Résumé de Jean 9
En une phrase
Un aveugle de naissance guéri avec de la boue, un jour de sabbat. Suit une enquête où l'homme guéri tient tête seul, et finit chassé.
La question des disciples porte sur la faute : « qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? » (). Jésus écarte les deux réponses proposées (). Il crache à terre, fait de la boue avec sa salive, l'applique sur les yeux de l'homme et l'envoie se laver au réservoir de Siloé, « nom qui signifie envoyé » (). L'homme revient voyant.
Le reste du chapitre est une enquête, menée en quatre temps. Les voisins d'abord, qui se demandent si c'est bien le mendiant qu'ils connaissaient (). Les pharisiens ensuite, divisés entre « cet homme ne vient pas de Dieu, car il n'observe pas le sabbat » et « comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? » (), car la boue a été faite un jour de sabbat. Les parents, convoqués, confirment la cécité de naissance et refusent d'aller plus loin, parce qu'une décision avait déjà été prise d'exclure de la synagogue quiconque reconnaîtrait Jésus pour le Christ ().
L'homme, interrogé une seconde fois, tient une position courte : « je sais une chose, c'est que j'étais aveugle et que maintenant je vois » (). Puis il argumente à son tour, jusqu'à « jamais on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né » (). On le chasse.
Jésus le retrouve après cette exclusion, et c'est là seulement qu'il se nomme (). La dernière phrase du chapitre retourne l'accusation contre ceux qui la portaient : « mais maintenant vous dites : Nous voyons. C'est pour cela que votre péché subsiste » ().
Pour aller plus loin
Le geste et le jour choisi rejouent le conflit ouvert au chapitre 5. Le verbe qui revient dans tout le chapitre a son compte : guérir dans la Bible.