Ésaïe entend une voix. Elle crie de préparer un chemin dans le désert pour l'Éternel. Le prophète parle de consolation et de retour. Matthieu identifie cette voix à un homme précis : Jean-Baptiste. Le lien entre les deux textes est direct, car l'évangéliste nomme la source qu'il cite.
Un chemin à préparer, un homme qui prêche
En Ésaïe 40:3, la voix demande d'aplanir une route pour Dieu dans les lieux arides. Le contexte est celui d'un peuple qu'on ramène. Matthieu applique ces mots à Jean-Baptiste, qui prêche au désert et appelle à changer de vie. En Matthieu 3:3, l'évangéliste dit clairement que Jean avait été annoncé par Ésaïe. Il reprend l'image de la voix et du chemin à préparer, en la rapportant au Seigneur qui vient. Jean n'est pas le but. Il est la voix qui ouvre la route.
« Une voix crie : Préparez au désert le chemin de l'Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu. »
Ésaïe 40:3
« Jean est celui qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète, lorsqu'il dit : C'est ici la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. »
Matthieu 3:3
Une identité empruntée à un texte
Jean-Baptiste se définit par ce verset. Interrogé sur qui il est, il se dira lui-même cette voix. Matthieu pose donc l'identité du précurseur sur une phrase d'Ésaïe. La voix qui devait préparer le chemin de l'Éternel devient l'homme qui prépare celui de Jésus. Le rôle est ancien, le nom est nouveau.