Vocabulaire biblique

Que signifient « Urim » et « Thummim » dans la Bible ?

Urim et Thummim viennent de l'hébreu, au pluriel : ourim, « lumières », et toummim, « perfections » ou « intégrités ». Le texte ne décrit jamais leur usage exact ; il montre seulement qu'ils servaient à consulter Dieu, et que cet usage a fini par s'éteindre.

Origine

אוּרִים וְתֻמִּים (ourim ve-toummim), hébreu : lumières et perfections.

Entrées du lexique : ourim (hébreu) (H224) · toummim (hébreu) (H8550)

7versets dans la Segond (7 occurrences), de Exode 28:30 à Néhémie 7:65Compté au build sur le corpus : la forme exacte « urim ».

Un objet institué, consulté, puis introuvable

L'institution est brève : « Tu joindras au pectoral du jugement l'urim et le thummim, et ils seront sur le cœur d'Aaron, lorsqu'il se présentera devant l'Éternel » (). Le texte ne précise ni leur forme ni leur mode d'emploi exact, seulement leur emplacement, sur le pectoral du grand-prêtre.

L'usage réel apparaît en creux, à travers ceux qui l'emploient ou en sont privés. Josué doit passer par ce moyen pour recevoir une direction : « Il se présentera devant le sacrificateur Éléazar, qui consultera pour lui le jugement de l'urim devant l'Éternel » (). Le roi Saül, à l'inverse, fait l'expérience du silence de Dieu : « Saül consulta l'Éternel ; et l'Éternel ne lui répondit point, ni par des songes, ni par l'urim, ni par les prophètes » (), silence qui le pousse vers une pratique interdite, consulter une nécromancienne, dans la suite du même chapitre.

Après l'exil à Babylone, la pratique semble avoir disparu : des prêtres qui ne peuvent prouver leur généalogie sacerdotale doivent attendre « qu'un sacrificateur ait consulté l'urim et le thummim » () pour être rétablis dans leurs fonctions, une formule qui suppose que personne, à cette date, ne sait plus vraiment comment procéder.

Le mot en situation, dans le texte

« Tu joindras au pectoral du jugement l’urim et le thummim, et ils seront sur le cœur d’Aaron, lorsqu’il se présentera devant l’Éternel. Ainsi, Aaron portera constamment sur son cœur le jugement des enfants d’Israël, lorsqu’il se présentera devant l’Éternel. »

« Saül consulta l’Éternel ; et l’Éternel ne lui répondit point, ni par des songes, ni par l’urim, ni par les prophètes. »

« et le gouverneur leur dit de ne pas manger des choses très saintes jusqu’à ce qu’un sacrificateur ait consulté l’urim et le thummim. »

Les questions qui suivent

À quoi servaient exactement l'urim et le thummim ?

Le texte ne le décrit jamais en détail : il montre seulement qu'ils permettaient de « consulter » l'Éternel pour obtenir une décision (), aux côtés d'autres moyens comme les songes ou les prophètes (). Le mécanisme précis reste sans description biblique.

L'urim et le thummim existaient-ils encore après l'exil à Babylone ?

Le texte suggère que non, ou du moins que leur usage s'était perdu : parle de prêtres suspendus « jusqu'à ce qu'un sacrificateur ait consulté l'urim et le thummim », une formule d'attente qui n'aboutit à aucun récit de consultation effective dans la suite du texte.

Pourquoi Dieu ne répond-il pas à Saül par l'urim ?

mentionne ce silence sans l'expliquer directement, juste avant de raconter que Saül se tourne vers une nécromancienne, une pratique que la loi interdit. Le silence de Dieu par les moyens légitimes précède, dans le récit, la démarche illégitime de Saül.

En une phrase

Urim et Thummim, « lumières et perfections » en hébreu, servaient au grand-prêtre à consulter l'Éternel (), un usage dont Saül fait l'expérience du silence () et qui semble éteint après l'exil ().

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