Résumé de Romains 2
En une phrase
Celui qui juge la liste du chapitre précédent se retrouve dans le box. Paul déplace le critère du signe extérieur vers la pratique.
Le chapitre commence par un retournement de position : « ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable ; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même » (). Le lecteur qui approuvait la liste du chapitre précédent devient l'accusé.
Paul pose ensuite une règle sans exception : Dieu « rendra à chacun selon ses œuvres » (), et il l'applique deux fois de suite dans le même ordre, « sur le Juif premièrement, puis sur le Grec » pour le mal (), puis pour le bien (). La raison est donnée en une phrase : « devant Dieu il n'y a point d'acception de personnes » ().
Deux distinctions organisent la suite. Entendre la loi n'est pas la pratiquer : « ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ceux qui la mettent en pratique » (). Et ceux qui n'ont pas reçu la loi peuvent en faire naturellement les prescriptions, ce que Paul explique par une conscience qui accuse ou défend ().
L'interpellation devient directe et se construit en questions parallèles : « toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même ! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes ! » (). Le chapitre se termine sur un déplacement du signe : la circoncision vaut par la pratique, et « le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement ; et la circoncision, c'est celle du cœur » ().
Pour aller plus loin
La conclusion de cette double accusation tombe au chapitre suivant : Romains 3.