Que signifie « Rabbouni » dans la Bible ?
Rabbouni est de l'araméen, une forme intensive de rabbi, maître : littéralement « mon maître », ou « mon grand maître ». Deux versets seulement portent ce mot dans toute la Bible, prononcé par un aveugle guéri et par une femme au tombeau vide.
Origine
רַבּוּנִי (rabbouni), araméen : mon maître (forme respectueuse de rabbi).
Entrée du lexique : rhabboni (grec) (G4462)
Un aveugle qui recouvre la vue, une femme qui reconnaît une voix
Le premier emploi vient d'un mendiant aveugle, Bartimée : « Jésus, prenant la parole, lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Rabbouni, lui répondit l'aveugle, que je recouvre la vue » (). Le mot ouvre une demande précise, immédiatement suivie de la guérison.
Le second emploi vient de Marie de Magdala, au matin de la résurrection, alors qu'elle prend Jésus pour le jardinier : « Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c'est-à-dire, Maître ! » (). Le texte précise « en hébreu », alors que le mot est araméen : les deux langues étaient proches au point de se confondre dans la bouche des témoins du premier siècle.
Dans les deux scènes, le mot surgit au moment de la reconnaissance : Bartimée s'adresse à celui qu'il ne voit pas encore, Marie à celui qu'elle voit sans le reconnaître. Rabbouni marque, chaque fois, l'instant où quelqu'un identifie qui lui parle.
Le mot en situation, dans le texte
« Jésus, prenant la parole, lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Rabbouni, lui répondit l’aveugle, que je recouvre la vue. »
« Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c’est-à-dire, Maître ! »
Les questions qui suivent
Quelle différence entre « rabbi » et « rabbouni » ?
Rabbouni est une forme renforcée de rabbi, maître : elle porte un ton plus personnel et plus respectueux, proche de « mon maître ». Le Nouveau Testament ne l'emploie que deux fois, contre de nombreux « rabbi » adressés à Jésus ailleurs.
Pourquoi Jean dit-il que Marie parle « en hébreu » alors que le mot est araméen ?
Au premier siècle, l'araméen parlé en Judée était couramment désigné comme « hébreu » par les auteurs du Nouveau Testament, comme pour Talitha koumi ou Éphphatha. Les deux langues, proches, se confondaient dans cet usage courant.
Que demande exactement Bartimée en disant Rabbouni ?
La suite du verset le précise : « que je recouvre la vue » (). Le mot Rabbouni introduit une requête directe, sans détour, à laquelle Jésus répond aussitôt en lui rendant la vue.
En une phrase
Rabbouni, « mon maître » en araméen, n'est prononcé que deux fois dans la Bible : par l'aveugle Bartimée qui demande à voir () et par Marie de Magdala qui reconnaît Jésus ressuscité ().
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