ʼâmar · /aw-mar'/
Dire, parler, commander, déclarer
to say (used with great latitude)
Étymologie. a primitive root;
Le verbe hébreu אָמַר (ʼâmar) signifie 'dire'. C'est un terme extrêmement fréquent, utilisé dans un sens très large, qui trouve une expression théologique majeure dans le récit de la Genèse, où la parole de Dieu est présentée comme directement créatrice.
Répartition
Concordance
Et Dieu dit : Que la lumière soit; et la lumière fut.
Puis Dieu dit : Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux.
Puis Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous des cieux soient rassemblées en un lieu, et que le sec paraisse; et il fut ainsi.
Puis Dieu dit : Que la terre pousse son jet, de l'herbe portant de la semence, et des arbres fruitiers, portant du fruit selon leur espèce, qui aient leur semence en eux-mêmes sur la terre; et il fut ainsi.
Puis Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue des cieux, pour séparer la nuit d'avec le jour, et qui servent de signes pour les saisons, et pour les jours, et pour les années;
Puis Dieu dit : Que les eaux produisent en toute abondance des reptiles qui aient vie; et [qu'il y ait] des oiseaux, qui volent sur la terre vers l'étendue des cieux.
Et Dieu les bénit, en disant : Croissez et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
Puis Dieu dit : Que la terre produise des animaux selon leur espèce, le bétail, les reptiles, et les bêtes de la terre selon leur espèce; et il fut ainsi.
Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tout reptile qui rampe sur la terre.
Et Dieu les bénit, et leur dit : Croissez, et multipliez, et remplissez la terre; et l'assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur toute bête qui se meut sur la terre.
Et Dieu dit : Voici, je vous ai donné toute herbe portant semence qui est sur toute la terre, et tout arbre qui a en soi-même du fruit d'arbre portant semence, [et cela] vous sera pour nourriture.
Puis l'Eternel Dieu commanda à l'homme, en disant : Tu mangeras librement de tout arbre du jardin.
Or l'Eternel Dieu avait dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui.
Alors Adam dit : A cette fois celle-ci est os de mes os, et chair de ma chair; on la nommera hommesse, parce qu'elle a été prise de l'homme.
Or le serpent était le plus fin de tous les animaux des champs que l'Eternel Dieu avait faits; et il dit à la femme : Quoi! Dieu a dit, vous ne mangerez point de tout arbre du jardin?
Et la femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin;
Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez point, et vous ne le toucherez point, de peur que vous ne mouriez.
Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez nullement;
Mais l'Eternel Dieu appela Adam, et lui dit : Où es-tu?
Et il répondit : J'ai entendu ta voix dans le jardin, et j'ai craint, parce que j'étais nu, et je me suis caché.
Et [Dieu] dit : Qui t'a montré que tu [étais] nu? N'as-tu pas mangé [du fruit] de l'arbre dont je t'avais défendu de manger?
Et Adam répondit : La femme que tu m'as donnée [pour être] avec moi, m'a donné [du fruit] de l'arbre, et j'en ai mangé.
Et l'Eternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela? Et la femme répondit : Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé.
Alors l'Eternel Dieu dit au serpent : Parce que tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail, et entre toutes les bêtes des champs; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie.
[Et] il dit à la femme : J'augmenterai beaucoup ton travail et ta grossesse; tu enfanteras en travail les enfants; tes désirs se [rapporteront] à ton mari, et il dominera sur toi.
Puis il dit à Adam : Parce que tu as obéi à la parole de ta femme, et que tu as mangé [du fruit] de l'arbre duquel je t'avais commandé, en disant : Tu n'en mangeras point, la terre sera maudite à cause de toi; tu en mangeras [les fruits] en travail, tous les jours de ta vie.
Et l'Eternel Dieu dit : Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, sachant le bien et le mal; mais maintenant [il faut prendre garde] qu'il n'avance sa main, et aussi qu'il ne prenne de l'arbre de vie, et qu'il n'en mange, et ne vive à toujours.
Or Adam connut Eve sa femme, laquelle conçut, et enfanta Caïn; et elle dit : J'ai acquis un homme de par l'Eternel.
Et l'Eternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité? et pourquoi ton visage est-il abattu?
Or Caïn parla avec Abel son frère, et comme ils étaient aux champs, Caïn s'éleva contre Abel son frère, et le tua.
Et l'Eternel dit à Caïn : Où est Abel ton frère? Et il lui répondit : Je ne sais, suis-je le gardien de mon frère, moi?
Et Dieu dit : Qu'as-tu fait? La voix du sang de ton frère crie de la terre à moi.
Et Caïn dit à l'Eternel : Ma peine est plus grande que je ne puis porter.
Et l'Eternel lui dit : C'est pourquoi quiconque tuera Caïn sera puni sept fois davantage. Ainsi l'Eternel mit une marque sur Caïn, afin que quiconque le trouverait, ne le tuât point.
Et Lémec dit à Hada et à Tsilla ses femmes : Femmes de Lémec, entendez ma voix, écoutez ma parole; je tuerai un homme, moi étant blessé, même un jeune homme, moi étant meurtri.
Et il le nomma Noé, en disant : Celui-ci nous soulagera de notre œuvre, et du travail de nos mains, sur la terre que l'Eternel a maudite.
Et l'Eternel dit : Mon Esprit ne plaidera point à toujours avec les hommes, car aussi ils ne sont que chair; mais leurs jours seront six vingts ans.
Et l'Eternel dit : J'exterminerai de dessus la terre les hommes que j'ai créés, depuis les hommes jusqu'au bétail, jusqu'aux reptiles, et même jusqu'aux oiseaux des cieux; car je me repens de les avoir faits.
Et Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est venue devant moi; car ils ont rempli la terre d'extorsion, et voici, je les détruirai avec la terre.
Et l'Eternel dit à Noé : Entre, toi et toute ta maison, dans l'arche; car je t'ai vu juste devant moi en ce temps-ci.
Puis Dieu parla à Noé, en disant :
Et l'Eternel flaira une odeur d'apaisement, et dit en son cœur; je ne maudirai plus la terre à l'occasion des hommes, quoique l'imagination du cœur des hommes soit mauvaise dès leur jeunesse; et je ne frapperai plus toute chose vivante, comme j'ai fait.
Et Dieu bénit Noé, et ses fils, et leur dit : Foisonnez, et multipliez, et remplissez la terre.
Dieu parla aussi à Noé et à ses fils qui étaient avec lui, en disant :
Puis Dieu dit : C'est ici le signe que je donne de l'alliance entre moi et vous, et entre toute créature vivante qui est avec vous, pour durer à toujours;
Dieu donc dit à Noé : C'est là le signe de l'alliance que j'ai établie entre moi et toute chair qui est sur la terre.
C'est pourquoi il dit : Maudit soit Canaan; il sera serviteur des serviteurs de ses frères.
Il dit aussi : Béni soit l'Eternel, Dieu de Sem; et que Canaan leur soit fait serviteur.
Il fut un puissant chasseur devant l'Eternel; c'est pourquoi l'on a dit : Comme Nimrod, le puissant chasseur devant l'Eternel.
Et ils se dirent l'un à l'autre : Or ça, faisons des briques, et les cuisons très bien au feu. Ils eurent donc des briques au lieu de pierres, et le bitume leur fut au lieu de mortier.
Puis ils dirent : Or ça, bâtissons-nous une ville, et une tour de laquelle le sommet soit jusqu'aux cieux; et acquérons-nous de la réputation, de peur que nous ne soyons dispersés sur toute la terre.
Et l'Eternel dit : Voici, ce n'est qu'un seul et même peuple, ils ont un même langage, et ils commencent à travailler; et maintenant rien ne les empêchera d'exécuter ce qu'ils ont projeté.
Or l'Eternel avait dit à Abram : Sors de ton pays, et d'avec ta parenté, et de la maison de ton père, [et viens] au pays que je te montrerai.
Et l'Eternel apparut à Abram, et lui dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Et Abram bâtit là un autel à l'Eternel qui lui était apparu.
Et il arriva comme il était près d'entrer en Egypte, qu'il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une fort belle femme;
C'est pourquoi il arrivera que quand les Egyptiens t'auront vue, ils diront : C'est la femme de cet homme, et ils me tueront, mais ils te laisseront vivre.
[Dis donc], je te prie, que tu es ma sœur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que, par ton moyen ma vie soit préservée.
Alors Pharaon appela Abram, et lui dit : Qu'est-ce que tu m'as fait? pourquoi ne m'as-tu pas déclaré que c'était ta femme?
Pourquoi as-tu dit, c'est ma sœur? car je l'avais prise pour ma femme; mais maintenant, voici ta femme, prends-la, et t'en va.
Et Abram dit à Lot : Je te prie qu'il n'y ait point de dispute entre moi et toi, ni entre mes pasteurs et les tiens; car nous sommes frères.
Or les habitants de Sodome étaient méchants, et grands pécheurs contre l'Eternel.
Et il le bénit, en disant : Béni soit Abram par le [Dieu] Fort, Souverain, possesseur des cieux et de la terre.
Et le Roi de Sodome dit à Abram : Donne-moi les personnes, et prends les biens pour toi.
Et Abram dit au Roi de Sodome : J'ai levé ma main à l'Eternel, le [Dieu] Fort, Souverain, possesseur des cieux et de la terre, [en disant] :
Si je prends rien de tout ce qui est à toi, depuis un fil jusqu'à une courroie de soulier, afin que tu ne dises point : J'ai enrichi Abram.
Après ces choses, la parole de l'Eternel fut adressée à Abram dans une vision, en disant : Abram, ne crains point, je suis ton bouclier, et ta grande récompense.
Et Abram répondit : Seigneur Eternel, que me donneras-tu? je m'en vais sans [laisser] d'enfants [après moi], et celui qui a le maniement de ma maison c'est ce Dammésec Elihézer.
Abram dit aussi : Voici, tu ne m'as point donné d'enfants; et voilà, le serviteur né dans ma maison, sera mon héritier.
Et voici, la parole de l'Eternel lui [fut adressée] en disant : Celui-ci ne sera point ton héritier ; mais celui qui sortira de tes entrailles sera ton héritier.
Puis l'ayant fait sortir dehors, il lui dit : Lève maintenant les yeux au ciel, et compte les étoiles, si tu les peux compter; et il lui dit : Ainsi sera ta postérité.
Et il lui dit : Je suis l'Eternel qui t'ai fait sortir d'Ur des Caldéens, afin de te donner ce pays-ci pour le posséder.
Et il dit : Seigneur Eternel, à quoi connaîtrai-je que je le posséderai?
Et il lui répondit : Prends une génisse de trois ans, et une chèvre de trois ans, et un bélier de trois ans, une tourterelle, et un pigeon.
Et [l'Eternel] dit à Abram : Sache comme une chose certaine que ta postérité habitera quatre cents ans comme étrangère dans un pays qui ne lui appartiendra point, et qu'elle sera asservie aux habitants [du pays], et sera affligée;
En ce jour-là l'Eternel traita alliance avec Abram, en disant : J'ai donné ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, le fleuve d'Euphrate;
Et elle dit à Abram : Voici maintenant, l'Eternel m'a rendue stérile; viens, je te prie, vers ma servante, peut-être aurai-je des enfants par elle. Et Abram acquiesça à la parole de Saraï.
Et Saraï dit à Abram : L'outrage qui m'est fait, [revient] sur toi; je t'ai donné ma servante en ton sein, mais quand elle a vu qu'elle avait conçu, elle m'a méprisée; que l'Eternel en juge entre moi et toi.
Alors Abram répondit à Saraï : Voici, ta servante est entre tes mains, traite-la comme il te plaira. Saraï donc la maltraita, et [Agar] s'enfuit de devant elle.
Et il lui dit : Agar, servante de Saraï, d'où viens-tu? et où vas-tu? et elle répondit : Je m'enfuis de devant Saraï ma maîtresse.
Et l'Ange de l'Eternel lui dit : Retourne à ta maîtresse, et t'humilie sous elle.
Davantage l'Ange de l'Eternel lui dit : Je multiplierai beaucoup ta postérité, tellement qu'elle ne se pourra nombrer; tant elle sera grande.
L'Ange de l'Eternel lui dit aussi : Voici, tu as conçu, et tu enfanteras un fils, que tu appelleras Ismaël, car l'Eternel a ouï ton affliction.
Alors elle appela le nom de l'Eternel qui lui parlait à elle, tu es le [Dieu] Fort de vision; car elle dit, n'ai-je pas aussi vu ici après celui qui me voyait?
Puis Abram étant âgé de quatre-vingt dix-neuf ans, l'Eternel lui apparut, et lui dit : Je suis le [Dieu] Fort, Tout-Puissant; marche devant ma face, et sois intègre.
Alors Abram tomba sur sa face; et Dieu lui parla, et lui dit :
Dieu dit encore à Abraham : Tu garderas donc mon alliance, toi et ta postérité après toi en leurs âges.
Dieu dit aussi à Abraham : Quant à Saraï ta femme, tu n'appelleras plus son nom Saraï, mais son nom sera Sara.
Alors Abraham se prosterna la face en terre, et sourit, disant en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme âgé de cent ans? et Sara âgée de quatre-vingt-dix ans aurait-elle un enfant?
Et Abraham dit à Dieu : Je te prie, qu'Ismaël vive devant toi.
Et Dieu dit : Certainement Sara ta femme t'enfantera un fils, et tu appelleras son nom Isaac; et j'établirai mon alliance avec lui pour être une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui.
Et il dit : Mon Seigneur, je te prie, si j'ai trouvé grâce devant tes yeux, ne passe point outre, je te prie, [et arrête-toi chez] ton serviteur.
Et j'apporterai une bouchée de pain pour fortifier votre cœur, après quoi vous passerez outre; car c'est pour cela que vous êtes venus vers votre serviteur. Et ils dirent : Fais ce que tu as dit.
Abraham donc s'en alla en hâte dans la tente vers Sara, et lui dit : Hâte-toi, [prends] trois mesures de fleur de farine, pétris-[les], et fais des gâteaux.
Et ils lui dirent : Où est Sara ta femme? Et il répondit : La voilà dans la tente.
Et [l'un d'entr'eux] dit : Je ne manquerai pas de retourner vers toi en ce même temps où nous sommes, et voici, Sara ta femme aura un fils. Et Sara l'écoutait à la porte de la tente qui était derrière lui.
Et Sara rit en soi-même, et dit : Etant vieille, et mon Seigneur étant fort âgé, aurai-je [cette] satisfaction?
Et l'Eternel dit à Abraham : Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant : Serait-il vrai que j'aurais un enfant, étant vieille comme je suis?
Et Sara le nia, en disant : Je n'ai point ri; car elle eut peur. [Mais] il dit : Cela n'est pas; car tu as ri.
Et l'Eternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je m'en vais faire?
Et l'Eternel dit : Parce que le cri de Sodome et de Gomorrhe est augmenté, et que leur péché est fort aggravé;
Et Abraham s'approcha, et dit : Feras-tu périr le juste même avec le méchant?
Et l'Eternel dit : Si je trouve en Sodome cinquante justes dans la ville, je pardonnerai à tout le lieu pour l'amour d'eux.
Et Abraham répondit, en disant : Voici, j'ai pris maintenant la hardiesse de parler au Seigneur, quoique je ne sois que poudre et que cendre.
Peut-être en manquera-t-il cinq des cinquante justes; détruiras-tu toute la ville pour ces cinq-là? Et il lui répondit : Je ne la détruirai point, si j'y en trouve quarante-cinq.
Et [Abraham] continua de lui parler, en disant : Peut-être s'y en trouvera-t-il quarante? Et il dit : Je ne la détruirai point pour l'amour des quarante.
Et Abraham dit : Je prie le Seigneur de ne s'irriter pas si je parle [encore]; peut-être s'en trouvera-t-il trente? Et il dit : Je ne la détruirai point, si j'y en trouve trente.
Et Abraham dit : Voici maintenant, j'ai pris la hardiesse de parler au Seigneur : peut-être s'en trouvera-t-il vingt? Et il dit : Je ne la détruirai point pour l'amour des vingt.
Et [Abraham] dit : Je prie le Seigneur de ne s'irriter pas, je parlerai encore une seule fois; peut-être s'y en trouvera-t-il dix. Et il dit : Je ne la détruirai point pour l'amour des dix.
Et il [leur] dit : Voici, je vous prie, Messieurs, retirez-vous maintenant dans la maison de votre serviteur, et logez-y cette nuit, et lavez vos pieds; puis vous vous lèverez le matin, et continuerez votre chemin; et ils dirent : Non, mais nous passerons cette nuit dans la rue.
Et appelant Lot, ils lui dirent : Où sont ces hommes qui sont venus cette nuit chez toi? Fais-les sortir, afin que nous les connaissions.
Il leur dit : Je vous prie, mes Frères, ne [leur] faites point de mal.
Et ils lui dirent : Retire-toi de là. Ils dirent aussi : Cet homme seul est venu pour habiter [ici] comme étranger, et il voudra nous gouverner? Maintenant nous te ferons pis qu'à eux. Et ils faisaient violence à Lot; et ils s'approchèrent pour rompre la porte.
Alors ces hommes dirent à Lot : Qui as-tu encore ici qui t'appartienne, soit gendre, soit fils, ou filles, ou quelque autre qui t'appartienne en la ville? Fais-les sortir de ce lieu.
Lot sortit donc et parla à ses gendres, qui devaient prendre ses filles, et [leur] dit : Levez-vous, sortez de ce lieu, car l'Eternel va détruire la ville; mais il semblait à ses gendres qu'il se moquait.
Et sitôt que l'aube du jour fut levée, les Anges pressèrent Lot, en disant : Lève-toi, prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent [ici], de peur que tu ne périsses dans la punition de la ville.
Or, dès qu'ils les eurent fait sortir, l'[un] dit : Sauve ta vie, ne regarde point derrière toi, et ne t'arrête en aucun endroit de la plaine; sauve-toi sur la montagne, de peur que tu ne périsses.
Et Lot leur répondit : Non, Seigneur, je te prie.
Et il lui dit : Voici, je t'ai exaucé encore en cela, de ne détruire point la ville dont tu as parlé.
Et l'aînée dit à la plus jeune : Notre père est vieux, et il n'y a personne sur la terre pour venir vers nous, selon la coutume de tous les pays.
Et le lendemain l'aînée dit à la plus jeune : Voici, j'ai couché la nuit passée avec mon père, donnons-lui encore cette nuit du vin à boire, puis va, et couche avec lui, et nous conserverons la race de notre père.
Or Abraham dit de Sara sa femme : C'est ma sœur; et Abimélec, Roi de Guérar, envoya, et prit Sara.
Mais Dieu apparut la nuit dans un songe à Abimélec, et lui dit : Voici, tu es mort, à cause de la femme que tu as prise, car elle a un mari.
Or Abimélec ne s'était point approché d'elle. Et il dit : Seigneur, feras-tu donc mourir une nation juste?
Ne m'a-t-il pas dit : C'est ma sœur? Et elle-même aussi n'a-t-elle pas dit : C'est mon frère? J'ai fait ceci dans l'intégrité de mon cœur, et dans la pureté de mes mains.
Et Dieu lui dit en songe : Je sais que tu l'as fait dans l'intégrité de ton cœur, et aussi ai-je empêché que tu ne péchasses contre moi; c'est pourquoi je n'ai pas permis que tu la touchasses.
Puis Abimélec appela Abraham, et lui dit : Que nous as-tu fait? Et en quoi t'ai-je offensé, que tu aies fait venir sur moi et sur mon royaume un grand péché? Tu m'as fait des choses qui ne se doivent point faire.
Abimélec dit aussi à Abraham : Qu'as-tu vu [qui t'ait obligé] de faire cela?
Et Abraham répondit : C'est parce que je disais : Assurément il n'y a point de crainte de Dieu en ce lieu-ci, et ils me tueront à cause de ma femme.
Et il est arrivé que je lui ai dit, lors que Dieu ma conduit çà et là, hors de la maison de mon père; c'est ici la grâce que tu me feras, dis de moi dans tous les lieux où nous irons : C'est mon frère.
Et [lui] dit : Voici mon pays est à ta disposition, demeure où il te plaira.
Et il dit à Sara : Voici, j'ai donné à ton frère mille [pièces] d'argent; voici, il t'est une couverture d'yeux envers tous ceux qui sont avec toi, et envers tous les [autres]; et ainsi elle fut reprise.
Et l'Eternel visita Sara, comme il avait dit; et lui fit ainsi qu'il en avait parlé.
Et Sara dit : Dieu m'a donné de quoi rire; tous ceux qui l'apprendront riront avec moi.
Elle dit aussi : Qui eût dit à Abraham que Sara allaiterait des enfants? Car je lui ai enfanté un fils en sa vieillesse.
Et elle dit à Abraham : Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'héritera point avec mon fils, avec Isaac.
Mais Dieu dit à Abraham : N'aie point de chagrin au sujet de l'enfant, ni de ta servante; dans toutes les choses que Sara te dira, acquiesce à sa parole; car en Isaac te sera appelée semence.
Et elle s'en alla environ à la portée d'une flèche, et s'assit vis-à-vis; car elle dit : Que je ne voie point mourir l'enfant. S'étant donc assise vis-à-vis, elle éleva sa voix, et pleura.
Et Dieu entendit la voix de l'enfant, et l'Ange de Dieu appela des cieux Agar, et lui dit : Qu'as-tu, Agar? Ne crains point, car Dieu a ouï la voix de l'enfant, [du lieu] où il est.
Et il arriva en ce temps-là qu'Abimélec, et Picol, chef de son armée, parla à Abraham, en disant : Dieu est avec toi en toutes les choses que tu fais.
Et Abraham répondit : Je te le jurerai.
Et Abimélec dit : Je n'ai point su qui a fait cela, et aussi tu ne m'en as point averti, et je n'en ai point encore ouï parler jusqu'à ce jour.
Et Abimélec dit à Abraham : Que veulent dire ces sept jeunes brebis que tu as mises à part?
Et il répondit : C'est que tu prendras ces sept jeunes brebis de ma main, pour me servir de témoignage que j'ai creusé ce puits.
Or il arriva après ces choses, que Dieu éprouva Abraham, et lui dit : Abraham! Et il répondit : Me voici.
Et Dieu lui dit : Prends maintenant ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et t'en va au pays de Morijah, et l'offre là en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai.
Abraham donc s'étant levé de bon matin mit le bât sur son âne, et prit deux de ses serviteurs avec lui, et Isaac son fils; et ayant fendu le bois pour l'holocauste, il se mit en chemin, et s'en alla au lieu que Dieu lui avait dit.
Et il dit à ses serviteurs : Demeurez ici avec l'âne; moi et l'enfant marcherons jusque-là, et adorerons, après quoi nous reviendrons à vous.
Alors Isaac parla à Abraham son père, et dit : Mon père! Abraham répondit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois, mais où est la bête pour l'holocauste?
Et Abraham répondit : Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de bête pour l'holocauste. Et ils marchaient tous deux ensemble.
Et étant arrivés au lieu que Dieu lui avait dit, Abraham bâtit là un autel, et rangea le bois, et ensuite il lia Isaac son fils, et le mit sur l'autel, au-dessus du bois.
Mais l'Ange de l'Eternel lui cria des cieux en disant : Abraham, Abraham! Il répondit : Me voici.
Et il lui dit : Ne mets point ta main sur l'enfant, et ne lui fais rien; car maintenant j'ai connu que tu crains Dieu, puisque tu n'as point épargné pour moi ton fils, ton unique.
Et Abraham appela le nom de ce lieu-là, l'Eternel y pourvoira; c'est pourquoi on dit aujourd'hui; en la montagne de l'Eternel il y sera pourvu.
En disant : J'ai juré par moi-même, dit l'Eternel; parce que tu as fait cette chose-ci, et que tu n'as point épargné ton fils, ton unique,
Or il arriva après ces choses, que quelqu'un apporta des nouvelles à Abraham, en disant : Voici, Milca a aussi enfanté des enfants à Nacor ton frère.
Et s'étant levé de devant son mort, il parla aux Héthiens, en disant :
Et les Héthiens répondirent à Abraham, et lui dirent :
Et il leur parla, et dit : S'il vous plaît que j'enterre mon mort, [et que je l'ôte] de devant moi, écoutez-moi, et intercédez pour moi envers Héphron, fils de Tsohar;
Or Héphron était assis parmi les Héthiens. Héphron donc Héthien répondit à Abraham, en présence des Héthiens, qui l'écoutaient, savoir de tous ceux qui entraient par la porte de sa ville, en disant :
Et il parla à Héphron, tout le peuple du pays l'entendant, et lui dit : S'il te plaît, je te prie, écoute-moi : Je donnerai l'argent du champ; reçois-le de moi, et j'y enterrerai mon mort.
Et Héphron répondit à Abraham, en disant :
Et Abraham dit au plus ancien des serviteurs de sa maison, qui avait le gouvernement de tout ce qui lui appartenait : Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse :
Et ce serviteur lui [répondit] : Peut-être que la femme ne voudra point me suivre en ce pays; me faudra-t-il nécessairement ramener ton fils au pays d'où tu es sorti?
Abraham lui dit : Garde-toi bien d'y ramener mon fils.
L'Eternel, le Dieu des cieux, qui m'a pris de la maison de mon père, et du pays de ma parenté, et qui m'a parlé, et juré, en disant : Je donnerai à ta postérité ce pays-ci, enverra lui-même son Ange devant toi, et tu prendras de là une femme pour mon fils.
Et il dit : Ô Eternel! Dieu de mon Seigneur Abraham; fais que j'aie [une heureuse] rencontre aujourd'hui; et sois favorable à mon Seigneur Abraham.
Fais donc que la jeune fille à laquelle je dirai : Baisse, je te prie, ta cruche, afin que je boive, et qui me répondra : Bois, et même je donnerai à boire à tes chameaux; soit celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac, et je connaîtrai à cela que tu as été favorable à mon Seigneur.
Le serviteur courut au-devant d'elle, et lui dit : Donne-moi, je te prie, un peu à boire de l'eau de ta cruche.
Et elle lui dit : Mon Seigneur, bois. Et ayant incontinent abaissé sa cruche sur sa main, elle lui donna à boire.
Et après qu'elle eut achevé de lui donner à boire, elle dit : J'en puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu'à ce qu'ils aient achevé de boire.
Et il lui dit : De qui es-tu fille? Je te prie, fais-le moi savoir; n'y a-t-il point dans la maison de ton père de lieu pour nous loger?
Et elle lui répondit : Je suis fille de Béthuel, fils de Milca, qu'elle a enfanté à Nacor.
Et elle lui dit aussi : Il y a chez nous beaucoup de paille et de fourrage, et de la place pour loger.
Et dit : Béni soit l'Eternel, le Dieu de mon Seigneur Abraham, qui n'a point cessé d'exercer sa gratuité et sa vérité envers mon Seigneur : et lors que j'étais en chemin, l'Eternel m'a conduit en la maison des frères de mon Seigneur.
Car aussitôt qu'il eut vu la bague et les bracelets aux mains de sa sœur, et qu'il eut entendu les paroles de Rébecca sa sœur, qui avait dit : Cet homme m'a ainsi parlé, il le vint trouver; et voici, il était près des chameaux vers la fontaine.
Et il lui dit : Entre, béni de l'Eternel; pourquoi te tiens-tu dehors? J'ai préparé la maison, et un lieu pour tes chameaux.
Et on lui présenta à manger. Mais il dit : Je ne mangerai point, que je n'aie dit ce que j'ai à dire. Et [Laban] dit : Parle.
Il dit donc : Je suis serviteur d'Abraham.
Et mon Seigneur m'a fait jurer, en disant : Tu ne prendras point de femme pour mon fils d'entre les filles des Cananéens au pays desquels je demeure,
Et je dis à mon Seigneur : Peut-être que la femme ne me suivra pas.
Et il me répondit : L'Eternel, devant la face duquel j'ai vécu, enverra son Ange avec toi, et fera prospérer ton voyage, et tu prendras pour mon fils une femme de ma parenté, et de la maison de mon père.
Je suis donc venu aujourd'hui à la fontaine, et j'ai dit : Ô Eternel! Dieu de mon Seigneur Abraham, si maintenant tu fais prospérer le voyage que j'ai entrepris :
Voici, je me tiendrai près de la fontaine d'eau. Qu'il arrive donc que la fille qui sortira pour y puiser, et à laquelle je dirai : Donne-moi, je te prie, un peu à boire de l'eau de ta cruche;
Et qui me répondra : Bois, et même j'[en] puiserai pour tes chameaux, que celle-là soit la femme que l'Eternel a destinée au fils de mon Seigneur.
Or avant que j'eusse achevé de parler en mon cœur, voici, Rébecca est sortie, ayant sa cruche sur son épaule, et est descendue à la fontaine, et a puisé de l'eau; et je lui ai dit : Donne-moi, je te prie, à boire.
Et incontinent elle a abaissé sa cruche de dessus [son épaule], et m'a dit : Bois, et même je donnerai à boire à tes chameaux. J'ai donc bu, et elle a aussi donné à boire aux chameaux.
Puis je l'ai interrogée, en disant : De qui es-tu fille? Elle a répondu : Je suis fille de Béthuel, fils de Nacor, que Milca lui a enfanté. Alors je lui ai mis une bague sur le front, et des bracelets en ses mains.
Et Laban et Bethuel répondirent, en disant : Cette affaire est procédée de l'Eternel; nous ne te pouvons dire ni bien ni mal.
Puis ils mangèrent et burent, lui et les gens qui étaient avec lui, et y logèrent cette nuit-là ; et quand ils se furent levés de bon matin, il dit : Renvoyez-moi à mon Seigneur.
Et le frère et la mère lui dirent : Que la fille demeure avec nous quelques jours, au moins dix jours, après quoi elle s'en ira.
Et il leur dit : Ne me retardez point, puisque l'Eternel a fait prospérer mon voyage, renvoyez-moi, afin que je m'en aille à mon Seigneur.
Alors ils dirent : Appelons la fille, et demandons-lui une réponse de sa propre bouche.
Ils appelèrent donc Rébecca, et lui dirent : Veux-tu aller avec cet homme? Et elle répondit : J'irai.
Et ils bénirent Rébecca, et lui dirent : Tu es notre sœur; sois fertile par mille millions [de générations], et que ta postérité possède la porte de ses ennemis.
Car elle avait dit au serviteur : Qui est cet homme qui marche dans les champs au-devant de nous? Et le serviteur avait répondu : C'[est] mon Seigneur; et elle prit un voile, et s'en couvrit.
Mais les enfants s'entrepoussaient dans son ventre, et elle dit : S'il est ainsi, pourquoi suis-je? Et elle alla consulter l'Eternel.
Et l'Eternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples sortiront de tes entrailles; et un peuple sera plus fort que l'autre peuple, et le plus grand sera asservi au moindre.
Et Esaü dit à Jacob : Donne-moi, je te prie, à manger de ce roux, de ce roux; car je suis las. C'est pourquoi on appela son nom, Edom.
Mais Jacob lui dit : Vends-moi aujourd'hui ton droit d'aînesse.
Et Esaü répondit : Voici je m'en vais mourir; et de quoi me servira le droit d'aînesse?
Et Jacob dit : Jure-moi aujourd'hui; et il lui jura; ainsi il vendit son droit d'aînesse à Jacob.
Car l'Eternel lui était apparu, et lui avait dit : Ne descends point en Egypte; demeure au pays que je te dirai.
Et quand les gens du lieu s'enquirent qui était sa femme, il répondit : C'est ma sœur; car il craignait de dire : C'est ma femme; de peur, [disait-il], qu'il n'arrive que les habitants du lieu ne me tuent à cause de Rébecca; car elle est belle à voir.
Alors Abimélec appela Isaac, et lui dit : Voici, c'est véritablement ta femme; et comment as-tu dit : C'est ma sœur? Et Isaac lui répondit : C'est parce que j'ai dit : Afin que peut-être je ne meure à cause d'elle.
Et Abimélec dit : Que nous as-tu fait? Il s'en est peu fallu que quelqu'un du peuple n'ait couché avec ta femme, et que tu ne nous aies fait tomber dans le crime.
Abimélec donc fit une ordonnance à tout le peuple, en disant : Celui qui touchera cet homme, ou sa femme, sera certainement puni de mort.
Abimélec aussi dit à Isaac : Retire-toi d'avec nous; car tu es devenu beaucoup plus puissant que nous.
Mais les bergers de Guérar eurent un démêlé avec les bergers d'Isaac, disant : L'eau est à nous. Et il appela le puits, Hések; parce qu'ils avaient contesté avec lui.
Alors il se retira de là, et creusa un autre puits, pour lequel ils ne contestèrent point, et il le nomma Réhoboth, en disant : C'est parce que l'Eternel nous a maintenant mis au large, et que nous nous sommes agrandis dans ce pays.
Et l'Eternel lui apparut cette même nuit, et lui dit : Je suis le Dieu d'Abraham ton père, ne crains point; car je [suis) avec toi, je te bénirai, et je multiplierai ta postérité à cause d'Abraham mon serviteur.
Mais Isaac leur dit : Pourquoi venez-vous vers moi, puisque vous me haïssez, et que vous m'avez renvoyé d'auprès de vous?
Et ils répondirent : Nous avons vu clairement que l'Eternel est avec toi; et nous avons dit : Qu'il y ait maintenant un serment avec exécration entre nous, [c'est-à-dire], entre nous et toi; et traitons alliance avec toi.
Il arriva en ce même jour, que les serviteurs d'Isaac vinrent, et lui parlèrent touchant ce puits qu'ils avaient creusé, et lui dirent : Nous avons trouvé de l'eau.
Et il arriva que quand Isaac fut devenu vieux, et que ses yeux furent si ternis qu'il ne pouvait plus voir, il appela Esaü son fils aîné, et lui dit : Mon fils! Lequel lui répondit : Me voici.
Et il lui dit : Voici maintenant je suis devenu vieux, et je ne sais point le jour de ma mort.
Et Rébecca parla à Jacob son fils, et lui dit : Voici, j'ai ouï parler ton père à Esaü ton frère, disant :
Et Jacob répondit à Rébecca sa mère : Voici, Esaü mon frère est un homme velu, et je suis un homme sans poil.
Et sa mère lui dit : Mon fils, que la malédiction que tu [crains soit] sur moi! Obéis seulement à ma parole, et me va prendre [ce que je t'ai dit].
Il vint donc vers son père, et lui dit : Mon père! Il répondit : Me voici; qui es-tu, mon fils?
Et Jacob dit à son père : Je suis Esaü, ton fils aîné; j'ai fait ce que tu m'avais commandé; lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de ma chasse, afin que ton âme me bénisse.
Et Isaac dit à son fils : Qu'est ceci que tu en aies si-tôt trouvé, mon fils? Et il dit : L'Eternel ton Dieu l'a fait rencontrer devant moi.
Et Isaac dit à Jacob : Mon fils, approche-toi, je te prie, et je te tâterai, [afin que je sache] si tu es toi-même mon fils Esaü, ou non.
Jacob donc s'approcha de son père Isaac, qui le tâta, et dit : Cette voix est la voix de Jacob; mais ces mains sont les mains d'Esaü.
Il dit donc : Es-tu toi-même mon fils Esaü? Il répondit : Je le suis.
Il lui dit aussi : Approche-moi [donc la viande], et que je mange de la chasse de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Et il l'approcha, et [Isaac] mangea; il lui apporta aussi du vin, et il but.
Puis Isaac son père lui dit : Approche-toi, je te prie, et me baise, mon fils.
Et il s'approcha, et le baisa. Et [Isaac] sentit l'odeur de ses habits, et le bénit, en disant : Voici l'odeur de mon fils, comme l'odeur d'un champ que l'Eternel a béni.
Qui apprêta aussi des viandes d'appétit, et les apporta à son père, et lui dit : Que mon père se lève, et qu'il mange de la chasse de son fils, afin que ton âme me bénisse.
Et Isaac son père lui dit : Qui es-tu? Et il dit : Je suis ton fils, ton fils aîné, Esaü.
Et Isaac fut saisi d'une fort grande émotion, et dit : Qui est, [et] où est celui qui a pris de la chasse, et m'en a apporté? J'ai mangé de tout, avant que tu vinsses, et je l'ai béni; et aussi il sera béni!
Si-tôt qu'Esaü eut entendu les paroles de son père, il jeta un cri fort grand, et amer; et il dit à son père : Bénis-moi aussi, bénis-moi, mon père!
Mais il dit : Ton frère est venu avec artifice, et a emporté ta bénédiction.
Et [Esaü] dit : N'est-ce pas avec raison qu'on a appelé son nom, Jacob? car il m'a déjà supplanté deux fois; il m'a enlevé mon droit d'aînesse, et voici, maintenant il a emporté ma bénédiction. Puis il dit : Ne m'as-tu point réservé de bénédiction?
Et Isaac répondit à Esaü, en disant : Voici, je l'ai établi ton Seigneur, et lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, et je l'ai fourni de froment et de moût; et que ferai-je maintenant pour toi, mon fils?
Et Esaü dit à son père : N'as-tu qu'une bénédiction, mon père? Bénis-moi aussi, bénis-moi, mon père! Et Esaü, élevant sa voix, pleura.
Et Isaac son père répondit, et dit : Voici, ton habitation sera en la graisse de la terre, et en la rosée des cieux d'en haut.
Et Esaü eut en haine Jacob, à cause de la bénédiction dont son père l'avait béni, et il dit en son cœur : Les jours du deuil de mon père approchent, et alors je tuerai Jacob mon frère.
Et on rapporta à Rébecca les discours d'Esaü, son fils aîné; et elle envoya appeler Jacob son second fils, et lui dit : Voici, Esaü ton frère se console dans [l'espérance] qu'il a de te tuer.
Et Rébecca dit à Isaac : La vie m'est devenue ennuyeuse, à cause de ces Héthiennes. Si Jacob prend pour femme quelqu'une de ces Héthiennes, comme sont les filles de ce pays, à quoi me sert la vie?
Isaac donc appela Jacob, et le bénit, et lui commanda, en disant : Tu ne prendras point de femme d'entre les filles de Canaan.
Et Esaü vit qu'Isaac avait béni Jacob, et qu'il l'avait envoyé en Paddan-Aram, afin qu'il prît femme de ce pays-là pour lui, et qu'il lui avait commandé, quand il le bénissait, disant : Ne prends point de femme d'entre les filles de Canaan;
Et voici, l'Eternel se tenait sur l'échelle, et il lui dit : Je suis l'Eternel, le Dieu d'Abraham ton père, et le Dieu d'Isaac; je te donnerai et à ta postérité, la terre sur laquelle tu dors.
Et quand Jacob fut réveillé de son sommeil, il dit : Certes! l'Eternel est en ce lieu-ci, et je n'en savais rien.
Et il eut peur, et dit : Que ce lieu-ci est effrayant! C'est ici la maison de Dieu, et c'est ici la porte des cieux.
Et Jacob fit un vœu, en disant : Si Dieu est avec moi, et s'il me garde dans le voyage que je fais, s'il me donne du pain à manger, et des habits pour me vêtir,
Et Jacob leur dit : Mes frères, d'où êtes-vous? Ils répondirent : Nous sommes de Caran.
Et il leur dit : Ne connaissez-vous point Laban fils de Nacor? Et ils répondirent : Nous le connaissons.
Il leur dit : Se porte-t-il bien? Ils lui répondirent : Il se porte bien; et voilà Rachel sa fille, qui vient avec le troupeau.
Et il dit : Voilà, il est encore grand jour, il n'est pas temps de retirer les troupeaux; abreuvez les troupeaux, et ramenez-les paître.
Ils répondirent : Nous ne le pouvons point jusqu'à ce que tous les troupeaux soient assemblés, et qu'on ait oté la pierre de dessus l'ouverture du puits, afin d'abreuver les troupeaux.
Et Laban lui dit : Certainement, tu es mon os et ma chair; et il demeura avec lui un mois entier.
Après quoi Laban dit à Jacob : Me serviras-tu pour rien, parce que tu es mon frère? Dis-moi quel sera ton salaire?
Et Jacob aimait Rachel, et il dit : Je te servirai sept ans pour Rachel, ta plus jeune fille.
Et Laban répondit : Il vaut mieux que je te la donne que si je la donnais à un autre; demeure avec moi.
Et Jacob dit à Laban : Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli, et je viendrai vers elle.
Mais le matin étant venu, voici, [c'était] Léa. Et il dit à Laban : Qu'est-ce que tu m'as fait? N'ai-je pas servi chez toi pour Rachel? et pourquoi m'as-tu trompé?
Laban répondit : On ne fait pas ainsi en ce lieu, de donner la plus jeune avant l'aînée.
Et Léa conçut et enfanta un fils, et elle le nomma Ruben, car elle dit : [C'est] parce que l'Eternel a regardé mon affliction; c'est pourquoi aussi maintenant mon mari m'aimera.
Elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Parce que l'Eternel a entendu que j'étais haïe, il m'a aussi donné celui-ci; et elle le nomma Siméon.
Et elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Maintenant mon mari s'attachera à moi : car je lui ai enfanté trois fils : C'est pourquoi on appela son nom Lévi.
Elle conçut encore, et enfanta un fils, et dit : Cette fois je louerai l'Eternel; c'est pourquoi elle appela son nom Juda; et elle ne continua plus d'avoir des enfants.
Alors Rachel voyant qu elle ne faisait point d'enfants à Jacob, fut jalouse de Léa sa sœur; et dit à Jacob : Donne-moi des enfants, autrement je suis morte.
Et Jacob se mit fort en colère contre Rachel, et lui dit : Suis-je au lieu de Dieu, qui t'a empêchée d'avoir des enfants?
Et elle dit : Voilà ma servante Bilha; va vers elle et elle enfantera sur mes genoux, et j'aurai des enfants par elle.
Et Rachel dit : Dieu a jugé en ma faveur, et il a aussi exaucé ma voix, et m'a donné un fils; c'est pourquoi elle le nomma Dan.
Et Rachel dit : J'ai fortement lutté contre ma sœur, aussi j'ai eu la victoire; c'est pourquoi elle le nomma Nephthali.
Et Léa dit : Une troupe est arrivée, c'est pourquoi elle le nomma Gad.
Et Léa dit : C'est pour me rendre heureuse; car les filles me diront bienheureuse; c'est pourquoi elle le nomma Aser.
Or Ruben étant sorti au temps de la moisson des blés, trouva des mandragores aux champs, et les apporta à Léa sa mère; et Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils.
Et elle lui répondit : Est-ce peu de chose de m'avoir oté mon mari, que tu m'otes aussi les mandragores de mon fils? Et Rachel dit : Qu'il couche donc cette nuit avec toi, pour les mandragores de ton fils.
Et quand Jacob revint des champs au soir, Léa sortit au-devant de lui, et lui dit : Tu viendras vers moi; car je t'ai loué pour les mandragores de mon fils; et il coucha avec elle cette nuit-là.
Et elle dit : Dieu m'a récompensée, parce que j'ai donné ma servante à mon mari; c'est pourquoi elle le nomma Issacar.
Et Léa dit : Dieu m'a donné un bon douaire; maintenant mon mari demeurera avec moi : car je lui ai enfanté six enfants; c'est pourquoi elle le nomma Zabulon.
Alors elle conçut, et enfanta un fils, et dit : Dieu a oté mon opprobre.
Et elle le nomma Joseph, en disant : Que l'Eternel m'ajoute un autre fils!
Et il arriva qu'après que Rachel eut enfanté Joseph, Jacob dit à Laban : Donne-moi mon congé, et je m'en retournerai en mon lieu, et en mon pays.
Et Laban lui répondit : [Ecoute], je te prie, si j'ai trouvé grâce devant toi; j'ai reconnu que l'Eternel m'a béni à cause de toi.
Il lui dit aussi : Marque-moi quel salaire [tu veux], et je te le donnerai.
Et il lui répondit : Tu sais comment je t'ai servi, et ce qu'est devenu ton bétail avec moi.
Et [Laban] lui dit : Que te donnerai-je? Et Jacob répondit : Tu ne me donneras rien; mais je paîtrai encore tes troupeaux, et je les garderai, si tu fais ceci pour moi :
Et Laban dit : Voici, qu'il te soit fait comme tu l'as dit.
Or [Jacob] entendit les discours des fils de Laban, qui disaient : Jacob a pris tout ce qui était à notre père, et de ce qui était à notre père, il a acquis toute cette gloire.
Et l'Eternel dit à Jacob : Retourne au pays de tes pères, et vers ta parenté, et je serai avec toi.
Et leur dit : Je connais au visage de votre père qu'il n'est pas envers moi comme il était auparavant ; toutefois le Dieu de mon père a été avec moi.
Quand il disait ainsi : Les picotées seront ton salaire, alors toutes les brebis faisaient des agneaux picotés; et quand il disait : Les marquetées seront ton salaire, alors toutes les brebis faisaient des agneaux marquetés.
Et l'Ange de Dieu me dit en songe : Jacob! Et je répondis : Me voici.
Et il dit : Lève maintenant tes yeux, et regarde : tous les boucs qui couvrent les chèvres, sont marquetés, picotés, et tachetés; car j'ai vu tout ce que te fait Laban.
Alors Rachel et Léa lui répondirent, et dirent : Avons-nous encore quelque portion et quelque héritage dans la maison de notre père?
Car toutes les richesses que Dieu a otées à notre père, nous appartenaient, et à nos enfants. Maintenant donc fais tout ce que Dieu t'a dit.
Mais Dieu apparut à Laban le Syrien en songe la nuit, et lui dit : Prends garde de ne rien dire à Jacob en bien ni en mal.
Or Laban dit à Jacob : Qu'as-tu fait? Tu t'es dérobé de moi; tu as emmené mes filles comme des prisonnières de guerre.
J'ai en main le pouvoir de vous faire du mal, mais le Dieu de votre père m'a parlé la nuit passée, et m'a dit : Prends garde de ne rien dire à Jacob en bien ni en mal.
Et Jacob répondant dit à Laban : [Je m'en suis allé] parce que je craignais; car je disais [qu'il fallait prendre garde] que tu ne me ravisses tes filles.
Et elle dit à son père : Que mon Seigneur ne se fâche point de ce que je ne me puis lever devant lui; car j'ai ce que les femmes ont accoutumé d'avoir; et il fouilla, mais il ne trouva point les marmousets.
Et Jacob se mit en colère, et querella Laban, et prenant la parole, lui dit : Quel est mon crime? quel est mon péché, que tu m'aies poursuivi si ardemment?
Et Laban répondit à Jacob, et dit : Ces filles sont mes filles, et ces enfants sont mes enfants, et ces troupeaux sont mes troupeaux, et tout ce que tu vois est à moi; et que ferais-je aujourd'hui à ces miennes filles, ou à leurs enfants qu'elles ont enfantés?
Et dit à ses frères : Amassez des pierres. Et eux ayant apporté des pierres, ils en firent un monceau, et ils mangèrent là sur ce monceau.
Et Laban dit : Ce monceau sera aujourd'hui témoin entre moi et toi; c'est pourquoi il fut nommé Gal-hed.
Il fut aussi appelé Mitspa; parce que [Laban] dit : Que l'Eternel prenne garde à moi et à toi, quand nous nous serons retirés l'un d'avec l'autre.
Et Laban dit encore à Jacob : Regarde ce monceau, et considère le monument que j'ai dressé entre moi et toi.
Puis levant ses yeux, il vit les femmes et les enfants, et dit : Qui sont ceux-là? sont-ils à toi? [Jacob] lui répondit : Ce sont les enfants que Dieu, par sa grâce, a donnés à ton serviteur.
Et il dit : Que veux-tu faire avec tout ce camp que j'ai rencontré? Et il répondit : C'est pour trouver grâce devant mon Seigneur.
Et Esaü dit : J'en ai abondamment, mon frère; que ce qui est à toi, soit à toi.
Et Jacob répondit : Non, je te prie : si j'ai maintenant trouvé grâce devant toi, reçois ce présent de ma main; parce que j'ai vu ta face, comme si j'avais vu la face de Dieu, et parce que tu as été apaisé envers moi.
Et [Esaü] dit : Partons, et marchons, et je marcherai devant toi.
Mais [Jacob] lui dit : Mon Seigneur sait que ces enfants sont jeunes, et je suis chargé de brebis et de vaches qui allaitent, et si on les presse d'un seul jour, tout le troupeau mourra.
Et Esaü dit : Je te prie que je fasse demeurer avec toi quelques-uns de ce peuple qui est avec moi; et il répondit : Pourquoi cela? [Je te prie] que je trouve grâce envers mon Seigneur.
Sichem aussi parla à Hémor son père, en disant : Prends-moi cette fille pour être ma femme.
Et Hémor leur parla, en disant : Sichem mon fils a mis son affection en votre fille; donnez-la-lui, je vous prie, pour femme.
Sichem dit aussi au père et aux frères de la fille : Que je trouve grâce devant vous, et je donnerai tout ce que vous me direz.
Demandez-moi telle dot, et tel présent que vous voudrez, et je les donnerai comme vous me direz; et donnez-moi la jeune fille pour femme.
Ils leur dirent : Nous ne pourrons point faire cela, de donner notre sœur à un homme incirconcis; car ce nous serait un opprobre.
Hémor donc et Sichem son fils vinrent à la porte de leur ville, et parlèrent aux gens de leur ville, en leur disant :
Alors Jacob dit à Siméon et Lévi : Vous m'avez troublé, en me mettant en mauvaise odeur parmi les habitants du pays, tant Cananéens que Phéréziens, et je n'ai que peu de gens; ils s'assembleront donc contre moi, et me frapperont, et me détruiront, moi et ma maison.
Et ils répondirent : Fera-t-on de notre sœur comme d'une paillarde?
Or Dieu dit à Jacob : Lève-toi, monte à Béthel, et demeure là, et y dresse un autel au [Dieu] Fort qui t'apparut, quand tu t'enfuyais de devant Esaü ton frère.
Et Jacob dit à sa famille, et à tous ceux qui étaient avec lui : Otez les Dieux des étrangers qui sont au milieu de vous, et vous purifiez, et changez de vêtements.
Et lui dit : Ton nom est Jacob; mais tu ne seras plus nommé Jacob, car ton nom [sera] Israël; et il le nomma Israël.
Dieu lui dit aussi : Je suis le [Dieu] Fort, Tout-Puissant : augmente, et multiplie : une nation, même une multitude de nations naîtra de toi, même des Rois sortiront de tes reins;
Et comme elle avait beaucoup de peine à accoucher, la sage-femme lui dit : Ne crains point; car tu as encore ici un fils.
Il leur dit donc : Ecoutez, je vous prie, le songe que j'ai songé.
Alors ses frères lui dirent : Régnerais-tu en effet sur nous? et dominerais-tu en effet sur nous? Et ils le haïrent encore plus pour ses songes, et pour ses paroles.
Il songea encore un autre songe, et il le récita a ses frères, en disant : Voici, j'ai songé encore un songe, et voici, le soleil, et la lune, et onze étoiles se prosternaient devant moi.
Et quand il le récita à son père, et à ses frères, son père le reprit, et lui dit : Que veut dire ce songe que tu as songé? Faudra-t-il que nous venions moi, et ta mère, et tes frères nous prosterner en terre devant toi?
Et Israël dit à Joseph : Tes frères ne paissent-ils pas [les troupeaux] en Sichem? Viens, que je t'envoie vers eux; et il lui répondit : Me voici.
Et il lui dit : Va maintenant, vois si tes frères se portent bien, et si les troupeaux [sont en bon état], et rapporte-le-moi. Ainsi il l'envoya de la vallée de Hébron, et il vint jusqu'en Sichem.
Et un homme le trouva comme il était errant par les champs; et cet homme lui demanda, et lui dit : Que cherches-tu?
Et il répondit : Je cherche mes frères; je te prie, enseigne-moi où ils paissent.
Et l'homme dit : Ils sont partis d'ici; et j'ai entendu qu'ils disaient : Allons en Dothaïn. Joseph donc alla après ses frères, et les trouva en Dothaïn.
Et ils se dirent l'un à l'autre : Voici, ce maître songeur vient.
Maintenant donc, venez, et tuons-le, et jetons-le dans une de ces fosses; et nous dirons qu'une mauvaise bête l'a dévoré, et nous verrons que deviendront ses songes.
Mais Ruben entendit cela, et le délivra de leurs mains, en disant : Ne lui otons point la vie.
Ruben leur dit encore : Ne répandez point le sang; jetez-le dans cette fosse qui est au désert, mais ne mettez point la main sur lui. C'était pour le délivrer de leurs mains, et le renvoyer à son père.
Et Juda dit à ses frères : Que gagnerons-nous à tuer notre frère, et à cacher son sang?
Il retourna vers ses frères, et leur dit : L'enfant ne se trouve point; et moi! moi! où irai-je?
Puis ils envoyèrent et firent porter à leur père la robe bigarrée, en lui disant : Nous avons trouvé ceci; reconnais maintenant si c'est la robe de ton fils, ou non.
Et il la reconnut, et dit : C'est la robe de mon fils ; une mauvaise bête l'a dévoré : certainement Joseph a été déchiré.
Et tous ses fils, et toutes ses filles vinrent pour le consoler. Mais il rejeta toute consolation, et dit : Certainement je descendrai en menant deuil au sépulcre vers mon fils; c'est ainsi que son père le pleurait.
Alors Juda dit à Onan : Viens vers la femme de ton frère, et prends-la pour femme, [comme étant son beau-frère], et suscite des enfants à ton frère.
Et Juda dit à Tamar sa belle-fille : Demeure veuve en la maison de ton père, jusqu'à ce que Séla mon fils soit grand; car il dit : Il faut prendre garde qu'il ne meure comme ses frères. Ainsi Tamar s'en alla, et demeura en la maison de son père.
Et on fit savoir à Tamar, et on lui dit : Voici, ton beau-père monte à Timnath, pour tondre ses brebis.
Et il se détourna vers elle au chemin, et lui dit : Permets, je te prie, que je vienne vers toi; car il ne savait pas que ce [fût] sa belle-fille. Et elle répondit : Que me donneras-tu afin que tu viennes vers moi?
Et il dit : Je t'enverrai un chevreau d'entre les chèvres du troupeau. Et elle répondit : Me donneras-tu des gages, jusqu'à ce que tu l'envoies?
Et il dit : Quel gage est-ce que je te donnerai? Et elle répondit : Ton cachet, ton mouchoir, et ton bâton que tu as en ta main. Et il les lui donna; et il vint vers elle, et elle conçut de lui.
Et il interrogea les hommes du lieu où elle avait été, en disant : Où [est] cette prostituée qui [était] dans le carrefour sur le chemin? Et ils répondirent : Il n'y a point eu ici de prostituée.
Et il retourna à Juda, et lui dit : Je ne l'ai point trouvée; et même les gens du lieu m'ont dit : Il n'y a point eu ici de prostituée.
Et Juda dit : Qu'elle garde le [gage], de peur que nous ne soyons en mépris. Voici, j'ai envoyé ce chevreau, mais tu ne l'as point trouvée.
Or il arriva qu'environ trois mois [après] on fit un rapport à Juda, en disant : Tamar ta belle-fille a commis un adultère, et voici elle est même enceinte. Et Juda dit : Faites-la sortir, et qu'elle soit brûlée.
Et comme on la faisait sortir, elle envoya dire à son beau-père : Je suis enceinte de l'homme à qui ces choses appartiennent. Elle dit aussi : Reconnais, je te prie, à qui [est] ce cachet, ce mouchoir, et ce bâton.
Alors Juda les reconnut, et il dit : Elle est plus juste que moi; parce que je ne l'ai point donnée à Séla, mon fils; et il ne la connut plus.
Et dans le temps qu'elle enfantait, [l'un d'eux] donna la main, et la sage-femme la prit, et lia sur sa main un fil d'écarlate, en disant : Celui-ci sort le premier.
Mais comme il eut retiré sa main, voici, son frère sortit; et elle dit : Quelle ouverture t'es-tu faite! L'ouverture soit sur toi; et on le nomma Pharez.
Et il arriva après ces choses, que la femme de son maître jeta les yeux sur Joseph, et lui dit : Couche avec moi.
Mais il le refusa, et dit à la femme de son maître : Voici, mon maître n'entre en aucune connaissance avec moi des choses qui sont dans sa maison, et il m'a remis entre les mains tout ce qui lui appartient.
Qu'elle le prit par sa robe, et lui dit : Couche avec moi. Mais il lui laissa sa robe entre les mains, s'enfuit, et sortit dehors.
Elle appela les gens de sa maison, et leur parla, en disant : Voyez, on nous a amené un homme Hébreu pour se moquer de nous, il est venu à moi pour coucher avec moi; mais j'ai crié à haute voix.
Alors elle lui parla en ces mêmes termes, et dit : Le serviteur Hébreu que tu nous as amené, est venu à moi, pour se moquer de moi.
Et sitôt que le maître de [Joseph] eut entendu les paroles de sa femme, qui lui disait : Ton serviteur m'a fait ce que je t'ai dit, sa colère s'enflamma.
Et il demanda à [ces] Eunuques de Pharaon, qui [étaient] avec lui dans la prison de son maître, et leur dit : D'où vient que vous avez aujourd'hui si mauvais visage?
Et ils lui répondirent : Nous avons songé des songes, et il n'y a personne qui les explique. Et Joseph leur dit : Les explications ne sont-elles pas de Dieu? Je vous prie, contez-moi [vos songes].
Et le grand Echanson conta son songe à Joseph, et lui dit : [Il me semblait] en songeant [que] je voyais un cep devant moi.
Et Joseph lui dit : Voici son explication : Les trois sarments sont trois jours.
Alors le grand Panetier voyant que Joseph avait expliqué [ce songe] favorablement, lui dit : J'ai aussi songé, et il me semblait qu'[il y avait] trois corbeilles blanches sur ma tête.
Et Joseph répondit, et dit : Voici son explication : Les trois corbeilles sont trois jours.
Alors le grand Echanson parla à Pharaon, en disant : Je rappellerai aujourd'hui le souvenir de mes fautes.
Et Pharaon dit à Joseph : J'ai songé un songe, et il n'[y a] personne qui l'explique; or j'ai appris que tu sais expliquer les songes.
Et Joseph répondit à Pharaon, en disant : Ce sera Dieu, et non pas moi, qui répondra [ce qui concerne] la prospérité de Pharaon.
Mais les épis minces engloutirent les sept beaux épis; et j'ai dit [ces songes] aux magiciens; mais aucun ne me les a expliqués.
Et Joseph répondit à Pharaon : Ce que Pharaon a songé n'est qu'une même chose; Dieu a déclaré à Pharaon ce qu'il s'en va faire.
Et Pharaon dit à ses serviteurs : Pourrions-nous trouver un homme semblable à celui-ci, qui eût l'Esprit de Dieu?
Et Pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t'a fait connaître toutes ces choses, il n'y a personne qui soit si entendu ni si sage que toi.
Pharaon dit encore à Joseph : Regarde, je t'ai établi sur tout le pays d'Egypte.
Et Pharaon dit à Joseph : Je suis Pharaon, mais sans toi nul ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Egypte.
Et les sept années de la famine commencèrent, comme Joseph l'avait prédit. Et la famine fut dans tous les pays; mais il y avait du pain dans tout le pays d'Egypte.
Puis tout le pays d'Egypte fut affamé, et le peuple cria à Pharaon pour [avoir du] pain. Et Pharaon répondit à tous les Egyptiens : Allez à Joseph, [et] faites ce qu'il vous dira.
Et Jacob voyant qu'il y avait du blé à vendre en Egypte, dit à ses fils : Pourquoi vous regardez-vous les uns les autres?
Il leur dit aussi : Voici, j'ai appris qu'il y a du blé à vendre en Egypte, descendez-y, et nous en achetez, afin que nous vivions, et que nous ne mourions point.
Mais Jacob n'envoya point Benjamin frère de Joseph, avec ses frères; car il disait : Il faut prendre garde que quelque accident mortel ne lui arrive.
Et Joseph ayant vu ses frères, les reconnut; mais il contrefit l'étranger avec eux, et il leur parla rudement, en leur disant : D'où venez-vous? Et ils répondirent : Du pays de Canaan, pour acheter des vivres.
Alors Joseph se souvint des songes qu'il avait songés d'eux, et leur dit : Vous [êtes] des espions, vous êtes venus pour remarquer les lieux faibles du pays.
Et ils lui [répon]dirent : Non, mon Seigneur, mais tes serviteurs sont venus pour acheter des vivres.
Et il leur dit : Cela n'est pas; mais vous êtes venus pour remarquer les lieux faibles du pays.
Et ils répondirent : Nous étions douze frères tes serviteurs, enfants d'un même homme, au pays de Canaan, dont le plus petit est aujourd'hui avec notre père, et l'un n'est plus.
Et Joseph leur dit : C'est ce que je vous disais, que vous êtes des espions.
Et au troisième jour Joseph leur dit : Faites ceci, et vous vivrez; je crains Dieu.
Et ils se disaient l'un à l'autre : Vraiment nous sommes coupables à l'égard de notre frère; car nous avons vu l'angoisse de son âme quand il nous demandait grâce, et nous ne l'avons point exaucé; c'est pour cela que cette angoisse nous est arrivée.
Et Ruben leur répondit, en disant : Ne vous disais-je pas bien, ne commettez point ce péché contre l'enfant? Et vous ne m'écoutâtes point; c'est pourquoi, voici, son sang vous est redemandé.
Et il dit à ses frères : Mon argent m'a été rendu; et en effet, le voici dans mon sac. Et le cœur leur tressaillit, et ils furent saisis de peur, et se dirent l'un à l'autre : Qu'est-ce que Dieu nous a fait?
Et étant arrivés au pays de Canaan, vers Jacob leur père, ils lui racontèrent toutes les choses qui leur étaient arrivées, en disant :
Mais nous lui ayons répondu : Nous sommes gens de bien, nous ne sommes point des espions.
Et cet homme, qui commande dans le pays, nous a dit : Je connaîtrai à ceci que vous êtes gens de bien; laissez-moi l'un de vos frères, et prenez [du blé] pour vos familles [contre] la famine, et vous en allez.
Alors Jacob leur père leur dit : Vous m'ayez privé d'enfants : Joseph n'est plus, et Siméon n'est plus, et vous prendriez Benjamin! Toutes ces choses sont entre moi.
Et Ruben parla à son père, et lui dit : Fais mourir deux de mes fils, si je ne te le ramène; donne-le moi en charge; et je te le ramènerai.
Et il répondit : Mon fils ne descendra point avec vous, car son frère est mort, et celui-ci est resté seul, et quelque accident mortel lui arriverait dans le chemin par où vous irez, et vous feriez descendre mes cheveux blancs avec douleur au sépulcre.
Et il arriva que comme ils eurent achevé de manger les vivres qu'ils avaient apportés d'Egypte, leur père leur dit : Retournez-vous-en, et achetez-nous un peu de vivres.
Et Juda lui répondit, et lui dit : Cet homme-là nous a expressément protesté, disant : Vous ne verrez point ma face que votre frère ne soit avec vous.
Mais si tu ne l'envoies, nous n'y descendrons point; car cet homme-là nous a dit : Vous ne verrez point ma face, que votre frère ne soit avec vous.
Et Israël dit : Pourquoi m'avez-vous fait ce tort de déclarer à cet homme que vous aviez encore un frère?
Et ils [répon]dirent : Cet homme s'est soigneusement enquis de nous, et de notre parenté, et nous a dit : Votre père vit-il encore? N'avez-vous point de frère? Et nous lui avons déclaré, selon ce qu'il nous avait demandé; pouvions-nous savoir qu'il dirait : Faites descendre votre frère?
Et Juda dit à Israël son père : Envoie l'enfant avec moi, et nous nous mettrons en chemin, et nous en irons, et nous vivrons, et ne mourrons point, ni nous, ni toi aussi, ni nos petits enfants.
Alors Israël leur père leur dit : Si cela est ainsi, faites ceci, prenez dans vos vaisseaux des choses les plus renommées du pays, et portez à cet homme un présent, quelque peu de baume, et quelque peu de miel, des drogues, de la myrrhe, des dattes, et des amandes.
Alors Joseph vit Benjamin avec eux, et dit à son maître d'hôtel : Mène ces hommes dans la maison, et tue quelque bête, et l'apprête; car ils mangeront à midi avec moi.
Et l'homme fit comme Joseph lui avait dit; et amena ces hommes dans la maison de Joseph.
Et ces hommes eurent peur de ce qu'on les menait dans la maison de Joseph, et ils dirent : Nous sommes amenés à cause de l'argent qui fut remis la première fois dans nos sacs, c'est afin qu il se tourne et se jette sur nous, et nous prenne pour esclaves, et qu'il prenne nos ânes.
En disant : Hélas, mon Seigneur! Certes nous descendîmes au commencement pour acheter des vivres.
Et il leur dit : Tout va bien pour vous, ne craignez point; votre Dieu et le Dieu de votre père vous a donné un trésor dans vos sacs, votre argent est parvenu jusqu'à moi; et il leur amena Siméon.
Et il leur demanda comment ils se portaient, et leur dit : Votre père, ce [bon] vieillard dont vous m'avez parlé, se porte-t-il bien? vit-il encore?
Et ils répondirent : Ton serviteur notre père se porte bien, il vit encore; et se baissant profondément ils se prosternèrent.
Et lui élevant ses yeux vit Benjamin son frère, fils de sa mère, et il dit : Est-ce là votre jeune frère dont vous m'avez parlé? Et puis il dit : Mon fils, Dieu te fasse grâce!
Puis s'étant lavé le visage, il sortit de là, et se faisant violence, il dit : Mettez le pain.
Et [Joseph] commanda à son maître d'hôtel, en disant : Remplis de vivres les sacs de ces gens, autant qu'ils en pourront porter, et remets l'argent de chacun à l'ouverture de son sac.
Et lorsqu'ils furent sortis de la ville, avant qu'ils fussent fort loin, Joseph dit à son maître d'hôtel : Va, poursuis ces hommes, et quand tu les auras atteints, dis-leur : Pourquoi avez-vous rendu le mal pour le bien?
Et ils lui répondirent : Pourquoi mon Seigneur parle-t-il ainsi? A Dieu ne plaise que tes serviteurs aient fait une telle chose!
Et il leur dit : Qu'il soit fait maintenant selon vos paroles; qu'il soit ainsi; que celui à qui on trouvera [la coupe] me soit esclave, et vous serez innocents.
Et Joseph leur dit : Quelle action avez-vous faite? Ne savez-vous pas qu'un homme tel que moi ne manque pas de deviner?
Et Juda lui dit : Que dirons-nous à mon Seigneur? Comment parlerons-nous? et comment nous justifierons-nous? Dieu a trouvé l'iniquité de tes serviteurs; voici, nous sommes esclaves de mon Seigneur, tant nous, que celui dans la main auquel la coupe a été trouvée.
Mais il dit : A Dieu ne plaise que je fasse cela! l'homme en la main duquel la coupe a été trouvée, me sera esclave; mais vous, remontez en paix vers votre père.
Alors Juda s'approcha de lui, en disant : Hélas mon Seigneur! je te prie, que ton serviteur dise un mot, et que mon Seigneur l'écoute, et que ta colère ne s'enflamme point contre ton serviteur; car tu es comme Pharaon.
Mon Seigneur interrogea ses serviteurs, en disant : Avez-vous père, ou frère?
Et nous répondîmes à mon Seigneur : Nous avons notre père qui est âgé, et un enfant qui lui est né en sa vieillesse, et qui est le plus petit [d'entre nous]; son frère est mort, et celui-ci est resté seul de sa mère; et son père l'aime.
Or tu as dit à tes serviteurs : Faites-le descendre vers moi, et je le verrai.
Et nous dîmes à mon Seigneur : Cet enfant ne peut laisser son père; car s'il le laisse, son père mourra.
Alors tu dis à tes serviteurs : Si votre petit frère ne descend avec vous, vous ne verrez plus ma face.
Depuis, notre père nous dit : Retournez, et nous achetez un peu de vivres.
Et nous lui dîmes : Nous ne pouvons y descendre ; mais si notre petit frère est avec nous, nous y descendrons, car nous ne saurions voir la face de cet homme, si notre jeune frère n'est avec nous.
Et ton serviteur mon père nous répondit : Vous savez que ma femme m'a enfanté deux fils,
Dont l'un s'en est allé d'avec moi, et j'ai dit : Certainement il a été déchiré; et je ne l'ai point vu depuis.
De plus, ton serviteur a répondu de l'enfant [pour l'emmener] d'auprès de mon père, en disant : Si je ne te le ramène, je serai toute ma vie sujet à la peine envers mon père.
Or Joseph dit à ses frères : Je suis Joseph; mon père vit-il encore? Mais ses frères ne lui pouvaient répondre, car ils étaient tout troublés de sa présence.
Joseph dit encore à ses frères : Je vous prie, approchez-vous de moi; et ils s'approchèrent, et il leur dit : Je suis Joseph votre frère, que vous avez vendu pour être mené en Egypte.
Hâtez-vous d'aller vers mon père, et dites-lui : Ainsi a dit ton fils Joseph : Dieu m'a établi Seigneur sur toute l'Egypte, descends vers moi, ne t'arrête point.
Et on en entendit le bruit dans la maison de Pharaon, disant : Les frères de Joseph sont venus; ce qui plut fort à Pharaon et à ses serviteurs.
Alors Pharaon dit à Joseph : Dis à tes frères : Faites ceci, chargez vos bêtes, et partez pour vous en retourner au pays de Canaan;
Il renvoya donc ses frères, et ils partirent; et il leur dit : Ne vous querellez point en chemin.
Et ils lui rapportèrent et lui dirent : Joseph vit encore, et même il commande sur tout le pays d'Egypte; et le cœur lui défaillit, quoiqu'il ne les crût pas.
Alors Israël dit : C'est assez, Joseph mon fils vit encore, j'irai, et je le verrai avant que je meure.
Et Dieu parla à Israël dans les visions de la nuit, en disant : Jacob, Jacob! Et il répondit : Me voici.
Et [Dieu lui] dit : Je suis le [Dieu] Fort, le Dieu de ton père; ne crains point de descendre en Egypte : car je t'y ferai devenir une grande nation.
Et Israël dit à Joseph : Que je meure à présent, puisque j'ai vu ton visage, et que tu vis encore.
Puis Joseph dit à ses frères et à la famille de son père : Je remonterai, et ferai savoir à Pharaon, et je lui dirai : Mes frères et la famille de mon père, qui [étaient] au pays de Canaan, sont venus vers moi.
Or il arrivera que Pharaon vous fera appeler, et vous dira : Quel est votre métier?
Et vous direz : Tes serviteurs se sont [toujours] mêlés de bétail dès leur jeunesse jusqu'à maintenant, tant nous, que nos pères; afin que vous demeuriez en la contrée de Goscen; car les Egyptiens ont en abomination les bergers.
Joseph donc vint et fit entendre à Pharaon, en disant : Mon père, et mes frères, avec leurs troupeaux et leurs bœufs, et tout ce qui est à eux, sont venus du pays de Canaan, et voici, ils sont en la contrée de Goscen.
Et Pharaon dit aux frères de Joseph : Quel est votre métier? Ils répondirent à Pharaon : Tes serviteurs sont bergers, comme [l'ont été] nos pères.
Ils dirent aussi à Pharaon : Nous sommes venus demeurer comme étrangers en ce pays, parce qu'il n'[y a] point de pâture pour les troupeaux de tes serviteurs, et qu'il y a une grande famine au pays de Canaan; maintenant donc nous te prions que tes serviteurs demeurent en la contrée de Goscen.
Et Pharaon parla à Joseph, en disant : Ton père et tes frères sont venus vers toi.
Et Pharaon dit à Jacob : Quel âge as-tu?
Jacob répondit à Pharaon : Les jours des années de mes pèlerinages sont cent trente ans; les jours des années de ma vie ont été courts et mauvais, et n'ont point atteint les jours des années de la vie de mes pères, du temps de leurs pèlerinages.
Et l'argent du pays d'Egypte, et du pays de Canaan manqua; et tous les Egyptiens vinrent à Joseph, en disant : Donne-nous du pain; et pourquoi mourrions-nous devant tes yeux, parce que l'argent a manqué?
Joseph répondit : Donnez votre bétail, et je vous [en] donnerai pour votre bétail, puisque l'argent a manqué.
Cette année étant finie, ils revinrent à lui l'année suivante, et lui dirent : Nous ne cacherons point à mon Seigneur, que l'argent étant fini, et les troupeaux de bêtes [ayant été amenés] à mon Seigneur, il ne nous reste plus rien devant mon Seigneur que nos corps, et nos terres.
Et Joseph dit au peuple : Voici, je vous ai acquis aujourd'hui, vous et vos terres à Pharaon, voilà de la semence pour semer la terre.
Et ils dirent : Tu nous as sauvé la vie; que nous trouvions grâce devant les yeux de mon Seigneur, et nous serons esclaves de Pharaon.
Or le temps de la mort d'Israël approchant, il appela Joseph son fils, et lui dit : Je te prie, si j'ai trouvé grâce devant tes yeux, mets présentement ta main sous ma cuisse, et [jure-moi] que tu useras envers moi de gratuité et de vérité; je te prie, ne m'enterre point en Egypte;
Mais que je dorme avec mes pères. Tu me transporteras donc d'Egypte, et m'enterreras dans leur sépulcre. Et il répondit : Je [le] ferai selon ta parole.
Et [Jacob] lui dit : Jure-le-moi; et il le lui jura. Et Israël se prosterna sur le chevet du lit.
Or il arriva après ces choses que l'on vint dire à Joseph : Voici, ton père est malade; et il prit avec lui ses deux fils, Manassé et Ephraïm.
Et on fit savoir à Jacob, et on lui dit : Voici Joseph ton fils qui vient vers toi. Alors Israël s'efforça, et se mit en son séant sur le lit.
Puis Jacob dit à Joseph : Le [Dieu] Fort, Tout-Puissant s'est apparu à moi à Lus au pays de Canaan, et m'a béni.
Et il m'a dit : Voici, je te ferai croître, et multiplier, et je te ferai devenir une assemblée de peuples, et je donnerai ce pays à ta postérité après toi en possession perpétuelle.
Puis Israël vit les fils de Joseph, et il dit : Qui sont ceux-ci?
Et Joseph répondit à son père : Ce sont mes fils que Dieu m'a donnés ici; et il dit : Amène-les-moi, je te prie, afin que je les bénisse.
Et Israël dit à Joseph : Je ne croyais pas voir [jamais] ton visage; et voici, Dieu m'a fait voir et toi et tes enfants.
Et il bénit Joseph, en disant : Que le Dieu, devant la face duquel mes pères Abraham et Isaac ont vécu, le Dieu qui me paît depuis que je suis [au monde] jusqu'à ce jour;
Et Joseph dit à son père : Ce n'est pas ainsi, mon père! car celui-ci est l'aîné; mets ta main droite sur sa tête.
Mais son père le refusa en disant : Je le sais, mon fils, je le sais. Celui-ci deviendra aussi un peuple, et même il sera grand; mais toutefois son frère, qui est plus jeune, sera plus grand que lui, et sa postérité sera une multitude de nations.
Et en ce jour-là il les bénit, et dit : Israël bénira [prenant exemple] en toi, [et] disant : Dieu te fasse tel qu'Ephraïm et Manassé; et il mit Ephraïm devant Manassé.
Puis Israël dit à Joseph : Voici, je m'en vais mourir, mais Dieu sera avec vous, et vous fera retourner au pays de vos pères.
Puis Jacob appela ses fils, et leur dit : Assemblez-vous, et je vous déclarerai ce qui vous doit arriver aux derniers jours.
Il leur fit aussi ce commandement, et leur dit : Je m'en vais être recueilli vers mon peuple, enterrez-moi avec mes pères dans la caverne qui est au champ d'Héphron Héthien :
Or le temps du deuil étant passé, Joseph parla à ceux de la maison de Pharaon, en disant : Je vous prie, si j'ai trouvé grâce envers vous, faites savoir ceci à Pharaon;
Que mon père m'a fait jurer, et m'a dit : Voici, je m'en vais mourir; tu m'enterreras dans mon sépulcre, que je me suis creusé au pays de Canaan; maintenant donc, je te prie, que j'y monte, et que j'y enterre mon père : puis je retournerai.
Et Pharaon répondit : Monte, et enterre ton père, comme il t'a fait jurer.
Et les Cananéens, habitants du pays, voyant ce deuil dans l'aire d'Atad, dirent : Ce deuil est grand pour les Egyptiens; c'est pourquoi cette aire, qui est au-delà du Jourdain, fut nommée Abel-Mitsraïm.
Et les frères de Joseph voyant que leur père était mort, dirent [entr'eux] : Peut-être que Joseph nous aura en haine, et ne manquera pas de nous rendre tout le mal que nous lui avons fait.
C'est pourquoi ils envoyèrent dire à Joseph : Ton père avait commandé avant qu'il mourût, en disant :
Vous parlerez ainsi à Joseph : Je te prie, pardonne maintenant l'iniquité de tes frères, et leur péché; car ils t'ont fait du mal. Maintenant donc, je te supplie, pardonne cette iniquité aux serviteurs du Dieu de ton père. Et Joseph pleura quand on lui parla.
Puis ses frères même y allèrent, et se prosternèrent devant lui, et lui dirent : Voici, nous sommes tes serviteurs.
Et Joseph leur dit : Ne craignez point; car suis-je en la place de Dieu?
Et Joseph dit à ses frères : Je m'en vais mourir, et Dieu ne manquera pas de vous visiter, et il vous fera remonter de ce pays au pays dont il a juré à Abraham, Isaac et à Jacob.
Et Joseph fit jurer les enfants d'Israël, et leur dit : Dieu ne manquera pas de vous visiter, et alors vous transporterez mes os d'ici.
Et il dit à son peuple : voici, le peuple des enfants d'Israël est plus grand et plus puissant que nous.
Le Roi d'Egypte commanda aussi aux sages-femmes Hébreues, dont l'une avait nom Siphra, et l'autre avait nom Puha;
Et leur dit : quand vous recevrez les enfants des femmes des Hébreux, et que vous les verrez sur les siéges, si c'est un fils, mettez-le à mort; mais si c'est une fille, qu'elle vive.
Alors le Roi d'Egypte appela les sages-femmes, et leur dit : pourquoi avez-vous fait cela, d'avoir laissé vivre les fils?
Et les sages-femmes répondirent à Pharaon : parce que les Hébreues ne sont point comme les femmes Egyptiennes; car elles sont vigoureuses, [et] elles ont accouché avant que la sage-femme soit arrivée chez elle.
Alors Pharaon commanda à tout son peuple, disant : jetez dans le fleuve tous les fils qui naîtront, mais laissez vivre toutes les filles.
Et l'ayant ouvert, elle vit l'enfant, et voici, l'enfant pleurait; et elle en fut touchée de compassion, et dit : c'est un des enfants de ces Hébreux.
Alors la sœur [de l'enfant] dit à la fille de Pharaon : irai-je appeler une femme d'entre les Hébreues, qui allaite, et elle t'allaitera cet enfant?
Et la fille de Pharaon lui répondit : Va; et la jeune fille s'en alla, et appela la mère de l'enfant.
Et la fille de Pharaon lui dit : emporte cet enfant, et me l'allaite, et je te donnerai ton salaire; et la femme prit l'enfant et l'allaita.
Et quand l'enfant fut devenu grand, elle l'amena à la fille de Pharaon; et il lui fut pour fils, et elle le nomma Moïse; parce que, dit-elle, je l'ai tiré des eaux.
Il sortit encore le second jour, et voici, deux hommes Hébreux se querellaient; et il dit à celui qui avait tort : pourquoi frappes-tu ton prochain?
Lequel répondit : qui t'a établi Prince et Juge sur nous? veux-tu me tuer, comme tu as tué l'Egyptien? et Moïse craignit, et dit : certainement le fait est connu.
Et quand elles furent revenues chez Réhuel leur père, il leur dit : comment êtes-vous revenues sitôt aujourd'hui?
Elles répondirent : un homme Egyptien nous a délivrées de la main des bergers; et même il nous a puisé abondamment de l'eau, et a abreuvé le troupeau.
Et il dit à ses filles : où est-il? pourquoi avez-vous ainsi laissé cet homme? appelez-le, et qu'il mange du pain.
Et elle enfanta un fils, et il le nomma Guersom; à cause, dit-il, que j'ai séjourné dans un pays étranger.
Alors Moïse dit : je me détournerai maintenant, et je regarderai cette grande vision, pourquoi le buisson ne se consume point.
Et l'Eternel vit que [Moïse] s'était détourné pour regarder; et Dieu l'appela du milieu du buisson, en disant : Moïse, Moïse! et il répondit: me voici.
Et [Dieu] dit: n'approche point d'ici; déchausse tes souliers de tes pieds, car le lieu où tu es arrêté, est une terre sainte.
Il dit aussi : je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob; et Moïse cacha son visage, parce qu'il craignait de regarder vers Dieu.
Et l'Eternel dit : j'ai très-bien vu l'affliction de mon peuple qui est en Egypte, et j'ai ouï le cri qu'ils ont jeté à cause de leurs exacteurs, car j'ai connu leurs douleurs.
Et Moïse répondit à Dieu : qui suis-je moi, pour aller vers Pharaon, et pour retirer d'Egypte les enfants d'Israël?
Et [Dieu lui] dit : [va] car je serai avec toi; et tu auras ce signe que c'est moi qui t'ai envoyé, c'est que quand tu auras retiré mon peuple d'Egypte, vous servirez Dieu près de cette montagne.
Et Moïse dit à Dieu : voici, quand je serai venu vers les enfants d'Israël, et que je leur aurai dit : le Dieu de vos pères m'a envoyé vers vous, s'ils me disent alors : quel est son nom? que leur dirai-je?
Et Dieu dit à Moïse : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Il dit aussi : tu diras ainsi aux enfants d'Israël : [celui qui s'appelle] JE SUIS, m'a envoyé vers vous.
Dieu dit encore à Moïse : tu diras ainsi aux enfants d'Israël; l'ETERNEL, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob m'a envoyé vers vous : c'est ici mon nom éternellement, et c'est ici le mémorial [que vous aurez] de moi dans tous les âges.
Va, et assemble les anciens d'Israël, et leur dis : l'Eternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, d'Isaac, et de Jacob, m'est apparu, en disant : certainement je vous ai visités, et [j'ai vu] ce qu'on vous fait en Egypte.
Et j'ai dit : je vous ferai remonter de l'Egypte où vous êtes affligés, dans le pays des Chananéens, des Héthiens, des Amorrhéens, des Phérésiens, des Héviens, et des Jébusiens, [qui est un pays] découlant de lait et de miel.
Et ils obéiront à ta parole, et tu iras, toi et les anciens d'Israël, vers le Roi d'Egypte, et vous lui direz : l'Eternel le Dieu des Hébreux nous est venu rencontrer; maintenant donc nous te prions que nous allions le chemin de trois jours au désert, et que nous sacrifiions à l'Eternel notre Dieu.
Et Moïse répondit, et dit : mais voici, ils ne me croiront point, et n'obéiront point à ma parole ; car ils diront : l'Eternel ne t'est point apparu.
Et l'Eternel lui dit : Qu'est-ce [que tu as] en ta main? Il répondit : une verge.
Et [Dieu lui] dit : jette-la par terre; et il la jeta par terre, et elle devint un serpent. Et Moïse s'enfuyait de devant lui.
Et l'Eternel dit à Moïse : étends ta main, et saisis sa queue; et il étendit sa main, et l'empoigna; et il redevint une verge en sa main.
L'Eternel lui dit encore : mets maintenant ta main dans ton sein, et il mit sa main dans son sein; puis il la tira; et voici, sa main [était blanche] de lèpre comme la neige.
Et [Dieu lui] dit : remets ta main dans ton sein; et il remit sa main dans son sein; puis il la retira hors de son sein; et voici, elle était redevenue comme son autre chair.
Et Moïse répondit à l'Eternel : hélas, Seigneur! Je ne [suis] point un homme qui ait ni d'hier, ni de devant hier, la parole aisée, même depuis que tu as parlé à ton serviteur; car j'ai la bouche et la langue empêchées.
Et l'Eternel lui dit : qui [est-ce] qui a fait la bouche de l'homme? ou qui a fait le muet, ou le sourd, ou le voyant, ou l'aveugle? n'est-ce pas moi, l'Eternel?
Et [Moïse] répondit : hélas! Seigneur, envoie, je te prie, celui que tu dois envoyer.
Et la colère de l'Eternel s'embrasa contre Moïse, et il lui dit : Aaron le Lévite n'est-il pas ton frère? je sais qu'il parlera très-bien, et même le voilà qui sort à ta rencontre, et quand il te verra, il se réjouira dans son cœur.
Ainsi Moïse s'en alla, et retourna vers Jéthro son beau-père, et lui dit : je te prie, que je m'en aille, et que je retourne vers mes frères qui [sont] en Egypte, pour voir s'ils vivent encore. Et Jéthro lui dit : Va en paix.
Or l'Eternel dit à Moïse au pays de Madian : Va, [et] retourne en Egypte; car tous ceux qui cherchaient ta vie sont morts.
Et L'Eternel avait dit à Moïse : quand tu t'en iras pour retourner en Egypte, tu prendras garde à tous les miracles que j'ai mis en ta main; et tu les feras devant Pharaon; mais j'endurcirai son cœur, et il ne laissera point aller le peuple.
Tu diras donc à Pharaon, ainsi a dit L'Eternel : Israël est mon fils, mon premier-né.
Et je t'ai dit : laisse aller mon fils, afin qu'il me serve; mais tu as refusé de le laisser aller. Voici, je m'en vais tuer ton fils, ton premier-né.
Et Séphora prit un couteau tranchant, et en coupa le prépuce de son fils, et le jeta à ses pieds, et dit : certes tu m'[es] un époux de sang.
Alors [l'Eternel] se retira de lui; et elle dit : époux de sang; à cause de la circoncision.
Et l'Eternel dit à Aaron : va-t'en au devant de Moïse au désert. Il y alla donc, et le rencontra en la montagne de Dieu et le baisa.
Après cela Moïse et Aaron s'en allèrent et dirent à Pharaon : ainsi a dit l'Eternel, le Dieu d'Israël; laisse aller mon peuple, afin qu'il me célèbre une fête solennelle dans le désert.
Mais Pharaon dit : qui est l'Eternel, pour que j'obéisse à sa voix et que je laisse aller Israël? Je ne connais point l'Eternel, et je ne laisserai point aller Israël.
Et ils dirent : le Dieu des Hébreux est venu au-devant de nous. Nous te prions que nous allions le chemin de trois jours au désert, et que nous sacrifiions à l'Eternel notre Dieu; de peur qu'il ne se jette sur nous par la mortalité, ou par l'épée.
Et le Roi d'Egypte leur dit : Moïse et Aaron, pourquoi détournez-vous le peuple de son ouvrage? Allez maintenant à vos charges.
Pharaon dit aussi : voici, le peuple de ce pays est maintenant en grand nombre, et vous les faites chômer de leur travail.
Et Pharaon commanda ce jour-là aux exacteurs [établis] sur le peuple, et à ses Commissaires, en disant :
Néanmoins vous leur imposerez la quantité des briques qu'ils faisaient auparavant, sans en rien diminuer; car ils sont gens de loisir, et c'est pour cela qu'ils crient, en disant : allons, [et] sacrifions à notre Dieu.
Alors les exacteurs du peuple, et ses Commissaires sortirent, et dirent au peuple : ainsi a dit Pharaon : je ne vous donnerai plus de paille.
Et les exacteurs les pressaient, en disant : achevez vos ouvrages, chaque jour sa tâche, comme quand la paille vous était [fournie].
Même les Commissaires des enfants d'Israël, que les exacteurs de Pharaon avaient établis sur eux, furent battus, [et on leur] dit : pourquoi n'avez-vous point achevé votre tâche en faisant des briques hier et aujourd'hui, comme auparavant?
Alors les Commissaires des enfants d'Israël vinrent crier à Pharaon, en disant : pourquoi fais-tu ainsi à tes serviteurs?
On ne donne point de paille à tes serviteurs, et toutefois on nous dit : faites des briques; et voici, tes serviteurs sont battus, et ton peuple est traité comme coupable.
Et il répondit : vous êtes de loisir, [vous êtes] de loisir; c'est pourquoi vous dites : allons, sacrifions à l'Eternel.
Et les Commissaires des enfants d'Israël virent qu'ils étaient dans un mauvais état, puisqu'on disait : vous ne diminuerez rien de vos briques sur la tâche de chaque jour.
Et ils leur dirent : que l'Eternel vous regarde, et en juge, vu que vous nous avez mis en mauvaise odeur devant Pharaon et devant ses serviteurs, leur mettant l'épée à la main pour nous tuer.
Alors Moïse retourna vers l'Eternel, et dit : Seigneur! pourquoi as-tu fait maltraiter ce peuple? pourquoi m'as-tu envoyé?
Et l'Eternel dit à Moïse: tu verras maintenant ce que je ferai à Pharaon; car il les laissera aller, y [étant contraint] par main forte, [étant, dis-je, contraint] par main forte, il les chassera de son pays.
Dieu parla encore à Moïse, et lui dit : je suis l'Eternel.
C'est pourquoi dis aux enfants d'Israël : je suis l'Eternel, et je vous retirerai de dessous les charges des Egyptiens, et je vous délivrerai de leur servitude, je vous rachèterai à bras étendu, et par de grands jugements.
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Alors Moïse parla devant l'Eternel, en disant : voici, les enfants d'Israël ne m'ont point écouté, et comment Pharaon m'écoutera-t-il, moi, qui suis incirconcis de lèvres?
[Or c'est là cet Aaron et ce Moïse auxquels l'Eternel dit : retirez les enfants d'Israël du pays d'Egypte selon leurs bandes.
Que l'Eternel parla à Moïse, en disant : je suis l'Eternel; dis à Pharaon Roi d'Egypte toutes les paroles que je t'ai dites.
Et Moïse dit devant l'Eternel : voici, je suis incirconcis de lèvres, et comment Pharaon m'écoutera-t-il?
Et l'Eternel dit à Moïse : voici, je t'ai établi pour être Dieu à Pharaon, et Aaron ton frère sera ton Prophète.
Et l'Eternel parla à Moïse et à Aaron, en disant :
Quand Pharaon vous parlera, en disant : faites un miracle; tu diras alors à Aaron : prends ta verge, et la jette devant Pharaon, [et] elle deviendra un dragon.
Et l'Eternel dit à Moïse : le cœur de Pharaon est endurci, il a refusé de laisser aller le peuple.
Et tu lui diras : l'Eternel, le Dieu des Hébreux m'avait envoyé vers toi, pour [te] dire : laisse aller mon peuple, afin qu'il me serve au désert; mais voici, tu ne m'as point écouté jusques ici.
Ainsi a dit l'Éternel : tu sauras à ceci que je suis l'Eternel; voici, je m'en vais frapper de la verge qui [est] en ma main les eaux du fleuve, et elles seront changées en sang.
L'Eternel dit aussi à Moïse : dis à Aaron : prends ta verge, et étends ta main sur les eaux des Egyptiens, sur leurs rivières, sur leurs ruisseaux, et sur leurs marais, et sur tous les amas de leurs eaux, et elles deviendront du sang, et il y aura du sang par tout le pays d'Egypte, dans les vaisseaux de bois et de pierre.
Alors l'Eternel dit à Moïse : va vers Pharaon, et lui dis : ainsi a dit l'Eternel, le Dieu des Hébreux : laisse aller mon peuple, afin qu'ils me servent.
Et l'Eternel assigna un terme, en disant : demain l'Eternel fera ceci dans le pays.
Alors l'Eternel dit à Moïse et à Aaron : prenez plein vos mains de cendres de fournaise; et que Moïse les répande vers les cieux en la présence de Pharaon.
Puis l'Eternel dit à Moïse : lève-toi de bon matin, et te présente devant Pharaon, et lui dit : ainsi a dit l'Eternel, le Dieu des Hébreux : laisse aller mon peuple, afin qu'ils me servent.
Et l'Eternel dit à Moïse : étends ta main vers les cieux, et il y aura de la grêle en tout le pays d'Egypte, sur les hommes, et sur les bêtes, et sur toutes les herbes des champs au pays d'Egypte.
Alors Pharaon envoya appeler Moïse et Aaron, et leur dit : J'ai péché cette fois; l'Eternel est juste, mais moi et mon peuple sommes méchants.
Alors Moïse dit : aussitôt que je serai sorti de la ville j'étendrai mes mains vers l'Eternel [et] les tonnerres cesseront, et il n'y aura plus de grêle, afin que tu saches que la terre est à l'Eternel.
Et l'Eternel dit à Moïse : va vers Pharaon, car j'ai endurci son cœur, et le cœur de ses serviteurs, afin que je mette au-dedans de lui les signes que je m'en vais faire.
Moïse donc et Aaron vinrent vers Pharaon, et lui dirent : ainsi a dit l'Eternel le Dieu des Hébreux : jusques à quand refuseras-tu de t'humilier devant ma face? Laisse aller mon peuple afin qu'ils me servent.
Et les serviteurs de Pharaon lui dirent : jusques à quand celui-ci nous tiendra-t-il enlacés? Laisse aller ces gens, et qu'ils servent l'Eternel leur Dieu. [Attendras-]tu de savoir avant cela que l'Egypte est perdue?
Alors on fit revenir Moïse et Aaron vers Pharaon ; et il leur dit : allez, servez l'Eternel votre Dieu. Qui sont tous ceux qui iront?
Et Moïse répondit : nous irons avec nos jeunes gens et nos vieillards, avec nos fils et nos filles, avec notre menu et gros bétail; car nous avons [à célébrer] une fête solennelle à l'Eternel.
Alors il leur dit : que l'Eternel soit avec vous, comme je laisserai aller vos petits enfants; prenez garde, car le mal est devant vous.
Alors l'Eternel dit à Moïse : étends ta main sur le pays d'Egypte [pour faire] venir les sauterelles, afin qu'elles montent sur le pays d'Egypte, et qu'elles broutent toute l'herbe de la terre, et tout ce que la grêle a laissé de reste.
Alors Pharaon fit appeler en toute diligence Moïse et Aaron, et [leur] dit : j'ai péché contre l'Eternel votre Dieu, et contre vous.
Puis l'Eternel dit à Moïse : Etends ta main vers les cieux, et qu'il y ait sur le pays d'Egypte des ténèbres [si épaisses], qu'on les puisse toucher à la main.
Alors Pharaon appela Moïse, et lui dit : allez, servez l'Eternel; seulement que votre menu et gros bétail demeurent; même vos petits enfants iront avec vous.
Mais Moïse répondit : tu nous laisseras aussi amener les sacrifices et les holocaustes que nous ferons à l'Eternel notre Dieu.
Et Pharaon lui dit : va-t'en arrière de moi; donne-toi de garde de voir plus ma face; car au jour où tu verras ma face, tu mourras.
Et Moïse répondit : tu as bien dit; je ne verrai plus ta face.
Or l'Eternel avait dit à Moïse, je ferai venir encore une plaie sur Pharaon, et sur l'Egypte, et après cela il vous laissera aller d'ici, il vous laissera entièrement aller, et vous chassera tout à fait.
Et Moïse dit : ainsi a dit l'Eternel : environ sur la minuit je passerai au travers de l'Egypte.
Et tous ces tiens serviteurs viendront vers moi, et se prosterneront devant moi, en disant : sors, toi, et tout le peuple qui [est] avec toi; et puis je sortirai. Ainsi Moïse sortit d'auprès de Pharaon dans une ardente colère.
L'Eternel donc avait dit à Moïse : Pharaon ne vous écoutera point, afin que mes miracles soient multipliés au pays d'Egypte.
Or l'Eternel avait parlé à Moïse et à Aaron au pays d'Egypte, en disant :
Parlez à toute l'assemblée d'Israël, en disant : qu'au dixième [jour] de ce mois, chacun d'eux prenne un petit d'entre les brebis ou d'entre les chèvres, selon les familles des pères, un petit, [dis-je], d'entre les brebis ou d'entre les chèvres, par famille.
Moïse donc appela tous les anciens d'Israël, et leur dit : choisissez, et prenez un petit d'entre les brebis, ou d'entre les chèvres, selon vos familles, et égorgez la Pâque.
Et quand vos enfants vous diront : que vous [signifie] ce service?
Alors vous répondrez : c'est le sacrifice de la Pâque à l'Eternel, qui passa en Egypte par-dessus les maisons des enfants d'Israël, quand il frappa l'Egypte, et qu'il préserva nos maisons. Alors le peuple s'inclina, et se prosterna.
Il appela donc Moïse et Aaron de nuit, et leur dit : levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, tant vous que les enfants d'Israël, et vous en allez; servez l'Eternel, comme vous en avez parlé.
Et les Egyptiens forçaient le peuple, et se hâtaient de les faire sortir du pays; car ils disaient : nous sommes tous morts.
L'Eternel dit aussi à Moïse et à Aaron : c'est ici l'ordonnance de la Pâque : aucun étranger n'en mangera.
Et l'Eternel parla à Moïse, disant :
Moïse donc dit au peuple : souvenez-vous de ce jour, auquel vous êtes sortis d'Egypte, de la maison de servitude ; car l'Eternel vous en a retirés par main forte; on ne mangera donc point de pain levé.
Et en ce jour-là tu feras entendre ces choses à tes enfants, en disant : c'est à cause de ce que l'Eternel m'a fait en me retirant d'Egypte.
Et quand ton fils t'interrogera à l'avenir, en disant : que veut dire ceci? Alors tu lui diras : l'Eternel nous a retirés par main forte hors d'Egypte, de la maison de servitude.
Or quand Pharaon eut laissé aller le peuple, Dieu ne les conduisit point par le chemin du pays des Philistins, quoi qu'il fût le plus court; car Dieu disait : c'est afin qu'il n'arrive que le peuple se repente quand il verra la guerre, et qu'il ne retourne en Egypte.
Et Moïse avait pris avec soi les os de Joseph; parce que [Joseph] avait expressément fait jurer les enfants d'Israël, [en leur] disant : Dieu vous visitera très-certainement, vous transporterez donc avec vous mes os d'ici.
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Alors Pharaon dira des enfants d'Israël : ils sont embarrassés dans le pays, le désert les a enfermés.
Or on avait rapporté au Roi d'Egypte que le peuple s'enfuyait, et le cœur de Pharaon et de ses serviteurs fut changé à l'égard du peuple, et ils dirent : qu'[est-ce que] nous avons fait, que nous ayons laissé aller Israël, en sorte qu'il ne nous servira plus?
Et dirent à Moïse : est-ce qu'il n'y avait pas de sépulcres en Egypte, que tu nous aies emmenés pour mourir au désert? Qu'est-ce que tu nous as fait de nous avoir fait sortir d'Egypte?
N'est-ce pas ce que nous te disions en Egypte, disant : retire-toi de nous, et que nous servions les Egyptiens? Car il vaut mieux que nous les servions, que si nous mourions au désert.
Et Moïse dit au peuple : ne craignez point, arrêtez-vous, et voyez la délivrance de l'Eternel, laquelle il vous donnera aujourd'hui; car pour les Egyptiens que vous avez vus aujourd'hui, vous ne les verrez plus.
Or l'Eternel avait dit à Moïse : que cries-tu à moi? Parle aux enfants d'Israël, qu'ils mArchent.
Il ôta les roues de ses chariots, et fit qu'on les menait bien pesamment. Alors les Egyptiens dirent : fuyons de devant les Israélites, car l'Eternel combat pour eux contre les Egyptiens.
Et l'Eternel dit à Moïse : étends ta main sur la mer, et les eaux retourneront sur les Egyptiens, sur leurs chariots, et sur leurs gens de cheval.
Alors Moïse, et les enfants d'Israël chantèrent ce cantique à l'Eternel, et dirent : je chanterai à l'Eternel, car il s'est hautement élevé; il a jeté dans la mer le cheval et celui qui le monte.
L'ennemi disait : je poursuivrai, j'atteindrai, je partagerai le butin, mon âme sera assouvie d'eux, je dégainerai mon épée, ma main les détruira.
Et le peuple murmura contre Moïse, en disant : que boirons-nous?
Et lui dit : Si tu écoutes attentivement la voix de l'Eternel ton Dieu; si tu fais ce qui [est] droit devant lui; si tu prêtes l'oreille à ses commandements; si tu gardes toutes ses ordonnances; je ne ferai venir sur toi aucune des infirmités que j'ai fait venir sur l'Egypte; car je suis l'Eternel qui te guérit.
Et les enfants d'Israël leur dirent : ha! que ne sommes-nous morts par la main de l'Eternel au pays d'Egypte, quand nous étions assis près des potées de chair, et que nous mangions notre soûl de pain; car vous nous avez amenés dans ce désert, pour faire mourir de faim toute cette assemblée.
Et l'Eternel dit à Moïse : voici, je vais vous faire pleuvoir des cieux du pain, et le peuple sortira, et en recueillera chaque jour la provision d'un jour, afin que je l'éprouve, [pour voir] s'il observera ma Loi, ou non.
Moïse donc et Aaron dirent à tous les enfants d'Israël : ce soir vous saurez que l'Eternel vous a tirés du pays d'Egypte.
Moïse dit donc : ce sera quand l'Eternel vous aura donné ce soir de la chair à manger, et qu'au matin il vous aura rassasiés de pain, parce qu'il a ouï vos murmures, par lesquels vous avez murmuré contre lui; car que sommes-nous? Vos murmures ne sont pas contre nous, mais contre l'Eternel.
Et Moïse dit à Aaron : dis à toute l'assemblée des enfants d'Israël : approchez-vous de la présence de l'Eternel; car il a ouï vos murmures.
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
J'ai ouï les murmures des enfants d'Israël. Parle-leur et leur dis : entre les deux vêpres vous mangerez de la chair, et au matin vous serez rassasiés de pain; et vous saurez que je suis l'Eternel votre Dieu.
Ce que les enfants d'Israël ayant vu, ils se dirent l'un à l'autre : qu'est-ce? car ils ne savaient ce que c'[était]. Et Moïse leur dit : c'est le pain que l'Eternel vous a donné à manger.
Et Moïse leur avait dit : que personne n'en laisse rien de reste jusqu'au matin.
Et il leur dit : c'est ce que l'Eternel a dit : Demain est le Repos, le Sabbat sanctifié à l'Eternel; faites cuire ce que vous avez à cuire, et faites bouillir ce que vous avez à bouillir, et serrez tout ce qui sera de surplus, pour le garder jusqu'au matin.
Alors Moïse dit : mangez-le aujourd'hui; car c'est aujourd'hui le Repos de l'Eternel; aujourd'hui vous n'en trouverez point aux champs.
Et l'Eternel dit à Moïse : jusques à quand refuserez-vous de garder mes commandements et mes lois?
Et Moïse dit : voici ce que l'Eternel a commandé : qu'on en remplisse un Homer, pour le garder dans vos âges, afin qu'on voie le pain que je vous ai fait manger au désert, après vous avoir retirés du pays d'Egypte.
Moïse donc dit à Aaron : prends une cruche, et mets-y un plein Homer de Manne, et le pose devant l'Eternel, pour être gardé dans vos âges.
Et le peuple se souleva contre Moïse, et ils lui dirent : donnez-nous de l'eau pour boire. Et Moïse leur dit : pourquoi vous soulevez-vous contre moi? Pourquoi tentez-vous l'Eternel ?
Le peuple donc eut soif en ce lieu-là, par faute d'eau; et ainsi le peuple murmura contre Moïse, en disant : pourquoi nous as-tu fait monter hors d'Egypte, pour nous faire mourir de soif, nous, et nos enfants, et nos troupeaux?
Et Moïse cria à l'Eternel, en disant : que ferai-je à ce peuple? Dans peu ils me lapideront.
Et l'Eternel répondit à Moïse : passe devant le peuple, et prends avec toi des Anciens d'Israël, prends aussi en ta main la verge, avec laquelle tu as frappé le fleuve, et viens.
Et il nomma le lieu Massa et Mériba; à cause du débat des enfants d'Israël, et parce qu'ils avaient tenté l'Eternel, en disant : l'Eternel est-il au milieu de nous, ou non?
Et Moïse dit à Josué : choisis-nous des hommes, et sors pour combattre contre Hamalec, et je me tiendrai demain au sommet du coteau, et la verge de Dieu sera en ma main.
Et Josué fit comme Moïse lui avait commandé, en combattant contre Hamalec; mais Moïse et Aaron et Hur montèrent au sommet du coteau.
Et l'Eternel dit à Moïse : écris ceci pour mémoire dans un livre, et fais entendre à Josué que j'effacerai entièrement la mémoire d'Hamalec de dessous les cieux.
Il dit aussi : parce que la main [a été levée] sur le trône de l'Eternel, l'Eternel aura toujours la guerre contre Hamalec.
Et les deux fils de cette femme, dont l'un s'appelait Guersom, parce, avait dit, que j'ai été voyageur dans un pays étranger;
Et il fit dire à Moïse : Jéthro ton beau-père, vient à toi, et ta femme, et ses deux fils avec elle.
Puis Jéthro dit : béni soit l'Eternel, qui vous a délivrés de la main des Egyptiens, et de la main de Pharaon, qui a, [dis-je], délivré le peuple de la main des Egyptiens.
Que le beau-père de Moïse vit tout ce qu'il faisait au peuple, et il lui dit : qu'est-ce que tu fais à l'égard de ce peuple? Pourquoi es-tu assis seul, et tout le peuple se tient devant toi, depuis le matin jusqu'au soir?
Et Moïse répondit à son beau-père : [c'est] que le peuple vient à moi pour s'enquérir de Dieu.
Mais le beau-père de Moïse lui dit : ce que tu fais n'est pas bien.
Moïse donc obéit à la parole de son beau-père, et fit tout ce qu'il lui avait dit.
Et Moïse monta vers Dieu; car l'Eternel l'avait appelé de la montagne, pour lui dire : tu parleras ainsi à la maison de Jacob, et tu annonceras ceci aux enfants d'Israël :
Et tout le peuple répondit d'un commun accord, en disant : nous ferons tout ce que l'Eternel a dit. Et Moïse rapporta à l'Eternel toutes les paroles du peuple.
Et l'Eternel dit à Moïse : voici, je viendrai à toi dans une nuée épaisse, afin que le peuple entende quand je parlerai avec toi, et qu'il te croie aussi toujours; car Moïse avait rapporté à l'Eternel les paroles du peuple.
L'Eternel dit aussi à Moïse : va-t'en vers le peuple, et sanctifie-les aujourd'hui et demain, et qu'ils lavent leurs vêtements;
Or tu mettras des bornes pour le peuple tout à l'entour, et tu diras : donnez-vous garde de monter sur la montagne, et de toucher aucune de ses extrémités. Quiconque touchera la montagne, sera puni de mort.
Et il dit au peuple : soyez tout prêts pour le troisième jour, et ne vous approchez point de vos femmes.
Et l'Eternel dit à Moïse : descends, somme le peuple qu'ils ne rompent point [les barrières pour monter] vers l'Eternel, afin de regarder; de peur qu'un grand nombre d'entre eux ne périsse.
Et Moïse dit à l'Eternel : le peuple ne pourra pas monter sur la montagne de Sinaï, parce que tu nous as sommés en [me] disant : mets des bornes en la montagne, et la sanctifie.
Et l'Eternel lui dit : va, descends; puis tu monteras, toi et Aaron avec toi; mais que les Sacrificateurs et le peuple ne rompent point [les bornes] pour monter vers l'Eternel, de peur qu'il n'arrive qu'il se jette sur eux.
Moïse descendit donc vers le peuple, et le leur dit.
Alors Dieu prononça toutes ces paroles, disant :
Et ils dirent à Moïse : parle, toi, avec nous, et nous écouterons; mais que Dieu ne parle point avec nous, de peur que nous ne mourions.
Et Moïse dit au peuple : ne craignez point; car Dieu est venu pour vous éprouver, et afin que sa crainte soit devant vous, et que vous ne péchiez point.
Et l'Eternel dit à Moïse : tu diras ainsi aux enfants d'Israël : vous avez vu que je vous ai parlé des cieux :
Que si l'esclave dit positivement : j'aime mon maître, ma femme, et mes enfants, je ne sortirai point pour être libre.
Vous prendrez garde à toutes les choses, que je vous ai commandées. Vous ne ferez point mention du nom des Dieux étrangers; on ne l'entendra point de ta bouche.
Puis il dit à Moïse : monte vers l'Eternel, toi et Aaron, Nadab et Abihu, et soixante et dix des Anciens d'Israël; et vous vous prosternerez de loin.
Alors Moïse vint, et récita au peuple toutes les paroles de l'Eternel, et toutes ses lois, et tout le peuple répondit tout d'une voix, et dit : Nous ferons toutes les choses que l'Eternel a dites.
Ensuite il prit le livre de l'alliance, et le lut, le peuple l'écoutant, qui dit : Nous ferons tout ce que l'Eternel a dit, et nous obéirons.
Moïse donc prit le sang, et le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l'alliance que l'Eternel a traitée avec vous, selon toutes ces paroles.
Et l'Eternel dit à Moïse : monte vers moi sur la montagne, et demeure là; et je te donnerai des tables de pierre, et la loi et les commandements que j'ai écrits, pour les enseigner.
Et il dit aux Anciens d'Israël : Demeurez ici en nous attendant; jusqu'à ce que nous retournions vers vous; et voici, Aaron et Hur seront avec vous; quiconque aura quelque affaire, qu'il s'adresse à eux.
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
L'Eternel parla aussi à Moïse, et lui dit :
L'Eternel parla encore à Moïse, en disant :
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Tu parleras aussi aux enfants d'Israël, en disant : ce me sera une huile de sainte onction en vos âges.
L'Eternel dit aussi à Moïse : prends des drogues, [savoir] du Stacte, de l'Onyx, du Galbanum, le tout préparé, et de l'encens pur, le tout à poids égal.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
L'Eternel parla encore à Moïse, en disant :
Toi aussi parle aux enfants d'Israël, en disant : certes, vous garderez mes Sabbats; car c'est un signe entre moi et vous en vos âges, afin que vous sachiez que je suis l'Eternel, qui vous sanctifie.
Mais le peuple voyant que Moïse tardait tant à descendre de la montagne, s'assembla vers Aaron, et ils lui dirent : lève-toi, fais-nous des dieux qui marchent devant nous, car quant à ce Moïse, cet homme qui nous a fait monter du pays d'Egypte, nous ne savons ce qui lui est arrivé.
Et Aaron leur répondit : mettez en pièces les bagues d'or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils, et de vos filles, et apportez-les-moi.
Qui les ayant reçues de leurs mains, forma l'or avec un burin, et il en fit un Veau de fonte. Et ils dirent : ce sont ici tes dieux, ô Israël, qui t'ont fait monter du pays d'Egypte.
Ce qu'Aaron ayant vu, il bâtit un autel devant le Veau; et cria, en disant : demain il y aura une fête solennelle à l'Eternel.
Ils se sont bien-tôt détournés de la voie que je leur avais commandée, ils se sont fait un Veau de fonte, et se sont prosternés devant lui, et lui ont sacrifié, et ont dit : Ce sont ici tes dieux, ô Israël, qui t'ont fait monter du pays d'Egypte.
L'Eternel dit encore à Moïse : j'ai regardé ce peuple, et voici, c'est un peuple de col roide.
Alors Moïse supplia l'Eternel son Dieu, et dit : ô Eternel, pourquoi ta colère s'embraserait-elle contre ton peuple, que tu as retiré du pays d'Egypte par une grande puissance, et par main forte?
Pourquoi diraient les Egyptiens : il les a retirés dans de mauvaises vues pour les tuer sur les montagnes, et pour les consumer de dessus la terre? Reviens de l'ardeur de ta colère, et te repens de ce mal [que tu veux faire] à ton peuple.
Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël tes serviteurs, auxquels tu as juré par toi-même, en leur disant : je multiplierai votre postérité comme les étoiles des cieux, et je donnerai à votre postérité tout ce pays, dont j'ai parlé, et ils l'hériteront à jamais
Et Josué, entendant la voix du peuple qui faisait un grand bruit, dit à Moïse : il y a un bruit de bataille au camp.
Et [Moïse] lui répondit : [ce n'est] pas une voix ni un cri de gens qui soient les plus forts, ni une voix ni un cri de gens qui soient les plus faibles; [mais] j'entends une voix de gens qui chantent.
Et Moïse dit à Aaron : que t'a fait ce peuple, que tu aies fait venir sur lui un si grand péché?
Et Aaron lui répondit : que la colère de mon Seigneur ne s'embrase point, tu sais que ce peuple est porté au mal.
Or ils m'ont dit : fais-nous des dieux qui marchent devant nous, car quant à ce Moïse, cet homme qui nous a fait monter du pays d'Egypte, nous ne savons ce qui lui est arrivé.
Alors je leur ai dit : que celui qui a de l'or, le mette en pièces; et ils me l'ont donné; et je l'ai jeté au feu, et ce Veau en est sorti.
Et Moïse se tenant à la porte du camp, dit : qui est pour l'Eternel; qu'il vienne vers moi? Et tous les enfants de Lévi s'assemblèrent vers lui.
Et il leur dit : ainsi a dit l'Eternel, le Dieu d'Israël : que chacun mette son épée à son côté, passez et repassez de porte en porte par le camp, et que chacun de vous tue son frère, son ami, et son voisin.
Car Moïse avait dit : consacrez aujourd'hui vos mains à l'Eternel, chacun même contre son fils, et contre son frère, afin que vous attiriez aujourd'hui sur vous la bénédiction.
Et le lendemain Moïse dit au peuple : vous avez commis un grand péché; mais je monterai maintenant vers l'Eternel; et peut-être, je ferai propitiation pour votre péché.
Moïse donc retourna vers l'Eternel, et dit : hélas! je te prie, ce peuple a commis un grand péché, en se faisant des dieux d'or.
Et l'Eternel répondit à Moïse : qui aura péché contre moi, je l'effacerai de mon livre.
L'Eternel donc dit à Moïse : va, monte d'ici, toi et le peuple que tu as fait monter du pays d'Egypte, au pays duquel j'ai juré à Abraham, Isaac, et Jacob, en disant : je le donnerai à ta postérité.
Car l'Eternel avait dit à Moïse : dis aux enfants d'Israël : vous êtes un peuple de col roide; je monterai en un moment au milieu de toi, et je te consumerai. Maintenant donc ôte tes ornements de dessus toi, et je saurai ce que je te ferai.
Moïse donc dit à l'Eternel : regarde, tu m'as dit : fais monter ce peuple, et tu ne m'as point fait connaître celui que tu dois envoyer avec moi; tu as même dit : je te connais par ton nom, et aussi, tu as trouvé grâce devant mes yeux
Et [l'Eternel] dit : ma face ira, et je te donnerai du repos.
Et [Moïse] lui dit : si ta face ne vient, ne nous fais point monter d'ici.
Et l'Eternel dit à Moïse : je ferai aussi ce que tu dis; car tu as trouvé grâce devant mes yeux, et je t'ai connu par [ton] nom.
[Moïse] dit aussi : je te prie, fais-moi voir ta gloire.
Et [Dieu] dit : je ferai passer toute ma bonté devant ta face, et je crierai le nom de l'Eternel devant toi; et je ferai grâce à qui je ferai grâce, et j'aurai compassion de celui de qui j'aurai compassion.
Puis il dit : tu ne pourras pas voir ma face; car nul homme ne peut me voir, et vivre.
L'Eternel dit aussi : voici, il y a un lieu par-devers moi, et tu t'arrêteras sur le rocher;
Et l'Eternel dit à Moïse : aplanis-toi deux Tables de pierre comme les premières, et j'écrirai sur elles les paroles qui étaient sur les premières Tables que tu as rompues.
Et dit : ô Seigneur! je te prie, si j'ai trouvé grâce devant tes yeux, que le Seigneur marche maintenant au milieu de nous; car c'est un peuple de col roide; pardonne donc nos iniquités et notre péché, et nous possède.
Et il répondit : voici, moi qui traite alliance devant tout ton peuple, je ferai des merveilles qui n'ont point été faites en toute la terre, ni en aucune nation, et tout le peuple au milieu duquel tu [es], verra l'œuvre de l'Eternel, car ce que je m'en vais faire avec toi, sera une chose terrible.
L'Eternel dit aussi à Moïse : écris ces paroles; car suivant la teneur de ces paroles j'ai traité alliance avec toi et avec Israël.
Moïse donc assembla toute la congrégation des enfants d'Israël, et leur dit : ce sont ici les choses que l'Eternel a commandé de faire.
Puis Moïse parla à toute l'assemblée des enfants d'Israël, et leur dit : C'est ici ce que l'Eternel vous a commandé, en disant :
Alors Moïse dit aux enfants d'Israël : voyez, l'Eternel a appelé par son nom Betsaléel, fils d'Uri, fils de Hur, de la Tribu de Juda;
Et parlèrent à Moïse, en disant : le peuple ne cesse d'apporter plus qu'il ne faut pour le service, et pour l'ouvrage que l'Eternel a commandé de faire.
Alors par le commandement de Moïse on fit crier dans le camp : que ni homme ni femme ne fasse plus d'ouvrage pour l'offrande du Sanctuaire; et ainsi on empêcha le peuple d'offrir.
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Or l'Eternel appela Moïse, et lui parla du Tabernacle d'assignation, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand quelqu'un d'entre vous offrira à l'Eternel une offrande d'une bête à quatre pieds, il fera son offrande de gros ou de menu bétail.
L'Eternel parla encore à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand une personne aura péché par erreur contre quelqu'un des commandements de l'Eternel, en commettant des choses qui ne se doivent point faire, et qu'il aura fait quelqu'une de ces choses;
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Vous ne mangerez aucune graisse de bœuf ni d'agneau, ni de chèvre.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Celui qui offrira le sacrifice de ses prospérités à l'Eternel, apportera à l'Eternel son offrande, [qu'il prendra] du sacrifice de ses prospérités.
L'Eternel parla aussi à Moïse en disant :
Et Moïse dit à l'assemblée : C'[est] ici ce que l'Eternel a commandé de faire.
Après cela, Moïse dit à Aaron et à ses fils : Faites bouillir la chair à l'entrée du Tabernacle d'assignation, et vous la mangerez là, avec le pain qui est dans la corbeille des consécrations, comme [le Seigneur] me l'a commandé, en disant : Aaron et ses fils mangeront ces choses.
Et il dit à Aaron : Prends un veau du troupeau [pour l'offrande] pour le péché, et un bélier pour l'holocauste, [tous deux] sans tare, et les amène devant l'Eternel.
Et tu parleras aux enfants d'Israël, en disant : Prenez un jeune bouc [pour l'offrande] pour le péché, un veau et un agneau, [tous deux] d'un an, qui soient sans tare, pour l'holocauste;
Et Moïse dit : Faites ce que l'Eternel vous a commandé, et la gloire de l'Eternel vous apparaîtra.
Et Moïse dit à Aaron : Approche-toi de l'autel, et fais ton offrande pour le péché, et ton holocauste, et fais propitiation pour toi, et pour le peuple; et présente l'offrande pour le peuple; et fais propitiation pour eux, comme l'Eternel l'a commandé.
Et Moïse dit à Aaron : C'est ce dont l'Eternel avait parlé, en disant: Je serai sanctifié en ceux qui s'approchent de moi, et je serai glorifié en la présence de tout le peuple; et Aaron se tut.
Et Moïse appela Misaël et Eltsaphan les fils de Huziel, oncle d'Aaron, et leur dit : Approchez-vous, emportez vos frères de devant le Sanctuaire hors du camp.
Puis Moïse dit à Aaron, et à Eléazar et à Ithamar ses fils : Ne découvrez point vos têtes, et ne déchirez point vos vêtements, et vous ne mourrez point, et [l'Eternel] ne se mettra point en colère contre toute l'assemblée, mais que vos frères, toute la maison d'Israël, pleurent à cause de l'embrasement que l'Eternel a fait.
Et l'Eternel parla à Aaron, en disant :
Or Moïse cherchait soigneusement le bouc [de l'offrande pour] le péché, mais voici il avait été brûlé, et [Moïse] se mit en grande colère contre Eléazar et Ithamar, les fils d'Aaron qui étaient demeurés de reste, [et] leur dit :
Et l'Eternel parla à Moïse et à Aaron, et leur dit :
Parlez aux enfants d'Israël, et leur dites : Ce sont ici les animaux dont vous mangerez d'entre toutes les bêtes qui sont sur la terre.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant:
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Si la femme après avoir conçu, enfante un mâle, elle sera souillée pendant sept jours; elle sera souillée comme au temps de ses mois.
L'Eternel parla aussi à Moïse et à Aaron, en disant :
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Puis l'Eternel parla à Moïse et à Aaron, en disant :
Celui à qui la maison appartiendra viendra, et le fera savoir au Sacrificateur, en disant : Il me semble que j'aperçois comme une plaie en ma maison.
L'Eternel parla aussi à Moïse et à Aaron, en disant :
Parlez aux enfants d'Israël, et leur dîtes : Tout homme à qui la chair découle, sera souillé à cause de son flux.
L'Eternel donc dit à Moïse : Parle à Aaron ton frère, et [lui dis] qu'il n'entre point en tout temps dans le Sanctuaire au dedans du voile devant le Propitiatoire, qui est sur l'Arche, afin qu'il ne meure point; car je me montrerai dans une nuée sur le Propitiatoire.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle à Aaron et à ses fils, et à tous les enfants d'Israël, et leur dis : C'est ici ce que l'Eternel a commandé, en disant :
Tu leur diras donc : Quiconque des enfants d'Israël, ou des étrangers qui font leur séjour parmi eux, aura offert un holocauste ou un sacrifice,
C'est pourquoi j'ai dit aux enfants d'Israël : Que personne d'entre vous ne mange du sang; que l'étranger même qui fait son séjour parmi vous, ne mange point de sang.
Car l'âme de toute chair est dans son sang, c'est son âme; c'est pourquoi j'ai dit aux enfants d'Israël : Vous ne mangerez point le sang d'aucune chair; car l'âme de toute chair est son sang; quiconque en mangera sera retranché.
L'Eternel parla encore à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Je suis l'Eternel votre Dieu.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël, et leur dis : Soyez saints; car je suis saint, moi l'Eternel votre Dieu.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Tu diras aux enfants d'Israël : Quiconque des enfants d'Israël, ou des étrangers qui demeurent en Israël, donnera de sa postérité à Molec, sera puni de mort; le peuple du pays l'assommera de pierres.
Et je vous ai dit : Vous posséderez leur pays, et je vous le donnerai pour le posséder; c'est un pays découlant de lait et de miel. Je suis l'Eternel votre Dieu, qui vous ai séparés des [autres] peuples.
L'Eternel dit aussi à Moïse : Parle aux Sacrificateurs, fils d'Aaron, et leur dis : [Qu'aucun d'eux] ne se souille entre ses peuples pour un mort.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle à Aaron, et lui dis : Si quelqu'un de ta postérité dans ses âges a quelque défaut [en son corps], il ne s'approchera point pour offrir la viande de son Dieu.
Puis l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Dis-leur donc : Tout homme de toute votre postérité en vos âges qui étant souillé s'approchera des choses saintes que les enfants d'Israël auront sanctifiées à l'Eternel, cette personne-là sera retranchée de ma présence; je suis l'Eternel.
L'Eternel parla encore à Moïse, en disant :
Parle à Aaron et à ses fils, et à tous les enfants d'Israël, et leur dis : Quiconque de la maison d'Israël, ou des étrangers qui sont en Israël, offrira son offrande, selon tous ses vœux, ou selon toutes ses offrandes volontaires, lesquelles on offre en holocauste à l'Eternel;
L'Eternel parla encore à Moïse, en disant :
L'Eternel parla aussi à Moïse en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Les fêtes solennelles de l'Eternel, que vous publierez, seront de saintes convocations; et ce sont ici mes fêtes solennelles.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand vous serez entrés au pays que je vous donne, et que vous en aurez fait la moisson, vous apporterez alors au Sacrificateur une poignée des premiers fruits de votre moisson.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Au septième mois, le premier jour du mois il y aura repos pour vous, un mémorial de jubilation, et une sainte convocation.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Au quinzième jour de ce septième mois [sera] la fête solennelle des Tabernacles pendant sept jours, à l'Eternel.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Et parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quiconque aura maudit son Dieu, portera son péché.
L'Eternel parla aussi à Moïse sur la montagne de Sinaï, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand vous serez entrés au pays que je vous donne, la terre se reposera; ce sera un Sabbat à l'Eternel.
Et si vous dites : Que mangerons-nous en la septième année si nous ne semons point, et si nous ne recueillons point notre récolte?
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand quelqu'un aura fait un vœu important, les personnes [vouées] à l'Eternel [seront mises] à ton estimation.
Or l'Eternel parla à Moïse au désert de Sinaï, dans le Tabernacle d'assignation, le premier jour du second mois de la seconde année, après qu'ils furent sortis du pays d'Egypte, en disant :
Car l'Eternel avait parlé à Moïse, en disant :
Et l'Eternel parla à Moïse et à Aaron, en disant :
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
L'Eternel parla aussi à Moïse au désert de Sinaï, en disant :
Et l'Eternel dit à Moïse : Fais le dénombrement de tous les premiers-nés mâles des enfants d'Israël, depuis l'âge d'un mois, et au dessus, et lève le compte de leurs noms.
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Et l'Eternel parla à Moïse, et à Aaron, en disant :
Et l'Eternel parla à Moïse et à Aaron, en disant :
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Puis l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand la femme de quelqu'un se sera débauchée, et aura commis un crime contre lui;
Et le Sacrificateur fera jurer la femme, et lui dira : Si aucun homme n'a couché avec toi, et si étant en la puissance de ton mari tu ne t'es point débauchée [et] souillée, sois exempte [du mal] de ces eaux amères qui apportent la malédiction.
Alors le Sacrificateur fera jurer la femme par serment d'exécration, et le Sacrificateur dira à la femme : Que l'Eternel te livre à l'exécration à laquelle tu t'es assujettie par serment, au milieu de ton peuple, l'Eternel faisant tomber ta cuisse, et enfler ton ventre.
Et que ces eaux-là qui apportent la malédiction, entrent dans tes entrailles pour te faire enfler le ventre, et faire tomber ta cuisse. Alors la femme répondra, Amen, Amen.
L'Eternel parla aussi a Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand un homme ou une femme aura fait le vœu de Nazarien, pour se faire Nazarien à l'Eternel;
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle à Aaron et à ses fils, et leur dis : Vous bénirez ainsi les enfants d'Israël, en leur disant :
Alors l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Et l'Eternel dit à Moïse : Un des principaux offrira un jour, et un autre l'autre jour, son offrande pour la dédicace de l'autel.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle à Aaron, et lui dis : Quand tu allumeras les lampes, les sept lampes éclaireront sur le devant du chandelier.
Puis l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Puis l'Eternel parla à Moïse, en disant :
L'Eternel avait aussi parlé à Moïse dans le désert de Sinaï, le premier mois de la seconde année, après qu'ils furent sortis du pays d'Egypte, en disant :
Et ces hommes-là leur dirent : Nous sommes souillés pour un mort, pourquoi serions-nous privés d'offrir l'offrande à l'Eternel en sa saison parmi les enfants d'Israël?
Et Moïse leur dit : Arrêtez-vous, et j'entendrai ce que l'Eternel commandera sur votre sujet.
Alors l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand quelqu'un d'entre vous, ou de votre postérité, sera souillé pour un mort, ou qu'il sera en voyage dans un lieu éloigné, il fera cependant la Pâque à l'Eternel.
Puis l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Or Moïse dit à Hobab, fils de Réhuel Madianite, son beau-père : Nous allons au lieu duquel l'Eternel a dit, je vous le donnerai. Viens avec nous, et nous te ferons du bien; car l'Eternel a promis de faire du bien à Israël.
Et Hobab lui répondit : Je n'y irai point, mais je m'en irai en mon pays, et vers ma parenté.
Et Moïse lui dit : Je te prie, ne nous quitte point; car tu nous serviras de guide, parce que tu connais les lieux où nous aurons à camper dans le désert.
Or il arrivait qu'au départ de l'Arche, Moïse disait : Lève-toi, ô Eternel, et tes ennemis seront dispersés, et ceux qui te haïssent s'enfuiront de devant toi.
Et quand on la posait, il disait : Retourne, ô Eternel, aux dix mille milliers d'Israël.
Et le peuple ramassé qui était parmi eux, fut épris de convoitise, et même les enfants d'Israël se mirent à pleurer, disant : Qui nous fera manger de la chair?
Et Moïse dit à l'Eternel : Pourquoi as-tu affligé ton serviteur? et pourquoi n'ai-je pas trouvé grâce devant toi, que tu aies mis sur moi la charge de tout ce peuple?
Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple; ou l'ai-je engendré, pour me dire : Porte-le dans ton sein, comme le nourricier porte un enfant qui tette, [porte-le] jusqu'au pays pour lequel tu as juré à ses pères?
D'où aurais-je de la chair pour en donner à tout ce peuple? car il pleure après moi, en disant : Donne-nous de la chair, afin que nous en mangions.
Alors l'Eternel dit à Moïse : Assemble-moi soixante et dix hommes d'entre les Anciens d'Israël, que tu connais être les Anciens du peuple et ses officiers, et les amène au Tabernacle d'assignation, et qu'ils se présentent là avec toi.
Et tu diras au peuple : Apprêtez-vous pour demain, et vous mangerez de la chair; parce que vous avez pleuré, l'Eternel l'entendant, et que vous avez dit : Qui nous fera manger de la chair? car nous étions bien en Egypte; ainsi l'Eternel vous donnera de la chair, et vous en mangerez.
Mais jusqu'à un mois entier, jusqu'à ce qu'elle vous sorte par les narines, et que vous la rendiez par la bouche, parce que vous avez rejeté l'Eternel, qui est au milieu de vous, et que vous avez pleuré devant lui, en disant : Pourquoi sommes-nous sortis d'Egypte?
Et Moïse dit : Il y a six cent mille hommes de pied en ce peuple au milieu duquel je suis, et tu as dit : Je leur donnerai de la chair afin qu'ils en mangent un mois entier!
Et l'Eternel répondit à Moïse : La main de l'Eternel est-elle raccourcie? tu verras maintenant si ce que je t'ai dit arrivera, ou non.
Alors un garçon courut le rapporter à Moïse, en disant : Eldad et Médad prophétisent dans le camp.
Et Josué, fils de Nun, qui servait Moïse, l'un de ses jeunes gens, répondit, en disant : Mon seigneur Moïse, empêche-les.
Et Moïse lui répondit : Es-tu jaloux pour moi? Plût à Dieu que tout le peuple de l'Eternel fût Prophète, et que l'Eternel mît son Esprit sur eux!
Et ils dirent : Est-ce que l'Eternel a parlé seulement par Moïse? n'a-t-il point aussi parlé par nous? et l'Eternel ouït cela.
Et incontinent l'Eternel dit à Moïse, à Aaron, et à Marie : Venez vous trois au Tabernacle d'assignation; et ils y allèrent eux trois.
Et il dit : Ecoutez maintenant mes paroles : S'il y a quelque Prophète entre vous, moi qui suis l'Eternel je me ferai bien connaître à lui en vision, et je lui parlerai en songe.
Alors Aaron dit à Moïse : Hélas, mon seigneur! je te prie ne mets point sur nous ce péché, car nous avons fait follement, et nous avons péché.
Alors Moïse cria à l'Eternel, en disant : Ô [Dieu] Fort, je te prie, guéris-la, je t'en prie.
Et l'Eternel répondit à Moïse : Si son père lui avait craché [en colère] au visage, n'en serait-elle pas dans l'ignominie pendant sept jours? Qu'elle demeure [donc] enfermée sept jours hors du camp, et après elle y sera reçue.
Après cela le peuple partit de Hatséroth, et ils campèrent au désert de Paran.
Ce [sont] là les noms des hommes que Moïse envoya pour reconnaître le pays. Or Moïse avait nommé Osée, fils de Nun, Josué.
Et étant arrivés, ils vinrent vers Moïse et Aaron, et vers toute l'assemblée des enfants d'Israël, au désert de Padan en Kadès; et leur ayant fait leur rapport, et à toute l'assemblée, ils leur montrèrent du fruit du pays.
Les Hamalécites habitent au pays du Midi; et les Héthiens, les Jébusiens, et les Amorrhéens habitent en la montagne; et les Cananéens habitent le long de la mer, et vers le rivage du Jourdain.
Alors Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons hardiment, et possédons ce pays-là, car certainement nous y serons les plus forts.
Mais les hommes qui étaient montés avec lui, dirent : Nous ne saurions monter contre ce peuple-là, car il est plus fort que nous.
Et tous les enfants d'Israël murmurèrent contre Moïse et contre Aaron; et toute l'assemblée leur dit : Plût à Dieu que nous fussions morts au pays d'Egypte, ou en ce désert! plût à Dieu que nous fussions morts!
Et ils se dirent l'un à l'autre : Etablissons-nous un chef, et retournons en Egypte.
Et parlèrent à toute l'assemblée des enfants d'Israël, en disant : Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un fort bon pays.
Alors toute l'assemblée parla de les lapider; mais la gloire de l'Eternel apparut à tous les enfants d'Israël au Tabernacle d'assignation.
Et l'Eternel dit à Moïse : Jusques-à quand ce peuple-ci m'irritera-t-il par mépris, et jusques-à quand ne croira-t-il point en moi, après tous les signes que j'ai faits au milieu de lui?
Et Moïse dit à l'Eternel : Mais les Egyptiens l'entendront, car tu as fait monter par ta force ce peuple-ci du milieu d'eux.
Et ils diront avec les habitants de ce pays qui auront entendu que tu étais, ô Eternel! au milieu de ce peuple, et que tu apparaissais, ô Eternel! à vue d'œil, que ta nuée s'arrêtait sur eux, et que tu marchais devant eux le jour dans la colonne de nuée, et la nuit dans la colonne de feu;
Quand tu auras fait mourir ce peuple, comme un seul homme, les nations qui auront entendu parler de ton Nom, tiendront ce langage.
Or maintenant, je te prie, que la puissance du Seigneur soit magnifiée, comme tu as parlé, en disant :
Et l'Eternel dit : J'ai pardonné selon ta parole.
L'Eternel parla aussi à Moïse et à Aaron, en disant :
Dis-leur : Je suis vivant, dit l'Eternel, si je ne vous fais ainsi que vous avez parlé, et comme je l'ai ouï.
Et quant à vos petits enfants, dont vous avez dit qu'ils seraient en proie, je les y ferai entrer, et ils sauront quel est ce pays que vous avez méprisé.
Puis s'étant levés de bon matin, ils montèrent sur le haut de la montagne, en disant : Nous voici, et nous monterons au lieu dont l'Eternel a parlé; car nous avons péché.
Mais Moïse leur dit : Pourquoi transgressez-vous le commandement de l'Eternel? cela ne réussira point.
Puis l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand vous serez entrés au pays où vous devez demeurer, lequel je vous donne;
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand vous serez entrés au pays où je vous ferai entrer;
Alors l'Eternel dit à Moïse : On punira de mort cet homme-là, et toute l'assemblée le lapidera hors du camp.
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Qu'ils se fassent d'âge en âge des bandes aux pans de leurs vêtements, et qu'ils mettent sur les bandes des pans [de leurs vêtements] un cordon de couleur de pourpre.
Et ils s'assemblèrent contre Moïse et contre Aaron, et leur dirent : Qu'il vous suffise, puisque tous ceux de l'assemblée sont saints, et que l'Eternel est au milieu d'eux, pourquoi vous élevez-vous par dessus l'assemblée de l'Eternel?
Et il parla à Coré et à tous ceux qui étaient assemblés avec lui, [et] leur dit : [Demain] au matin l'Eternel donnera à connaître celui qui lui appartient, et celui qui est le saint, et il le fera approcher de lui; il fera, dis-je, approcher de lui celui qu'il aura choisi.
Moïse dit aussi à Coré : Ecoutez maintenant, enfants de Lévi.
Et Moïse envoya appeler Dathan et Abiram, enfants d'Eliab, qui répondirent : Nous n'y monterons point.
Alors Moïse fut fort irrité, et dit à l'Eternel : Ne regarde point à leur offrande; je n'ai point pris d'eux un seul âne, et je n'ai point fait de mal à aucun d'eux.
Puis Moïse dit à Coré : Toi et tous ceux qui sont assemblés avec toi, trouvez-vous demain devant l'Eternel, toi, [dis-je], et ceux-ci; et Aaron aussi.
Puis l'Eternel parla à Moïse et à Aaron, en disant :
Mais ils se prosternèrent le visage [contre terre], et dirent : Ô [Dieu] Fort? Dieu des esprits de toute chair? un seul homme aura péché, et te mettras-tu en colère contre toute l'assemblée?
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Parle à l'assemblée, et lui dis : retirez-vous d'auprès des pavillons de Coré, de Dathan, et d'Abiram.
Et il parla à l'assemblée, en disant : Retirez-vous, je vous prie, d'auprès des tentes de ces méchants hommes, et ne touchez à rien qui leur appartienne, de peur que vous ne soyez consumés pour tous leurs péchés.
Et Moïse dit : Vous connaîtrez à ceci que l'Eternel m'a envoyé pour faire toutes ces choses-là, et que je n'ai rien fait de moi-même.
Et tout Israël qui était autour d'eux, s'enfuit à leur cri; car ils disaient : [Prenons garde] que la terre ne nous engloutisse.
Alors l'Eternel dit à Aaron : Toi, et tes fils, et la maison de ton père avec toi, vous porterez l'iniquité du Sanctuaire; et toi et tes fils avec toi, vous porterez l'iniquité de votre Sacrificature.
Puis l'Eternel dit à Aaron : Tu n'auras point d'héritage en leur pays, tu n'auras point de portion parmi eux; je suis ta portion et ton héritage au milieu des enfants d'Israël.
Car j'ai donné pour héritage aux Lévites les dîmes des enfants d'Israël, qu'ils offriront à l'Eternel en offrande élevée; c'est pourquoi j'ai dit d'eux, qu'ils n'auront point d'héritage parmi les enfants d'Israël.
Puis l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Tu parleras aussi aux Lévites, et tu leur diras : Quand vous aurez reçu des enfants d'Israël les dîmes que je vous ai donné à prendre d'eux pour votre héritage, vous offrirez de ces dîmes l'offrande élevée de l'Eternel, [savoir] la dîme de la dîme.
Et tu leur diras : Quand vous aurez offert en offrande élevée le meilleur de la dîme, pris de la [dîme] même, il sera imputé aux Lévites comme le revenu de l'aire, et comme le revenu de la cuve.
L'Eternel parla aussi à Moïse et à Aaron, en disant:
C'est ici une ordonnance qui concerne la Loi que l'Eternel a commandée, en disant : Parle aux enfants d'Israël, et [leur] dis; qu'ils t'amènent une jeune vache rousse, entière, en laquelle il n'y ait point de tare, [et] qui n'ait point porté le joug.
Et le peuple disputa contre Moïse, et ils lui dirent : Plût à Dieu que nous fussions morts quand nos frères moururent devant l'Eternel?
Puis l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Et Moïse et Aaron convoquèrent l'assemblée devant le rocher, et il leur dit : Vous rebelles, écoutez maintenant, vous ferons-nous sortir de l'eau de ce rocher?
Et l'Eternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous n'avez point cru en moi,pour me sanctifier en la présence des enfants d'Israël, aussi vous n'introduirez point cette assemblée au pays que je leur ai donné.
Puis Moïse envoya des ambassadeurs de Kadès au roi d'Edom, [pour lui dire] : Ainsi a dit ton frère Israël : Tu sais tout le travail que nous avons eu;
Et Edom lui dit : Tu ne passeras point par mon pays, de peur que je ne sorte en armes à ta rencontre.
Les enfants d'Israël lui répondirent : Nous monterons par le grand chemin, et si nous buvons de tes eaux, moi et mes bêtes, je t'en payerai le prix; seulement que j'y prenne mon passage.
Mais [Edom] lui dit : Tu n'y passeras point; et sur cela Edom sortit à sa rencontre avec une grande multitude, et à main armée.
Et l'Eternel parla à Moïse et à Aaron en la montagne de Hor, près des frontières du pays d'Edom, en disant :
Alors Israël fit un vœu à l'Eternel, en disant : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je mettrai ses villes à l'interdit.
Alors le peuple vint vers Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l'Eternel, et contre toi; invoque l'Eternel, et qu'il retire de dessus nous les serpents. Et Moïse pria pour le peuple.
Et l'Eternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et mets-le sur une perche; et il arrivera que quiconque sera mordu, et le regardera, sera guéri.
C'est pourquoi il est dit au Livre des batailles de l'Eternel : Vaheb en Suphah, et les torrents en Arnon.
Et de là ils vinrent en Béer; c'est le puits touchant lequel l'Eternel dit à Moïse : Assemble le peuple, et je leur donnerai de l'eau.
Puis Israël envoya des ambassadeurs à Sihon, Roi des Amorrhéens, [pour lui] dire :
C'est pourquoi on dit en proverbe : Venez à Hesbon. Que la ville de Sihon soit bâtie, et réparée.
Et l'Eternel dit à Moïse : Ne le crains point; car je l'ai livré entre tes mains, lui, et tout son peuple, et son pays; et tu lui feras comme tu as fait à Sihon, Roi des Amorrhéens, qui habitait à Hesbon.
Et Moab dit aux Anciens de Madian : Maintenant cette multitude broutera tout ce qui est autour de nous, comme le bœuf broute l'herbe du champ. Or en ce temps-là Balac, fils de Tsippor, était Roi de Moab.
Lequel envoya des messagers à Balaam, fils de Béhor, en Péthor, située sur le fleuve, dans le pays des enfants de son peuple, pour l'appeler, en lui disant : Voici, un peuple est sorti d'Egypte; voici, il couvre le dessus de la terre, et il se tient campé tout proche de moi.
Et il leur répondit : Demeurez ici cette nuit, et je vous rendrai réponse selon que l'Eternel m'aura parlé. Et les Seigneurs des Moabites demeurèrent avec Balaam.
Et Dieu vint à Balaam, et dit : Qui sont ces hommes-là que tu as chez toi?
Et Balaam répondit à Dieu : Balac, fils de Tsippor, Roi de Moab, a envoyé vers moi, [en disant] :
Et Dieu dit à Balaam : Tu n'iras point avec eux et tu ne maudiras point ce peuple; car il est béni.
Et Balaam s'étant levé dès le matin, dit aux Seigneurs qui avaient été envoyés par Balac : Retournez dans votre pays; car l'Eternel a refusé de me laisser aller avec vous.
Ainsi les Seigneurs des Moabites se levèrent, et revinrent à Balac, et dirent : Balaam a refusé de venir avec nous.
Qui étant venus à Balaam, lui dirent : Ainsi a dit Balac, fils de Tsippor : Je te prie, que rien ne t'empêche de venir vers moi;
Car certainement je te récompenserai beaucoup, et je ferai tout ce que tu me diras; je te prie donc viens, maudis moi ce peuple.
Et Balaam répondit et dit aux Serviteurs de Balac : Quand Balac me donnerait sa maison pleine d'or et d'argent, je ne pourrais point transgresser le commandement de l'Eternel mon Dieu, pour faire [aucune] chose, petite ni grande.
Et Dieu vint la nuit à Balaam, et lui dit : Puisque ces hommes sont venus t'appeler, lève-toi, et t'en va avec eux; mais quoi qu'il en soit tu feras ce que je te dirai.
Alors l'Eternel fit parler l'ânesse, qui dit à Balaam : Que t'ai-je fait, que tu m'aies déjà battue trois fois?
Et Balaam répondit à l'ânesse : Parce que tu t'es moquée de moi; plût à Dieu que j'eusse une épée en ma main, car je te tuerais sur-le-champ.
Et l'ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, sur laquelle tu as monté depuis que je suis à toi jusqu'à aujourd'hui? Ai-je accoutumé de te faire ainsi? Et il répondit : Non.
Et l'Ange de l'Eternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà par trois fois? Voici je suis sorti pour m'opposer à toi; parce que ta voie est devant moi [une voie] détournée.
Alors Balaam dit à l'Ange de l'Eternel : J'ai péché, car je ne savais point que tu te tinsses dans le chemin contre moi; et maintenant si cela te déplaît, je m'en retournerai.
Et l'Ange de l'Eternel dit à Balaam : Va avec ces hommes; mais tu diras seulement ce que je t'aurai dit. Balaam donc s'en alla avec les Seigneurs envoyés par Balac.
Et Balac dit à Balaam : N'ai-je pas auparavant envoyé vers toi pour t'appeler? pourquoi n'es-tu pas venu vers moi? est-ce que je ne pourrais pas te récompenser?
Et Balaam répondit à Balac : Voici, je suis venu vers toi; mais pourrais-je maintenant dire quelque chose [de moi-même]? je ne dirai que ce que Dieu m'aura mis dans la bouche.
Et Balaam dit à Balac : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept veaux et sept béliers.
Puis Balaam dit à Balac : Tiens-toi auprès de ton holocauste, et je m'en irai; peut-être que l'Eternel viendra à ma rencontre, et je te rapporterai tout ce qu'il m'aura fait voir; ainsi il se retira à l'écart.
Et Dieu vint au-devant de Balaam, et [Balaam] lui dit : J'ai dressé sept autels, et j'ai sacrifié un veau et un bélier sur chaque autel.
Et l'Eternel mit la parole en la bouche de Balaam, et lui dit : Retourne à Balac, et lui parle ainsi.
Alors [Balaam] proféra son discours sentencieux, et dit : Balac, Roi de Moab, m'a fait venir d'Aram, des montagnes d'Orient, [en me disant] : Viens, maudis-moi Jacob; viens, [dis-je], déteste Israël.
Alors Balac dit à Balaam : Que m'as-tu fait? Je t'avais pris pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as bénis très-expressément.
Et il répondit, et dit : Ne prendrais-je pas garde de dire ce que l'Eternel aura mis en ma bouche?
Alors Balac lui dit : Viens, je te prie, avec moi en un autre lieu d'où tu le puisses voir, [car] tu en voyais seulement une extrémité, et tu ne le voyais pas tout entier; maudis-le moi de là.
Alors [Balaam] dit à Balac : Tiens-toi ici auprès de ton holocauste, et je m'en irai à la rencontre de [Dieu], comme [j'ai déjà fait].
L'Eternel donc vint au-devant de Balaam, et mit la parole en sa bouche, et lui dit : Retourne à Balac, et lui parle ainsi.
Et il vint à Balac, et voici, il se tenait auprès de son holocauste, et les Seigneurs de Moab avec lui. Et Balac lui dit : Qu'est-ce que l'Eternel a prononcé?
Alors il proféra à haute voix son discours sentencieux, et dit : Lève-toi, Balac, et écoute ; fils de Tsippor, prête-moi l'oreille.
Le [Dieu] Fort n'est point homme pour mentir, ni fils d'homme pour se repentir; il a dit, et ne le fera-t-il point? il a parlé, et ne le ratifiera-t-il point?
Car il n'y a point d'enchantements contre Jacob, ni de divinations contre Israël. En pareille saison, il sera dit de Jacob et d'Israël : Qu'est-ce que le [Dieu] Fort a fait?
Alors Balac dit à Balaam : Et bien, ne le maudis point, mais au moins ne le bénis pas.
Et Balaam répondit à Balac, [et dit] : N'est-ce pas ici ce que je t'ai dit, que tout ce que l'Eternel dirait, je le ferais.
Balac dit encore à Balaam : Viens maintenant, je te conduirai en un autre lieu; peut-être que Dieu trouvera bon que tu me le maudisses de là.
Et Balaam lui dit : Bâtis-moi ici sept autels, et apprête-moi ici sept veaux et sept béliers.
Balac fit donc comme Balaam lui avait dit; puis il offrit un veau et un bélier sur chaque autel.
Et il proféra à haute voix son discours sentencieux, et dit : Balaam, fils de Béhor, dit, et l'homme qui a l'œil ouvert, dit;
Alors Balac se mit fort en colère contre Balaam, et frappa des mains; et Balac dit à Balaam, je t'avais appelé pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as bénis très-expressément déjà par trois fois.
Or maintenant fuis t'en en ton pays. J'avais dit que je te donnerais une grande récompense; mais voici, l'Eternel t'a empêché d'être récompensé.
Et Balaam répondit à Balac : N'avais-je pas dit à tes ambassadeurs que tu avais envoyés vers moi :
Alors il proféra à haute voix son discours sentencieux, et dit : Balaam, fils de Béhor, dit, et l'homme qui a l'œil ouvert, dit :
Il vit aussi Hamalec, et proféra à haute voix son discours sentencieux, et dit : Hamalec [est] un commencement de nations, mais à la fin il périra.
Il vit aussi le Kénien, et il proféra à haute voix son discours sentencieux, et dit : Ta demeure est dans un lieu rude, et tu as mis ton nid dans le rocher;
Il continua encore à proférer à haute voix son discours sentencieux, et il dit : Malheur à celui qui vivra quand le [Dieu] Fort fera ces choses.
Et l'Eternel dit à Moïse : Prends tous les chefs du peuple, et les fais pendre devant l'Eternel au soleil, et l'ardeur de la colère de l'Eternel se détournera d'Israël.
Moïse donc dit aux juges d'Israël : Que chacun de vous fasse mourir les hommes qui sont à sa charge, lesquels se sont joints à Bahal-Péhor.
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
C'est pourquoi, dis-lui : Voici, je lui donne mon alliance de paix.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Or il arriva après cette plaie-là, que l'Eternel parla à Moïse, et à Eléazar, fils d'Aaron, le Sacrificateur, en disant :
Moïse donc et Eléazar le Sacrificateur leur parlèrent dans les campagnes de Moab, auprès du Jourdain de Jéricho, en disant :
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Car l'Eternel avait dit d'eux, que certainement ils mourraient au désert; et ainsi il n'en resta pas un, excepté Caleb, fils de Jéphunné, et Josué, fils de Nun.
Elles se présentèrent devant Moïse, devant Eléazar Sacrificateur, devant les principaux et devant toute l'assemblée, à l'entrée du Tabernacle d'assignation, [et] dirent :
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Tu parleras aussi aux enfants d'Israël [et leur] diras : Quand quelqu'un mourra sans avoir des fils, vous ferez passer son héritage à sa fille.
L'Eternel dit aussi à Moïse : Monte sur cette montagne d'Abiram, et regarde le pays que j'ai donné aux enfants d'Israël.
Et Moïse parla à l'Eternel, en disant :
Alors l'Eternel dit à Moïse : Prends Josué, fils de Nun, qui est un homme en qui est l'Esprit, et tu poseras ta main sur lui.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Commande aux enfants d'Israël, et leur dis : Vous prendrez garde à mes oblations, qui sont ma viande, [savoir] mes sacrifices faits par feu, qui sont mon odeur agréable, pour me les offrir en leur temps.
Tu leur diras donc : C'est ici le sacrifice fait par feu que vous offrirez à l'Eternel; deux agneaux d'un an sans tare, chaque jour, en holocauste continuel.
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Moïse donc parla au peuple, en disant : Que quelques-uns d'entre vous s'équipent pour aller à la guerre, et qu'ils aillent contre Madian, pour exécuter la vengeance de l'Eternel sur Madian.
Et Moïse leur dit : N'avez-vous pas gardé en vie toutes les femmes?
Et Eléazar le Sacrificateur dit aux hommes de guerre qui étaient allés à la bataille : Voici l'ordonnance et la Loi que l'Eternel a commandée à Moïse.
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Et lui dirent : Tes serviteurs ont fait le compte des gens de guerre qui sont sous notre charge, et il ne s'en manque pas un seul.
Ainsi les enfants de Gad et les enfants de Ruben vinrent, et parlèrent à Moïse et à Eléazar le Sacrificateur, et aux principaux de l'assemblée, en disant :
Ils dirent donc : Si nous avons trouvé grâce devant toi, que ce pays soit donné à tes serviteurs en possession; [et] ne nous fais point passer le Jourdain.
Mais Moïse répondit aux enfants de Gad, et aux enfants de Ruben : Vos frères iront-ils à la guerre, et vous demeurerez-vous ici?
C'est pourquoi la colère de l'Eternel s'enflamma en ce jour-là, et il jura, en disant :
Mais ils s'approchèrent de lui, et lui dirent : Nous bâtirons ici des cloisons pour nos troupeaux, et les villes seront pour nos familles.
Et Moïse leur dit : Si vous faites cela, et que vous vous équipiez devant l'Eternel pour aller à la guerre;
Alors les enfants de Gad, et les enfants de Ruben parlèrent à Moïse, en disant : Tes serviteurs feront comme mon Seigneur l'a commandé.
Et leur dit : Si les enfants de Gad et les enfants de Ruben passent avec vous le Jourdain tous armés, prêts à combattre devant l'Eternel, et que le pays vous soit assujetti, vous leur donnerez le pays de Galaad en possession.
Et les enfants de Gad, et les enfants de Ruben répondirent, en disant : Nous ferons ainsi que l'Eternel a parlé à tes serviteurs.
Et l'Eternel parla à Moïse dans les campagnes de Moab, près du Jourdain de Jéricho, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Puisque vous allez passer le Jourdain [pour entrer] au pays de Canaan;
L'Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
Commande aux enfants d'Israël, et leur dis : Parce que vous allez entrer au pays de Canaan, ce [sera] ici le pays qui vous écherra en héritage, le pays de Canaan selon ses limites.
Et Moïse commanda aux enfants d'Israël, en disant : C'est là le pays que vous hériterez par sort, lequel l'Eternel a commandé de donner à neuf Tribus, et à la moitié d'une Tribu.
Et l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Et l'Eternel parla à Moïse dans les campagnes de Moab, près du Jourdain de Jéricho, en disant :
Puis l'Eternel parla à Moïse, en disant :
Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand vous aurez passé le Jourdain pour entrer au pays de Canaan;
Et dirent : l'Eternel a commandé à mon Seigneur de donner aux enfants d'Israël le pays en héritage par sort; et mon Seigneur a reçu commandement de l'Eternel de donner l'héritage de Tsélophcad notre frère à ses filles.
Et Moïse commanda aux enfants d'Israël, suivant le commandement de la bouche de l'Eternel, en disant : Ce que la Tribu des enfants de Joseph dit, est juste.
C'est ici ce que l'Eternel a commandé au sujet des filles de Tsélophcad, en disant : Elles se marieront à qui bon leur semblera, toutefois elles seront mariées dans quelqu'une des familles de la Tribu de leurs pères.
Moïse [donc] commença à déclarer cette loi deçà le Jourdain, dans le pays de Moab, en disant :
L'Eternel notre Dieu nous parla en Horeb, en disant : Vous avez assez demeuré en cette montagne.
Et je vous parlai en ce temps-là, et vous dis : Je ne puis pas vous porter moi seul.
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