9 : « souffle sur ces morts, et qu'ils revivent. » Jean 3:8 : « le vent souffle où il veut. » Trois traductions françaises différentes, un seul mot d'origine : רוּחַ, ruach. Il veut dire à la fois le souffle, le vent et l'Esprit.
Le mot : ruach
Ruach (H7307) ne tranche pas entre le physique et le spirituel. C'est le mouvement de l'air, qu'il s'agisse du vent qui balaie, du souffle qui fait vivre, ou de l'Esprit de Dieu. Là où le français doit choisir un sens, l'hébreu garde les trois ensemble. Résultat : un même mot relie des textes que tout sépare.
« …et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. »
Genèse 1:2
« Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts, et qu’ils revivent ! »
Ézéchiel 37:9
Un fil, de la création à la nouvelle naissance
Au commencement, le ruach de Dieu plane sur un monde informe et vide (Genèse 1:2). Dans la vision d'Ézéchiel, le même ruach vient des quatre vents et met debout une armée d'ossements (Ézéchiel 37:9-10). Jésus joue exactement sur ce double sens face à Nicodème : « né du vent, né de l'Esprit » (Jean 3:8). Et à la Pentecôte, l'Esprit arrive avec « un bruit comme celui d'un vent impétueux » (Actes 2:2). Le même souffle, du premier jour du monde jusqu'à l'Église.