Mont des Oliviers dans la Bible
La colline d'en face. David la monte en pleurant, Zacharie y pose les pieds de l'Éternel au dernier jour, Jésus y enseigne, y passe ses nuits, y prie sa dernière prière et en part vers le ciel.
Le nom dit la chose : la colline plantée d'oliviers qui fait face à Jérusalem, de l'autre côté du Cédron. La Segond écrit « montagne des oliviers ».
Avant même de porter son nom complet dans le texte, la colline voit passer un roi en larmes : David, fuyant Absalom, « monta la colline des oliviers. Il montait en pleurant et la tête couverte, et il marchait nu-pieds » (). Le premier cortège du mont des Oliviers est un cortège d'humiliation royale.
L'Ancien Testament ne la nomme ensuite qu'une fois, mais au superlatif : au dernier jour, « ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l'orient ; la montagne des oliviers se fendra par le milieu » (). La colline d'en face est promise au retour de l'Éternel lui-même.
Les évangiles en font la base de Jésus à Jérusalem. Il y loge la nuit : « Pendant le jour, Jésus enseignait dans le temple, et il allait passer la nuit à la montagne appelée montagne des oliviers » (). Il en descend pour les Rameaux, au milieu des cris de joie (). Et c'est là, assis face au temple, qu'il répond à la question des disciples sur la fin : « Il s'assit sur la montagne des oliviers » ().
La dernière nuit y conduit tout droit : « Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers » (), et Luc souligne que rien n'y était improvisé : « il alla, selon sa coutume, à la montagne des oliviers » (). Gethsémané, le jardin de l'agonie, est sur son flanc : Judas savait donc où chercher.
C'est aussi de là que Jésus quitte les siens : après l'ascension, « ils retournèrent à Jérusalem, de la montagne appelée des oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d'un chemin de sabbat » (). La colline des adieux de David devient celle des adieux du Fils de David, et reste posé sur elle comme une promesse de retour.
Ce que ce lieu nous apprend
- La géographie fait sens : la montagne des pleurs de David () est celle des larmes et de la prière de son descendant, puis de son départ ().
- Jésus avait ses habitudes (, ) : les évangiles décrivent une vie de prière avec des lieux réguliers, pas des coups d'éclat improvisés.
- La seule prophétie de l'Ancien Testament sur cette colline () parle d'un retour : le Nouveau Testament s'achève sur une montagne encore en attente.
Les passages où Mont des Oliviers apparaît
Le nom apparaît dans 12 versets de la Segond, de Zacharie 14:4 à Jean 8:1. Compte calculé sur le corpus, pas estimé. Le compte suit l'expression « montagne des oliviers » ; la fuite de David parle de « la colline des oliviers » (2 Samuel 15:30) et n'y figure pas. Les passages ci-dessous sont les moments clés, pas la liste complète.
Les pieds de l'Éternel au dernier jour
« Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, Qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient ; La montagne des oliviers se fendra par le milieu, à l’orient et à l’occident, Et il se formera une très grande vallée : Une moitié de la montagne reculera vers le septentrion, Et une moitié vers le midi. »
Zacharie 14:4
La coutume de Jésus
« Après être sorti, il alla, selon sa coutume, à la montagne des oliviers. Ses disciples le suivirent. »
Luc 22:39
Le départ vers le ciel
« Alors ils retournèrent à Jérusalem, de la montagne appelée des oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d’un chemin de sabbat. »
Actes 1:12
En une phrase
Le mont des Oliviers est la colline d'en face où David a pleuré, où Jésus dormait, priait et enseignait, d'où il est monté au ciel, et sur laquelle Zacharie fait reposer le dernier jour.
Lis : la descente des Rameaux et les larmes sur la ville, tout se passe sur cette pente. La fiche de Gethsémané raconte la nuit du jardin, sur le même flanc.