Résumé de Actes 26
En une phrase
Devant un roi, Paul raconte une troisième fois sa conversion. Tout le monde le juge innocent en sortant, mais son appel à César a rendu la libération impossible.
C'est le troisième récit de la route de Damas dans le livre, et le plus travaillé, parce qu'il s'adresse à un roi qui connaît les coutumes juives (). Paul commence par son passé de pharisien « selon la secte la plus rigide de notre religion » (), puis pose la question qui, selon lui, résume le procès : « vous semble-t-il incroyable que Dieu ressuscite les morts ? » ().
Il ne minimise pas ce qu'il a fait : prisons, suffrages joints aux condamnations à mort, châtiments dans les synagogues, poursuites jusque dans les villes étrangères (). La voix entendue en chemin ajoute ici une phrase absente des deux autres récits, « il te serait dur de regimber contre les aiguillons » (), et la mission est donnée d'un seul tenant, sans l'intermédiaire d'Ananias : ouvrir les yeux, faire passer « des ténèbres à la lumière » ().
La défense se termine sur une continuité revendiquée, « sans m'écarter en rien de ce que les prophètes et Moïse ont déclaré devoir arriver » ().
Festus l'interrompt à voix haute : « tu es fou, Paul ! Ton grand savoir te fait déraisonner » (). Paul répond calmement puis se tourne vers le roi : « crois-tu aux prophètes, roi Agrippa ? Je sais que tu y crois » (). Agrippa esquive, « tu vas bientôt me persuader de devenir chrétien ! » (). Le verdict privé, échangé en sortant, est unanime, et il arrive trop tard : « cet homme pouvait être relâché, s'il n'en eût pas appelé à César » ().
Pour aller plus loin
Le premier récit du même événement, six chapitres plus tôt : Actes 9.