Est-ce un péché de divorcer ?
ça dépend
Deux situations sortent celui qui divorce de la faute : l'infidélité du conjoint () et le départ de celui qui refuse de rester (). Hors de ces cas, est sans ambiguïté : Dieu hait la répudiation. Un mariage brisé par l'autre et un mariage quitté par confort ne relèvent pas de la même phrase.
le divorce apparaît dans 26 versets de la Louis Segond (13 dans l'Ancien Testament, 13 dans le Nouveau), répartis sur 11 livres, de Lévitique 21:7 à 1 Corinthiens 7:13.
Le scan compte « divorce » et « répudier », les deux mots du texte pour la rupture d'un mariage.
Jésus nomme l'infidélité comme motif recevable
« Celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère » (). Les pharisiens venaient de lui demander s'il est permis de répudier sa femme « pour un motif quelconque » (). Il refuse le motif quelconque, et il nomme l'exception dans la même phrase.
Il rappelle d'abord d'où on part : « Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint » (). Puis il explique pourquoi Moïse avait autorisé la lettre de divorce : « c'est à cause de la dureté de votre cœur » (). L'autorisation existait déjà, et elle prenait acte de ce que les gens faisaient de toute façon.
Quand c'est l'autre qui part, Paul dit que tu n'es plus lié
« Si le non-croyant se sépare, qu'il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix » (). Le verset traite le départ décidé par l'autre. Paul dit alors que le lien ne tient plus.
Paul parle ici de celui qui subit le départ. Deux versets plus haut, il a écrit que le conjoint croyant, lui, ne doit pas partir de son côté (). Il a donc réparti les responsabilités dans le même passage.
« Je hais la répudiation » vise des hommes qui partent par confort
« Car je hais la répudiation, dit l'Éternel, le Dieu d'Israël » (). Regarde de qui le prophète parle : des hommes qui renvoient la femme de leur jeunesse pour en épouser une autre. Deux versets avant, il emploie le mot « perfidie ».
Le verset vise donc celui qui décide de partir parce que ça l'arrange. Celui dont le conjoint a rompu le mariage n'est pas dans ce cas, et Malachie ne prétend nulle part parler de lui.
Un papier signé ne fait pas la rupture devant Dieu
Le délai administratif d'un divorce dépend du pays, du tribunal, de la procédure. Le texte biblique ne connaît aucun de ces éléments. Quelqu'un dont le conjoint est parti depuis deux ans n'est pas plus lié le jour où le jugement tombe.
Rester attaché par principe à un mariage que l'autre a quitté, c'est se mettre sous une règle que le texte ne donne nulle part. Paul écrit exactement là-dessus : « ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude » ().
Un conjoint violent, un conjoint parti, une attente qui dure
Et si mon conjoint est violent ?
Aucun verset ne demande de rester exposé à des coups. prévoit d'ailleurs la séparation sans rupture du lien, et met en garde contre la fréquentation de l'homme colérique. La mise en sécurité passe avant la question du statut.
Suis-je fautif si c'est l'autre qui part ?
répond directement : « le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là ».
Combien de temps faut-il attendre avant de considérer que c'est fini ?
Le texte ne fixe aucun délai. Il demande d'avoir cherché la paix : « S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes » (). La formule « autant que cela dépend de vous » reconnaît que la réconciliation ne dépend pas de toi seul.
Si tu traverses une séparation en ce moment, raconte-la au chatbot : il ira chercher les passages qui traitent l'abandon, la paix et le remariage, avec leurs références.