Résumé de Romains 9
En une phrase
Paul dit sa tristesse pour son propre peuple, puis affronte la question la plus dure de la lettre : la promesse a-t-elle échoué ?
Après le sommet du chapitre 8, le ton change du tout au tout. Paul commence par sa propre tristesse, « un chagrin continuel » (), et va jusqu'à dire qu'il voudrait être lui-même « anathème et séparé de Christ » pour ses parents selon la chair (). Il énumère ensuite ce qui leur appartient : l'adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses, les patriarches ().
La question posée est celle d'une promesse qui semble ne pas s'être tenue. La réponse tient dans une distinction : « tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël » (). Deux exemples pris dans la Genèse l'appuient, Isaac plutôt qu'Ismaël, puis Jacob et Ésaü choisis avant leur naissance, « quoique les enfants ne fussent pas encore nés et qu'ils n'eussent fait ni bien ni mal » ().
L'objection d'injustice est posée par Paul lui-même (), puis celle de la responsabilité : « pourquoi blâme-t-il encore ? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté ? » (). Il n'y répond pas par une explication mais par une image, celle du potier et de l'argile (), et par un renvoi à la patience de Dieu ().
La fin du chapitre appuie sur des textes prophétiques, Osée sur le peuple qui n'était pas un peuple () et Ésaïe sur le reste (), avant un renversement énoncé sèchement : les païens qui ne cherchaient pas la justice l'ont obtenue par la foi, Israël qui cherchait une loi de justice n'y est pas parvenu, parce qu'il la cherchait « comme provenant des œuvres » ().
Pour aller plus loin
Le raisonnement se poursuit sans interruption sur trois chapitres, jusqu'à Romains 11.