autós
Soi, lui-même, elle-même
the reflexive pronoun self, used (alone or in the comparative G1438 (ἑαυτοῦ)) of the third person , and (with the proper personal pronoun) of the other persons
Étymologie. from the particle (perhaps akin to the base of G109 (ἀήρ) through the idea of a baffling wind) (backward);
Le pronom grec αὐτός (autós) signifie « lui-même », « elle-même », ou plus simplement « il », « elle », « eux ». C'est l'un des mots les plus fréquents du Nouveau Testament, servant à désigner des personnes ou des choses.
Répartition
Concordance
Abraham engendra Isaac; et Isaac engendra Jacob; et Jacob engendra Juda, et ses frères;
Et Josias engendra Jakim; et Jakim engendra Jéchonias, et ses frères, vers le temps qu'ils furent transportés en Babylone.
Or la naissance de Jésus-Christ arriva en cette manière. Comme Marie sa mère eut été fiancée à Joseph, avant qu'ils fussent ensemble, elle se trouva enceinte [par l'opération] du Saint-Esprit.
Et Joseph son mari, parce qu'il était juste, et qu'il ne la voulait point diffamer, la voulut renvoyer secrètement.
Mais comme il pensait à ces choses, voici, l'Ange du Seigneur lui apparut dans un songe, et lui dit : Joseph, fils de David, ne crains point de recevoir Marie ta femme; car ce qui a été conçu en elle est du Saint-Esprit.
Et elle enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jésus; car il sauvera son peuple de leurs péchés.
Voici, la Vierge sera enceinte, et elle enfantera un fils; et on appellera son nom Emmanuël, ce qui signifie, DIEU AVEC NOUS.
Joseph étant donc réveillé de son sommeil, fit comme l'Ange du Seigneur lui avait commandé, et reçut sa femme.
Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté son fils premier-né; et il appela son nom Jésus.
En disant : où est le Roi des Juifs qui est né? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer.
Ce que le Roi Hérode ayant entendu, il en fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.
Et ayant assemblé tous les principaux Sacrificateurs, et les Scribes du peuple, il s'informa d'eux où le Christ devait naître.
Et ils lui dirent : à Bethléhem, [ville] de Judée; car il est ainsi écrit par un Prophète :
Alors Hérode ayant appelé en secret les Sages, s'informa d'eux soigneusement du temps que l'étoile leur était apparue.
Et les envoyant à Bethléhem, il leur dit : Allez, et vous informez soigneusement touchant le petit enfant; et quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'y aille aussi, et que je l'adore.
Eux donc ayant ouï le Roi, s'en allèrent, et voici, l'étoile qu'ils avaient vue en Orient allait devant eux, jusqu'à ce qu'elle vint et s'arrêta sur le lieu où était le petit enfant.
Et entrés dans la maison, ils trouvèrent le petit enfant avec Marie sa mère, lequel ils adorèrent, en se prosternant en terre; et après avoir déployé leurs trésors, ils lui offrirent des présents, [savoir], de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Puis étant divinement avertis dans un songe, de ne retourner point vers Hérode, ils se retirèrent en leur pays par un autre chemin.
Or après qu'ils se furent retirés, voici, l'Ange du Seigneur apparut dans un songe à Joseph, et lui dit : lève-toi, et prends le petit enfant, et sa mère, et t'enfuis en Egypte, et demeure là, jusqu'à ce que je te le dise; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire mourir.
Joseph donc étant réveillé, prit de nuit le petit enfant, et sa mère, et se retira en Egypte.
Alors Hérode voyant que les Sages s'étaient moqués de lui, fut fort en colère, et il envoya tuer tous les enfants qui étaient à Bethléhem, et dans tout son territoire; depuis l'âge de deux ans, et au-dessous, selon le temps dont il s'était exactement informé des Sages.
On a ouï à Rama un cri, une lamentation, des plaintes, et un grand gémissement : Rachel pleurant ses enfants, et n'ayant point voulu être consolée de ce qu'ils ne sont plus.
Et [lui] dit : lève-toi, et prends le petit enfant, et sa mère, et t'en va au pays d'Israël; car ceux qui cherchaient à ôter la vie au petit enfant sont morts.
Joseph donc s'étant réveillé, prit le petit enfant et sa mère, et s'en vint au pays d'Israël.
Mais quand il eut appris qu'Archélaüs régnait en Judée, à la place d'Hérode son père, il craignit d'y aller; et étant divinement averti dans un songe, il se retira en Galilée.
Car c'est ici celui dont il a été parlé par Esaïe le Prophète, en disant : la voix de celui qui crie dans le désert [est] : préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers.
Or Jean avait son vêtement de poil de chameau, et une ceinture de cuir autour de ses reins, et son manger était des sauterelles et du miel sauvage.
Alors les habitants de Jérusalem, et de toute la Judée, et de tout le pays des environs du Jourdain, vinrent à lui.
Et ils étaient baptisés par lui au Jourdain confessant leurs péchés.
Mais voyant plusieurs des Pharisiens et des Saducéens venir à son baptême, il leur dit : race de vipères, qui vous a avertis de fuir la colère à venir?
Pour moi, je vous baptise d'eau en [signe de] repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers; celui-là vous baptisera du Saint-Esprit, et de feu.
Il a son van en sa main, et il nettoiera entièrement son aire, et il assemblera son froment au grenier; mais il brûlera la paille au feu qui ne s'éteint point.
Alors Jésus vint de Galilée au Jourdain vers Jean pour être baptisé par lui.
Mais Jean l'en empêchait fort, en [lui] disant : J'ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens vers moi?
Et Jésus répondant lui dit : Laisse [moi faire] pour le présent : car il nous est ainsi convenable d'accomplir toute justice; et alors il le laissa faire.
Et quand Jésus eut été baptisé, il sortit incontinent hors de l'eau, et voilà, les cieux lui furent ouverts, et [Jean] vit l'Esprit de Dieu descendant comme une colombe, et venant sur lui.
Et le Tentateur s'approchant, lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains.
Alors le diable le transporta dans la sainte ville, et le mit sur les créneaux du Temple;
Et il lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas; car il est écrit : Il ordonnera à ses Anges de te porter en leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre quelque pierre.
Jésus lui dit : il est aussi écrit : tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu.
Le diable le transporta encore sur une fort haute montagne, et lui montra tous les Royaumes du monde et leur gloire;
Et il lui dit : je te donnerai toutes ces choses, si en te prosternant en terre, tu m'adores.
Mais Jésus lui dit : va Satan : car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul.
Alors le diable le laissa, et voilà, les Anges s'approchèrent, et le servirent.
Ce peuple, qui était assis dans les ténèbres, a vu une grande lumière; et à ceux qui étaient assis dans la région et dans l'ombre de la mort, la lumière s'est levée.
Et comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, [savoir], Simon, [qui fut] appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer : car ils étaient pêcheurs.
Et il leur dit : venez après moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.
Et ayant aussitôt quitté leurs filets, ils le suivirent.
Et de là étant allé plus avant, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, dans une nacelle, avec Zébédée leur père, qui raccommodaient leurs filets, et il les appela.
Et ayant aussitôt quitté leur nacelle, et leur père, ils le suivirent.
Et Jésus allait par toute la Galilée, enseignant dans leurs Synagogues, prêchant l'Evangile du Royaume, et guérissant toute sorte de maladies, et toute sorte de langueurs parmi le peuple.
Et sa renommée se répandit par toute la Syrie; et on lui présentait tous ceux qui se portaient mal, tourmentés de diverses maladies, les démoniaques, les lunatiques, les paralytiques; et il les guérissait.
Et de grandes troupes [de peuple] le suivirent de Galilée, et de Décapolis, et de Jérusalem, et de Judée, et de delà le Jourdain.
Or [Jésus] voyant tout ce peuple, monta sur une montagne; puis s'étant assis, ses Disciples s'approchèrent de lui;
Et ayant commencé à parler, il les enseignait, de la sorte;
Bienheureux sont les pauvres en esprit; car le Royaume des cieux est à eux.
Bienheureux sont ceux qui pleurent; car ils seront consolés.
Bienheureux sont les débonnaires; car ils hériteront la terre.
Bienheureux sont ceux qui sont affamés et altérés de la justice; car ils seront rassasiés.
Bienheureux sont les miséricordieux; car la miséricorde leur sera faite.
Bienheureux sont ceux qui sont nets de cœur; car ils verront Dieu.
Bienheureux sont ceux qui procurent la paix; car ils seront appelés enfants de Dieu.
Bienheureux sont ceux qui sont persécutés pour la justice; car le Royaume des cieux est à eux.
Et on n'allume point la lampe pour la mettre sous un boisseau, mais sur un chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Mais moi je vous dis : que quiconque se met en colère sans cause contre son frère, sera punissable par le jugement; et celui qui dira à son frère, Racha, sera punissable par le conseil; et celui qui lui dira, fou, sera punissable par la géhenne du feu.
Sois bientôt d'accord avec ta partie adverse, tandis que tu es en chemin avec elle; de peur que ta partie adverse ne te livre au juge, et que le juge ne te livre au sergent, et que tu ne sois mis en prison.
Mais moi je vous dis, que quiconque regarde une femme pour la convoiter, il a déjà commis dans son cœur un adultère avec elle.
Que si ton œil droit te fait broncher, arrache-le, et le jette loin de toi; car il vaut mieux qu'un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne.
Et si ta main droite te fait broncher, coupe-la, et la jette loin de toi; car il vaut mieux qu'un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne.
Il a été dit encore : si quelqu'un répudie sa femme, qu'il lui donne la Lettre de divorce.
Mais moi je vous dis, que quiconque aura répudié sa femme, si ce n'est pour cause d'adultère, il la fait devenir adultère; et quiconque se mariera à la femme répudiée, commet un adultère.
Ni par la terre, car c'est le marchepied de ses pieds; ni par Jérusalem, parce que c'est la ville du grand Roi.
Mais moi, je vous dis : ne résistez point au mal; mais si quelqu'un te frappe à ta joue droite, présente-lui aussi l'autre.
Et si quelqu'un veut plaider contre toi, et t'ôter ta robe, laisse-lui encore le manteau.
Et si quelqu'un te veut contraindre d'aller avec lui une lieue, vas-en deux.
Afin que vous soyez les enfants de votre Père qui est aux cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants, et sur les gens de bien, et il envoie sa pluie sur les justes, et sur les injustes.
Car si vous aimez [seulement] ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous? Les péagers mêmes n'en font-ils pas tout autant?
Et si vous faites accueil seulement à vos frères, que faites-vous plus [que les autres]? les péagers mêmes ne le font-ils pas aussi?
Prenez garde de ne faire point votre aumône devant les hommes, pour en être regardés; autrement vous n'en recevrez point la récompense de votre Père qui est aux cieux.
Lors donc que tu feras ton aumône, ne fais point sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites font dans les Synagogues, et dans les rues, pour en être honorés des hommes; en vérité je vous dis, qu'ils reçoivent leur récompense.
Et quand tu prieras, ne sois point comme les hypocrites; car ils aiment à prier en se tenant debout dans les Synagogues et aux coins des rues, afin d'être vus des hommes; en vérité je vous dis, qu'ils reçoivent leur récompense.
Or quand vous priez, n'usez point de vaines redites, comme font les Païens; car ils s'imaginent d'être exaucés en parlant beaucoup.
Ne leur ressemblez donc point; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.
Car si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi [les vôtres].
Mais si vous ne pardonnez point aux hommes leurs offenses, votre Père ne vous pardonnera point non plus vos offenses.
Et quand vous jeûnerez, ne prenez point un air triste, comme font les hypocrites; car ils se rendent tout défaits de visage, afin qu'il paraisse aux hommes qu'ils jeûnent; en vérité je vous dis, qu'ils reçoivent leur récompense.
Considérez les oiseaux du ciel; car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni n'assemblent dans des greniers, et cependant votre Père céleste les nourrit; n'êtes-vous pas beaucoup plus excellents qu'eux?
Et qui est celui d'entre vous qui puisse par son souci ajouter une coudée à sa taille?
Cependant je vous dis que Salomon même dans toute sa gloire n'a pas été vêtu comme l'un d'eux.
Mais cherchez premièrement le Royaume de Dieu, et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus.
Ne soyez donc point en souci pour le lendemain; car le lendemain prendra soin de ce qui le regarde; à chaque jour suffit sa peine.
Ne donnez point les choses saintes aux chiens, et ne jetez point vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent à leurs pieds, et que se retournant, ils ne vous déchirent.
Et qui sera l'homme d'entre vous qui donne une pierre à son fils, s'il lui demande du pain?
Et s'il lui demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent?
Si donc vous, qui êtes méchants, savez bien donner à vos enfants des choses bonnes, combien plus votre Père qui est aux cieux, donnera-t-il des biens à ceux qui les lui demandent?
Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-les leur aussi de même, car c'est là la Loi et les Prophètes.
Entrez par la porte étroite; car c'est la porte large et le chemin spacieux qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par elle.
Car la porte est étroite, et le chemin est étroit qui mène à la vie, et il y en a peu qui le trouvent.
Vous les connaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on les raisins à des épines, ou les figues à des chardons?
Vous les connaîtrez donc à leurs fruits.
Mais je leur dirai alors tout ouvertement : je ne vous ai jamais reconnus; retirez-vous de moi, vous qui vous adonnez à l'iniquité.
Quiconque entend donc ces paroles que je dis, et les met en pratique, je le comparerai à l'homme prudent qui a bâti sa maison sur la roche;
Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met point en pratique, sera semblable à l'homme insensé, qui a bâti sa maison sur le sable;
Et lorsque la pluie est tombée, et que les torrents sont venus, et que les vents ont soufflé, et ont donné contre cette maison, elle est tombée, et sa ruine a été grande.
Or il arriva que quand Jésus eut achevé ce discours, les troupes furent étonnées de sa doctrine;
Car il les enseignait comme ayant de l'autorité, et non pas comme les Scribes.
Et quand il fut descendu de la montagne, de grandes troupes le suivirent.
Et voici, un lépreux vint et se prosterna devant lui, en lui disant : Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre net.
Et Jésus étendant la main, le toucha, en disant : je le veux, sois net; et incontinent sa lèpre fut guérie.
Puis Jésus lui dit : prends garde de ne le dire à personne; mais va, et te montre au Sacrificateur, et offre le don que Moïse a ordonné, afin que cela leur serve de témoignage.
Et quand Jésus fut entré dans Capernaüm, un Centenier vint à lui, le priant,
Jésus lui dit : j'irai, et je le guérirai.
Alors Jésus dit au Centenier : va, et qu'il te soit fait selon que tu as cru. Et à l'heure même son serviteur fut guéri.
Puis Jésus étant venu dans la maison de Pierre, vit la belle-mère de [Pierre] qui était au lit, et qui avait la fièvre.
Et lui ayant touché la main, la fièvre la quitta; puis elle se leva, et les servit.
Et le soir étant venu, on lui présenta plusieurs démoniaques, desquels il chassa par sa parole les esprits [malins], et guérit tous ceux qui se portaient mal.
Afin que fût accompli ce dont il avait été parlé par Esaïe le Prophète, en disant : il a pris nos langueurs, et a porté nos maladies.
Or Jésus voyant autour de lui de grandes troupes, commanda de passer à l'autre rivage.
Et un Scribe s'approchant, lui dit : Maître, je te suivrai partout où tu iras.
Et Jésus lui dit : les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où il puisse reposer sa tête.
Puis un autre de ses Disciples lui dit : Seigneur, permets-moi d'aller premièrement ensevelir mon père.
Et Jésus lui dit : suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts.
Et quand il fut entré dans la nacelle, ses Disciples le suivirent.
Et voici, il s'éleva sur la mer une si grande tempête que la nacelle était couverte de flots; et Jésus dormait.
Et ses Disciples vinrent, et l'éveillèrent, en lui disant : Seigneur, sauve-nous, nous périssons!
Et il leur dit : pourquoi avez-vous peur, gens de petite foi? Alors s'étant levé il parla fortement aux vents et à la mer, et il se fit un grand calme.
Et les gens [qui étaient là] s'en étonnèrent, et dirent : qui est celui-ci que les vents même et la mer lui obéissent?
Et quand il fut passé à l'autre côté, dans le pays des Gergéséniens, deux démoniaques étant sortis des sépulcres le vinrent rencontrer, et [ils étaient] si dangereux que personne ne pouvait passer par ce chemin-là.
Or il y avait un peu loin d'eux un grand troupeau de pourceaux qui paissait.
Et les démons le priaient, en disant : si tu nous jettes dehors, permets-nous de nous en aller dans ce troupeau de pourceaux.
Et il leur dit : allez. Et eux étant sortis s'en allèrent dans le troupeau de pourceaux; et voilà, tout ce troupeau de pourceaux se précipita dans la mer, et ils moururent dans les eaux.
Et voilà, toute la ville alla au-devant de Jésus, et l'ayant vu, ils le prièrent de se retirer de leur pays.
Et voici, on lui présenta un paralytique couché dans un lit. Et Jésus voyant leur foi, dit au paralytique : aie bon courage, mon fils! tes péchés te sont pardonnés.
Mais Jésus connaissant leurs pensées, leur dit : pourquoi pensez-vous du mal dans vos cœurs?
Et il se leva, et s'en alla en sa maison.
Puis Jésus passant plus avant, vit un homme, nommé Matthieu, assis au lieu du péage, et il lui dit : suis-moi; et il se leva, et le suivit.
Et comme Jésus était à table dans la maison de [Matthieu], voici plusieurs péagers, et des gens de mauvaise vie, qui étaient venus là, se mirent à table avec Jésus et ses Disciples.
Ce que les Pharisiens ayant vu, ils dirent à ses Disciples : pourquoi votre Maître mange-t-il avec des péagers et des gens de mauvaise vie?
Mais Jésus l'ayant entendu, leur dit : ceux qui sont en santé n'ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal.
Alors les Disciples de Jean vinrent à lui, et lui dirent : pourquoi nous et les Pharisiens jeûnons-nous souvent, et tes Disciples ne jeûnent point?
Et Jésus leur répondit : les gens de la chambre du nouveau marié peuvent-ils s'affliger pendant que le nouveau marié est avec eux? mais les jours viendront que le nouveau marié leur sera ôté, et c'est alors qu'ils jeûneront.
Aussi personne ne met une pièce de drap neuf à un vieux habit; car ce qui est mis pour remplir, emporte de l'habit, et la déchirure en est plus grande.
Comme il leur disait ces choses, voici venir un Seigneur qui se prosterna devant lui, en lui disant : ma fille est déjà morte, mais viens, et pose ta main sur elle, et elle vivra.
Et Jésus s'étant levé le suivit avec ses Disciples.
Et voici, une femme travaillée d'une perte de sang depuis douze ans, vint par derrière, et toucha le bord de son vêtement.
Car elle disait en elle-même : si seulement je touche son vêtement, je serai guérie.
Et Jésus s'étant retourné, et la regardant, lui dit : aie bon courage, ma fille! ta foi t'a sauvée; et dans ce moment la femme fut guérie.
Il leur dit : retirez-vous, car la jeune fille n'est pas morte, mais elle dort; et ils se moquaient de lui.
Après donc qu'on eut fait sortir [toute cette] troupe, il entra, et prit la main de la jeune fille, et elle se leva.
Et comme Jésus passait plus loin, deux aveugles le suivirent, en criant et disant : Fils de David, aie pitié de nous.
Et quand il fut arrivé dans la maison, ces aveugles vinrent à lui, et il leur dit : croyez-vous que je puisse faire [ce que vous me demandez]? Ils lui répondirent : oui vraiment, Seigneur.
Alors il toucha leurs yeux, en disant : qu'il vous soit fait selon votre foi.
Et leurs yeux furent ouverts; et Jésus leur défendit avec menaces, disant : Prenez garde que personne ne le sache.
Mais eux étant partis, répandirent sa renommée dans tout ce pays-là.
Et comme ils sortaient, voici, on lui présenta un homme muet et démoniaque.
Or Jésus allait dans toutes les villes et dans les bourgades, enseignant dans leurs Synagogues, et prêchant l'Evangile du Royaume, et guérissant toute sorte de maladies, et toute sorte d'infirmités parmi le peuple.
Et voyant les troupes, il en fut ému de compassion, parce qu'ils étaient dispersés et errants comme des brebis qui n'ont point de pasteur.
Et il dit à ses Disciples : certes la moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.
Priez donc le Seigneur de la moisson, qu'il envoie des ouvriers en sa moisson.
Alors [Jésus] ayant appelé ses douze Disciples, leur donna puissance sur les esprits immondes pour les chasser hors [des possédés], et pour guérir toute sorte de maladies, et toute sorte d'infirmités.
Et ce sont ici les noms des douze Apôtres : le premier est Simon, nommé Pierre, et André son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;
Simon Cananéen, et Judas Iscariot, qui même le trahit.
Jésus envoya ces douze, et leur commanda, en disant : n'allez point vers les Gentils, et n'entrez point dans aucune ville des Samaritains;
Ni de sac pour le voyage, ni de deux robes, ni de souliers, ni de bâton; car l'ouvrier est digne de sa nourriture.
Et dans quelque ville ou bourgade que vous entriez, informez-vous qui y est digne [de vous loger]; et demeurez chez lui jusqu'à ce que vous partiez de là.
Et quand vous entrerez dans quelque maison, saluez-la.
Et si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous.
Et donnez-vous garde des hommes; car ils vous livreront aux Consistoires, et vous fouetteront dans leurs Synagogues.
Et vous serez menés devant les Gouverneurs, et même devant les Rois, à cause de moi, pour leur rendre témoignage de moi de même qu'aux nations.
Or le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; et les enfants s'élèveront contre leurs pères et leurs mères, et les feront mourir.
Le Disciple n'est point au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son Seigneur.
Il suffit au Disciple d'être comme son maître, et au serviteur comme son Seigneur, s'ils ont appelé le père de famille Béelzébul, combien plus [appelleront-ils ainsi] ses domestiques?
Ne les craignez donc point. Or il n'y a rien de caché qui ne se découvre, ni rien de secret qui ne vienne à être connu.
Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? et cependant aucun d'eux ne tombe point en terre sans [la volonté de] votre Père.
Quiconque donc me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est aux cieux.
Mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est aux cieux.
Car je suis venu mettre en division le fils contre son père, et la fille contre sa mère, et la belle-fille contre sa belle-mère.
Et les propres domestiques d'un homme seront ses ennemis.
Et quiconque ne prend pas sa croix, et ne vient après moi, n'est pas digne de moi.
Celui qui aura conservé sa vie, la perdra; mais celui qui aura perdu sa vie pour l'amour de moi, la retrouvera.
Et quiconque aura donné à boire seulement un verre d'eau froide à un de ces petits en qualité de Disciple, je vous dis en vérité, qu'il ne perdra point sa récompense.
Et il arriva que quand Jésus eut achevé de donner ses ordres à ses douze Disciples, il partit de là pour aller enseigner et prêcher dans leurs villes.
Or Jean ayant ouï parler dans la prison des actions de Christ, envoya deux de ses Disciples pour lui dire :
Es-tu celui qui devait venir, ou si nous devons en attendre un autre?
Et Jésus répondant, leur dit : allez, et rapportez à Jean les choses que vous entendez, et que vous voyez.
En vérité, je vous dis, qu'entre ceux qui sont nés d'une femme, il n'en a été suscité aucun plus grand que Jean Baptiste; toutefois celui qui est le moindre dans le Royaume des cieux, est plus grand que lui.
Or depuis les jours de Jean Baptiste jusques à maintenant, le Royaume des cieux est forcé, et les violents le ravissent.
Et si vous voulez recevoir [mes paroles], c'est l'Elie qui devait venir.
Mais à qui comparerai-je cette génération? Elle est semblable aux petits enfants qui sont assis aux marchés, et qui crient à leurs compagnons,
Le Fils de l'homme est venu mangeant et buvant; et ils disent : voilà un mangeur et un buveur, un ami des péagers et des gens de mauvaise vie; mais la sagesse a été justifiée par ses enfants.
Alors il commença à reprocher aux villes où il avait fait beaucoup de miracles, qu'elles ne s'étaient point repenties, [en leur disant] :
En ce temps-là Jésus prenant la parole dit : je te célèbre, ô mon Père! Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants.
En ce temps-là Jésus allait par des blés un jour de Sabbat, et ses Disciples ayant faim se mirent à arracher des épis, et à les manger.
Et les Pharisiens voyant cela, lui dirent : voilà, tes Disciples font une chose qu'il n'est pas permis de faire le jour du Sabbat.
Mais il leur dit : n'avez-vous point lu ce que fit David quand il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui?
Comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, lesquels il ne lui était pas permis de manger, ni à ceux qui étaient avec lui, mais aux Sacrificateurs seulement?
Puis étant parti de là, il vint dans leur Synagogue.
Et voici, il y avait là un homme qui avait une main sèche, et pour [avoir sujet de] l'accuser ils l'interrogèrent, en disant : est-il permis de guérir aux jours du Sabbat?
Et il leur dit : qui sera celui d'entre vous s'il a une brebis, et qu'elle vienne à tomber dans une fosse le jour du Sabbat, qui ne la prenne, et ne la relève?
Or les Pharisiens étant sortis consultèrent contre lui comment ils feraient pour le perdre.
Mais Jésus connaissant cela, partit de là, et de grandes troupes le suivirent, et il les guérit tous.
Et il leur défendit avec menaces de le donner à connaître;
Voici mon serviteur que j'ai élu, mon bien-aimé, qui est l'objet de mon amour, je mettrai mon Esprit en lui, et il annoncera le jugement aux nations.
Il ne contestera point, il ne criera point, et personne n'entendra sa voix dans les rues.
Et les nations espéreront en son nom.
Alors il lui fut présenté un homme tourmenté d'un démon, aveugle, et muet, et il le guérit; de sorte que celui qui avait été aveugle et muet, parlait et voyait.
Mais Jésus connaissant leurs pensées, leur dit : tout Royaume divisé contre soi-même sera réduit en désert; et toute ville, ou maison, divisée contre soi-même ne subsistera point.
Or si Satan jette Satan dehors, il est divisé contre soi-même; comment donc son Royaume subsistera-t-il?
Et si je chasse les démons par Béelzébul, par qui vos fils les chassent-ils? c'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Ou, comment quelqu'un pourra-t-il entrer dans la maison d'un homme fort, et piller son bien, si premièrement il n'a lié l'homme fort? et alors il pillera sa maison.
Et si quelqu'un a parlé contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné; mais si quelqu'un a parlé contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni en ce siècle, ni en celui qui est à venir.
Ou faites l'arbre bon, et son fruit [sera] bon; ou faites l'arbre mauvais, et son fruit [sera] mauvais : car l'arbre est connu par le fruit.
Or je vous dis, que les hommes rendront compte au jour du jugement, de toute parole oiseuse qu'ils auront dite.
Alors quelques-uns des Scribes et des Pharisiens lui dirent : Maître, nous voudrions bien te voir faire quelque miracle.
Mais il leur répondit, et dit : la nation méchante et adultère recherche un miracle, mais il ne lui sera point donné d'autre miracle que celui de Jonas le Prophète.
Les Ninivites se lèveront au [jour du] jugement contre cette nation, et la condamneront, parce qu'ils se sont repentis à la prédication de Jonas; et voici, il y a ici plus que Jonas.
La Reine du Midi se lèvera au [jour du] jugement contre cette nation, et la condamnera, parce qu'elle vint du bout de la terre pour entendre la sagesse de Salomon; et voici, il y a ici plus que Salomon.
Et comme il parlait encore aux troupes, voici, sa mère et ses frères étaient dehors cherchant de lui parler.
Et quelqu'un lui dit : voilà, ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent de te parler.
Mais il répondit à celui qui lui avait dit cela : qui est ma mère, et qui sont mes frères?
Et étendant sa main sur ses Disciples, il dit : voici ma mère et mes frères.
Car quiconque fera la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.
Et de grandes troupes s'assemblèrent autour de lui, c'est pourquoi il monta dans une nacelle, et s'assit, et toute la multitude se tenait sur le rivage.
Et il leur parla de plusieurs choses par des similitudes, en disant : voici, un semeur sortit pour semer.
Et comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin, et les oiseaux vinrent, et la mangèrent toute.
Et une autre partie tomba entre des épines; et les épines montèrent, et l'étouffèrent.
Alors les Disciples s'approchant lui dirent : pourquoi leur parles-tu par des similitudes?
Il répondit, et leur dit : c'est parce qu'il vous est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, et que, pour eux, il ne leur est point donné [de les connaître].
Car à celui qui a, il sera donné, et il aura encore plus; mais à celui qui n'a rien, cela même qu'il a lui sera ôté.
C'est pourquoi je leur parle par des similitudes, à cause qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils n'entendent point, et ne comprennent point.
Et [ainsi] s'accomplit en eux la prophétie d'Esaïe, qui dit : en entendant vous ne comprendrez point; et en voyant vous verrez, et vous n'apercevrez point.
Car le cœur de ce peuple est engraissé, et ils ont ouï dur de leurs oreilles, et ont cligné de leurs yeux; de peur qu'ils ne voient des yeux, et qu'ils n'entendent des oreilles, et qu'ils ne comprennent du cœur, et ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
Quand un homme écoute la parole du Royaume, et ne la comprend point, le malin vient, et ravit ce qui est semé dans son cœur; et c'est là celui qui a reçu la semence auprès du chemin.
Et celui qui a reçu la semence dans des lieux pierreux, c'est celui qui écoute la parole, et qui la reçoit aussitôt avec joie;
Il leur proposa une autre similitude, en disant : le Royaume des cieux ressemble à un homme qui a semé de la bonne semence dans son champ.
Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi est venu, qui a semé de l'ivraie parmi le blé, puis s'en est allé.
Et les serviteurs du père de famille vinrent à lui, et lui dirent : Seigneur, n'as-tu pas semé de la bonne semence dans ton champ? d'où vient donc qu'il y a de l'ivraie?
Mais il leur dit : c'est l'ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : veux-tu donc que nous y allions, et que nous cueillions l'ivraie?
Et il leur dit : non; de peur qu'il n'arrive qu'en cueillant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les croître tous deux ensemble, jusqu'à la moisson; et au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : cueillez premièrement l'ivraie, et la liez en faisceaux pour la brûler; mais assemblez le blé dans mon grenier.
Il leur proposa une autre similitude, en disant : le Royaume des cieux est semblable au grain de semence de moutarde que quelqu'un a pris et semé dans son champ.
Qui est bien la plus petite de toutes les semences; mais quand il est crû, il est plus grand que les autres plantes, et devient un arbre; tellement que les oiseaux du ciel y viennent, et font leurs nids dans ses branches.
Il leur dit une autre similitude : le Royaume des cieux est semblable au levain qu'une femme prend, et qu'elle met parmi trois mesures de farine, jusqu'à ce qu'elle soit toute levée.
Jésus dit toutes ces choses aux troupes en similitudes, et il ne leur parlait point sans similitudes;
Alors Jésus ayant laissé les troupes, s'en alla à la maison, et ses Disciples vinrent à lui, et lui dirent : explique-nous la similitude de l'ivraie du champ.
Et il leur répondit et dit : celui qui sème la bonne semence, c'est le Fils de l'homme;
Et l'ennemi qui l'a semée, c'est le diable; la moisson, c'est la fin du monde, et les moissonneurs sont les Anges.
Le Fils de l'homme enverra ses Anges, qui cueilleront de son Royaume tous les scandales, et ceux qui commettent l'iniquité;
Et les jetteront dans la fournaise du feu; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes reluiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. Qui a des oreilles pour ouïr, qu'il entende.
Le Royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ, lequel un homme ayant trouvé, l'a caché; puis de la joie qu'il en a, il s'en va, et vend tout ce qu'il a, et achète ce champ.
Et qui ayant trouvé une perle de grand prix, s'en est allé, et a vendu tout ce qu'il avait, et l'a achetée.
Et les jetteront dans la fournaise du feu; là il y aura des pleurs, et des grincements de dents.
Jésus leur dit : avez-vous compris toutes ces choses? Ils lui répondirent : oui, Seigneur.
Et il leur dit : c'est pour cela que tout Scribe qui est bien instruit pour le Royaume des cieux, est semblable à un père de famille qui tire de son trésor des choses nouvelles, et des choses anciennes.
Et étant venu en son pays, il les enseignait dans leur Synagogue, de telle sorte qu'ils en étaient étonnés, et disaient : d'où viennent à celui-ci cette science et ces vertus?
Celui-ci n'est-il pas le fils du charpentier? sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie? et ses frères [ne s'appellent-ils pas] Jacques, Joses, Simon et Jude?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D'où viennent donc à celui-ci toutes ces choses?
Tellement qu'ils étaient scandalisés en lui. Mais Jésus leur dit : un Prophète n'est sans honneur que dans son pays, et dans sa maison.
Et il ne fit là guère de miracles, à cause de leur incrédulité.
Et il dit à ses serviteurs : c'est Jean Baptiste; il est ressuscité des morts, c'est pourquoi la vertu de faire des miracles agit puissamment en lui.
Car Hérode avait fait prendre Jean, et l'avait fait lier et mettre en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe son frère.
Parce que Jean lui disait : il ne t'est pas permis de l'avoir pour femme.
Et il eût bien voulu le faire mourir, mais il craignait le peuple, à cause qu'on tenait Jean pour Prophète.
C'est pourquoi il lui promit avec serment de lui donner tout ce qu'elle demanderait.
Elle donc étant poussée auparavant par sa mère, lui dit : donne-moi ici dans un plat la tête de Jean Baptiste.
Et sa tête fut apportée dans un plat, et donnée à la fille, qui la présenta à sa mère.
Puis ses disciples vinrent, et emportèrent son corps, et l'ensevelirent; et ils vinrent l'annoncer à Jésus.
Et Jésus l'ayant entendu se retira de là dans une nacelle, vers un lieu désert, pour y être en particulier; ce que les troupes ayant appris, elles sortirent des villes [voisines], et le suivirent à pied.
Et Jésus étant sorti vit une grande multitude, et il en fut ému de compassion, et guérit leurs malades.
Et comme il se faisait tard, ses Disciples vinrent à lui, et lui dirent : ce lieu est désert, et l'heure est déjà passée; donne congé à ces troupes, afin qu'elles s'en aillent aux bourgades, et qu'elles achètent des vivres.
Mais Jésus leur dit : ils n'ont pas besoin de s'en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger.
Et ils lui dirent : nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons.
Et il leur dit : apportez-les-moi ici.
Incontinent après Jésus obligea ses Disciples de monter dans la nacelle, et de passer avant lui à l'autre côté, pendant qu'il donnerait congé aux troupes.
Et sur la quatrième veille de la nuit Jésus vint vers eux, marchant sur la mer.
Et ses Disciples le voyant marcher sur la mer, ils en furent troublés, et ils dirent : c'est un fantôme; et de la peur qu'ils eurent ils jetèrent des cris.
Mais tout aussitôt Jésus parla à eux, et leur dit : rassurez-vous; c'est moi, n'ayez point de peur.
Et Pierre lui répondant, dit : Seigneur! si c'est toi, commande que j'aille à toi sur les eaux.
Et aussitôt Jésus étendit sa main, et le prit, en lui disant : homme de petite foi, pourquoi as-tu douté?
Et quand ils furent montés dans la nacelle, le vent s'apaisa.
Alors ceux qui étaient dans la nacelle, vinrent, et l'adorèrent, en disant : certes tu es le Fils de Dieu.
Et quand les gens de ce lieu-là l'eurent reconnu, ils envoyèrent [l'annoncer] par toute la contrée d'alentour; et ils lui présentèrent tous ceux qui se portaient mal.
Et ils le priaient [de permettre] qu'ils touchassent seulement le bord de sa robe; et tous ceux qui le touchèrent furent guéris.
Pourquoi tes Disciples transgressent-ils la tradition des Anciens? car ils ne lavent point leurs mains quand ils prennent leur repas.
Mais il répondit, et leur dit : et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu par votre tradition?
Ce peuple s'approche de moi de sa bouche, et m'honore de ses lèvres; mais leur cœur est fort éloigné de moi.
Puis ayant appelé les troupes, il leur dit : écoutez, et comprenez [ceci].
Sur cela les Disciples s'approchant, lui dirent : n'as-tu pas connu que les Pharisiens ont été scandalisés quand ils ont ouï ce discours?
Laissez-les, ce sont des aveugles, conducteurs d'aveugles; si un aveugle conduit un [autre] aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse.
Alors Pierre prenant la parole, lui dit : explique-nous cette similitude.
Et voici, une femme Cananéenne, qui était partie de ces quartiers-là, s'écria, en lui disant : Seigneur! Fils de David, aie pitié de moi! ma fille est misérablement tourmentée d'un démon.
Mais il ne lui répondit mot; et ses Disciples s'approchant le prièrent, disant : renvoie-la; car elle crie après nous.
Mais elle vint, et l'adora, disant : Seigneur, assiste-moi!
Mais elle dit : cela est vrai, Seigneur! cependant les petits chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.
Alors Jésus répondant, lui dit : Ô femme! ta foi est grande; qu'il te soit fait comme tu le souhaites : et dès ce moment-là sa fille fut guérie.
Et plusieurs troupes de gens vinrent à lui, ayant avec eux des boiteux, des aveugles, des muets, des manchots, et plusieurs autres; lesquels on mit aux pieds de Jésus, et il les guérit.
Alors Jésus ayant appelé ses Disciples, dit : je suis ému de compassion envers cette multitude de gens, car il y a déjà trois jours qu'ils ne bougent d'avec moi, et ils n'ont rien à manger; et je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.
Et ses Disciples lui dirent : d'où pourrions-nous tirer dans ce désert assez de pains pour rassasier une si grande multitude?
Et Jésus leur dit : combien avez-vous de pains? ils lui dirent : Sept, et quelque peu de petits poissons.
Et ayant pris les sept pains et les poissons, il les rompit après avoir béni Dieu, et les donna à ses Disciples, et les Disciples au peuple.
Alors des Pharisiens et des saducéens vinrent à lui, et pour l'éprouver, ils lui demandèrent qu'il leur fît voir quelque miracle dans le ciel.
Mais il répondit, et leur dit : quand le soir est venu, vous dites : il fera beau temps, car le ciel est rouge.
La nation méchante et adultère recherche un miracle; mais il ne lui sera point donné d'[autre] miracle que celui de Jonas le Prophète; et les laissant il s'en alla.
Et quand ses Disciples furent venus au rivage de delà, ils avaient oublié de prendre des pains.
Et Jésus leur dit : voyez, et donnez-vous garde du levain des Pharisiens et des Saducéens.
Et Jésus connaissant leur pensée, leur dit : gens de petite foi, qu'est-ce que vous pensez en vous-mêmes au sujet de ce que vous n'avez point pris de pains?
Et Jésus venant aux quartiers de Césarée de Philippe, interrogea ses Disciples, en disant : qui disent les hommes que je suis, [moi] le Fils de l'homme?
Il leur dit : et vous, qui dites-vous que je suis?
Et Jésus répondit, et dit : tu es bienheureux, Simon, fils de Jonas : car la chair et le sang ne te l'a pas révélé, mais mon Père qui est aux cieux.
Et je te dis aussi, que tu es Pierre, et sur cette pierre j'édifierai mon Eglise; et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
Alors il commanda expressément à ses Disciples de ne dire à personne qu'il fût Jésus le Christ.
Dès lors Jésus commença à déclarer à ses Disciples, qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, et qu'il y souffrît beaucoup de la part des Anciens, et des principaux Sacrificateurs, et des Scribes; et qu'il y fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour.
Mais Pierre l'ayant tiré à part se mit à le reprendre, en lui disant : Seigneur, aie pitié de toi; cela ne t'arrivera point.
Alors Jésus dit à ses Disciples : si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à soi-même, et qu'il charge sa croix; et me suive.
Car quiconque voudra sauver son âme, la perdra; mais quiconque perdra son âme pour l'amour de moi, la trouvera.
Mais que profiterait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il fait la perte de son âme? ou que donnera l'homme en échange de son âme?
Car le Fils de l'homme doit venir environné de la gloire de son Père avec ses Anges, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.
En vérité je vous dis, qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne mourront point, jusqu'à ce qu'ils aient vu le Fils de l'homme venir en son règne.
Et six jours après, Jésus prit Pierre, et Jacques, et Jean son frère, et les mena à l'écart sur une haute montagne.
Et il fut transfiguré en leur présence et son visage resplendit comme le soleil; et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
Et voici, ils virent Moïse et Elie, qui s'entretenaient avec lui.
Et comme il parlait encore, voici une nuée resplendissante qui les couvrit de son ombre; puis voilà une voix qui vint de la nuée, disant : celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai pris mon bon plaisir; écoutez-le.
Ce que les Disciples ayant ouï, ils tombèrent le visage contre terre, et eurent une très grande peur.
Mais Jésus s'approchant les toucha, en leur disant : levez-vous, et n'ayez point de peur.
Et eux levant leurs yeux, ne virent personne, que Jésus tout seul.
Et comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur commanda, en disant : ne dites à personne la vision, jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité des morts.
Et ses Disciples l'interrogèrent, en disant : pourquoi donc les Scribes disent-ils qu'il faut qu'Elie vienne premièrement?
Et Jésus répondant dit : il est vrai qu'Elie viendra premièrement, et qu'il rétablira toutes choses.
Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu, et ils ne l'ont point connu; mais ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu; ainsi le Fils de l'homme doit souffrir aussi de leur part.
Alors les Disciples comprirent que c'était de Jean Baptiste qu'il leur avait parlé.
Et quand ils furent venus vers les troupes, un homme s'approcha, et se mit à genoux devant lui,
Et je l'ai présenté à tes Disciples; mais ils ne l'ont pu guérir.
Et Jésus répondant, dit : Ô race incrédule, et perverse, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? amenez-le-moi ici.
Et Jésus censura fortement le démon, qui sortit hors de cet enfant, et à l'heure même l'enfant fut guéri.
Alors les Disciples vinrent en particulier à Jésus, et lui dirent : pourquoi ne l'avons-nous pu jeter dehors?
Et Jésus leur répondit : c'est à cause de votre incrédulité : car en vérité je vous dis, que si vous aviez de la foi, aussi gros qu'un grain de semence de moutarde, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d'ici là, et elle s'y transporterait; et rien ne vous serait impossible.
Et comme ils se trouvaient en Galilée, Jésus leur dit : il arrivera que le Fils de l'homme sera livré entre les mains des hommes;
Et qu'ils le feront mourir, mais le troisième jour il ressuscitera. Et [les Disciples] en furent fort attristés.
Et lorsqu'ils furent venus à Capernaüm, ceux qui recevaient les didrachmes s'adressèrent à Pierre et lui dirent : votre Maître ne paye-t-il pas les didrachmes?
Il dit : oui. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, en lui disant : qu'est-ce qu'il t'en semble, Simon? Les Rois de la terre, de qui prennent-ils des tributs, ou des impôts? est-ce de leurs enfants, ou des étrangers?
Pierre dit : des étrangers. Jésus lui répondit : les enfants en sont donc exempts.
Mais afin que nous ne les scandalisions point, va-t'en à la mer, et jette l'hameçon, et prends le premier poisson qui montera; et quand tu lui auras ouvert la bouche, tu y trouveras un statère; prends-le, et le leur donne pour moi et pour toi.
Et Jésus ayant appelé un petit enfant, le mit au milieu d'eux,
Mais quiconque scandalise un de ces petits qui croient en moi, il lui vaudrait mieux qu'on lui pendît une meule d'âne au cou, et qu'on le jetât au fond de la mer.
Que si ta main ou ton pied te fait broncher, coupe-les, et jette-les loin de toi; car il vaut mieux que tu entres boiteux ou manchot dans la vie, que d'avoir deux pieds ou deux mains, et d'être jeté au feu éternel.
Et si ton œil te fait broncher, arrache-le, et jette-le loin de toi; car il vaut mieux que tu entres dans la vie n'ayant qu'un œil, que d'avoir deux yeux, et d'être jeté dans la géhenne du feu.
Prenez garde de ne mépriser aucun de ces petits, car je vous dis, que dans les cieux leurs Anges regardent toujours la face de mon Père qui est aux cieux.
Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et qu'il y en ait une qui se soit égarée, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf, pour s'en aller dans les montagnes chercher celle qui s'est égarée?
Et s'il arrive qu'il la trouve, en vérité je vous dis, qu'il en a plus de joie, que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont point égarées.
Que si ton frère a péché contre toi, va, et reprends-le entre toi et lui seul; s'il t'écoute, tu as gagné ton frère.
Que s'il ne daigne pas les écouter, dis-le à l'Eglise; et s'il ne daigne pas écouter l'Eglise, qu'il te soit comme un païen et comme un péager.
Je vous dis aussi, que si deux d'entre vous s'accordent sur la terre, tout ce qu'ils demanderont leur sera donné par mon Père qui est aux cieux.
Car là où il y en a deux ou trois assemblés en mon Nom, je suis là au milieu d'eux.
Alors Pierre s'approchant, lui dit : Seigneur, jusques à combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi, et je lui pardonnerai? sera-ce jusqu'à sept fois?
Jésus lui répondit : je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à sept fois septante fois.
C'est pourquoi le Royaume des cieux est semblable à un Roi qui voulut compter avec ses serviteurs.
Et quand il eut commencé à compter, on lui en présenta un qui lui devait dix mille talents.
Et parce qu'il n'avait pas de quoi payer, son Seigneur commanda qu'il fût vendu, lui et sa femme et ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette fût payée.
Mais ce serviteur se jetant à ses pieds, le suppliait, en disant : Seigneur! aie patience, et je te rendrai le tout.
Alors le Seigneur de ce serviteur, touché de compassion, le relâcha, et lui quitta la dette.
Mais ce serviteur étant sorti, rencontra un de ses compagnons de service, qui lui devait cent deniers; et l'ayant pris, il l'étranglait, en lui disant : paye-moi ce que tu me dois.
Mais son compagnon de service se jetant à ses pieds, le priait, en disant : aie patience, et je te rendrai le tout.
Mais il n'en voulut rien faire; et il s'en alla, et le mit en prison, jusqu'à ce qu'il eût payé la dette.
Or ses autres compagnons de service voyant ce qui était arrivé, en furent extrêmement touchés, et ils s'en vinrent, et déclarèrent à leur Seigneur tout ce qui s'était passé.
Alors son Seigneur le fit venir, et lui dit : méchant serviteur, je t'ai quitté toute cette dette, parce que tu m'en as prié;
Et Son seigneur étant en colère le livra aux sergents, jusqu'à ce qu'il lui eût payé tout ce qui lui était dû.
C'est ainsi que vous fera mon Père céleste, si vous ne pardonnez de [tout] votre cœur chacun à son frère ses fautes.
Et de grandes troupes le suivirent, et il guérit là [leurs malades].
Alors des Pharisiens vinrent à lui pour l'éprouver, et ils lui dirent : est-il permis à un homme de répudier sa femme pour quelque cause que ce soit?
Et il répondit, et leur dit : n'avez-vous point lu que celui qui les a faits dès le commencement, fit un homme et une femme?
Et qu'il dit : A cause de cela l'homme laissera son père et sa mère, et se joindra à sa femme, et les deux ne seront qu'une seule chair.
Ils lui dirent : pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner la Lettre de divorce, et de répudier sa femme?
Il leur dit : c'est à cause de la dureté de votre cœur, que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; mais au commencement il n'en était pas ainsi.
Et moi je vous dis, que quiconque répudiera sa femme, si ce n'est pour cause d'adultère, et se mariera à une autre, commet un adultère; et que celui qui se sera marié à celle qui est répudiée, commet un adultère.
Ses Disciples lui dirent : Si telle est la condition de l'homme à l'égard de sa femme, il ne convient pas de se marier.
Mais il leur dit : tous ne sont pas capables de cela, mais [seulement] ceux à qui il est donné.
Alors on lui présenta des petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains, et qu'il priât [pour eux]; mais les Disciples les en reprenaient.
Et Jésus leur dit : laissez venir à moi les petits enfants, et ne les empêchez point; car le Royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.
Puis leur ayant imposé les mains, il partit de là.
Et voici, quelqu'un s'approchant lui dit : Maître qui est bon, quel bien ferai-je pour avoir la vie éternelle?
Il lui répondit : pourquoi m'appelles-tu bon? Dieu est le seul être qui soit bon. Que si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements.
Il lui dit : quels? Et Jésus lui répondit : tu ne tueras point. Tu ne commettras point adultère. Tu ne déroberas point. Tu ne diras point de faux témoignage.
Le jeune homme lui dit : j'ai gardé toutes ces choses dès ma jeunesse; que me manque-t-il encore?
Jésus lui dit : si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, et le donne aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel; puis viens, et me suis.
Alors Jésus dit à ses Disciples : en vérité je vous dis, qu'un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux.
Ses Disciples ayant entendu ces choses s'étonnèrent fort, et ils dirent : qui peut donc être sauvé?
Et Jésus les regardant, leur dit : quant aux hommes, cela est impossible; mais quant à Dieu, toutes choses sont possibles.
Alors Pierre prenant la parole, lui dit : voici, nous avons tout quitté, et t'avons suivi; que nous en arrivera-t-il donc?
Et Jésus leur dit : en vérité je vous dis, que vous qui m'avez suivi, dans la régénération, quand le Fils de l'homme sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi serez assis sur douze trônes, jugeant les douze Tribus d'Israël.
Car le Royaume des cieux est semblable à un père de famille, qui sortit dès le point du jour afin de louer des ouvriers pour sa vigne.
Et quand il eut accordé avec les ouvriers à un denier par jour, il les envoya à sa vigne.
Et étant sorti sur les onze heures, il en trouva d'autres qui étaient sans rien faire, auxquels il dit : pourquoi vous tenez-vous ici tout le jour sans rien faire?
Ils lui répondirent : parce que personne ne nous a loués. Et il leur dit : allez-vous-en aussi à ma vigne, et vous recevrez ce qui sera raisonnable.
Et le soir étant venu, le maître de la vigne dit à celui qui avait la charge de ses affaires : appelle les ouvriers, et leur paye leur salaire, en commençant depuis les derniers jusques aux premiers.
Or quand les premiers furent venus ils croyaient recevoir davantage, mais ils reçurent aussi chacun un denier.
En disant : ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les as faits égaux à nous, qui avons porté le faix du jour, et la chaleur.
Et il répondit à l'un d'eux, et lui dit : mon ami, je ne te fais point de tort, n'as-tu pas accordé avec moi à un denier?
Et Jésus montant à Jérusalem, prit à part sur le chemin ses douze Disciples, et leur dit :
Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux Sacrificateurs et aux Scribes, et ils le condamneront à la mort.
Ils le livreront aux Gentils pour s'en moquer, le fouetter, et le crucifier; mais le troisième jour il ressuscitera.
Alors la mère des fils de Zébédée vint à lui avec ses fils, se prosternant, et lui demandant une grâce.
Et il lui dit : que veux-tu? Elle lui dit : ordonne que mes deux fils, qui sont ici, soient assis l'un à ta main droite, et l'autre à ta gauche dans ton Royaume.
Et Jésus répondit et dit : vous ne savez ce que vous demandez, pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé; ils lui répondirent : nous le pouvons.
Et il leur dit : il est vrai que vous boirez ma coupe, et que vous serez baptisés du baptême dont je serai baptisé; mais d'être assis à ma droite ou à ma gauche, ce n'est point à moi de le donner, mais [il sera donné] à ceux à qui cela est destiné par mon Père.
Mais Jésus les ayant appelés, leur dit : vous savez que les Princes des nations les maîtrisent, et que les Grands usent d'autorité sur elles.
De même que le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et afin de donner sa vie en rançon pour plusieurs.
Et comme ils partaient de Jéricho, une grande troupe le suivit.
Et la troupe les reprit, afin qu'ils se tussent; mais ils criaient encore plus fort : Seigneur, Fils de David! aie pitié de nous!
Et Jésus s'arrêtant, les appela, et leur dit : que voulez-vous que je vous fasse?
Ils lui dirent : Seigneur, que nos yeux soient ouverts.
Et Jésus étant ému de compassion, toucha leurs yeux, et incontinent leurs yeux recouvrèrent la vue; et ils le suivirent.
En leur disant : allez à ce village qui est vis-à-vis de vous, et d'abord vous trouverez une ânesse attachée, et son poulain avec elle; détachez-les, et amenez-les-moi.
Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz que le Seigneur en a besoin; et aussitôt il les laissera aller.
Les Disciples donc s'en allèrent, et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
Et ils amenèrent l'ânesse et l'ânon, et mirent leurs vêtements dessus, et ils l'y firent asseoir.
Et les troupes qui allaient devant, et celles qui suivaient, criaient, en disant : Hosanna! au Fils de David, béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur; Hosanna dans les lieux très-hauts!
Et quand il fut entré dans Jérusalem, toute la ville fut émue, disant : qui est celui-ci?
Et il leur dit : il est écrit : ma Maison sera appelée une Maison de prière, mais vous en avez fait une caverne de voleurs.
Alors des aveugles et des boiteux vinrent à lui dans le Temple, et il les guérit.
Et ils lui dirent : entends-tu ce que ceux-ci disent ; et Jésus leur dit : oui; mais n'avez-vous jamais lu [ces paroles] : tu as mis le comble à ta louange par la bouche des enfants, et de ceux qui tettent?
Et les ayant laissés, il sortit de la ville, pour s'en aller à Béthanie, et il y passa la nuit.
Et voyant un figuier qui était sur le chemin, il s'en approcha, mais il n'y trouva que des feuilles; et il lui dit : qu'aucun fruit ne naisse plus de toi jamais : et incontinent le figuier sécha.
Et Jésus répondant leur dit : en vérité je vous dis, que si vous avez la foi, et que vous ne doutiez point, non seulement vous ferez ce qui a été fait au figuier, mais même si vous dites à cette montagne : quitte ta place, et te jette dans la mer, cela se fera.
Puis quand il fut venu au Temple, les principaux Sacrificateurs et les Anciens du peuple vinrent à lui, comme il enseignait, et lui dirent : par quelle autorité fais-tu ces choses; et qui est-ce qui t'a donné cette autorité?
Jésus répondant leur dit : je vous interrogerai aussi d'une chose, et si vous me la dites, je vous dirai aussi par quelle autorité je fais ces choses.
Le Baptême de Jean d'où était-il ? Du ciel, ou des hommes? Or ils disputaient en eux-mêmes, en disant : si nous disons : du ciel, il nous dira : pourquoi donc ne l'avez-vous point cru?
Alors ils répondirent à Jésus, en disant : nous ne savons. Et il leur dit : je ne vous dirai point aussi par quelle autorité je fais ces choses.
Lequel des deux fit la volonté du père ? ils lui répondirent : le premier. Et Jésus leur dit : en vérité je vous dis, que les péagers et les femmes de mauvaise vie vous devancent au Royaume de Dieu.
Car Jean est venu à vous par la voie de la justice, et vous ne l'avez point cru; mais les péagers et les femmes débauchées l'ont cru; et vous, ayant vu cela, ne vous êtes point repentis ensuite pour le croire.
Ecoutez une autre similitude : il y avait un père de famille qui planta une vigne, et l'environna d'une haie, et y creusa un pressoir, et y bâtit une tour; puis il la loua à des vignerons, et s'en alla dehors.
Et la saison des fruits étant proche, il envoya ses serviteurs aux vignerons, pour en recevoir les fruits.
Mais les vignerons ayant pris ses serviteurs, fouettèrent l'un, tuèrent l'autre, et en assommèrent un autre de pierres.
Il envoya encore d'autres serviteurs en plus grand nombre que les premiers, et ils leur en firent de même.
Enfin, il envoya vers eux son [propre] fils, en disant : ils auront du respect pour mon fils.
Mais quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux : celui-ci est l'héritier; venez, tuons-le, et saisissons-nous de son héritage.
L'ayant donc pris, ils le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent.
Ils lui dirent : il les fera périr malheureusement comme des méchants, et louera sa vigne à d'autres vignerons, qui lui en rendront les fruits en leur saison.
Et Jésus leur dit : n'avez-vous jamais lu dans les Ecritures : la pierre que ceux qui bâtissent ont rejetée, est devenue la maîtresse pierre du coin; ceci a été fait par le Seigneur, et c'est une chose merveilleuse devant nos yeux.
C'est pourquoi je vous dis, que le Royaume de Dieu vous sera ôté, et il sera donné à une nation qui en rapportera les fruits.
Or celui qui tombera sur cette pierre en sera brisé; et elle écrasera celui sur qui elle tombera.
Et quand les principaux Sacrificateurs et les Pharisiens eurent entendu ces similitudes, ils connurent qu'il parlait d'eux.
Et ils cherchaient à se saisir de lui, mais ils craignirent les troupes, parce qu'on le tenait pour un Prophète.
Alors Jésus prenant la parole, leur parla encore par similitudes, disant :
Le Royaume des cieux est semblable à un Roi qui fit les noces de son fils.
Et il envoya ses serviteurs pour appeler ceux qui avaient été conviés aux noces; mais ils n'y voulurent point venir.
Mais eux n'en tenant point de compte, s'en allèrent l'un à sa métairie, et l'autre à son trafic.
Et les autres prirent ses serviteurs, et les outragèrent, et les tuèrent.
Quand le Roi l'entendit, il se mit en colère, et y ayant envoyé ses troupes, il fit périr ces meurtriers-là, et brûla leur ville.
Puis il dit à ses serviteurs : Eh bien! les noces sont apprêtées, mais ceux qui y étaient conviés n'en étaient pas dignes.
Et il lui dit : mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir une robe de noces? et il eut la bouche fermée.
Alors le Roi dit aux serviteurs : liez-le pieds et mains, emportez-le, et le jetez dans les ténèbres de dehors; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les Pharisiens s'étant retirés, consultèrent ensemble comment ils le surprendraient en paroles;
Et ils lui envoyèrent leurs disciples, avec des Hérodiens, en disant : Maître, nous savons que tu es véritable, que tu enseignes la voie de Dieu en vérité, et que tu ne te soucies de personne; car tu ne regardes point à l'apparence des hommes.
Et Jésus connaissant leur malice, dit : Hypocrites, pourquoi me tentez-vous?
Montrez-moi la monnaie de tribut; et ils lui présentèrent un denier.
Et il leur dit : de qui est cette image, et cette inscription?
Ils lui répondirent : de César. Alors il leur dit : rendez donc à César les choses qui sont à César, et à Dieu, celles qui sont à Dieu.
Et ayant entendu cela ils en furent étonnés, et le laissant, ils s'en allèrent.
Le même jour les Saducéens, qui disent qu'il n'y a point de résurrection, vinrent à lui, et l'interrogèrent,
En disant : Maître, Moïse a dit : si quelqu'un vient à mourir sans enfants, que son frère prenne sa femme, et il donnera des enfants à son frère.
Or il y avait parmi nous sept frères, dont l'aîné, après s'être marié, mourut, et n'ayant point eu d'enfants, laissa sa femme à son frère.
En la résurrection donc duquel des sept sera-t-elle femme? car tous l'ont eue.
Mais Jésus répondant leur dit : vous errez, ne connaissant point les Ecritures, ni la puissance de Dieu.
Ce que les troupes ayant entendu, elles admirèrent sa doctrine.
Et quand les Pharisiens eurent appris qu'il avait fermé la bouche aux Saducéens, ils s'assemblèrent dans un même lieu.
Et l'un d'eux, qui était Docteur de la Loi, l'interrogea pour l'éprouver, en disant :
Jésus lui dit : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée.
Et le second semblable à celui-là, est : tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Et les Pharisiens étant assemblés, Jésus les interrogea,
Disant : que vous semble-t-il du Christ? De qui est-il Fils? Ils lui répondirent : de David.
Et il leur dit : comment donc David, [parlant] par l'Esprit, l'appelle-t-il [son] Seigneur? disant :
Si donc David l'appelle [son] Seigneur, comment est-il son Fils?
Et personne ne lui pouvait répondre un seul mot, ni personne n'osa plus l'interroger depuis ce jour-là.
Alors Jésus parla aux troupes, et à ses Disciples,
Toutes les choses donc qu'ils vous diront d'observer, observez-les, et les faites, mais non point leurs œuvres : parce qu'ils disent, et ne font pas.
Car ils lient ensemble des fardeaux pesants et insupportables, et les mettent sur les épaules des hommes; mais ils ne veulent point les remuer de leur doigt.
Et ils font toutes leurs œuvres pour être regardés des hommes; car ils portent de larges phylactères, et de longues franges à leurs vêtements.
Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites! car vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte, et après qu'il l'est devenu, vous le rendez fils de la géhenne, deux fois plus que vous.
Et quiconque, [dites-vous], aura juré par l'autel, ce n'est rien; mais qui aura juré par le don qui est sur l'autel, il est lié.
Celui donc qui jure par l'autel, jure par l'autel et par toutes les choses qui sont dessus.
Et quiconque jure par le Temple, jure par le Temple, et par celui qui y habite.
Et quiconque jure par le ciel, jure par le trône de Dieu, et par celui qui y est assis.
Pharisien aveugle, nettoie premièrement le dedans de la coupe et du plat, afin que le dehors aussi soit net.
Et vous dites : si nous avions été du temps de nos pères, nous n'aurions pas participé avec eux au meurtre des Prophètes.
Car voici, je vous envoie des Prophètes, et des Sages, et des Scribes, vous en tuerez, vous en crucifierez, vous en fouetterez dans vos Synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville.
Jérusalem, Jérusalem, qui tues les Prophètes, et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez point voulu!
Et comme Jésus sortait et s'en allait du Temple, ses Disciples s'approchèrent de lui pour lui faire remarquer les bâtiments du Temple.
Et Jésus leur dit : Voyez-vous bien toutes ces choses? en vérité je vous dis, qu'il ne sera laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie.
Puis s'étant assis sur la montagne des oliviers, ses Disciples vinrent à lui en particulier, et lui dirent : Dis-nous quand ces choses arriveront, et quel sera le signe de ton avènement, et de la fin du monde.
Et Jésus répondant leur dit : Prenez garde que personne ne vous séduise.
Et que celui qui sera sur la maison, ne descende point pour emporter quoi que ce soit de sa maison.
Et que celui qui est aux champs, ne retourne point en arrière pour emporter ses habits.
Or, aussitôt après l'affliction de ces jours-là, le soleil deviendra obscur, et la lune ne donnera point sa lumière, et les étoiles tomberont du ciel, et les vertus des cieux seront ébranlées.
Et il enverra ses Anges, qui avec un grand son de trompette assembleront ses élus, des quatre vents, depuis l'un des bouts des cieux jusques à l'autre bout.
Or apprenez cette similitude prise du figuier : Quand ses branches sont déjà en sève, et qu'il pousse des feuilles, vous connaissez que l'été est proche.
Mais sachez ceci, que si un père de famille savait à quelle veille de la nuit le larron doit venir, il veillerait, et ne laisserait point percer sa maison.
Qui est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur tous ses serviteurs, pour leur donner la nourriture dans le temps qu'il faut?
Bienheureux est ce serviteur que son maître en arrivant trouvera agir de cette manière.
En vérité je vous dis, qu'il l'établira sur tous ses biens.
Mais si c'est un méchant serviteur, qui dise en soi-même : mon maître tarde à venir;
Et qu'il se mette à battre ses compagnons de service, et à manger et à boire avec les ivrognes;
Et il le séparera, et le mettra au rang des hypocrites; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Or il y en avait cinq sages, et cinq folles.
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient point pris d'huile avec elles.
Mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vaisseaux avec leurs lampes.
Or à minuit il se fit un cri, [disant] : voici, l'époux vient, sortez au-devant de lui.
Or pendant qu'elles en allaient acheter, l'époux vint; et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, puis la porte fut fermée.
Car il en est [de lui] comme d'un homme qui s'en allant dehors, appela ses serviteurs, et leur commit ses biens.
Or celui qui avait reçu les cinq talents, s'en alla, et en trafiqua, et gagna cinq autres talents.
De même celui qui avait reçu les deux talents, en gagna aussi deux autres.
Mais celui qui n'en avait reçu qu'un, s'en alla, et l'enfouit dans la terre, et cacha l'argent de son maître.
Or longtemps après le maître de ces serviteurs vint, et fit compte avec eux.
Alors celui qui avait reçu les cinq talents, vint, et présenta cinq autres talents, en disant : Seigneur, tu m'as confié cinq talents, voici, j'en ai gagné cinq autres par-dessus.
Et son Seigneur lui dit : cela va bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je t'établirai sur beaucoup; viens participer à la joie de ton Seigneur.
Ensuite celui qui avait reçu les deux talents, vint, et dit : Seigneur, tu m'as confié deux talents; voici, j'en ai gagné deux autres par-dessus.
Et son seigneur lui dit : cela va bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de chose, je t'établirai sur beaucoup : viens prendre part à la joie de ton Seigneur.
Et son Seigneur répondant, lui dit : méchant et lâche serviteur, tu savais que je moissonnais où je n'ai point semé, et que j'amassais où je n'ai point répandu.
Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
Car à chacun qui a, il sera donné, et il en aura encore plus, mais à celui qui n'a rien, cela même qu'il a, lui sera ôté.
Or quand le Fils de l'homme viendra environné de sa gloire et accompagné de tous les saints Anges, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire.
Et toutes les nations seront assemblées devant lui; et il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs.
Et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : venez les bénis de mon Père, possédez en héritage le Royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
Alors les justes lui répondront, en disant : Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim, et que nous t'avons donné à manger; ou avoir soif, et que nous t'avons donné à boire?
Et le Roi répondant, leur dira : en vérité je vous dis, qu'en tant que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, vous me l'avez fait [à moi-même].
Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : Maudits retirez-vous de moi, et [allez] au feu éternel, qui est préparé au diable et à ses anges.
Alors ceux-là aussi lui répondront, en disant : Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim, ou avoir soif, ou être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et que nous ne t'avons point secouru?
Alors il leur répondra, en disant : en vérité je vous dis, que parce que vous n'avez point fait ces choses à l'un de ces plus petits, vous ne me l'avez point fait aussi.
Et il arriva que quand Jésus eut achevé tous ces discours, il dit à ses Disciples :
Il vint à lui une femme qui avait un vase d'albâtre plein d'un parfum de grand prix, et qui le répandit sur sa tête, lorsqu'il était à table.
Mais ses Disciples voyant cela, en furent indignés, et dirent : à quoi sert cette perte?
Mais Jésus connaissant cela, leur dit : pourquoi donnez-vous du déplaisir à cette femme? car elle a fait une bonne action envers moi.
En vérité je vous dis, que dans tous les endroits du monde où cet Evangile sera prêché, ce qu'elle a fait sera aussi récité en mémoire d'elle.
Et leur dit : que me voulez-vous donner, et je vous le livrerai? Et ils lui comptèrent trente pièces d'argent.
Et dès lors il cherchait une occasion pour le livrer.
Or le premier jour des pains sans levain, les Disciples vinrent à Jésus, en lui disant : où veux-tu que nous t'apprêtions à manger la Pâque?
Et il répondit : allez à la ville vers un tel, et dites-lui : le Maître dit : mon temps est proche; je ferai la Pâque chez toi avec mes Disciples.
Et les Disciples firent comme Jésus leur avait ordonné, et préparèrent la Pâque.
Et comme ils mangeaient, il [leur] dit : en vérité je vous dis, que l'un de vous me trahira.
Et ils en furent fort attristés, et chacun d'eux commença à lui dire : Seigneur, est-ce moi?
Or le Fils de l'homme s'en va, selon qu'il est écrit de lui; mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est trahi; il eût été bon à cet homme-là de n'être point né.
Et Judas qui le trahissait, répondant dit : Maître, est-ce moi? [Jésus] lui dit : tu l'as dit.
Et comme ils mangeaient, Jésus prit le pain, et après qu'il eut béni Dieu, il le rompit et le donna à ses Disciples, et leur dit : prenez, mangez; ceci est mon corps.
Puis ayant pris la coupe, et béni Dieu, il la leur donna, en leur disant : buvez-en tous.
Or je vous dis : que depuis cette heure je ne boirai point de ce fruit de vigne, jusqu'au jour que je le boirai nouveau avec vous, dans le Royaume de mon Père.
Alors Jésus leur dit : vous serez tous cette nuit scandalisés à cause de moi; car il est écrit : je frapperai le Berger, et les brebis du troupeau seront dispersées.
Et Pierre prenant la parole, lui dit : quand même tous seraient scandalisés à cause de toi, je ne le serai jamais.
Jésus lui dit : en vérité je te dis, qu'en cette même nuit, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois.
Pierre lui dit : quand même il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai point; et tous les Disciples dirent la même chose.
Alors Jésus s'en vint avec eux en un lieu appelé Gethsémané; et il dit à ses Disciples : asseyez-vous ici, jusques à ce que j'aie prié dans le lieu où je vais.
Alors il leur dit : mon âme est de toutes parts saisie de tristesse jusques à la mort; demeurez ici, et veillez avec moi.
Puis s'en allant un peu plus avant, il se prosterna le visage contre terre, priant, et disant : mon Père, s'il est possible, fais que cette coupe passe loin de moi; toutefois non point comme je le veux, mais comme tu le veux.
Puis il vint à ses Disciples, et les trouva dormants, et il dit à Pierre : est-il possible que vous n'ayez pu veiller une heure avec moi?
Il s'en alla encore pour la seconde fois, et il pria, disant : mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe passe loin de moi, sans que je la boive; que ta volonté soit faite.
Il revint ensuite, et les trouva encore dormants; car leurs yeux étaient appesantis.
Et les ayant laissés, il s'en alla encore, et pria pour la troisième fois, disant les mêmes paroles.
Alors il vint à ses Disciples, et leur dit : Dormez dorénavant, et vous reposez; voici, l'heure est proche, et le Fils de l'homme va être livré entre les mains des méchants.
Et comme il parlait encore, voici, Judas, l'un des douze, vint, et avec lui une grande troupe, avec des épées et des bâtons, envoyés de la part des principaux Sacrificateurs, et des Anciens du peuple.
Or celui qui le trahissait leur avait donné un signal, disant : celui que je baiserai, c'est lui, saisissez-le.
Et aussitôt s'approchant de Jésus, il lui dit : Maître, je te salue; et il le baisa.
Et Jésus lui dit : mon ami, pour quel sujet es-tu ici? Alors s'étant approchés, ils mirent les mains sur Jésus, et le saisirent.
Et voici, l'un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main sur son épée, la tira, et en frappa le serviteur du souverain Sacrificateur, et lui emporta l'oreille.
Alors Jésus lui dit : Remets ton épée en son lieu; car tous ceux qui auront pris l'épée, périront par l'épée.
Mais tout ceci est arrivé afin que les Ecritures des Prophètes soient accomplies. Alors tous les Disciples l'abandonnèrent, et s'enfuirent.
Et Pierre le suivait de loin, jusques à la cour du souverain Sacrificateur, et étant entré dedans, il s'assit avec les officiers pour voir quelle en serait la fin.
Or les principaux Sacrificateurs, et les Anciens, et tout le Conseil cherchaient de faux témoignages contre Jésus, pour le faire mourir.
Qui dirent : celui-ci a dit : je puis détruire le Temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours.
Alors le souverain Sacrificateur se leva, et lui dit : ne réponds-tu rien? qu'est-ce que ceux-ci témoignent contre toi?
Mais Jésus se tut. Et le souverain Sacrificateur prenant la parole, lui dit : je te somme par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu.
Jésus lui dit : tu l'as dit; de plus, je vous dis, que désormais vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la Puissance [de Dieu], et venant sur les nuées du ciel.
Alors le souverain Sacrificateur déchira ses vêtements, en disant : Il a blasphémé; qu'avons-nous plus affaire de témoins? Voici, vous avez ouï maintenant son blasphème; que vous en semble?
Alors ils lui crachèrent au visage, et les uns lui donnaient des soufflets, et les autres le frappaient de leurs verges;
Or Pierre était assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui, et lui dit : tu étais aussi avec Jésus le Galiléen.
Mais il le nia devant tous, en disant : je ne sais ce que tu dis.
Et comme il était sorti dans le vestibule, une autre servante le vit, et elle dit à ceux qui étaient là : celui-ci aussi était avec Jésus le Nazarien.
Et un peu après, ceux qui se trouvaient là s'approchèrent, et dirent à Pierre : certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te donne à connaître.
Et Pierre se souvint de la parole de Jésus, qui lui avait dit : avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois : et étant sorti dehors, il pleura amèrement.
Puis quand le matin fut venu, tous les principaux Sacrificateurs et les Anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir.
Et l'ayant lié, ils l'amenèrent et le livrèrent à Ponce Pilate, qui était le Gouverneur.
Alors Judas qui l'avait trahi, voyant qu'il était condamné, se repentit, et reporta les trente pièces d'argent aux principaux Sacrificateurs et aux Anciens,
Mais les principaux Sacrificateurs ayant pris les pièces d'argent, dirent : il n'est pas permis de les mettre dans le trésor; car c'est un prix de sang.
Et après qu'ils eurent consulté entre eux, ils en achetèrent le champ d'un potier, pour la sépulture des étrangers.
Et ils les ont données pour en acheter le champ d'un potier, selon ce que le Seigneur m'avait ordonné.
Or Jésus fut présenté devant le Gouverneur, et le Gouverneur l'interrogea, disant : es-tu le Roi des Juifs? Jésus lui répondit : tu le dis.
Et étant accusé par les principaux Sacrificateurs et les Anciens, il ne répondait rien.
Alors Pilate lui dit : n'entends-tu pas combien ils portent de témoignages contre toi?
Mais il ne lui répondit pas un mot sur quoi que ce fût; de sorte que le Gouverneur s'en étonnait extrêmement.
Quand donc ils furent assemblés, Pilate leur dit : lequel voulez-vous que je vous relâche? Barabbas, ou Jésus qu'on appelle Christ?
Car il savait bien qu'ils l'avaient livré par envie.
Et comme il était assis au siége judicial, sa femme envoya lui dire : n'entre point dans l'affaire de ce juste, car j'ai aujourd'hui beaucoup souffert à son sujet en songeant.
Et le Gouverneur prenant la parole leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche? Ils dirent : Barabbas.
Pilate leur dit : que ferai-je donc de Jésus qu'on appelle Christ? Ils lui dirent tous : qu 'il soit crucifié!
Et tout le peuple répondant, dit : Que son sang soit sur nous, et sur nos enfants!
Alors il leur relâcha Barabbas; et après avoir fait fouetter Jésus, il le leur livra pour être crucifié.
Et les soldats du Gouverneur amenèrent Jésus au Prétoire, et assemblèrent devant lui toute la cohorte.
Et après l'avoir dépouillé, ils mirent sur lui un manteau d'écarlate.
Et ayant fait une couronne d'épines entrelacées, ils la mirent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite; puis s'agenouillant devant lui, ils se moquaient de lui, en disant : nous te saluons, Roi des Juifs!
Et après avoir craché contre lui, ils prirent le roseau, et ils en frappaient sa tête.
Et après s'être moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, et le vêtirent de ses vêtements, et l'amenèrent pour le crucifier.
Et comme ils sortaient, ils rencontrèrent un Cyrénéen, nommé Simon, lequel ils contraignirent de porter la croix de Jésus.
Ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé avec du fiel; mais quand il en eut goûté, il n'en voulut point boire.
Et après l'avoir crucifié, ils partagèrent ses vêtements, en les jetant au sort, afin que ce qui avait été dit par un Prophète, fût accompli : ils ont partagé entre eux mes vêtements, et ont jeté ma robe au sort.
Puis s'étant assis, ils le gardaient là.
Ils mirent aussi au-dessus de sa tête un écriteau, où la cause [de sa condamnation] était marquée en ces mots: CELUI-CI EST JÉSUS LE ROI DES JUIFS.
Et deux brigands furent crucifiés avec lui, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche.
Et ceux qui passaient par là, lui disaient des outrages, en branlant la tête,
Il a sauvé les autres, il ne se peut sauver lui-même : s'il est le Roi d'Israël, qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui.
Il se confie en Dieu; [mais] si [Dieu] l'aime, qu'il le délivre maintenant, car il a dit : je suis le Fils de Dieu.
Les brigands aussi qui étaient crucifiés avec lui, lui reprochaient la même chose.
Et aussitôt un d'entre eux courut, et prit une éponge, et l'ayant remplie de vinaigre, la mit au bout d'un roseau, et lui en donna à boire.
Mais les autres disaient : laisse, voyons si Elie viendra le sauver.
Et étant sortis des sépulcres après sa résurrection, ils entrèrent dans la sainte Citée, et se montrèrent à plusieurs.
Or le Centenier, et ceux qui avec lui gardaient Jésus, ayant vu le tremblement de terre, et tout ce qui venait d'arriver, eurent une fort grande peur, et dirent : certainement celui-ci était le Fils de Dieu.
Il y avait là aussi plusieurs femmes qui regardaient de loin, et qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, en le servant.
Et le soir étant venu, un homme riche d'Arimathée, nommé Joseph, qui même avait été Disciple de Jésus,
Ainsi Joseph prit le corps, et l'enveloppa d'un linceul net;
Et le mit dans son sépulcre neuf, qu'il avait taillé dans le roc; et après avoir roulé une grande pierre à l'entrée du sépulcre, il s'en alla.
Commande donc que le sépulcre soit gardé sûrement jusques au troisième jour; de peur que ses Disciples ne viennent de nuit, et ne le dérobent, et qu'ils ne disent au peuple : il est ressuscité des morts; car cette dernière imposture serait pire que la première.
Mais Pilate leur dit : vous avez la garde; allez, et assurez-le comme vous l'entendrez.
Et voici, il se fit un grand tremblement de terre, car l'Ange du Seigneur descendit du ciel, et vint, et roula la pierre à côté de l'entrée [du sépulcre], et s'assit sur elle.
Et son visage était comme un éclair, et son vêtement blanc comme de la neige.
Et les gardes en furent tellement saisis de frayeur, qu'ils devinrent comme morts.
Et allez-vous-en promptement, et dites à ses Disciples qu'il est ressuscité des morts. Et voici, il s'en va devant vous en Galilée, vous le verrez là; voici, je vous l'ai dit.
Alors elles sortirent promptement du sépulcre avec crainte et grande joie; et coururent l'annoncer à ses Disciples.
Mais comme elles allaient pour l'annoncer à ses Disciples, voici, Jésus se présenta devant elles, et leur dit : je vous salue. Et elles s'approchèrent, et embrassèrent ses pieds, et l'adorèrent.
Alors Jésus leur dit : ne craignez point; allez, et dites à mes frères d'aller en Galilée, et qu'ils me verront là.
Or quand elles furent parties, voici, quelques-uns de la garde vinrent dans la ville, et ils rapportèrent aux principaux Sacrificateurs toutes les choses qui étaient arrivées.
En leur disant : dites : ses Disciples sont venus de nuit, et l'ont dérobé lorsque nous dormions.
Et si le Gouverneur vient à en entendre parler, nous le lui persuaderons, et nous vous mettrons hors de peine.
Mais les onze Disciples s'en allèrent en Galilée, sur la montagne où Jésus leur avait ordonné [de se rendre].
Et quand ils l'eurent vu, ils l'adorèrent, mais quelques-uns doutèrent.
Et Jésus s'approchant leur parla, en disant : toute puissance m'est donnée dans le ciel et sur la terre.
Allez donc, et enseignez toutes les nations, les baptisant au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit;
[Et] les enseignant de garder tout ce que je vous ai commandé. Et voici, je suis toujours avec vous jusques à la fin du monde. Amen
La voix de celui qui crie dans le désert [est] : préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers.
Et tout le pays de Judée, et les habitants de Jérusalem allaient vers lui, et ils étaient tous baptisés par lui dans le fleuve du Jourdain, confessant leurs péchés.
Or Jean était vêtu de poils de chameau, et il avait une ceinture de cuir autour de ses reins, et mangeait des sauterelles et du miel sauvage.
Et il prêchait, en disant : il en vient un après moi, qui est plus puissant que moi, duquel je ne suis pas digne de délier en me baissant la courroie des souliers.
Pour moi, je vous ai baptisés d'eau; mais il vous baptisera du Saint-Esprit.
Et en même temps qu'il sortait de l'eau, [Jean] vit les cieux se fendre, et le Saint-Esprit descendre sur lui comme une colombe.
Et aussitôt l'Esprit le poussa [à se rendre] dans un désert.
Et il fut là au désert quarante jours, étant tenté par Satan; et il était avec les bêtes sauvages, et les Anges le servaient.
Et comme il marchait près de la mer de Galilée, il vit Simon et André son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs.
Et Jésus leur dit : suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.
Et ayant aussitôt quitté leurs filets, ils le suivirent.
Puis passant de là un peu plus avant, il vit Jacques fils de Zébédée, et Jean son frère, qui raccommodaient leurs filets dans la nacelle.
Et aussitôt il les appela, et eux laissant leur père Zébédée dans la nacelle, avec les ouvriers, le suivirent.
Et ils s'étonnaient de sa doctrine; car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les Scribes.
Or il se trouva dans leur Synagogue un homme qui avait un esprit immonde, qui s'écria,
Mais Jésus lui parla fortement, et lui dit : tais-toi, et sors de cet homme.
Alors l'esprit immonde le tourmentant, et criant à haute voix, sortit de cet homme.
Et tous en furent étonnés, de sorte qu'ils se demandaient les uns aux autres, et disaient : qu'est ceci? quelle doctrine nouvelle est celle-ci? il commande avec autorité, même aux esprits immondes, et ils lui obéissent.
Et sa renommée se répandit incessamment dans tout le pays des environs de la Galilée.
Or la belle-mère de Simon était au lit, malade de la fièvre; et d'abord ils lui parlèrent d'elle.
Et s'étant approché, il la releva, en la prenant par la main; et à l'instant la fièvre la quitta; et elle les servit.
Or le soir étant venu, comme le soleil se couchait, on lui apporta tous les malades, et les démoniaques,
Et il guérit plusieurs malades qui avaient de différentes maladies; et chassa plusieurs démons hors [des possédés], et il ne permit point que les démons dissent qu'ils le connussent.
Et Simon, et ceux qui étaient avec lui, le suivirent.
Et l'ayant trouvé, ils lui dirent : tous te cherchent.
Et il leur dit : allons aux bourgades voisines, afin que j'y prêche aussi; car je suis venu pour cela.
Il prêchait donc dans leurs Synagogues par toute la Galilée, et chassait les démons hors [des possédés].
Et un lépreux vint à lui, le priant et se mettant à genoux devant lui, et lui disant : si tu veux, tu peux me rendre net.
Et Jésus étant ému de compassion étendit sa main, et le toucha, en lui disant : je le veux, sois net.
Et quand il eut dit cela, la lèpre se retira aussitôt de cet homme, et il fut net.
Puis l'ayant menacé, il le renvoya incessamment,
Et lui dit : prends garde de n'en rien dire à personne; mais va, et te montre au Sacrificateur, et présente pour ta purification les choses que Moïse a commandées, pour leur servir de témoignage.
Mais lui étant parti, commença à publier plusieurs choses, et à divulguer ce qui s'était passé; de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans la ville, mais il se tenait dehors en des lieux déserts; et de toutes parts on venait à lui.
Et aussitôt il s'y assembla beaucoup de gens, tellement que l'espace même d'auprès de la porte ne les pouvait contenir, et il leur annonçait la parole.
Et [quelques-uns] vinrent à lui, portant un paralytique, qui était soutenu par quatre personnes.
Mais parce qu'ils ne pouvaient approcher de lui à cause de la foule, ils découvrirent le toit du lieu où il était, et l'ayant percé, ils descendirent le petit lit dans lequel le paralytique était couché.
Et Jésus ayant vu leur foi, dit au paralytique : mon fils, tes péchés te sont pardonnés.
Et quelques Scribes qui étaient là assis, raisonnaient ainsi en eux-mêmes :
Et Jésus ayant aussitôt connu par son esprit qu'ils raisonnaient ainsi en eux mêmes, il leur dit : pourquoi faites-vous ces raisonnements dans vos cœurs?
Et [Jésus] sortit encore vers la mer, et tout le peuple venait à lui, et il les enseignait.
Et en passant il vit Lévi, [fils] d'Alphée, assis dans le lieu du péage, et il lui dit : suis-moi. Et [Lévi] s'étant levé, le suivit.
Or il arriva que comme [Jésus] était à table dans la maison de Lévi, plusieurs péagers et des gens de mauvaise vie se mirent aussi à table avec Jésus et ses Disciples; car il y avait [là] beaucoup de gens qui l'avaient suivi.
Mais les Scribes et les Pharisiens voyant qu'il mangeait avec les péagers et les gens de mauvaise vie, disaient à ses Disciples : pourquoi est-ce qu'il mange et boit avec les péagers et les gens de mauvaise vie?
Et Jésus ayant entendu cela, leur dit : ceux qui sont en santé n'ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal; je ne suis point venu appeler à la repentance les justes, mais les pécheurs.
Or les disciples de Jean et ceux des Pharisiens jeûnaient; et ils vinrent à [Jésus], et lui dirent : pourquoi les disciples de Jean, et ceux des Pharisiens jeûnent-ils, et tes Disciples ne jeûnent point?
Et Jésus leur répondit : les amis de l'Epoux peuvent-ils jeûner pendant que l'Epoux est avec eux? tandis qu'ils ont l'Epoux avec eux, ils ne peuvent point jeûner.
Mais les jours viendront que l'Epoux leur sera ôté, et alors ils jeûneront en ces jours-là.
Aussi personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieux vêtement; autrement la pièce du drap neuf emporte du vieux, et la déchirure en est plus grande.
Et il arriva que comme il passait par des blés un [jour] de Sabbat, ses Disciples en marchant se mirent à arracher des épis.
Et les Pharisiens lui dirent : regarde, pourquoi font-ils ce qui n'est pas permis les [jours] de Sabbat?
Mais il leur dit : n'avez-vous jamais lu ce que fit David quand il fut dans la nécessité, et qu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui?
Comment il entra dans la Maison de Dieu, au temps d'Abiathar, principal Sacrificateur, et mangea les pains de proposition, lesquels il n'était permis qu'aux Sacrificateurs de manger; et il en donna même à ceux qui étaient avec lui.
Puis il leur dit : le Sabbat est fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le Sabbat.
Et ils l'observaient, pour voir s'il le guérirait le [jour du] Sabbat, afin de l'accuser.
Puis il leur dit : est-il permis de faire du bien [les jours] de Sabbat, ou de faire du mal? de sauver une personne, ou de la tuer? mais ils se turent.
Alors les regardant de tous côtés avec indignation, et étant tout ensemble affligé de l'endurcissement de leur cœur, il dit à cet homme : étends ta main; et il l'étendit; et sa main fut rendue saine comme l'autre.
Alors les Pharisiens étant sortis, ils consultèrent contre lui avec les Hérodiens, comment ils feraient pour le perdre.
Mais Jésus se retira avec ses Disciples vers la mer, et une grande multitude le suivit de Galilée, et de Judée, et de Jérusalem, et d'Idumée, et de delà le Jourdain.
Et ceux des environs de Tyr et de Sidon, ayant entendu les grandes choses qu'il faisait, vinrent vers lui en grand nombre.
Et il dit à ses Disciples, qu'une petite nacelle ne bougeât point de là pour le servir, à cause des troupes, afin qu'elles ne le pressassent point.
Car il en avait guéri beaucoup, de sorte que tous ceux qui étaient affligés de quelque fléau, se jetaient sur lui, pour le toucher.
Et les esprits immondes, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui, et s'écriaient, en disant : tu es le Fils de Dieu.
Mais il leur défendait avec de grandes menaces de le faire connaître.
Puis il monta sur une montagne, et appela ceux qu'il voulut, et ils vinrent à lui.
Et il en ordonna douze pour être avec lui, et pour les envoyer prêcher;
Et Jacques fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, qui veut dire, fils de tonnerre.
Et Judas Iscariot, qui même le trahit.
Puis ils vinrent en la maison, et il s'y assembla encore une si grande multitude, qu'ils ne pouvaient pas même prendre leur repas.
Et quand ses parents eurent entendu cela, ils sortirent pour se saisir de lui; car ils disaient qu'il était hors du sens.
Mais [Jésus] les ayant appelés, leur dit par des similitudes : comment Satan peut-il chasser Satan dehors?
Nul ne peut entrer dans la maison d'un homme fort, et piller son bien, si auparavant il n'a lié l'homme fort; mais alors il pillera sa maison.
Sur cela ses frères et sa mère arrivèrent là, et se tenant dehors ils l'envoyèrent appeler; et la multitude était assise autour de lui.
Et on lui dit : voilà ta mère et tes frères là dehors, qui te demandent.
Mais il leur répondit, en disant : qui est ma mère, et qui sont mes frères?
Et après avoir regardé de tous côtés ceux qui étaient assis autour de lui, il dit : voici ma mère et mes frères.
Puis il se mit encore à enseigner près de la mer, et de grandes troupes s'assemblèrent vers lui; de sorte qu'il monta dans une nacelle, et s'étant assis [dans la nacelle] sur la mer, tout le peuple demeura à terre sur le rivage de la mer.
Et il leur enseignait beaucoup de choses par des similitudes, et il leur disait dans ses instructions :
Et il arriva qu'en semant, une partie [de la semence] tomba le long du chemin, et les oiseaux du ciel vinrent, et la mangèrent toute
Une autre partie tomba parmi des épines; et les épines montèrent, et l'étouffèrent, et elle ne rendit point de fruit.
Et il leur dit : qui a des oreilles pour ouïr, qu'il entende!
Et quand il fut en particulier, ceux qui étaient autour de lui avec les douze, l'interrogèrent touchant cette parabole.
Et il leur dit : il vous est donné de connaître le secret du Royaume de Dieu; mais à ceux qui sont dehors, toutes choses se traitent par des paraboles.
Afin qu'en voyant ils voient, et n'aperçoivent point; et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point : de peur qu'ils ne se convertissent, et que leurs péchés ne leur soient pardonnés.
Puis il leur dit : ne comprenez-vous pas cette parabole? et comment [donc] connaîtrez-vous toutes les paraboles?
Et voici, ceux qui reçoivent la semence le long du chemin, ce sont ceux en qui la parole est semée, mais après qu'ils l'ont ouïe, Satan vient incessamment, et ravit la parole semée en leurs cœurs.
De même, ceux qui reçoivent la semence dans des lieux pierreux, ce sont ceux qui ayant ouï la parole, la reçoivent aussitôt avec joie;
Il leur disait aussi : apporte-t-on la lampe pour la mettre sous un boisseau, ou sous un lit? N'est-ce pas pour la mettre sur un chandelier?
Il leur dit encore : prenez garde à ce que vous entendez; de la mesure dont vous mesurerez, il vous sera mesuré; mais à vous qui entendez, il sera ajouté.
Car à celui qui a, il lui sera donné; et à celui qui n'a rien, cela même qu'il a, lui sera ôté.
Et que la semence germât et crût, sans qu'il sache comment.
Il disait encore : à quoi comparerons-nous le Royaume de Dieu, ou par quelle similitude le représenterons-nous?
Mais après qu'il est semé, il lève, et devient plus grand que toutes les autres plantes, et jette de grandes branches, tellement que les oiseaux du ciel peuvent faire leurs nids sous son ombre.
Ainsi par plusieurs similitudes de cette sorte il leur annonçait la parole [de Dieu], selon qu'ils pouvaient l'entendre.
Et il ne leur parlait point sans similitude; mais en particulier il expliquait tout à ses Disciples.
Or en ce même jour, comme le soir fut venu, il leur dit : passons delà l'eau.
Et laissant les troupes, ils l'emmenèrent [avec eux], lui étant déjà dans la nacelle; et il y avait aussi d'autres petites nacelles avec lui.
Or il était à la poupe, dormant sur un oreiller; et ils le réveillèrent, et lui dirent : Maître, ne te soucies-tu point que nous périssions?
Puis il leur dit : pourquoi êtes-vous ainsi craintifs? comment n'avez-vous point de foi?
Et ils furent saisis d'une grande crainte, et ils se disaient l'un à l'autre : mais qui est celui-ci, que le vent même et la mer lui obéissent?
Et quand il fut sorti de la nacelle, un homme qui avait un esprit immonde, [sortit] d'abord des sépulcres, et le vint rencontrer.
Cet homme faisait sa demeure dans les sépulcres, et personne ne le pouvait tenir lié, non pas même avec des chaînes.
Parce que souvent, quand il avait été lié de fers et de chaînes, il avait rompu les chaînes, et mis les fers en pièces, et personne ne le pouvait dompter.
Mais quand il eut vu Jésus de loin, il courut et se prosterna devant lui.
Car [Jésus] lui disait : sors de cet homme, esprit immonde.
Alors il lui demanda : comment te nommes-tu? Et il répondit, et dit : J'ai nom Légion; parce que nous sommes plusieurs.
Et il le priait instamment qu'il ne les envoyât point hors de cette contrée.
Et tous ces démons le priaient, en disant : Envoie-nous dans les pourceaux, afin que nous entrions en eux; et aussitôt Jésus le leur permit.
Alors ces esprits immondes étant sortis, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau, qui était d'environ deux mille, se jeta du haut en bas dans la mer; et ils furent étouffés dans la mer.
Et ceux qui paissaient les pourceaux s'enfuirent, et en portèrent les nouvelles dans la ville, et dans les villages.
Et ceux qui avaient vu [le miracle], leur racontèrent ce qui était arrivé au démoniaque, et aux pourceaux.
Alors ils se mirent à le prier qu'il se retirât de leurs quartiers.
Et quand il fut entré dans la nacelle, celui qui avait été démoniaque le pria de permettre qu'il fût avec lui.
Mais Jésus ne le lui permit point, et lui dit : va-t'en à ta maison vers les tiens, et raconte-leur les grandes choses que le Seigneur t'a faites, et comment il a eu pitié de toi.
Il s'en alla donc, et se mit à publier en Décapolis les grandes choses que Jésus lui avait faites; et tous s'en étonnaient.
Et quand Jésus fut repassé à l'autre rivage dans une nacelle, de grandes troupes s'assemblèrent vers lui, et il était près de la mer.
Et voici un des Principaux de la Synagogue nommé Jaïrus, vint à lui, et le voyant, il se jeta à ses pieds.
Et il le priait instamment, en disant : ma petite fille est à l'extrémité; [je te prie] de venir, et de lui imposer les mains, afin qu'elle soit guérie, et qu'elle vive.
[Jésus] s'en alla donc avec lui; et de grandes troupes de gens le suivaient et le pressaient.
Et qui avait beaucoup souffert [entre les mains] de plusieurs médecins, et avait dépensé tout son bien, sans avoir rien profité, mais plutôt était allée en empirant;
Ayant ouï parler de Jésus, vint dans la foule par derrière, et toucha son vêtement.
Car elle disait : si je touche seulement ses vêtements, je serai guérie.
Et dans ce moment la perte de sang s'arrêta; et elle sentit en son corps qu'elle était guérie de son fléau.
Et aussitôt Jésus reconnaissant en soi-même la vertu qui était sortie de lui, se retourna vers la foule, en disant : qui est-ce qui a touché mes vêtements?
Et ses Disciples lui dirent : tu vois que la foule te presse, et tu dis : qui est-ce qui m'a touché?
Alors la femme saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui avait été fait en sa personne, vint et se jeta à ses pieds, et lui déclara toute la vérité.
Et il lui dit : ma fille! ta foi t'a sauvée; va-t'en en paix, et sois guérie de ton fléau.
Comme il parlait encore, il vint des gens de chez le Principal de la Synagogue, qui lui dirent : ta fille est morte, pourquoi donnes-tu encore de la peine au Maître?
Et il ne permit à personne de le suivre, sinon à Pierre, et à Jacques, et à Jean, le frère de Jacques.
Et étant entré, il leur dit : pourquoi faites-vous tout ce bruit, et pourquoi pleurez-vous? la petite fille n'est pas morte, mais elle dort.
Et ils se riaient de lui. Mais [Jésus] les ayant tous fait sortir, prit le père et la mère de la petite fille, et ceux qui étaient avec lui, et entra là où la petite fille était couchée.
Et ayant pris la main de l'enfant, il lui dit : Talitha cumi, qui étant expliqué, veut dire : petite fille (je te dis) lève-toi.
Et il leur commanda fort expressément que personne ne le sût; puis il dit qu'on lui donnât à manger.
Puis il partit de là, et vint en son pays; et ses Disciples le suivirent.
Et le jour du Sabbat étant venu, il se mit à enseigner dans la Synagogue; et beaucoup de ceux qui l'entendaient, étaient dans l'étonnement, et ils disaient : d'où viennent ces choses à celui-ci? et quelle est cette sagesse qui lui est donnée; et que même de tels prodiges se fassent par ses mains?
Celui-ci n'est-il pas charpentier? fils de Marie, frère de Jacques, et de Joses, et de Jude, et de Simon? et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous? et ils étaient scandalisés à cause de lui.
Mais Jésus leur dit : un Prophète n'est sans honneur que dans son pays, et parmi ses parents et ceux de sa famille.
Et il s'étonnait de leur incrédulité, et parcourait les villages d'alentour, en enseignant.
Alors il appela les douze, et commença à les envoyer deux à deux, et leur donna puissance sur les esprits immondes.
Et il leur commanda de ne rien prendre pour le chemin, qu'un seul bâton, [et de ne porter] ni sac, ni pain, ni monnaie dans leur ceinture;
Il leur disait aussi : partout où vous entrerez dans une maison, demeurez-y jusqu'à ce que vous partiez de là.
Et tous ceux qui ne vous recevront point, et ne vous écouteront point, en partant de là, secouez la poussière de vos pieds, pour être un témoignage contre eux. En vérité je vous dis, que ceux de Sodome et de Gomorrhe seront traités moins rigoureusement au jour du jugement que cette ville-là.
Or le Roi Hérode en ouït parler, car le nom [de Jésus] était devenu fort célèbre, et il dit : Ce Jean qui baptisait, est ressuscité des morts; c'est pourquoi la vertu de faire des miracles agit puissamment en lui.
Quand donc Hérode eut appris cela, il dit : c'est Jean que j'ai fait décapiter, il est ressuscité des morts.
Car Hérode avait envoyé prendre Jean, et l'avait fait lier dans une prison, à cause d'Hérodias femme de Philippe son frère, parce qu'il l'avait prise en mariage.
C'est pourquoi Hérodias lui en voulait, et désirait de le faire mourir, mais elle ne pouvait.
Car Hérode craignait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il avait du respect pour lui, et lorsqu'il l'avait entendu, il faisait beaucoup de choses [que Jean avait dit de faire], car il l'écoutait volontiers.
Mais un jour étant venu à propos, qu'Hérode faisait le festin du jour de sa naissance aux grands Seigneurs, et aux Capitaines, et aux Principaux de la Galilée,
La fille d'Hérodias y entra, et dansa, et ayant plu à Hérode, et à ceux qui étaient à table avec lui, le Roi dit à la jeune fille : demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai.
Et il lui jura, disant : tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, jusqu'à la moitié de mon Royaume.
Et elle étant sortie, dit à sa mère : qu'est-ce que je demanderai? Et [sa mère lui] dit : la tête de Jean Baptiste.
Et le Roi en fut très marri, mais il ne voulut pas la refuser à cause du serment, et de ceux qui étaient à table avec lui :
Et il envoya incontinent un de ses gardes, et lui commanda d'apporter la tête de Jean : [le garde] y alla, et décapita [Jean] dans la prison;
Et apporta sa tête dans un plat, et la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ce que les disciples [de Jean] ayant appris, ils vinrent et emportèrent son corps, et le mirent dans un sépulcre.
Or les Apôtres se rassemblèrent vers Jésus, et lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait, et enseigné.
Et il leur dit : venez-vous-en à l'écart dans un lieu retiré, et vous reposez un peu; car il y avait beaucoup de gens qui allaient et qui venaient, de sorte qu'ils n'avaient pas même le loisir de manger.
Mais le peuple vit qu'ils s'en allaient, et plusieurs l'ayant reconnu, y accoururent à pied de toutes les villes, et y arrivèrent avant eux, et s'assemblèrent auprès de lui.
Et Jésus étant sorti, vit là de grandes troupes, et il fut ému de compassion envers elles, de ce qu'elles étaient comme des brebis qui n'ont point de pasteur; et il se mit à leur enseigner plusieurs choses.
Et comme il était déjà tard, ses Disciples s'approchèrent de lui, en disant : ce lieu est désert, et il est déjà tard.
Donne-leur congé, afin qu'ils s'en aillent aux villages et aux bourgades d'alentour, et qu'ils achètent des pains pour eux; car ils n'ont rien à manger.
Et il leur répondit, et dit : donnez-leur vous-mêmes à manger. Et ils lui dirent : irions-nous acheter pour deux cents deniers de pain, afin de leur donner à manger?
Et il leur dit : combien avez-vous de pains? allez et regardez. Et après l'avoir su, ils dirent : cinq, et deux poissons.
Alors il leur commanda de les faire tous asseoir par troupes sur l'herbe verte.
Et quand il eut pris les cinq pains et les deux poissons, regardant vers le ciel, il bénit [Dieu], et rompit les pains, puis il les donna à ses Disciples, afin qu'ils les missent devant eux, et il partagea à tous les deux poissons.
Et aussitôt après il obligea ses Disciples de monter sur la nacelle, et d'aller devant lui au delà de la [mer] vers Bethsaïda, pendant qu'il donnerait congé aux troupes.
Et quand il leur eut donné congé, il s'en alla sur la montagne pour prier .
Et le soir étant venu, la nacelle était au milieu de la mer, et lui seul était à terre.
Et il vit qu'ils avaient grande peine à ramer, parce que le vent leur était contraire; et environ la quatrième veille de la nuit, il alla vers eux marchant sur la mer, et il les voulait devancer.
Mais quand ils le virent marchant sur la mer, ils crurent que ce fût un fantôme, et ils s'écrièrent.
Car ils le virent tous, et ils furent troublés ; mais il leur parla aussitôt, et leur dit : rassurez-vous, c'est moi; n'ayez point de peur.
Et il monta vers eux dans la nacelle, et le vent cessa; ce qui augmenta beaucoup leur étonnement et leur admiration.
Car ils n'avaient pas bien fait réflexion au [miracle des] pains; à cause que leur cœur était stupide.
Et après qu'ils furent sortis de la nacelle, ceux du lieu le reconnurent d'abord.
Et partout où il était entré dans les bourgs, ou dans les villes, ou dans les villages, ils mettaient les malades dans les marchés, et ils le priaient de permettre qu'au moins ils pussent toucher le bord de sa robe; et tous ceux qui le touchaient, étaient guéris.
Alors les Pharisiens, et quelques Scribes qui étaient venus de Jérusalem, s'assemblèrent auprès de lui.
Et ayant vu que quelques-uns de ses Disciples prenaient leur repas avec des mains souillées, c'est-à-dire, sans être lavées, ils les en blâmèrent.
Sur cela les Pharisiens et les Scribes l'interrogèrent, en disant : pourquoi tes Disciples ne se conduisent-ils pas selon la tradition des Anciens, mais prennent leur repas sans se laver les mains?
Et il leur répondit, et leur dit : certainement Esaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, comme il est écrit : ce peuple m'honore des lèvres, mais leur cœur est bien éloigné de moi.
Il leur dit aussi : vous annulez bien le commandement de Dieu, afin de garder votre tradition.
Et vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou pour sa mère.
Puis ayant appelé toutes les troupes, il leur dit : écoutez-moi vous tous, et entendez.
Il n'y a rien de ce qui est hors de l'homme, qui entrant au dedans de lui, puisse le souiller; mais les choses qui sortent de lui, ce sont celles qui souillent l'homme.
Puis quand il fut entré dans la maison, [s'étant retiré] d'avec les troupes, ses Disciples l'interrogèrent touchant cette similitude.
Et il leur dit : Et vous, êtes-vous donc aussi sans intelligence? ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre de dehors dans l'homme ne peut point le souiller?
Parce qu'il n'entre pas dans son cœur, mais dans l'estomac d'où ensuite cela est jeté dans le lieu secret, en purifiant ainsi [le corps] de toutes les viandes.
Car une femme qui avait une petite fille possédée d'un esprit immonde, ayant ouï parler de lui, vint et se jeta à ses pieds;
(Or cette femme était Grecque, Syro-Phénicienne de nation) et elle le pria qu'il chassât le démon hors de sa fille.
Mais Jésus lui dit : laisse premièrement rassasier les enfants; car il n'est pas raisonnable de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.
Et elle lui répondit, et dit : cela est vrai, Seigneur! cependant les petits chiens mangent sous la table les miettes que les enfants laissent tomber .
Alors il lui dit : à cause de cette parole va-t'en : le démon est sorti de ta fille.
Quand elle s'en fut donc allée en sa maison, elle trouva que le démon était sorti, et que sa fille était couchée sur le lit.
Et on lui amena un sourd qui avait la parole empêchée, et on le pria de poser les mains sur lui.
Et [Jésus] l'ayant tiré à part, hors de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles; et ayant craché, lui toucha la langue.
Puis regardant vers le ciel, il soupira, et lui dit : Ephphatha, c'est-à-dire, Ouvre-toi.
Et aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, et le lien de sa langue se délia, et il parla aisément.
Et [Jésus] leur commanda de ne [le] dire à personne; mais plus il le défendait, plus ils le publiaient.
En ces jours-là comme il y avait là une fort grande multitude, et qu'ils n'avaient rien à manger, Jésus appela ses Disciples, et leur dit :
Et si je les renvoie à jeûn en leurs maisons, ils tomberont en défaillance par le chemin, car quelques-uns d'eux sont venus de loin.
Et ses Disciples lui répondirent : d'où les pourra-t-on rassasier de pains, ici, dans un désert?
Et il leur demanda : combien avez-vous de pains? Ils lui dirent : Sept.
Alors il commanda aux troupes de s'asseoir par terre, et il prit les sept pains, et après avoir béni [Dieu] il les rompit, et les donna à ses Disciples pour les mettre devant les troupes; et ils les mirent devant elles.
Ils avaient aussi quelque peu de petits poissons; et après qu'il eut béni [Dieu], il commanda qu'ils les leur missent aussi devant.
(Or ceux qui en avaient mangé étaient environ quatre mille). Et ensuite il leur donna congé.
Et aussitôt après il monta dans une nacelle avec ses Disciples, et alla aux quartiers de Dalmanutha.
Et il vint là des Pharisiens qui se mirent à disputer avec lui, et qui pour l'éprouver, lui demandèrent quelque miracle du ciel.
Alors [Jésus] soupirant profondément en son esprit, dit : pourquoi cette génération demande-t-elle un miracle? en vérité je vous dis, qu'il ne lui en sera point accordé.
Et les laissant, il remonta dans la nacelle, et passa à l'autre rivage.
Et il leur commanda, disant : voyez, donnez-vous de garde du levain des Pharisiens, et du levain d'Hérode.
Et Jésus connaissant cela, leur dit : pourquoi discourez-vous touchant ce que vous n'avez point de pains? ne considérez-vous point encore, et ne comprenez-vous point? avez-vous encore votre cœur stupide?
Quand je distribuai les cinq pains aux cinq mille hommes, combien recueillîtes-vous de corbeilles pleines des pièces qu'il y eut de reste? ils lui dirent : douze.
Et quand je distribuai les sept pains aux quatre mille hommes, combien recueillîtes-vous de corbeilles pleines des pièces qu'il y eut de reste? ils lui dirent : sept.
Et il leur dit : comment n'avez-vous point d'intelligence?
Puis il vint à Bethsaïda, et on lui présenta un aveugle, en le priant qu'il le touchât.
Alors il prit la main de l'aveugle, et le mena hors de la bourgade, et ayant mis de sa salive sur ses yeux, et posé les mains sur lui, il lui demanda s'il voyait quelque chose.
[Jésus] lui mit encore les mains sur les yeux, et lui commanda de regarder; et il fut rétabli, et les voyait tous de loin clairement.
Puis il le renvoya en sa maison, en lui disant : n'entre point dans la bourgade, et ne le dis à personne de la bourgade.
Et Jésus et ses Disciples étant partis de là, ils vinrent aux bourgades de Césarée de Philippe, et sur le chemin il interrogea ses Disciples leur disant : qui disent les hommes que je suis?
Ils répondirent : [les uns disent que tu es] Jean Baptiste; les autres, Elie; et les autres, l'un des Prophètes.
Alors il leur dit : et vous, qui dites vous que je suis? Pierre répondant lui dit : tu es le Christ.
Et il leur défendit avec menaces, de dire cela de lui à personne.
Et il commença à leur enseigner qu'il fallait que le Fils de l'homme souffrît beaucoup, et qu'il fût rejeté des Anciens, et des principaux Sacrificateurs, et des Scribes; et qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât trois jours après.
Et il tenait ces discours tout ouvertement; sur quoi Pierre le prit [en particulier], et se mit à le reprendre.
Mais lui se retournant, et regardant ses Disciples, tança Pierre, en lui disant : va arrière de moi, Satan; car tu ne comprends pas les choses qui sont de Dieu, mais celles qui sont des hommes.
Puis ayant appelé les troupes et ses Disciples, il leur dit : quiconque veut venir après moi, qu'il renonce à soi même, et qu'il charge sa croix, et me suive.
Car quiconque voudra sauver son âme, la perdra ; mais quiconque perdra son âme pour l'amour de moi et de l'Evangile, celui-là la sauvera.
Car que profiterait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il fait la perte de son âme?
Ou que donnera l'homme en échange de son âme?
Car quiconque aura eu honte de moi et de mes paroles parmi cette nation adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il sera venu environné de la gloire de son Père avec les saints Anges.
Il leur disait aussi : en vérité je vous dis, que parmi ceux qui sont ici présents, il y en a quelques-uns qui ne mourront point jusqu'à ce qu'ils aient vu le Règne de Dieu venir avec puissance.
Et six jours après, Jésus prit avec soi Pierre et Jacques, et Jean, et les mena seuls à l'écart sur une haute montagne, et il fut transfiguré devant eux.
Et ses vêtements devinrent reluisants et blancs comme de la neige, tels qu'il n'y a point de foulon sur la terre qui les pût ainsi blanchir.
Et en même temps leur apparurent Elie et Moïse, qui parlaient avec Jésus.
Et il vint une nuée qui les couvrit de son ombre; et il vint de la nuée une voix, disant : celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le.
Et comme ils descendaient de la montagne, il leur commanda expressément de ne raconter à personne ce qu'ils avaient vu, sinon après que le Fils de l'homme serait ressuscité des morts.
Puis ils l'interrogèrent, disant : pourquoi les Scribes disent-ils qu'il faut qu'Elie vienne premièrement?
Il répondit, et leur dit : il est vrai, Elie étant venu premièrement doit rétablir toutes choses, et comme il est écrit du Fils de l'homme, il faut qu'il souffre beaucoup, et qu'il soit chargé de mépris.
Mais je vous dis que même Elie est venu, et qu'ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme il est écrit de lui.
Puis étant revenu vers les Disciples, il vit autour d'eux une grande troupe, et des Scribes qui disputaient avec eux.
Et dès que toute cette troupe le vit, elle fut saisie d'étonnement; et ils accoururent pour le saluer.
Et il interrogea les Scribes, disant : de quoi disputez-vous avec eux?
Et quelqu'un de la troupe prenant la parole, dit : Maître, je t'ai amené mon fils qui a un esprit muet.
Lequel l'agite cruellement partout où il le saisit, et il écume, et grince les dents, et devient sec; et j'ai prié tes Disciples de chasser ce démon, mais ils n'ont pu.
Alors Jésus lui répondant, dit : Ô génération incrédule! jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? amenez-le-moi.
Et ils le lui amenèrent; et quand il l'eut vu l'esprit l'agita sur-le-champ avec violence, de sorte que [l'enfant] tomba à terre, et se tournait çà et là en écumant.
Et [Jésus] demanda au père de l'enfant : combien y a-t-il de temps que ceci lui est arrivé? et il dit : dès son enfance;
Et souvent il l'a jeté dans le feu et dans l'eau pour le faire périr; mais si tu y peux quelque chose, assiste-nous, étant ému de compassion envers nous.
Alors Jésus lui dit : si tu le peux croire, toutes choses sont possibles au croyant.
Et quand Jésus vit que le peuple y accourait l'un sur l'autre, il censura fortement l'esprit immonde, en lui disant : esprit muet et sourd, je te commande, moi, sors de cet [enfant], et n'y rentre plus.
Et [le démon] sortit en criant, et faisant beaucoup souffrir [cet enfant], qui en devint comme mort, tellement que plusieurs disaient : il est mort.
Mais Jésus l'ayant pris par la main, le redressa; et il se leva.
Puis [Jésus] étant entré dans la maison, ses Disciples lui demandèrent en particulier : pourquoi ne l'avons-nous pu chasser?
Et il leur répondit : cette sorte de [démons] ne peut sortir si ce n'est par la prière et par le jeûne.
Or il enseignait ses Disciples, et leur disait : le Fils de l'homme va être livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir, mais après qu'il aura été mis à mort, il ressuscitera le troisième jour.
Mais ils ne comprenaient point ce discours, et ils craignaient de l'interroger.
Après ces choses il vint à Capernaüm, et quand il fut arrivé à la maison, il leur demanda : de quoi disputiez-vous ensemble en chemin?
Et après qu'il se fut assis, il appela les douze, et leur dit : si quelqu'un veut être le premier [entre vous], il sera le dernier de tous, et le serviteur de tous.
Et ayant pris un petit enfant, il le mit au milieu d'eux, et après l'avoir pris entre ses bras, il leur dit :
Alors Jean prit la parole, et dit : Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait les démons en ton Nom, et qui pourtant ne nous suit point; et nous l'en avons empêché, parce qu'il ne nous suit point.
Mais Jésus leur dit : ne l'en empêchez point; parce qu'il n'y a personne qui fasse un miracle en mon Nom, qui aussitôt puisse mal parler de moi.
Et quiconque vous donnera à boire un verre d'eau en mon Nom, parce que vous êtes à Christ, en vérité je vous dis, qu'il ne perdra point sa récompense.
Mais quiconque scandalisera l'un de ces petits qui croient en moi, il lui vaudrait mieux qu'on mit une pierre de meule autour de son cou, et qu'on le jetât dans la mer.
Or si ta main te fait broncher, coupe-la : il vaut mieux que tu entres manchot dans la vie, que d'avoir deux mains, et aller dans la géhenne, au feu qui ne s'éteint point;
Là où leur ver ne meurt point, et le feu ne s'éteint point.
Et si ton pied te fait broncher, coupe-le : il vaut mieux que tu entres boiteux dans la vie, que d'avoir deux pieds, et être jeté dans la géhenne, au feu qui ne s'éteint point;
Là où leur ver ne meurt point, et le feu ne s'éteint point.
Et si ton œil te fait broncher, arrache-le : il vaut mieux que tu entres dans le Royaume de Dieu n'ayant qu'un œil, que d'avoir deux yeux, et être jeté dans la géhenne du feu;
Là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point.
C'est une bonne chose que le sel; mais si le sel devient insipide, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur?
Puis étant parti de là, il vint sur les confins de la Judée, au delà du Jourdain, et les troupes s'étant encore assemblées auprès de lui, il les enseignait comme il avait accoutumé.
Alors des Pharisiens vinrent à lui, et pour l'éprouver ils lui demandèrent : est-il permis à un homme de répudier sa femme?
Il répondit, et leur dit : qu'est-ce que Moïse vous a commandé?
Et Jésus répondant leur dit : il vous a donné ce commandement à cause de la dureté de votre cœur.
Mais au commencement de la création, Dieu fit un homme et une femme.
C'est pourquoi l'homme laissera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme;
Puis ses Disciples l'interrogèrent encore sur cela même dans la maison.
Et il leur dit : quiconque laissera sa femme, et se mariera à une autre, il commet un adultère contre elle.
Pareillement si la femme laisse son mari, et se marie à un autre, elle commet un adultère.
Et on lui présenta de petits enfants, afin qu'il les touchât; mais les Disciples reprenaient ceux qui les présentaient;
Et Jésus voyant cela, en fut indigné, et il leur dit : laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez point; car le Royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent.
En vérité, je vous dis, que quiconque ne recevra pas comme un petit enfant le Royaume de Dieu, il n'y entrera point.
Après les avoir donc pris entre ses bras, il les bénit, en posant les mains sur eux.
Et comme il sortait pour se mettre en chemin, un homme accourut, et se mit à genoux devant lui, et lui fit cette demande : Maître qui es bon, que ferai-je pour hériter la vie éternelle?
Et Jésus lui répondit : pourquoi m'appelles-tu bon? il n'y a nul être qui soit bon que Dieu.
Il répondit, et lui dit : Maître, j'ai gardé toutes ces choses dès ma jeunesse.
Et Jésus ayant jeté l'œil sur lui, l'aima, et lui dit : il te manque une chose; va, et vends tout ce que tu as, et le donne aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel; puis viens, et me suis, ayant chargé la croix.
Alors Jésus ayant regardé alentour, dit à ses Disciples : combien difficilement ceux qui ont des richesses entreront-ils dans le Royaume de Dieu.
Et ses Disciples s'étonnèrent de ces paroles; mais Jésus prenant encore la parole, leur dit : mes enfants, qu'il est difficile à ceux qui se confient aux richesses d'entrer dans le Royaume de Dieu!
Mais Jésus les ayant regardés, leur dit : cela est impossible quant aux hommes, mais non pas quant à Dieu; car toutes choses sont possibles à Dieu.
Alors Pierre se mit à lui dire : voici, nous avons tout quitté, et t'avons suivi.
Or ils étaient en chemin, montant à Jérusalem, et Jésus allait devant eux; et ils étaient épouvantés, et craignaient en le suivant, parce que Jésus ayant encore pris à l'écart les douze, s'était mis à leur déclarer les choses qui lui devaient arriver;
[Disant] : voici, nous montons à Jérusalem; et le Fils de l'homme sera livré aux principaux Sacrificateurs, et aux Scribes; et ils le condamneront à mort, et le livreront aux Gentils;
Qui se moqueront de lui, et le fouetteront, et cracheront contre lui, puis ils le feront mourir; mais il ressuscitera le troisième jour.
Alors Jacques et Jean , fils de Zébédée, vinrent à lui, en lui disant : Maître, nous voudrions que tu fisses pour nous ce que nous te demanderons.
Et il leur dit : que voulez-vous que je fasse pour vous?
Et ils lui dirent : accorde-nous que dans ta gloire nous soyons assis l'un à ta droite, et l'autre à ta gauche.
Et Jésus leur dit : vous ne savez ce que vous demandez; pouvez-vous boire la coupe que je dois boire; et être baptisés du Baptême dont je dois être baptisé ?
Ils lui répondirent : nous le pouvons. Et Jésus leur dit : il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du Baptême dont je dois être baptisé;
Et Jésus les ayant appelés, leur dit : vous savez que ceux qui dominent sur les nations les maîtrisent, et que les Grands d'entre eux usent d'autorité sur elles.
Car aussi le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs.
Puis ils arrivèrent à Jéricho; et comme il partait de Jéricho avec ses Disciples et une grande troupe, un aveugle, [appelé] Bartimée, [c'est-à-dire], fils de Timée, était assis sur le chemin, et mendiait.
Et plusieurs le censuraient fortement, afin qu'il se tût; mais il criait encore plus fort : Fils de David, aie pitié de moi!
Et Jésus s'étant arrêté, dit qu'on l'appelât. On l'appela donc, en lui disant : prends courage, lève-toi, il t'appelle.
Et jetant bas son manteau, il se leva, et s'en vint à Jésus.
Et Jésus prenant la parole, lui dit : que veux-tu que je te fasse? Et l'aveugle lui dit : Maître, que je recouvre la vue.
Et Jésus lui dit : Va, ta foi t'a sauvé.
Et comme ils approchaient de Jérusalem, étant près de Bethphagé, et de Béthanie, vers le mont des oliviers, il envoya deux de ses Disciples,
Et il leur dit : allez-vous-en à cette bourgade qui est vis-à-vis de vous; et en y entrant, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel jamais homme ne s'assit; détachez-le, et l'amenez.
Et si quelqu'un vous dit : pourquoi faites-vous cela? dites que le Seigneur en a besoin; et d'abord il l'enverra ici.
Ils partirent donc, et trouvèrent l'ânon qui était attaché dehors, auprès de la porte, entre deux chemins, et ils le détachèrent.
Et quelques-uns de ceux qui étaient là, leur dirent : pourquoi détachez-vous cet ânon?
Et ils leur répondirent comme Jésus avait commandé; et on les laissa faire.
Ils amenèrent donc l'ânon à Jésus, et mirent leurs vêtements sur l'ânon, et il s'assit dessus.
Et plusieurs étendaient leurs vêtements par le chemin, et d'autres coupaient des rameaux des arbres, et les répandaient par le chemin.
Et le lendemain en revenant de Béthanie, il eut faim.
Et voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il y trouverait quelque chose, mais y étant venu, il n'y trouva rien que des feuilles; car ce n'était pas la saison des figues.
Et Jésus prenant la parole dit au figuier : que jamais personne ne mange de fruit de toi. Et ses Disciples l'entendirent.
Et il les enseignait, en leur disant : n'est-il pas écrit? ma Maison sera appelée une Maison de prière par toutes les nations; mais vous en avez fait une caverne de voleurs.
Ce que les Scribes et les principaux Sacrificateurs ayant entendu, ils cherchaient comment ils feraient pour le perdre; car ils le craignaient, à cause que tout le peuple avait de l'admiration pour sa doctrine.
Et Pierre s'étant souvenu [de ce qui s'était passé], dit à Jésus : Maître, voici, le figuier que tu as maudit, est tout sec.
Et Jésus répondant, leur dit : croyez en Dieu.
Car en vérité je vous dis, que quiconque dira à cette montagne : quitte ta place, et te jette dans la mer, et qui ne chancellera point en son cœur, mais croira que ce qu'il dit se fera, tout ce qu'il aura dit lui sera fait.
Ils retournèrent encore à Jérusalem, et comme il marchait dans le Temple, les principaux Sacrificateurs, et les Scribes, et les Anciens vinrent à lui,
Et lui dirent : par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui est celui qui t'a donné cette autorité, pour faire les choses que tu fais?
Et Jésus répondant leur dit : je vous interrogerai aussi d'une chose, et répondez-moi; puis je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.
Et ils raisonnaient entre eux, disant : si nous disons, du ciel : il nous dira : pourquoi donc ne l'avez-vous point cru?
Alors pour réponse ils dirent à Jésus : nous ne savons. Et Jésus répondant leur dit : Je ne vous dirai point aussi par quelle autorité je fais ces choses.
Puis il se mit à leur dire par une parabole : Quelqu'un, [dit-il], planta une vigne, et l'environna d'une haie, et il y creusa une fosse pour un pressoir, et y bâtit une tour; puis il la loua à des vignerons, et s'en alla dehors.
Mais eux le prenant, le battirent, et le renvoyèrent à vide.
Il leur envoya encore un autre serviteur; et eux lui jetant des pierres, lui meurtrirent la tête, et le renvoyèrent, après l'avoir honteusement traité.
Mais ayant encore un Fils, son bien-aimé, il le leur envoya aussi pour le dernier, disant : ils respecteront mon Fils.
Mais ces vignerons dirent entre eux : c'est ici l'héritier, venez, tuons-le, et l'héritage sera nôtre.
L'ayant donc pris, ils le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne.
Alors ils tâchèrent de le saisir, mais ils craignirent le peuple; car ils connurent qu'il avait dit cette similitude contre eux; c'est pourquoi le laissant, ils s'en allèrent.
Mais ils lui envoyèrent quelques-uns des Pharisiens et des Hérodiens, pour le surprendre dans ses discours;
Lesquels étant venus, lui dirent : Maître, nous savons que tu es véritable, et que tu ne considères personne; car tu n'as point d'égard à l'apparence des hommes, mais tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité; est-il permis de payer le tribut à César, ou non? le payerons-nous, ou si nous ne le payerons-nous point?
Mais [Jésus] connaissant leur hypocrisie, leur dit : pourquoi me tentez-vous? apportez-moi un denier, que je le voie.
Et ils le lui présentèrent. Alors il leur dit : de qui est cette image, et cette inscription? ils lui répondirent : de César.
Et Jésus répondant leur dit : rendez à César les choses qui sont à César, et à Dieu celles qui sont à Dieu; et ils en furent étonnés.
Alors les Saducéens, qui disent qu'il n'y a point de résurrection, vinrent à lui, et l'interrogèrent, disant :
Maître, Moïse nous a laissé par écrit : que si le frère de quelqu'un est mort, et a laissé sa femme, et n'a point laissé d'enfants, son frère prenne sa femme, et qu'il suscite lignée à son frère.
Et le second la prit, et mourut, et lui aussi ne laissa point d'enfants; et le troisième tout de même.
Les sept donc la prirent, et ne laissèrent point d'enfants; la femme aussi mourut, la dernière de tous.
En la résurrection donc, quand ils seront ressuscités, duquel sera-t-elle la femme? car les sept l'ont eue pour leur femme.
Et Jésus répondant leur dit : la raison pour laquelle vous tombez dans l'erreur, c'est que vous ne connaissez point les Ecritures, ni la puissance de Dieu.
Et quant aux morts, [pour vous montrer] qu'ils ressuscitent, n'avez-vous point lu dans le Livre de Moïse, comment Dieu lui parla dans le buisson, en disant : je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob?
Et quelqu'un des Scribes qui les avait ouïs disputer, voyant qu'il leur avait bien répondu, s'approcha de lui, et lui demanda : quel est le premier de tous les Commandements?
Et Jésus lui répondit : le premier de tous les Commandements est : écoute Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur;
Et le Scribe lui dit : Maître, tu as bien dit selon la vérité, qu'il y a un seul Dieu, et qu'il n'y en a point d'autre que lui;
Et que de l'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute son âme, et de toute sa force; et d'aimer son prochain comme soi-même, c'est plus que tous les holocaustes et les sacrifices.
Et Jésus voyant que [ce Scribe] avait répondu prudemment, lui dit : tu n'es pas loin du Royaume de Dieu. Et personne n'osait plus l'interroger.
Car David lui-même a dit par le Saint-Esprit : le Seigneur a dit à mon Seigneur : assieds-toi à ma droite, jusqu'a ce que j'aie mis tes ennemis pour le marchepied de tes pieds.
Puis donc que David lui-même l'appelle [son] Seigneur, comment est-il son fils? Et de grandes troupes prenaient plaisir à l'entendre.
Il leur disait aussi en les enseignant : donnez vous garde des Scribes, qui prennent plaisir à se promener en robes longues, et [qui aiment] les salutations dans les marchés.
Et [Jésus] ayant appelé ses Disciples, il leur dit : en vérité je vous dis, que cette pauvre veuve a plus mis au tronc que tous ceux qui y ont mis.
Car tous y ont mis de leur superflu; mais celle-ci y a mis de son indigence tout ce qu'elle avait, toute sa subsistance.
Et comme il se retirait du Temple, un de ses Disciples lui dit : Maître, regarde quelles pierres et quels bâtiments.
Et Jésus répondant lui dit : vois-tu ces grands bâtiments? il n'y sera point laissé pierre sur pierre qui ne soit démolie.
Et comme il se fut assis au mont des oliviers vis-à-vis du Temple, Pierre et Jacques, Jean et André, l'interrogèrent en particulier,
Et Jésus leur répondant, se mit à leur dire : prenez garde que quelqu'un ne vous séduise.
Mais prenez garde à vous-mêmes : car ils vous livreront aux Consistoires, et aux Synagogues; vous serez fouettés, et vous serez présentés devant les gouverneurs et devant les Rois, à cause de moi, pour leur être en témoignage.
Or le frère livrera son frère à la mort, et le père l'enfant, et les enfants se soulèveront contre leurs pères et leurs mères, et les feront mourir.
Et que celui qui sera sur la maison, ne descende point dans la maison, et n'y entre point pour emporter quoi que ce soit de sa maison.
Et que celui qui sera aux champs, ne retourne point en arrière pour emporter son habillement.
Or en ces jours-là, après cette affliction, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera point sa clarté;
Et alors il enverra ses Anges, et il assemblera ses élus, des quatre vents, depuis le bout de la terre jusques au bout au ciel.
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