Compté, jamais estimé

Combien de fois « serpent » dans la Bible ?

C'est le premier animal qui parle dans la Bible : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs » (). C'est aussi l'un des derniers personnages nommés : « le serpent ancien, qui est le diable et Satan » (). Entre les deux, un serpent d'airain élevé sur une perche sauve quiconque le regarde (), et Jésus s'y compare lui-même ().

Le mot « serpent » en chiffres

Nombre d'apparitions du mot serpent et de ses formes (serpent, serpents) dans la Bible Louis Segond.

54
versets contiennent « serpent »
40
dans l'Ancien Testament
14
dans le Nouveau Testament
22
livres où le mot apparaît
39
chapitres où le mot apparaît
Genèse · 6
livre qui l'emploie le plus
Genèse 3:1
première apparition du mot
Apocalypse 20:2
dernière apparition du mot

Le compte, expression par expression

57« serpent » et « serpents »54 versets (40 AT · 14 NT), de Genèse 3:1 à Apocalypse 20:2
2l'expression « serpent ancien »2 versets (0 AT · 2 NT), de Apocalypse 12:9 à Apocalypse 20:2

Occurrences comptées sur le texte de la Bible Louis Segond, expression exacte. Total : 57 occurrences dans 54 versets. Les lignes du détail peuvent se recouper : une expression composée recompte des occurrences du mot qu'elle contient, le total ne les compte qu'une fois. S'il y a plus d'occurrences que de versets, c'est que certains versets contiennent le mot plusieurs fois : ils ne sont comptés qu'une fois.

La Genèse ne dit jamais que le serpent est Satan

Dans le récit d'Éden, le serpent n'est présenté que comme un animal « rusé » () : aucun verset de la Genèse ne le nomme Satan ni diable. L'identification arrive au tout dernier livre : « le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre » (). C'est l'Apocalypse qui relit Éden et nomme l'adversaire.

La Genèse contient pourtant déjà la promesse de sa défaite, adressée au serpent : « je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t'écrasera la tête » (). La tradition chrétienne y lit la première annonce de l'Évangile.

La ruse d'Éden, l'airain du désert, la croix annoncée

« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? »

Genèse 3:1

« Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie. »

Nombres 21:9

« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, »

Jean 3:14

Les questions qui suivent

Pourquoi Jésus se compare-t-il à un serpent ?

Il reprend l'épisode du désert : les mordus qui regardaient le serpent d'airain « conservaient la vie » (). « Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé » () : regarder celui qui est élevé, et vivre.

Le serpent est-il toujours négatif dans le texte ?

Non. Jésus en fait même un modèle de prudence pour ses envoyés : « Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » ().

Que devient le serpent à la fin ?

L'Apocalypse le montre saisi et lié : « Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans » (). Le personnage de la troisième page de la Bible est jugé dans l'avant-dernière.

En une phrase

Présent de la troisième page de la Bible () à l'avant-dernière (), le serpent ouvre la chute, annonce la croix en , et finit lié.

Lis puis à la suite : le second passage cite le premier. La page « Satan » en chiffres compte le nom que l'Apocalypse lui donne, et la croix compte ce que l'airain annonçait.