Exode 17:6 rapporte un épisode précis : au désert d'Horeb, Moïse frappe un rocher sur l'ordre de Dieu, et l'eau en sort pour désaltérer le peuple. Paul relit cette scène en 1 Corinthiens 10:4 et ajoute une phrase inattendue : « ce rocher était Christ. » Il ne s'arrête pas au miracle. Il identifie le rocher qui donne l'eau au Christ lui-même.
De l'eau tirée d'une pierre
Le peuple murmure, il a soif, il accuse Moïse. Dieu répond en désignant un rocher. Moïse le frappe, l'eau jaillit, le peuple boit. Le récit insiste sur le fait que la source vient d'un endroit sec et dur. Paul rappelle cette histoire à des lecteurs qu'il met en garde. Il énumère ce que les pères ont reçu au désert : une même nourriture, un même breuvage. Puis il précise que ce breuvage venait d'un rocher spirituel, et que ce rocher était le Christ. La lecture dépasse le fait matériel.
« Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb ; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël. »
Exode 17:6
« et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. »
1 Corinthiens 10:4
Ce que Paul lit dans le rocher
La portée est une lecture typologique assumée. Paul ne dit pas seulement que le rocher annonce le Christ. Il dit que le Christ était déjà présent au désert comme source d'eau pour son peuple. Le rocher frappé qui donne à boire devient une figure de celui qui donne la vie. L'épisode d'Exode garde son sens historique, et Paul y ajoute une couche. Pour lui, la même personne qui accompagne l'Église accompagnait déjà Israël dans sa traversée.