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Et si je n’arrive pas à pardonner ?

Tu n’arrives pas à pardonner, et on te fait culpabiliser ? Dieu n’a jamais demandé de se mentir. Le pardon se décide, il ne se ressent pas. Il te libère toi en premier, et il commence par le plus petit acte.

Je suis sûr que tu as déjà lu ça :

« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. »

· Matthieu 5:44

Mais toi, tu n’y arrives pas...

Pourtant, tu as bien essayé, mais la peine est encore trop présente pour un vrai pardon...

(Oh, je suis un mauvais chrétien...)

C’est certainement ce que tu penses de toi, ou ce qu’on t’a dit. Peut-être même des frères chrétiens.

« Quoi ? Tu n’as toujours pas pardonné ? Tu sais, un vrai chrétien pardonne comme Jésus... »

Oui, mais Dieu n’a jamais dit de se mentir à soi-même, de prétendre avoir pardonné alors que ce n’est pas le cas dans ton cœur.

Et puis, il est plus facile de pardonner si on t’a volé une pièce de 2 euros qu’à une femme battue par son mari depuis 15 ans, hein ?

Dieu sait ce que tu traverses. Il voit combien c’est dur pour toi, combien tu essaies de lui pardonner, mais c’est tellement difficile. La rancœur est toujours là, la honte, la douleur...

Donc ce qu’il faut, c’est un vrai pardon. Un pardon qui te libère, toi en premier.

Ton identité n’est pas ce que tu as subi. Tu es la fille, le fils de Dieu.

Pardonner ne revient pas à dire que le mal qu’on t’a fait ne compte pas. Tu remets ta justice entre les mains de Dieu, et crois-moi, il s’en occupe très bien.

Et tu verras qu’un jour, tu seras capable de faire ce qui te paraît impossible aujourd’hui.

Ce que Jésus commande en Matthieu 5:44, il le vit jusqu’au bout à la croix, pour de vrai. Il incarne ce qu’il nous demande de faire, car lorsqu’il est cloué par ses ennemis, il prie pour eux (Luc 23:34).

« Pardonner » est un acte. On le choisit, et ça demande un vrai effort. Ça ne te tombe pas dessus comme une émotion. Rien de naturel là-dedans, rien de forcé non plus. Une décision d’aimer.

Oui, car pardonner, c’est aimer. Même si ça fait mal, même si c’est difficile au départ.

Aimer son ennemi, est-ce se laisser écraser ? Non. C’est refuser la haine et lui rendre le bien (Romains 12:21), mais attention, cela ne veut pas dire renoncer à toute justice. On ne valide JAMAIS le mal.

Quelqu’un m’a vraiment fait du mal, je dois faire comme si de rien n’était ? Non. Et n’oublions pas que Dieu est amour ET justice. L’un ne va jamais sans l’autre.

Et si aujourd’hui c’est trop dur, et que je n’y arrive pas ? Commence par le plus petit acte : ne pas médire, puis bénir, puis prier. Ressasser sans cesse la blessure entretient la haine ; la prière l’apaise.

On a tous un « ennemi » : celui qui nous a trahis, humiliés, blessés.

Mais cet ennemi n’est pas toujours celui qui nous a fait du mal, ou pas de manière consciente. Cet ennemi n’est pas toujours la pire personne sur terre d’ailleurs. Cette personne peut même ne pas savoir que vous la détestez. Peut-être même que vous lui souriez tous les jours en la croisant.

On a parfois tous une bonne excuse pour justifier de détester quelqu’un.

La vie chrétienne est un voyage. On se soigne pour qu’à la fin, on arrive devant Dieu meilleurs que ce que l’on était au départ. Pas encore parfaits, mais prêts à le devenir par sa puissance au paradis.

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La Rédaction · bxble, publié le 25 juin 2026

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