← Toutes les questions

Est-ce un péché de se venger ?

oui

L'interdiction est écrite en toutes lettres : « Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur » (). La loi disait déjà « Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune » (). Te protéger d'une attaque relève d'une autre question, traitée sur est-ce un péché de se défendre.

la vengeance apparaît dans 86 versets de la Louis Segond (78 dans l'Ancien Testament, 8 dans le Nouveau), répartis sur 26 livres, de Genèse 4:15 à Apocalypse 19:2.

Le scan compte « vengeance », « venger » et leurs formes, y compris « vengeur ».

« À moi la vengeance » : Paul cite la loi pour dire à qui revient la sanction

Paul répond en citant un texte de la loi : « Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur » (). La phrase citée vient de , où Dieu se réserve la rétribution.

La consigne qui suit est concrète : « si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire » (). Le paragraphe se termine par « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien » ().

Le mot est presque toujours dans l'Ancien Testament

Sur les 86 versets où la vengeance apparaît, 78 sont dans l'Ancien Testament et 8 dans le Nouveau. Le mot y désigne le plus souvent une action de Dieu, comme dans « Dieu des vengeances, Éternel ! Dieu des vengeances, parais ! » () ou dans la dernière occurrence du corpus, où « il a vengé le sang de ses serviteurs » ().

Un seul passage confie une vengeance à un homme, et c'est au magistrat : « ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal » (). La sanction est donc du côté de la justice, jamais du tien.

Rétablir la vérité, ce n'est pas rendre le coup

Un collègue te double sur une promotion en mentant sur ton travail. Rétablir les faits devant ton responsable relève de la vérité, et rien n'interdit de le faire. Monter un dossier pour lui coûter sa place tombe sous : « Ne dis pas : Je lui ferai comme il m'a fait, Je rendrai à chacun selon ses œuvres. »

La loi ancienne faisait déjà ce partage. « œil pour œil, dent pour dent » () était une limite posée aux juges pour empêcher la surenchère, jamais un droit personnel. Jésus la rappelle avant de dire aux siens de ne pas répliquer : « Vous avez appris qu'il a été dit : œil pour œil, et dent pour dent » (), puis « Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant » ().

Porter plainte, attendre, être en colère

Porter plainte, est-ce se venger ?

Non. place le magistrat du côté de Dieu pour punir le mal. Déposer une plainte confie l'affaire à quelqu'un d'autre que toi, ce que demande précisément.

Et si la personne s'en sort sans rien payer ?

Le texte ne promet pas que tu verras la sanction. Il dit à qui elle revient : « À moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera ! » (). ajoute la consigne du jour même : « Ne dis pas : Je rendrai le mal. Espère en l'Éternel, et il te délivrera. »

Ai-je le droit d'être en colère ?

Oui, et le suppose puisqu'il demande de laisser agir la colère de Dieu. Ce que le texte coupe, c'est le passage à l'acte : « Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure » ().

Si quelqu'un t'a fait du tort et que tu ne sais pas quoi faire de ce que tu ressens, raconte-le au chatbot : il te donnera les passages qui parlent de ta situation, références à l'appui.

D'autres questions tranchées