Malachie 4:5 clôt l'Ancien Testament sur une promesse : Dieu enverra Élie le prophète avant le jour grand et redoutable de l'Éternel. Le prophète Élie avait vécu des siècles plus tôt. L'annonce vise donc un envoi à venir. Matthieu 17:12 donne la réponse de Jésus : Élie est déjà venu, on ne l'a pas reconnu, on l'a traité comme on a voulu. Jésus déclare la promesse accomplie, dans une personne précise.
L'annonce de Malachie
Malachie ferme le dernier livre des prophètes sur une attente. Un messager doit précéder le jour de l'Éternel, sous les traits d'Élie. Cette phrase a nourri l'espérance juive : on attendait le retour d'Élie avant la venue du Messie. La question posée à Jésus par ses disciples porte justement là-dessus. Elle suppose que la promesse tient toujours, et qu'elle attend son moment.
« Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable. »
Malachie 4:5
« Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. »
Matthieu 17:12
Qui est cet Élie
Jésus ne parle pas d'un retour du prophète en personne. Dans le même passage, il désigne quelqu'un qui est déjà venu et qu'on a rejeté. Le texte de Matthieu, un peu plus loin, précise que les disciples comprirent qu'il parlait de Jean-Baptiste. Jean n'est pas Élie ressuscité. Il vient dans le même rôle : préparer le chemin, appeler à revenir à Dieu avant celui qui suit. Jésus ajoute une ombre à l'accomplissement. On n'a pas reconnu Jean, et le Fils de l'homme souffrira de la même main.