Le Psaume 110 s'ouvre sur une parole étrange : l'Éternel s'adresse à mon Seigneur et l'invite à s'asseoir à sa droite. Le psaume est attribué à David. Dans Matthieu, Jésus cite ce verset et en fait une question posée à ceux qui l'entourent. Le lien entre les deux textes tient sur ce double Seigneur et sur l'énigme qu'il ouvre.
Une parole à un Seigneur, une question retournée
En Psaume 110:1, David rapporte une parole de l'Éternel adressée à mon Seigneur. Ce Seigneur reçoit la place à la droite, jusqu'à ce que ses ennemis deviennent son marchepied. Jésus reprend cette phrase en Matthieu 22:44, mais il la tourne en question. Si David appelle ce personnage mon Seigneur, comment peut-il être en même temps son fils, un simple descendant ? Jésus laisse la question ouverte. Il oblige ses interlocuteurs à regarder qui est ce Seigneur assis à la droite de Dieu.
« De David. Psaume. Parole de l'Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. »
Psaume 110:1
« Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ? »
Matthieu 22:44
Une énigme sur l'identité du Messie
Ce psaume est l'un des versets les plus cités du Nouveau Testament pour parler de Jésus élevé à la droite de Dieu. Jésus s'en sert d'abord comme d'une énigme. Le Messie attendu est fils de David, mais David l'appelle Seigneur. La citation ne donne pas la réponse toute faite. Elle force à reconnaître que ce Seigneur dépasse le simple cadre d'un descendant royal.