Résumé de Romains 11
En une phrase
Un reste, un olivier greffé, et un avertissement à ceux qui se croyaient à l'abri. Le raisonnement finit par admettre qu'il ne peut pas aller plus loin.
La question est posée franchement : « Dieu a-t-il rejeté son peuple ? » (). Paul répond d'abord par son propre cas, puis par celui d'Élie, qui se croyait seul et s'entend répondre qu'il reste sept mille hommes (). D'où la notion qui organise le chapitre, celle d'un reste (), et une remarque sur la logique des termes : si c'est par grâce, ce n'est plus par les œuvres, sinon la grâce cesse d'être une grâce ().
Deuxième question : « est-ce pour tomber qu'ils ont bronché ? » (). Paul décrit un mouvement en trois temps, une chute qui ouvre l'accès aux païens, une jalousie provoquée, et un retour dont il dit qu'il vaudra davantage que tout le reste (, 11:15).
L'image de l'olivier occupe le centre du chapitre et s'adresse directement aux lecteurs venus du paganisme. Des branches retranchées, une branche sauvage greffée à leur place, et un avertissement : « ce n'est pas toi qui portes la racine, mais c'est la racine qui te porte » (). L'argument de sécurité est retourné en argument de prudence, « si Dieu n'a pas épargné les branches naturelles, il ne t'épargnera pas non plus » (), et la greffe inverse est présentée comme plus facile, pas moins ().
La conclusion est donnée comme un point à ne pas ignorer : un endurcissement partiel et temporaire, « jusqu'à ce que la totalité des païens soit entrée » (), et « ainsi tout Israël sera sauvé » (). Le raisonnement se termine sur une phrase sans condition, « Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel » (), puis sur quatre versets qui n'expliquent plus rien et se contentent de reconnaître les limites de l'explication ().
Pour aller plus loin
Le mot qui structure tout le chapitre se compte dans toute la Bible : la grâce.