Résumé de 1 Corinthiens 9
En une phrase
Paul démontre longuement qu'il a droit à être entretenu, pour conclure qu'il n'en use pas. L'exemple porte sur la liberté dont on choisit de ne pas se servir.
Le chapitre a l'air d'une digression et n'en est pas une : Paul se prend comme exemple de ce qu'il vient de demander aux autres. Il établit d'abord qu'il a bien un droit, celui d'être entretenu, par des comparaisons de métier, « qui jamais fait le service militaire à ses propres frais ? Qui est-ce qui plante une vigne, et n'en mange pas le fruit ? » (), par un texte de la loi sur le bœuf qui foule le grain (), et par un usage du temple ().
Le droit une fois établi, il en tire l'inverse : « nous n'avons point usé de ce droit ; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d'obstacle à l'Évangile » (). Sa raison d'annoncer n'est pas un mérite, « la nécessité m'en est imposée, et malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile ! » (), et sa rémunération est de ne pas être rémunéré ().
Suit le principe de sa méthode : « bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous » (), décliné avec les Juifs, ceux qui sont sous la loi, ceux qui sont sans loi, les faibles, jusqu'à « je me suis fait tout à tous » ().
La fin emprunte au vocabulaire du stade, familier à des lecteurs de Corinthe : la course, la couronne, l'entraînement. « Je cours, non pas comme à l'aventure ; je frappe, non pas comme battant l'air » (), et le motif donné n'est pas la performance mais la cohérence, « de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres » ().
Pour aller plus loin
La question des viandes sacrifiées, ouverte au chapitre précédent, se referme en 1 Corinthiens 10.