Cana dans la Bible
Le village du premier miracle. Seul Jean le nomme, quatre fois : des noces où le vin manque, un officier qui repart sur une parole, et Nathanaël, l'homme qui doutait de Nazareth, en est originaire.
Rapproché de l'hébreu qaneh, « roseau » : étymologie discutée. Le texte précise toujours « Cana en Galilée ».
Cana n'existe que chez Jean, et tout y commence par une fête qui tourne court : « il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là » (), « Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : Ils n'ont plus de vin » ().
La réponse de Marie aux serviteurs est sa dernière parole rapportée par les évangiles, et elle tient lieu de testament : « Faites ce qu'il vous dira » ().
Six vases de pierre remplis d'eau, et l'ordonnateur du repas goûte sans savoir : « toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent » (). Jean conclut en donnant à la scène son rang : « Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui » (). La gloire de Dieu se manifeste pour la première fois dans une cuisine de noces, pour que la fête d'un couple anonyme ne tourne pas à la honte.
Jésus repasse par le village : « Il retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin » (). Un officier du roi vient de Capernaüm pour son fils mourant, et repart sans autre preuve qu'une phrase : « Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s'en alla » (). Jean numérote encore : « Jésus fit encore ce second miracle » (). Les deux premiers signes de l'évangile partent du même village.
La dernière mention est une carte d'identité : parmi les disciples de la pêche finale se trouve « Nathanaël, de Cana en Galilée » (). L'homme qui avait demandé s'il pouvait venir quelque chose de bon de Nazareth () venait du village d'à côté, celui où la gloire s'est montrée en premier.
Ce que ce lieu nous apprend
- Le premier miracle de Jésus ne guérit personne et ne chasse rien : il sauve une fête. Jean l'appelle pourtant une manifestation de sa gloire ().
- « Faites ce qu'il vous dira » () : la dernière parole de Marie dans les évangiles est une consigne qui vaut pour tous ses lecteurs.
- Le second signe de Cana se fait à distance, sur une parole crue sans preuve () : d'un miracle à l'autre, la foi demandée grandit.
Les passages où Cana apparaît
Le nom apparaît dans 4 versets de la Segond : Jean 2:1 · Jean 2:11 · Jean 4:46 · Jean 21:2. Compte calculé sur le corpus, pas estimé. Quatre versets, tous chez Jean : aucun autre livre de la Bible ne nomme Cana. Les passages ci-dessous sont les moments clés, pas la liste complète.
« Ils n'ont plus de vin »
« Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : Ils n’ont plus de vin. »
Jean 2:3
Le premier des miracles
« Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. »
Jean 2:11
Le second signe, à distance
« Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s’en alla. »
Jean 4:50
En une phrase
Cana est le village où la gloire de Jésus s'est montrée pour la première fois, dans le vin d'une noce sauvée, et où un père a cru sur parole avant de voir.
Lis puis 4:46-54, les deux signes du même village. La page « vin » dans la Bible compte le mot par lequel tout a commencé. Le mot est suivi dans toute la Bible par la concordance miracle.