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Résumé · 3 min de lecture

Résumé de Luc 20

En une phrase

Trois pièges tendus à Jésus dans le temple, tous retournés contre ceux qui les posent. Il prévient enfin contre des scribes qui dévorent les maisons des veuves sous couvert de longues prières.

Dans le temple, les principaux sacrificateurs, les scribes et les anciens interrogent Jésus : « Dis-nous, par quelle autorité fais-tu ces choses, ou qui est celui qui t'a donné cette autorité ? » (). Jésus retourne la question sur l'origine du baptême de Jean. Ils raisonnent entre eux : répondre « du ciel » les expose à la question « pourquoi n'avez-vous pas cru en lui ? », répondre « des hommes » les expose à la foule, qui tient Jean pour un prophète (). Ils répondent ne pas savoir ; Jésus refuse alors de répondre à son tour (). Il raconte ensuite la parabole d'un homme qui plante une vigne, l'afferme à des vignerons et part au loin. Trois serviteurs envoyés réclamer sa part de récolte sont battus, outragés ou blessés et renvoyés les mains vides (). Le maître envoie enfin son fils bien-aimé, « peut-être auront-ils pour lui du respect » ; les vignerons le reconnaissent comme l'héritier, le jettent hors de la vigne et le tuent pour s'emparer de l'héritage (). Jésus annonce que le maître fera périr ces vignerons et donnera la vigne à d'autres ; ceux qui l'écoutent s'exclament : « à Dieu ne plaise ! » (). Il cite alors le texte sur la pierre rejetée devenue la pierre angulaire (). Sacrificateurs et scribes comprennent que la parabole les vise et cherchent à l'arrêter sur l'heure, mais craignent le peuple ().

Des hommes envoyés pour feindre la droiture lui tendent un piège : « Nous est-il permis, ou non, de payer le tribut à César ? » (). Jésus se fait montrer un denier et demande de qui il porte l'effigie ; « De César », répondent-ils. « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », répond-il, et ses interlocuteurs, étonnés, se taisent (). Des sadducéens, qui nient la résurrection, posent le cas d'une femme mariée successivement à sept frères sans descendance : à la résurrection, duquel sera-t-elle la femme, puisque les sept l'ont eue ? (). Jésus répond que les enfants de ce siècle prennent femme ou mari, mais que ceux jugés dignes du siècle à venir et de la résurrection des morts n'en prennent plus : ils ne peuvent plus mourir, ils sont semblables aux anges, « étant fils de la résurrection » (). Il s'appuie sur Moïse et le buisson ardent, où Dieu se nomme le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob : « Dieu n'est pas Dieu des morts, mais des vivants ; car pour lui tous sont vivants » (). Des scribes approuvent : « Maître, tu as bien parlé », et plus personne n'ose lui poser de question (). Luc ne rejoue pas ici la question du plus grand commandement : ce même évangile l'a déjà posée, à un docteur de la loi, plusieurs chapitres plus tôt ().

Jésus retourne une question aux scribes : comment peut-on dire que le Christ est fils de David, alors que David lui-même, dans les Psaumes, l'appelle Seigneur : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite » ? (). Devant tout le peuple, il met en garde ses disciples contre les scribes, qui aiment les robes longues, les salutations publiques, les premiers sièges dans les synagogues et les premières places dans les festins, « qui dévorent les maisons des veuves, et qui font pour l'apparence de longues prières » : « ils seront jugés plus sévèrement » ().

Pour aller plus loin

Le même passage sur la résurrection niée par les sadducéens, avec les mêmes mots sur les anges, se lit dans Marc 12. Le chapitre suivant montre justement une veuve, en chair, faire don de tout ce qu'elle a : Luc 21.