Que signifie « Hosanna » dans la Bible ?
Hosanna vient de l'hébreu hoshia-na : « sauve, de grâce ! », ou « donne le salut ! ». À l'origine, ce n'est pas un cri de joie, c'est un appel au secours. La foule des Rameaux le crie à Jésus en citant le Psaume 118, et le mot glisse sous ses yeux de la supplication à l'acclamation : on ne crie pas au secours vers quelqu'un si on ne croit pas qu'il peut sauver.
Origine
הוֹשִׁיעָה נָּא (hoshia-na), hébreu : sauve, de grâce ; accorde le salut.
Entrée du lexique : hōsanna (grec) (G5614)
Un verset de psaume repris en pleine rue
La source du mot est un verset précis : « Ô Éternel, accorde le salut ! Ô Éternel, donne la prospérité ! » (). En hébreu, « accorde le salut » se dit hoshia-na. Le verset suivant est celui que la foule enchaîne aux Rameaux : « Béni soit celui qui vient au nom de l'Éternel ! » Le Psaume 118 était chanté aux grandes fêtes de pèlerinage : tout Jérusalem le connaissait par cœur.
C'est exactement ce qui se passe à l'entrée de Jésus dans la ville : « Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! » (). La foule applique à Jésus le psaume du pèlerin, et y ajoute « Fils de David » : un titre royal, messianique. Les cinq occurrences du mot dans la Segond se trouvent toutes dans cette scène (, , , ).
Le glissement de sens fait partie de l'histoire du mot : une supplication qu'on adresse à quelqu'un qu'on croit capable de sauver devient, de fait, une acclamation de ce sauveur. Les enfants le crient encore dans le temple (), à l'indignation des chefs religieux qui, eux, ont parfaitement compris ce que le mot appliqué à Jésus voulait dire.
Le mot en situation, dans le texte
« Ô Éternel, accorde le salut ! Ô Éternel, donne la prospérité ! »
« Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! »
« prirent des branches de palmiers, et allèrent au-devant de lui, en criant : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël ! »
Les questions qui suivent
Hosanna est-il un cri de joie ou un appel au secours ?
Les deux, dans cet ordre. Le sens littéral est « sauve, de grâce ! », une supplication (). Dans la bouche de la foule des Rameaux, il fonctionne déjà comme une acclamation : on appelle au secours celui qu'on reconnaît comme sauveur. La liturgie chrétienne a gardé le second sens.
Pourquoi la foule crie-t-elle Hosanna à Jésus ?
Parce qu'elle lui applique le Psaume 118, le chant des pèlerins : « accorde le salut » (verset 25) puis « béni soit celui qui vient au nom de l'Éternel » (verset 26). En ajoutant « au Fils de David » (), elle en fait une acclamation royale : elle accueille le Messie.
Combien de fois Hosanna apparaît-il dans la Bible ?
Cinq versets dans la Segond, tous dans le récit de l'entrée à Jérusalem : et 21:15, et 11:10, . L'Ancien Testament contient le mot en hébreu dans le , mais la Segond l'y traduit : « accorde le salut ».
En une phrase
Hosanna, « sauve, de grâce ! » en hébreu, est la supplication du que la foule des Rameaux transforme en acclamation royale en la criant au « Fils de David ».
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