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Est-ce un péché de manger de tout ?

non

est sans détour : « rien de ce qui du dehors entre dans l'homme ne peut le souiller ». Le verset suivant explique par où passe la nourriture, et il finit sur les mots « qui purifient tous les aliments » (). Aucun aliment ne rend impur celui qui le mange. La distinction entre nourriture permise et interdite appartient à la loi donnée à Israël, et le Nouveau Testament la lève explicitement.

impur apparaît dans 326 versets de la Louis Segond (252 dans l'Ancien Testament, 74 dans le Nouveau), répartis sur 49 livres, de Genèse 38:9 à Apocalypse 22:11.

Le scan compte « impur » et « souillé », les deux mots employés pour ce que la loi écarte.

Jésus dit que rien de ce qu'on mange ne rend impur

Les pharisiens lui reprochent que ses disciples mangent sans s'être lavé les mains. Il répond : « Il n'est hors de l'homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller ; mais ce qui sort de l'homme, c'est ce qui le souille » (). Puis il explique : la nourriture n'entre pas dans le cœur, elle passe dans le ventre.

Il décrit ensuite le trajet de la nourriture, qui « n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre », et la phrase se termine sur les lieux secrets « qui purifient tous les aliments » (). C'est le verset lui-même qui conclut. Personne n'a besoin de le déduire.

Pierre refuse trois fois de manger ce que sa loi lui interdit

Pierre, juif pratiquant, refuse encore. Une nappe descend du ciel, pleine d'animaux que la loi interdit, et une voix lui dit de tuer et de manger. Il répond : « Non, Seigneur, car je n'ai jamais rien mangé de souillé ni d'impur. » La voix reprend : « Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé » ().

La scène se répète trois fois. Elle ne parle d'ailleurs pas que de nourriture : elle prépare Pierre à entrer chez Corneille, un non-juif. Le sujet des aliments et celui de l'accueil des païens sont liés dans le même chapitre.

La seule raison de s'abstenir, c'est la personne en face de toi

Paul est catégorique sur le principe : « Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi » (). Il pose ensuite une limite qui ne porte pas sur l'aliment : si manger devant quelqu'un le pousse à agir contre sa conscience, tu t'abstiens par égard pour lui.

« Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s'abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute » (). Ce qui décide, c'est donc la personne assise en face de toi. Ce qu'il y a dans l'assiette n'a plus rien à voir là-dedans.

Alors le porc, le sang, le jeûne ?

Et le porc, alors ?

Interdit en pour Israël, levé en et . Aucun texte du Nouveau Testament ne le réintroduit.

Pourquoi Actes 15 demande-t-il de s'abstenir du sang ?

Le concile de Jérusalem demande aux chrétiens venus du paganisme de s'abstenir « des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés » (). La mesure vise la vie commune avec les croyants juifs dans les mêmes assemblées, pas la pureté de l'aliment.

Le jeûne est-il annulé par là ?

Non. Le jeûne est un renoncement volontaire et daté, jamais une classification des aliments. Jésus le suppose acquis chez ses disciples : « Lorsque vous jeûnez » ().

Sur un aliment précis, une fête, un régime imposé par ta famille, demande au chatbot le passage qui traite ton cas : il cite le verset et sa référence.

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