Ésaïe 25:8 annonce un renversement : Dieu anéantit la mort pour toujours, il essuie les larmes de tous les visages. La phrase est une promesse, posée dans un contexte de deuil et d'espérance. 1 Corinthiens 15:54 reprend l'image et la nomme comme une parole écrite qui s'accomplit : la mort a été engloutie dans la victoire. Paul cite Ésaïe pour dire quand cette promesse tient.
La promesse d'Ésaïe
Ésaïe parle au futur. La mort n'est pas encore vaincue, mais Dieu s'engage à la faire disparaître. Le texte associe cette victoire à des gestes concrets : les larmes essuyées, l'opprobre ôté. Ce n'est pas une idée abstraite sur l'au-delà. C'est la fin d'une puissance qui écrase les vivants. La promesse reste ouverte tant que la mort continue de régner.
« Il anéantit la mort pour toujours ; Le Seigneur, l’Éternel, essuie les larmes de tous les visages, Il fait disparaître de toute la terre l’opprobre de son peuple ; Car l’Éternel a parlé. »
Ésaïe 25:8
« Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. »
1 Corinthiens 15:54
L'accomplissement selon Paul
Paul écrit sur la résurrection. Il décrit le moment où le corps mortel revêt l'immortalité. À cet instant, dit-il, la parole d'Ésaïe s'accomplit. La promesse ancienne trouve sa date : la résurrection des morts. Paul ne modifie pas le sens d'Ésaïe, il le fixe sur un événement. Ce que le prophète voyait au loin, Paul le rattache à la victoire de Jésus sur la mort, étendue à ceux qui lui appartiennent.