Résumé de Actes 24
En une phrase
Un avocat, trois chefs d'accusation, aucune preuve. Le gouverneur n'acquitte pas, ne condamne pas, et laisse Paul en prison deux ans en espérant un pot-de-vin.
Le procès de Césarée s'ouvre sur un plaidoyer d'avocat. Tertulle commence par flatter le gouverneur, « tu nous fais jouir d'une paix profonde » (), puis énonce trois griefs : agitateur parmi les Juifs du monde entier, chef de la secte des Nazaréens, et tentative de profaner le temple ().
Paul répond sur les faits, en donnant des repères vérifiables : douze jours depuis son arrivée à Jérusalem, aucune dispute ni attroupement constaté, et pas de preuve (). Il concède le point de vocabulaire sans concéder l'accusation : « je sers le Dieu de mes pères selon la voie qu'ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes » (). Il relève enfin un vice de procédure : les accusateurs d'origine, les Juifs d'Asie, ne sont pas là ().
Félix ajourne sans juger, en attendant un tribun qui ne viendra pas dans le récit (), et laisse à Paul une certaine liberté de visites.
La suite est un long enlisement. Félix le fait venir avec sa femme Drusille pour l'entendre, mais quand Paul en vient « à la justice, à la tempérance, et au jugement à venir », il l'interrompt : « pour le moment retire-toi ; quand j'en trouverai l'occasion, je te rappellerai » (). Le narrateur donne le motif des convocations suivantes : « il espérait en même temps que Paul lui donnerait de l'argent » (). Deux ans passent ainsi, et Félix laisse son successeur hériter du dossier.
Pour aller plus loin
Le successeur de Félix reprend le dossier au chapitre suivant : Actes 25.