Ésaïe met des mots dans la bouche d'un envoyé : l'Esprit du Seigneur est sur moi. Cet envoyé est oint pour annoncer une bonne nouvelle et libérer. Dans Luc, Jésus prend le rouleau à la synagogue de Nazareth, lit ce passage à voix haute, puis dit qu'il s'accomplit. Le lien entre les deux textes est fait par Jésus lui-même, en public.
Un envoyé décrit, un homme qui se lève et lit
En Ésaïe 61:1, l'envoyé est oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux, guérir les cœurs brisés, proclamer aux captifs la liberté. Le texte décrit une mission. Luc raconte une scène : Jésus se lève, on lui tend le livre d'Ésaïe, il trouve ce passage et le lit. En Luc 4:18, les mots repris sont presque ceux du prophète. Puis Jésus s'assied et déclare que cette écriture est accomplie. Il ne commente pas le texte de loin. Il se place dedans.
« L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, Car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ; »
Ésaïe 61:1
« L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, »
Luc 4:18
Un programme énoncé par la lecture
Luc fait de cette lecture le premier discours public de Jésus. Le passage d'Ésaïe sert de programme : la bonne nouvelle aux pauvres, la libération, la guérison. En se l'appliquant, Jésus dit ce qu'il vient faire. Le prophète avait décrit un envoyé oint. Jésus se présente comme cet envoyé, texte en main.