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Personnage biblique

Qui est Naomi dans la Bible ?

Une veuve de Bethléhem qui a tout perdu à Moab : son mari et ses deux fils. Elle rentre en demandant qu'on l'appelle Mara, amertume. Le livre se ferme sur les femmes de la ville qui la déclarent comblée.

En hébreu, No'omi : « ma douce, agréable ». Elle-même l'oppose à Mara, « amertume » ().

Une famine pousse Élimélec, sa femme Naomi et leurs deux fils hors de Bethléhem, vers Moab (). Élimélec y meurt. Les fils épousent des Moabites, puis meurent à leur tour. En cinq versets, Naomi a tout perdu.

Elle décide de rentrer et libère ses belles-filles. Orpa retourne chez les siens. Ruth s'accroche : « ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu » ().

À l'arrivée, toute la ville s'émeut : « Est-ce là Naomi ? » (). Sa réponse est l'une des plaintes les plus directes de la Bible : « Ne m'appelez pas Naomi ; appelez-moi Mara, car le Tout-Puissant m'a remplie d'amertume » (). Et encore : « J'étais dans l'abondance à mon départ, et l'Éternel me ramène les mains vides » (). Son nom évoquait la douceur ; elle demande qu'on la nomme d'après sa douleur. Le texte ne la corrige pas.

La remontée se fait par petites choses. De l'orge glané dans le champ d'un parent. Un nom qui revient dans la conversation, Boaz, un homme qui a droit de rachat sur la famille. Alors Naomi bénit pour la première fois depuis Moab : « Qu'il soit béni de l'Éternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts ! » (). Et elle redevient stratège : c'est elle qui envoie Ruth sur l'aire de battage ().

Le dernier chapitre inverse le premier. Celle qui se disait ramenée les mains vides tient un nouveau-né sur son sein (), et les femmes de Bethléhem, témoins de sa plainte, prononcent la conclusion : « Béni soit l'Éternel, qui ne t'a point laissé manquer aujourd'hui d'un homme ayant droit de rachat » (). Elles disent de Ruth qu'elle vaut mieux pour elle « que sept fils » (), et nomment l'enfant elles-mêmes : « Un fils est né à Naomi ! » (). Cet enfant est Obed, le grand-père de David.

Ce que son histoire nous apprend

  • La Bible laisse une croyante dire son amertume contre Dieu sans la faire taire : la plainte de est au style direct, dans le texte, jamais condamnée.
  • La remontée de Naomi ne passe par aucun miracle : une moisson, une loi appliquée, une belle-fille fidèle. La providence du livre de Ruth a des mains ordinaires.
  • Naomi se dit vide alors que Ruth marche à côté d'elle ; le deuil rétrécit le regard, et le récit prend quatre chapitres pour le réélargir.

Les passages où Naomi apparaît

Le nom apparaît dans 25 versets de la Segond, de Ruth 1:2 à Ruth 4:17. Compte calculé sur le corpus, pas estimé. Les passages ci-dessous sont les moments clés, pas la liste complète.

Appelez-moi Mara

« Elle leur dit : Ne m’appelez pas Naomi ; appelez-moi Mara, car le Tout-Puissant m’a remplie d’amertume. »

Ruth 1:20

La première bénédiction du retour

« Naomi dit à sa belle-fille : Qu’il soit béni de l’Éternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts ! Cet homme est notre parent, lui dit encore Naomi, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat. »

Ruth 2:20

Un fils est né à Naomi

« Les voisines lui donnèrent un nom, en disant : Un fils est né à Naomi ! Et elles l’appelèrent Obed. Ce fut le père d’Isaï père de David. »

Ruth 4:17

En une phrase

Naomi est rentrée à Bethléhem en demandant un nom de deuil, et le livre se referme sur les femmes de la ville qui la déclarent comblée : la Bible autorise la plainte et raconte la remontée.

est la plainte, est la réponse. Lis les deux, et si la question du malheur te travaille, le chatbot t'aidera à suivre comment le livre entier la traite.

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