Lieu biblique

Béthanie dans la Bible

Le village des amis de Jésus, à un quart d'heure de marche de Jérusalem. Lazare y sort du tombeau, un parfum y est brisé, Jésus y dort pendant la dernière semaine, et c'est vers Béthanie qu'il lève les mains pour bénir avant d'être enlevé.

Rapproché de l'hébreu pour « maison de l'affligé » ou « maison des figues » : étymologie discutée, le texte ne l'explique pas.

Béthanie est définie par ses habitants : « Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur » (). Le texte la situe : « près de Jérusalem, à quinze stades environ » (), la distance d'une fin de journée à pied.

C'est là que Jésus fait son signe le plus fort : devant le tombeau de son ami, « il cria d'une voix forte : Lazare, sors ! » ().

Pendant la dernière semaine, Béthanie est sa base : après l'entrée à Jérusalem et le temple, « comme il était déjà tard, il s'en alla à Béthanie avec les douze » () ; Matthieu note la même habitude, « il sortit de la ville pour aller à Béthanie, où il passa la nuit » (). La ville sainte le conteste, le village l'héberge.

C'est aussi le lieu du parfum. Chez Simon le lépreux, une femme brise « un vase d'albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix » () ; Jean nomme Marie et ajoute que « la maison fut remplie de l'odeur du parfum » (), pendant un souper où « Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table » (). L'homme sorti du tombeau dîne avec celui qui l'en a fait sortir.

La dernière scène de Luc part de là : « Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit. Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux, et fut enlevé au ciel » (). Le dernier geste terrestre de Jésus est une bénédiction, donnée à la sortie du village de ses amis.

Ce que ce lieu nous apprend

  • Jésus avait un village-refuge et des amis nommés : Marthe, Marie, Lazare. L'Évangile fait une place à l'amitié ordinaire, répétée, avec adresse connue.
  • Pendant la semaine de la Passion, Jésus enseigne dans Jérusalem et dort à Béthanie : le texte distingue le lieu du combat et le lieu du repos.
  • L'ascension de Luc part du chemin de Béthanie, les mains levées en bénédiction : la dernière image que les disciples gardent est celle-là.

Les passages où Béthanie apparaît

Le nom apparaît dans 13 versets de la Segond, de Matthieu 21:17 à Jean 12:9. Compte calculé sur le corpus, pas estimé. Le compte réunit deux lieux distincts : la Béthanie de Lazare, près de Jérusalem, et « Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait » (Jean 1:28). Les passages ci-dessous sont les moments clés, pas la liste complète.

Le village de Marthe, Marie et Lazare

« Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur. »

Jean 11:1

Le parfum brisé

« Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra, pendant qu’il se trouvait à table. Elle tenait un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix ; et, ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur la tête de Jésus. »

Marc 14:3

La bénédiction de l'ascension

« Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit. »

Luc 24:50

En une phrase

Béthanie est le village où Jésus avait ses amis, son signe le plus fort et ses nuits de la dernière semaine, et c'est sur son chemin qu'il bénit les siens avant d'être enlevé.

Lis Jean 11, puis : le tombeau ouvert, puis les mains levées. La page « résurrection » en chiffres compte le mot que Béthanie a vu en avant-première. Chaque verset qui nomme son habitant le plus célèbre est listé dans la concordance Lazare.