Genèse 3:6 décrit le geste : la femme voit l'arbre bon à manger, elle prend du fruit, elle en mange, elle en donne à son mari, qui en mange aussi. C'est l'entrée de la faute. Romains 5:14 revient sur Adam avec une formule surprenante : Adam est la figure de celui qui devait venir. Paul ne se contente pas de raconter la chute. Il fait d'Adam le modèle inversé de Jésus.
La faute et son effet
Le récit de Genèse est sobre. Un fruit, un choix, un partage. Derrière ce geste simple, une bascule : la mort entre dans le monde. Paul reprend ce point. Depuis Adam, la mort règne, même sur ceux qui n'ont pas fauté de la même manière. Un seul homme, un seul acte, et toute une humanité en porte les effets. La faute d'Adam ne reste pas isolée. Elle engage tous ceux qui viennent après lui.
« La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. »
Genèse 3:6
« Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir. »
Romains 5:14
Adam et le second homme
Paul appelle Adam la figure de celui qui devait venir. Le mot figure indique un rapport de préparation : Adam annonce Jésus par contraste. D'un côté, un homme dont l'acte fait entrer la mort pour tous. De l'autre, un homme dont l'acte ouvre la vie pour ceux qui lui appartiennent. La structure est la même, le résultat s'inverse. Lire Adam, pour Paul, c'est déjà lire en creux celui qui vient réparer ce qu'Adam a rompu.