dé
Mais, et, or
but, and, etc.
Étymologie. a primary particle (adversative or continuative);
La particule grecque δέ (dé) est un mot de liaison extrêmement fréquent dans le Nouveau Testament. Elle sert principalement à connecter des phrases, soit pour marquer une continuation (« et », « alors »), soit pour introduire une opposition ou un contraste (« mais »).
Répartition
Concordance
Abraham engendra Isaac; et Isaac engendra Jacob; et Jacob engendra Juda, et ses frères;
Et Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar; et Pharès engendra Esrom; et Esrom engendra Aram;
Et Aram engendra Aminadab; et Aminadab engendra Naasson; et Naasson engendra Salmon;
Et Salmon engendra Booz, de Rachab; et Booz engendra Obed, de Ruth; et Obed engendra Jessé;
Et Jessé engendra le Roi David; et le Roi David engendra Salomon, de celle [qui avait été femme] d'Urie;
Et Salomon engendra Roboam; et Roboam engendra Abia; et Abia engendra Asa;
Et Asa engendra Josaphat; et Josaphat engendra Joram; et Joram engendra Hozias;
Et Hozias engendra Joatham; et Joatham engendra Achaz; et Achaz engendra Ezéchias;
Et Ezéchias engendra Manassé; et Manassé engendra Amon; et Amon engendra Josias;
Et Josias engendra Jakim; et Jakim engendra Jéchonias, et ses frères, vers le temps qu'ils furent transportés en Babylone.
Et après qu'ils eurent été transportés en Babylone, Jéchonias engendra Salathiël; et Salathiël engendra Zorobabel;
Et Zorobabel engendra Abiud; et Abiud engendra Eliakim; et Eliakim engendra Azor;
Et Azor engendra Sadoc; et Sadoc engendra Achim; et Achim engendra Eliud;
Et Eliud engendra Eléazar; et Eléazar engendra Matthan; et Matthan engendra Jacob;
Et Jacob engendra Joseph, le mari de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.
Or la naissance de Jésus-Christ arriva en cette manière. Comme Marie sa mère eut été fiancée à Joseph, avant qu'ils fussent ensemble, elle se trouva enceinte [par l'opération] du Saint-Esprit.
Et Joseph son mari, parce qu'il était juste, et qu'il ne la voulait point diffamer, la voulut renvoyer secrètement.
Mais comme il pensait à ces choses, voici, l'Ange du Seigneur lui apparut dans un songe, et lui dit : Joseph, fils de David, ne crains point de recevoir Marie ta femme; car ce qui a été conçu en elle est du Saint-Esprit.
Et elle enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jésus; car il sauvera son peuple de leurs péchés.
Or tout ceci est arrivé afin que fût accompli ce dont le Seigneur avait parlé par le Prophète, en disant :
Joseph étant donc réveillé de son sommeil, fit comme l'Ange du Seigneur lui avait commandé, et reçut sa femme.
Or Jésus étant né à Bethléhem, [ville] de Juda, au temps du Roi Hérode, voici arriver des Sages d'Orient à Jérusalem.
Ce que le Roi Hérode ayant entendu, il en fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.
Et ils lui dirent : à Bethléhem, [ville] de Judée; car il est ainsi écrit par un Prophète :
Et les envoyant à Bethléhem, il leur dit : Allez, et vous informez soigneusement touchant le petit enfant; et quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'y aille aussi, et que je l'adore.
Eux donc ayant ouï le Roi, s'en allèrent, et voici, l'étoile qu'ils avaient vue en Orient allait devant eux, jusqu'à ce qu'elle vint et s'arrêta sur le lieu où était le petit enfant.
Et quand ils virent l'étoile, ils se réjouirent d'une fort grande joie.
Or après qu'ils se furent retirés, voici, l'Ange du Seigneur apparut dans un songe à Joseph, et lui dit : lève-toi, et prends le petit enfant, et sa mère, et t'enfuis en Egypte, et demeure là, jusqu'à ce que je te le dise; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire mourir.
Joseph donc étant réveillé, prit de nuit le petit enfant, et sa mère, et se retira en Egypte.
Mais après qu'Hérode fut mort, voici, l'Ange du Seigneur apparut dans un songe à Joseph, en Egypte,
Joseph donc s'étant réveillé, prit le petit enfant et sa mère, et s'en vint au pays d'Israël.
Mais quand il eut appris qu'Archélaüs régnait en Judée, à la place d'Hérode son père, il craignit d'y aller; et étant divinement averti dans un songe, il se retira en Galilée.
Or, en ce temps-là vint Jean-Baptiste, prêchant dans le désert de la Judée;
Or Jean avait son vêtement de poil de chameau, et une ceinture de cuir autour de ses reins, et son manger était des sauterelles et du miel sauvage.
Mais voyant plusieurs des Pharisiens et des Saducéens venir à son baptême, il leur dit : race de vipères, qui vous a avertis de fuir la colère à venir?
Or la cognée est déjà mise à la racine des arbres; c'est pourquoi tout arbre qui ne fait point de bon fruit s'en va être coupé, et jeté au feu.
Pour moi, je vous baptise d'eau en [signe de] repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers; celui-là vous baptisera du Saint-Esprit, et de feu.
Il a son van en sa main, et il nettoiera entièrement son aire, et il assemblera son froment au grenier; mais il brûlera la paille au feu qui ne s'éteint point.
Mais Jean l'en empêchait fort, en [lui] disant : J'ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens vers moi?
Et Jésus répondant lui dit : Laisse [moi faire] pour le présent : car il nous est ainsi convenable d'accomplir toute justice; et alors il le laissa faire.
Et quand Jésus eut été baptisé, il sortit incontinent hors de l'eau, et voilà, les cieux lui furent ouverts, et [Jean] vit l'Esprit de Dieu descendant comme une colombe, et venant sur lui.
Mais [Jésus] répondit, et dit : Il est écrit : L'homme ne vivra point de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Or Jésus ayant ouï dire que Jean avait été mis en prison, se retira en Galilée.
Et comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, [savoir], Simon, [qui fut] appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer : car ils étaient pêcheurs.
Et ayant aussitôt quitté leurs filets, ils le suivirent.
Et ayant aussitôt quitté leur nacelle, et leur père, ils le suivirent.
Or [Jésus] voyant tout ce peuple, monta sur une montagne; puis s'étant assis, ses Disciples s'approchèrent de lui;
Vous êtes le sel de la terre; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi le salera-t-on? il ne vaut plus rien qu'à être jeté dehors, et foulé des hommes.
Celui donc qui aura violé l'un de ces petits commandements, et qui aura enseigné ainsi les hommes, sera tenu le plus petit au Royaume des cieux; mais celui qui les aura faits et enseignés, sera tenu grand au Royaume des cieux.
Vous avez entendu qu'il a été dit aux Anciens : Tu ne tueras point; et qui tuera, sera punissable par le jugement.
Mais moi je vous dis : que quiconque se met en colère sans cause contre son frère, sera punissable par le jugement; et celui qui dira à son frère, Racha, sera punissable par le conseil; et celui qui lui dira, fou, sera punissable par la géhenne du feu.
Mais moi je vous dis, que quiconque regarde une femme pour la convoiter, il a déjà commis dans son cœur un adultère avec elle.
Que si ton œil droit te fait broncher, arrache-le, et le jette loin de toi; car il vaut mieux qu'un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne.
Il a été dit encore : si quelqu'un répudie sa femme, qu'il lui donne la Lettre de divorce.
Mais moi je vous dis, que quiconque aura répudié sa femme, si ce n'est pour cause d'adultère, il la fait devenir adultère; et quiconque se mariera à la femme répudiée, commet un adultère.
Vous avez aussi appris qu'il a été dit aux Anciens : tu ne te parjureras point, mais tu rendras au Seigneur ce que tu auras promis par jurement.
Mais moi, je vous dis : ne jurez en aucune manière; ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu;
Mais que votre parole soit : oui, oui; non, non; car ce qui est de plus, est mauvais.
Mais moi, je vous dis : ne résistez point au mal; mais si quelqu'un te frappe à ta joue droite, présente-lui aussi l'autre.
Mais moi je vous dis : aimez vos ennemis, et bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous courent sus, et vous persécutent.
Prenez garde de ne faire point votre aumône devant les hommes, pour en être regardés; autrement vous n'en recevrez point la récompense de votre Père qui est aux cieux.
Mais quand tu fais ton aumône, que ta main gauche ne sache point ce que fait ta droite.
Mais toi, quand tu pries, entre dans ton cabinet, et ayant fermé ta porte, prie ton Père, qui [te voit] dans ce lieu secret; et ton Père qui te voit dans ce lieu secret, te récompensera publiquement.
Or quand vous priez, n'usez point de vaines redites, comme font les Païens; car ils s'imaginent d'être exaucés en parlant beaucoup.
Mais si vous ne pardonnez point aux hommes leurs offenses, votre Père ne vous pardonnera point non plus vos offenses.
Et quand vous jeûnerez, ne prenez point un air triste, comme font les hypocrites; car ils se rendent tout défaits de visage, afin qu'il paraisse aux hommes qu'ils jeûnent; en vérité je vous dis, qu'ils reçoivent leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, oins ta tête, et lave ton visage;
Mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni les vers ni la rouille ne consument rien, et où les larrons ne percent ni ne dérobent.
Mais si ton œil est mal disposé, tout ton corps sera ténébreux; si donc la lumière qui est en toi, n'est que ténèbres, combien seront grandes les ténèbres [mêmes]?
Et qui est celui d'entre vous qui puisse par son souci ajouter une coudée à sa taille?
Cependant je vous dis que Salomon même dans toute sa gloire n'a pas été vêtu comme l'un d'eux.
Si donc Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui [sur pied], et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas beaucoup plutôt, ô gens de petite foi?
Mais cherchez premièrement le Royaume de Dieu, et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus.
Et pourquoi regardes-tu le fétu qui est dans l'œil de ton frère, et tu ne prends pas garde à la poutre dans ton œil?
Or gardez-vous des faux Prophètes, qui viennent à vous en habit de brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravissants.
Ainsi tout bon arbre fait de bons fruits; mais le mauvais arbre fait de mauvais fruits.
Et quand il fut descendu de la montagne, de grandes troupes le suivirent.
Et quand Jésus fut entré dans Capernaüm, un Centenier vint à lui, le priant,
Mais le Centenier lui répondit : Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement la parole, et mon serviteur sera guéri.
Ce que Jésus ayant entendu, il s'en étonna, et dit à ceux qui le suivaient : en vérité, je vous dis que je n'ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi.
Mais je vous dis que plusieurs viendront d'Orient et d'Occident, et seront à table dans le Royaume des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob.
Et les enfants du Royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Et le soir étant venu, on lui présenta plusieurs démoniaques, desquels il chassa par sa parole les esprits [malins], et guérit tous ceux qui se portaient mal.
Or Jésus voyant autour de lui de grandes troupes, commanda de passer à l'autre rivage.
Et Jésus lui dit : les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où il puisse reposer sa tête.
Puis un autre de ses Disciples lui dit : Seigneur, permets-moi d'aller premièrement ensevelir mon père.
Et Jésus lui dit : suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts.
Et voici, il s'éleva sur la mer une si grande tempête que la nacelle était couverte de flots; et Jésus dormait.
Et les gens [qui étaient là] s'en étonnèrent, et dirent : qui est celui-ci que les vents même et la mer lui obéissent?
Or il y avait un peu loin d'eux un grand troupeau de pourceaux qui paissait.
Et les démons le priaient, en disant : si tu nous jettes dehors, permets-nous de nous en aller dans ce troupeau de pourceaux.
Et il leur dit : allez. Et eux étant sortis s'en allèrent dans le troupeau de pourceaux; et voilà, tout ce troupeau de pourceaux se précipita dans la mer, et ils moururent dans les eaux.
Et ceux qui les gardaient s'enfuirent; et étant venus dans la ville, ils racontèrent toutes ces choses, et ce qui était arrivé aux démoniaques.
Or afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés, il dit alors au paralytique : lève-toi, charge ton lit, et t'en va en ta maison.
Ce que les troupes ayant vu, elles s'en étonnèrent, et elles glorifièrent Dieu de ce qu'il avait donné une telle puissance aux hommes.
Mais Jésus l'ayant entendu, leur dit : ceux qui sont en santé n'ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal.
Mais allez, et apprenez ce que veulent dire ces paroles : je veux miséricorde, et non pas sacrifice; car je ne suis pas venu pour appeler à la repentance les justes, mais les pécheurs.
Alors les Disciples de Jean vinrent à lui, et lui dirent : pourquoi nous et les Pharisiens jeûnons-nous souvent, et tes Disciples ne jeûnent point?
Et Jésus leur répondit : les gens de la chambre du nouveau marié peuvent-ils s'affliger pendant que le nouveau marié est avec eux? mais les jours viendront que le nouveau marié leur sera ôté, et c'est alors qu'ils jeûneront.
Aussi personne ne met une pièce de drap neuf à un vieux habit; car ce qui est mis pour remplir, emporte de l'habit, et la déchirure en est plus grande.
On ne met pas non plus le vin nouveau dans de vieux vaisseaux; autrement les vaisseaux se rompent, et le vin se répand, et les vaisseaux périssent; mais on met le vin nouveau dans des vaisseaux neufs, et l'un et l'autre se conservent.
Et Jésus s'étant retourné, et la regardant, lui dit : aie bon courage, ma fille! ta foi t'a sauvée; et dans ce moment la femme fut guérie.
Après donc qu'on eut fait sortir [toute cette] troupe, il entra, et prit la main de la jeune fille, et elle se leva.
Et quand il fut arrivé dans la maison, ces aveugles vinrent à lui, et il leur dit : croyez-vous que je puisse faire [ce que vous me demandez]? Ils lui répondirent : oui vraiment, Seigneur.
Mais eux étant partis, répandirent sa renommée dans tout ce pays-là.
Et comme ils sortaient, voici, on lui présenta un homme muet et démoniaque.
Mais les Pharisiens disaient : il chasse les démons par le prince des démons.
Et voyant les troupes, il en fut ému de compassion, parce qu'ils étaient dispersés et errants comme des brebis qui n'ont point de pasteur.
Et il dit à ses Disciples : certes la moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.
Et ce sont ici les noms des douze Apôtres : le premier est Simon, nommé Pierre, et André son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;
Mais plutôt allez vers les brebis perdues de la Maison d'Israël.
Et quand vous serez partis, prêchez, en disant : le Royaume des cieux est proche.
Et dans quelque ville ou bourgade que vous entriez, informez-vous qui y est digne [de vous loger]; et demeurez chez lui jusqu'à ce que vous partiez de là.
Et quand vous entrerez dans quelque maison, saluez-la.
Et si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous.
Et donnez-vous garde des hommes; car ils vous livreront aux Consistoires, et vous fouetteront dans leurs Synagogues.
Et vous serez menés devant les Gouverneurs, et même devant les Rois, à cause de moi, pour leur rendre témoignage de moi de même qu'aux nations.
Mais quand ils vous livreront, ne soyez point en peine de ce que [vous aurez à dire], ni comment vous parlerez, parce qu'il vous sera donné dans ce moment-là ce que vous aurez à dire.
Or le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; et les enfants s'élèveront contre leurs pères et leurs mères, et les feront mourir.
Et vous serez haïs de tous à cause de mon Nom; mais quiconque persévérera jusques à la fin, sera sauvé.
Or quand ils vous persécuteront dans une ville, fuyez dans une autre; car en vérité je vous dis, que vous n'aurez pas achevé de parcourir toutes les villes d'Israël, que le Fils de l'homme ne soit venu.
Et ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui ne peuvent point tuer l'âme; mais plutôt craignez celui qui peut perdre et l'âme et le corps [en les jetant] dans la géhenne.
Et les cheveux mêmes de votre tête sont tous comptés.
Mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est aux cieux.
Or Jean ayant ouï parler dans la prison des actions de Christ, envoya deux de ses Disciples pour lui dire :
Et comme ils s'en allaient, Jésus se mit à dire de Jean aux troupes : qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité du vent?
En vérité, je vous dis, qu'entre ceux qui sont nés d'une femme, il n'en a été suscité aucun plus grand que Jean Baptiste; toutefois celui qui est le moindre dans le Royaume des cieux, est plus grand que lui.
Or depuis les jours de Jean Baptiste jusques à maintenant, le Royaume des cieux est forcé, et les violents le ravissent.
Mais à qui comparerai-je cette génération? Elle est semblable aux petits enfants qui sont assis aux marchés, et qui crient à leurs compagnons,
En ce temps-là Jésus allait par des blés un jour de Sabbat, et ses Disciples ayant faim se mirent à arracher des épis, et à les manger.
Et les Pharisiens voyant cela, lui dirent : voilà, tes Disciples font une chose qu'il n'est pas permis de faire le jour du Sabbat.
Mais il leur dit : n'avez-vous point lu ce que fit David quand il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui?
Or je vous dis, qu'il y a ici [quelqu'un qui est] plus grand que le Temple.
Mais si vous saviez ce que signifient ces paroles : je veux miséricorde, et non pas sacrifice, vous n'auriez pas condamné ceux qui ne sont point coupables.
Et il leur dit : qui sera celui d'entre vous s'il a une brebis, et qu'elle vienne à tomber dans une fosse le jour du Sabbat, qui ne la prenne, et ne la relève?
Or les Pharisiens étant sortis consultèrent contre lui comment ils feraient pour le perdre.
Mais Jésus connaissant cela, partit de là, et de grandes troupes le suivirent, et il les guérit tous.
Mais les Pharisiens ayant entendu cela, disaient : celui-ci ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons.
Mais Jésus connaissant leurs pensées, leur dit : tout Royaume divisé contre soi-même sera réduit en désert; et toute ville, ou maison, divisée contre soi-même ne subsistera point.
Mais si je chasse les démons par l'Esprit de Dieu, certes le Royaume de Dieu est venu jusqu'à vous.
C'est pourquoi je vous dis, que tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes; mais le blasphème contre l'Esprit ne leur sera point pardonné.
Et si quelqu'un a parlé contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné; mais si quelqu'un a parlé contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni en ce siècle, ni en celui qui est à venir.
Or je vous dis, que les hommes rendront compte au jour du jugement, de toute parole oiseuse qu'ils auront dite.
Mais il leur répondit, et dit : la nation méchante et adultère recherche un miracle, mais il ne lui sera point donné d'autre miracle que celui de Jonas le Prophète.
Or quand l'esprit immonde est sorti d'un homme, il va par des lieux secs, cherchant du repos, mais il n'en trouve point.
Et comme il parlait encore aux troupes, voici, sa mère et ses frères étaient dehors cherchant de lui parler.
Et quelqu'un lui dit : voilà, ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent de te parler.
Mais il répondit à celui qui lui avait dit cela : qui est ma mère, et qui sont mes frères?
Ce même jour-là Jésus étant sorti de la maison, s'assit près de la mer.
Et une autre partie tomba dans des lieux pierreux, où elle n'avait guère de terre, et aussitôt elle leva, parce qu'elle n'entrait pas profondément dans la terre.
Et le soleil s'étant levé, elle fut brûlée; et parce qu'elle n'avait point de racine, elle sécha.
Et une autre partie tomba entre des épines; et les épines montèrent, et l'étouffèrent.
Et une autre partie tomba dans une bonne terre, et rendit du fruit, un grain [en rendit] cent, un autre, soixante, et un autre, trente.
Il répondit, et leur dit : c'est parce qu'il vous est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, et que, pour eux, il ne leur est point donné [de les connaître].
Car à celui qui a, il sera donné, et il aura encore plus; mais à celui qui n'a rien, cela même qu'il a lui sera ôté.
Mais vos yeux sont bienheureux, car ils voient; et, vos oreilles sont [bienheureuses], car elles entendent.
Et celui qui a reçu la semence dans des lieux pierreux, c'est celui qui écoute la parole, et qui la reçoit aussitôt avec joie;
Mais il n'a point de racine en lui-même, c'est pourquoi il n'est qu'à temps; de sorte que dès que l'affliction ou la persécution survienne à cause de la parole, il est aussitôt scandalisé.
Et celui qui a reçu la semence entre les épines, c'est celui qui écoute la parole de Dieu, mais l'inquiétude pour les choses de ce monde, et la tromperie des richesses étouffent la parole, et elle devient infructueuse.
Mais celui qui a reçu la semence dans une bonne terre, c'est celui qui écoute la parole, et qui la comprend; et porte du fruit, et produit, l'un cent, l'autre soixante, et l'autre trente.
Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi est venu, qui a semé de l'ivraie parmi le blé, puis s'en est allé.
Et après que la semence fut venue en herbe, et qu'elle eut porté du fruit, alors aussi parut l'ivraie.
Et les serviteurs du père de famille vinrent à lui, et lui dirent : Seigneur, n'as-tu pas semé de la bonne semence dans ton champ? d'où vient donc qu'il y a de l'ivraie?
Mais il leur dit : c'est l'ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : veux-tu donc que nous y allions, et que nous cueillions l'ivraie?
Et il leur dit : non; de peur qu'il n'arrive qu'en cueillant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les croître tous deux ensemble, jusqu'à la moisson; et au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : cueillez premièrement l'ivraie, et la liez en faisceaux pour la brûler; mais assemblez le blé dans mon grenier.
Qui est bien la plus petite de toutes les semences; mais quand il est crû, il est plus grand que les autres plantes, et devient un arbre; tellement que les oiseaux du ciel y viennent, et font leurs nids dans ses branches.
Et il leur répondit et dit : celui qui sème la bonne semence, c'est le Fils de l'homme;
Et le champ, c'est le monde; la bonne semence ce sont les enfants du Royaume, et l'ivraie ce sont les enfants du malin;
Et l'ennemi qui l'a semée, c'est le diable; la moisson, c'est la fin du monde, et les moissonneurs sont les Anges.
Et qui ayant trouvé une perle de grand prix, s'en est allé, et a vendu tout ce qu'il avait, et l'a achetée.
Lequel étant plein, les pêcheurs le tirent en haut sur le rivage, puis s'étant assis, ils mettent ce qu'il y a de bon à part dans leurs vaisseaux, et jettent dehors ce qui ne vaut rien.
Et il leur dit : c'est pour cela que tout Scribe qui est bien instruit pour le Royaume des cieux, est semblable à un père de famille qui tire de son trésor des choses nouvelles, et des choses anciennes.
Tellement qu'ils étaient scandalisés en lui. Mais Jésus leur dit : un Prophète n'est sans honneur que dans son pays, et dans sa maison.
Or au jour du festin de la naissance d'Hérode, la fille d'Hérodias dansa en pleine salle, et plut à Hérode.
Elle donc étant poussée auparavant par sa mère, lui dit : donne-moi ici dans un plat la tête de Jean Baptiste.
Et le roi en fut marri; mais à cause des serments, et de ceux qui étaient à table avec lui, il commanda qu'on la lui donnât.
Et Jésus l'ayant entendu se retira de là dans une nacelle, vers un lieu désert, pour y être en particulier; ce que les troupes ayant appris, elles sortirent des villes [voisines], et le suivirent à pied.
Et comme il se faisait tard, ses Disciples vinrent à lui, et lui dirent : ce lieu est désert, et l'heure est déjà passée; donne congé à ces troupes, afin qu'elles s'en aillent aux bourgades, et qu'elles achètent des vivres.
Mais Jésus leur dit : ils n'ont pas besoin de s'en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger.
Et ils lui dirent : nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons.
Et il leur dit : apportez-les-moi ici.
Et après avoir commandé aux troupes de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et levant les yeux au ciel, il bénit [Dieu]; puis ayant rompu les pains, il les donna aux Disciples, et les Disciples aux troupes.
Or ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants.
Et quand il leur eut donné congé, il monta sur une montagne pour être en particulier, afin de prier; et le soir étant venu, il était là seul.
Or la nacelle était déjà au milieu de la mer, battue par les vagues; car le vent était contraire.
Et sur la quatrième veille de la nuit Jésus vint vers eux, marchant sur la mer.
Et ses Disciples le voyant marcher sur la mer, ils en furent troublés, et ils dirent : c'est un fantôme; et de la peur qu'ils eurent ils jetèrent des cris.
Mais tout aussitôt Jésus parla à eux, et leur dit : rassurez-vous; c'est moi, n'ayez point de peur.
Et Pierre lui répondant, dit : Seigneur! si c'est toi, commande que j'aille à toi sur les eaux.
Et il lui dit : viens. Et Pierre étant descendu de la nacelle marcha sur les eaux pour aller à Jésus.
Mais voyant que le vent était fort, il eut peur; et comme il commençait à s'enfoncer, il s'écria, en disant : Seigneur! sauve-moi.
Et aussitôt Jésus étendit sa main, et le prit, en lui disant : homme de petite foi, pourquoi as-tu douté?
Alors ceux qui étaient dans la nacelle, vinrent, et l'adorèrent, en disant : certes tu es le Fils de Dieu.
Mais il répondit, et leur dit : et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu par votre tradition?
Mais vous dites : quiconque aura dit à son père ou à sa mère : [Tout] don qui [sera offert] de par moi, sera à ton profit;
Ce peuple s'approche de moi de sa bouche, et m'honore de ses lèvres; mais leur cœur est fort éloigné de moi.
Mais ils m'honorent en vain, enseignant des doctrines [qui ne sont que] des commandements d'hommes.
Et il répondit, et dit : toute plante que mon Père céleste n'a pas plantée, sera déracinée.
Laissez-les, ce sont des aveugles, conducteurs d'aveugles; si un aveugle conduit un [autre] aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse.
Alors Pierre prenant la parole, lui dit : explique-nous cette similitude.
Et Jésus dit : êtes-vous encore, vous aussi, sans intelligence?
Mais les choses qui sortent de la bouche partent du cœur, et ces choses-là souillent l'homme.
Ce sont là les choses qui souillent l'homme; mais de manger sans avoir les mains lavées, cela ne souille point l'homme.
Mais il ne lui répondit mot; et ses Disciples s'approchant le prièrent, disant : renvoie-la; car elle crie après nous.
Et il répondit, et dit : je ne suis envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël.
Mais elle vint, et l'adora, disant : Seigneur, assiste-moi!
Et il lui répondit, et dit : il ne convient pas de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.
Mais elle dit : cela est vrai, Seigneur! cependant les petits chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.
Alors Jésus ayant appelé ses Disciples, dit : je suis ému de compassion envers cette multitude de gens, car il y a déjà trois jours qu'ils ne bougent d'avec moi, et ils n'ont rien à manger; et je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.
Et Jésus leur dit : combien avez-vous de pains? ils lui dirent : Sept, et quelque peu de petits poissons.
Et ayant pris les sept pains et les poissons, il les rompit après avoir béni Dieu, et les donna à ses Disciples, et les Disciples au peuple.
Or ceux qui avaient mangé étaient quatre mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants.
Mais il répondit, et leur dit : quand le soir est venu, vous dites : il fera beau temps, car le ciel est rouge.
Et le matin [vous dites] : il y aura aujourd'hui de l'orage, car le ciel est rouge, et sombre. Hypocrites, vous savez bien juger de l'apparence du ciel, et vous ne pouvez juger des signes des saisons!
Et Jésus leur dit : voyez, et donnez-vous garde du levain des Pharisiens et des Saducéens.
Or ils pensaient en eux-mêmes, et disaient : c'est parce que nous n'avons pas pris de pains.
Et Jésus connaissant leur pensée, leur dit : gens de petite foi, qu'est-ce que vous pensez en vous-mêmes au sujet de ce que vous n'avez point pris de pains?
Comment ne comprenez-vous point que ce n'est pas touchant le pain que je vous ai dit, de vous donner garde du levain des Pharisiens et des Saducéens?
Et Jésus venant aux quartiers de Césarée de Philippe, interrogea ses Disciples, en disant : qui disent les hommes que je suis, [moi] le Fils de l'homme?
Et ils lui répondirent : les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Elie; et les autres, Jérémie, ou l'un des Prophètes.
Il leur dit : et vous, qui dites-vous que je suis?
Simon Pierre répondit, et dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.
Et Jésus répondit, et dit : tu es bienheureux, Simon, fils de Jonas : car la chair et le sang ne te l'a pas révélé, mais mon Père qui est aux cieux.
Et je te dis aussi, que tu es Pierre, et sur cette pierre j'édifierai mon Eglise; et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
Mais lui s'étant retourné, dit à Pierre : retire-toi de moi, Satan, tu m'es en scandale; car tu ne comprends pas les choses qui sont de Dieu, mais celles qui sont des hommes.
Car quiconque voudra sauver son âme, la perdra; mais quiconque perdra son âme pour l'amour de moi, la trouvera.
Mais que profiterait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il fait la perte de son âme? ou que donnera l'homme en échange de son âme?
Et il fut transfiguré en leur présence et son visage resplendit comme le soleil; et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
Alors Pierre prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici; faisons-y, si tu le veux, trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie.
Et eux levant leurs yeux, ne virent personne, que Jésus tout seul.
Et Jésus répondant dit : il est vrai qu'Elie viendra premièrement, et qu'il rétablira toutes choses.
Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu, et ils ne l'ont point connu; mais ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu; ainsi le Fils de l'homme doit souffrir aussi de leur part.
Et Jésus répondant, dit : Ô race incrédule, et perverse, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? amenez-le-moi ici.
Et Jésus leur répondit : c'est à cause de votre incrédulité : car en vérité je vous dis, que si vous aviez de la foi, aussi gros qu'un grain de semence de moutarde, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d'ici là, et elle s'y transporterait; et rien ne vous serait impossible.
Mais cette sorte [de démons] ne sort que par la prière et par le jeûne.
Et comme ils se trouvaient en Galilée, Jésus leur dit : il arrivera que le Fils de l'homme sera livré entre les mains des hommes;
Et lorsqu'ils furent venus à Capernaüm, ceux qui recevaient les didrachmes s'adressèrent à Pierre et lui dirent : votre Maître ne paye-t-il pas les didrachmes?
Pierre dit : des étrangers. Jésus lui répondit : les enfants en sont donc exempts.
Mais afin que nous ne les scandalisions point, va-t'en à la mer, et jette l'hameçon, et prends le premier poisson qui montera; et quand tu lui auras ouvert la bouche, tu y trouveras un statère; prends-le, et le leur donne pour moi et pour toi.
Mais quiconque scandalise un de ces petits qui croient en moi, il lui vaudrait mieux qu'on lui pendît une meule d'âne au cou, et qu'on le jetât au fond de la mer.
Que si ta main ou ton pied te fait broncher, coupe-les, et jette-les loin de toi; car il vaut mieux que tu entres boiteux ou manchot dans la vie, que d'avoir deux pieds ou deux mains, et d'être jeté au feu éternel.
Que si ton frère a péché contre toi, va, et reprends-le entre toi et lui seul; s'il t'écoute, tu as gagné ton frère.
Mais s'il ne t'écoute point, prends encore avec toi une ou deux [personnes]; afin qu'en la bouche de deux ou de trois témoins toute parole soit ferme.
Que s'il ne daigne pas les écouter, dis-le à l'Eglise; et s'il ne daigne pas écouter l'Eglise, qu'il te soit comme un païen et comme un péager.
Et quand il eut commencé à compter, on lui en présenta un qui lui devait dix mille talents.
Et parce qu'il n'avait pas de quoi payer, son Seigneur commanda qu'il fût vendu, lui et sa femme et ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette fût payée.
Alors le Seigneur de ce serviteur, touché de compassion, le relâcha, et lui quitta la dette.
Mais ce serviteur étant sorti, rencontra un de ses compagnons de service, qui lui devait cent deniers; et l'ayant pris, il l'étranglait, en lui disant : paye-moi ce que tu me dois.
Mais il n'en voulut rien faire; et il s'en alla, et le mit en prison, jusqu'à ce qu'il eût payé la dette.
Et il répondit, et leur dit : n'avez-vous point lu que celui qui les a faits dès le commencement, fit un homme et une femme?
Il leur dit : c'est à cause de la dureté de votre cœur, que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; mais au commencement il n'en était pas ainsi.
Et moi je vous dis, que quiconque répudiera sa femme, si ce n'est pour cause d'adultère, et se mariera à une autre, commet un adultère; et que celui qui se sera marié à celle qui est répudiée, commet un adultère.
Mais il leur dit : tous ne sont pas capables de cela, mais [seulement] ceux à qui il est donné.
Alors on lui présenta des petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains, et qu'il priât [pour eux]; mais les Disciples les en reprenaient.
Et Jésus leur dit : laissez venir à moi les petits enfants, et ne les empêchez point; car le Royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.
Il lui répondit : pourquoi m'appelles-tu bon? Dieu est le seul être qui soit bon. Que si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements.
Il lui dit : quels? Et Jésus lui répondit : tu ne tueras point. Tu ne commettras point adultère. Tu ne déroberas point. Tu ne diras point de faux témoignage.
Mais quand ce jeune homme eut entendu cette parole, il s'en alla tout triste, parce qu'il avait de grands biens.
Alors Jésus dit à ses Disciples : en vérité je vous dis, qu'un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux.
Je vous le dis encore : Il est plus aisé qu'un chameau passe par le trou d'une aiguille, qu'il ne l'est qu'un riche entre dans le Royaume de Dieu.
Ses Disciples ayant entendu ces choses s'étonnèrent fort, et ils dirent : qui peut donc être sauvé?
Et Jésus les regardant, leur dit : quant aux hommes, cela est impossible; mais quant à Dieu, toutes choses sont possibles.
Et Jésus leur dit : en vérité je vous dis, que vous qui m'avez suivi, dans la régénération, quand le Fils de l'homme sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi serez assis sur douze trônes, jugeant les douze Tribus d'Israël.
Mais plusieurs qui sont les premiers, seront les derniers; et les derniers seront les premiers.
Et quand il eut accordé avec les ouvriers à un denier par jour, il les envoya à sa vigne.
Et ils y allèrent. Puis il sortit encore environ sur les six heures, et sur les neuf heures, et il en fit de même.
Et étant sorti sur les onze heures, il en trouva d'autres qui étaient sans rien faire, auxquels il dit : pourquoi vous tenez-vous ici tout le jour sans rien faire?
Et le soir étant venu, le maître de la vigne dit à celui qui avait la charge de ses affaires : appelle les ouvriers, et leur paye leur salaire, en commençant depuis les derniers jusques aux premiers.
Alors ceux qui avaient été loués vers les onze heures étant venus, ils reçurent chacun un denier.
Or quand les premiers furent venus ils croyaient recevoir davantage, mais ils reçurent aussi chacun un denier.
Et l'ayant reçu, ils murmuraient contre le père de famille,
Et il répondit à l'un d'eux, et lui dit : mon ami, je ne te fais point de tort, n'as-tu pas accordé avec moi à un denier?
Prends ce qui est à toi, et t'en va; mais si je veux donner à ce dernier autant qu'à toi,
Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers, car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.
Et Jésus montant à Jérusalem, prit à part sur le chemin ses douze Disciples, et leur dit :
Et il lui dit : que veux-tu? Elle lui dit : ordonne que mes deux fils, qui sont ici, soient assis l'un à ta main droite, et l'autre à ta gauche dans ton Royaume.
Et Jésus répondit et dit : vous ne savez ce que vous demandez, pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé; ils lui répondirent : nous le pouvons.
Et il leur dit : il est vrai que vous boirez ma coupe, et que vous serez baptisés du baptême dont je serai baptisé; mais d'être assis à ma droite ou à ma gauche, ce n'est point à moi de le donner, mais [il sera donné] à ceux à qui cela est destiné par mon Père.
Mais Jésus les ayant appelés, leur dit : vous savez que les Princes des nations les maîtrisent, et que les Grands usent d'autorité sur elles.
Mais il n'en sera pas ainsi entre vous : au contraire, quiconque voudra être grand entre vous, qu'il soit votre serviteur.
Et la troupe les reprit, afin qu'ils se tussent; mais ils criaient encore plus fort : Seigneur, Fils de David! aie pitié de nous!
Et Jésus étant ému de compassion, toucha leurs yeux, et incontinent leurs yeux recouvrèrent la vue; et ils le suivirent.
Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz que le Seigneur en a besoin; et aussitôt il les laissera aller.
Or tout cela se fit afin que fût accompli ce dont il avait été parlé par le Prophète, en disant :
Les Disciples donc s'en allèrent, et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
Alors de grandes troupes étendirent leurs vêtements par le chemin, et les autres coupaient des rameaux des arbres, et les étendaient par le chemin.
Et les troupes qui allaient devant, et celles qui suivaient, criaient, en disant : Hosanna! au Fils de David, béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur; Hosanna dans les lieux très-hauts!
Et les troupes disaient : c'est Jésus le Prophète, qui est de Nazareth en Galilée.
Et il leur dit : il est écrit : ma Maison sera appelée une Maison de prière, mais vous en avez fait une caverne de voleurs.
Mais quand les principaux Sacrificateurs et les Scribes eurent vu les merveilles qu'il avait faites, et les enfants criant dans le Temple, et disant : Hosanna au Fils de David! ils en furent indignés.
Et ils lui dirent : entends-tu ce que ceux-ci disent ; et Jésus leur dit : oui; mais n'avez-vous jamais lu [ces paroles] : tu as mis le comble à ta louange par la bouche des enfants, et de ceux qui tettent?
Or le matin, comme il retournait à la ville, il eut faim.
Et Jésus répondant leur dit : en vérité je vous dis, que si vous avez la foi, et que vous ne doutiez point, non seulement vous ferez ce qui a été fait au figuier, mais même si vous dites à cette montagne : quitte ta place, et te jette dans la mer, cela se fera.
Jésus répondant leur dit : je vous interrogerai aussi d'une chose, et si vous me la dites, je vous dirai aussi par quelle autorité je fais ces choses.
Le Baptême de Jean d'où était-il ? Du ciel, ou des hommes? Or ils disputaient en eux-mêmes, en disant : si nous disons : du ciel, il nous dira : pourquoi donc ne l'avez-vous point cru?
Et si nous disons : des hommes, nous craignons les troupes : car tous tiennent Jean pour un Prophète.
Mais que vous semble? Un homme avait deux fils, et venant au premier, il lui dit : mon fils, va-t'en, et travaille aujourd'hui dans ma vigne.
Lequel répondant, dit : je n'y veux point aller; mais après s'étant repenti, il y alla.
Puis il vint à l'autre, et lui dit la même chose; et celui-ci répondit, et dit : j'y vais, Seigneur; mais il n'y alla point.
Car Jean est venu à vous par la voie de la justice, et vous ne l'avez point cru; mais les péagers et les femmes débauchées l'ont cru; et vous, ayant vu cela, ne vous êtes point repentis ensuite pour le croire.
Et la saison des fruits étant proche, il envoya ses serviteurs aux vignerons, pour en recevoir les fruits.
Mais les vignerons ayant pris ses serviteurs, fouettèrent l'un, tuèrent l'autre, et en assommèrent un autre de pierres.
Enfin, il envoya vers eux son [propre] fils, en disant : ils auront du respect pour mon fils.
Mais quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux : celui-ci est l'héritier; venez, tuons-le, et saisissons-nous de son héritage.
Or celui qui tombera sur cette pierre en sera brisé; et elle écrasera celui sur qui elle tombera.
Mais eux n'en tenant point de compte, s'en allèrent l'un à sa métairie, et l'autre à son trafic.
Et les autres prirent ses serviteurs, et les outragèrent, et les tuèrent.
Quand le Roi l'entendit, il se mit en colère, et y ayant envoyé ses troupes, il fit périr ces meurtriers-là, et brûla leur ville.
Puis il dit à ses serviteurs : Eh bien! les noces sont apprêtées, mais ceux qui y étaient conviés n'en étaient pas dignes.
Et le Roi étant entré pour voir ceux qui étaient à table, il y vit un homme qui n'était pas vêtu d'une robe de noces.
Et il lui dit : mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir une robe de noces? et il eut la bouche fermée.
Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.
Et Jésus connaissant leur malice, dit : Hypocrites, pourquoi me tentez-vous?
Montrez-moi la monnaie de tribut; et ils lui présentèrent un denier.
Or il y avait parmi nous sept frères, dont l'aîné, après s'être marié, mourut, et n'ayant point eu d'enfants, laissa sa femme à son frère.
Et après eux tous, la femme mourut aussi.
Mais Jésus répondant leur dit : vous errez, ne connaissant point les Ecritures, ni la puissance de Dieu.
Et quant à la résurrection des morts, n'avez-vous point lu ce dont Dieu vous a parlé, disant :
Et quand les Pharisiens eurent appris qu'il avait fermé la bouche aux Saducéens, ils s'assemblèrent dans un même lieu.
Jésus lui dit : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée.
Et le second semblable à celui-là, est : tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Et les Pharisiens étant assemblés, Jésus les interrogea,
Toutes les choses donc qu'ils vous diront d'observer, observez-les, et les faites, mais non point leurs œuvres : parce qu'ils disent, et ne font pas.
Car ils lient ensemble des fardeaux pesants et insupportables, et les mettent sur les épaules des hommes; mais ils ne veulent point les remuer de leur doigt.
Et ils font toutes leurs œuvres pour être regardés des hommes; car ils portent de larges phylactères, et de longues franges à leurs vêtements.
Et ils aiment les premières places dans les festins, et les premiers sièges dans les Synagogues;
Mais pour vous, ne soyez point appelés, Notre Maître; car Christ seul est votre Docteur; et pour vous, vous êtes tous frères.
Mais que celui qui est le plus grand entre vous, soit votre serviteur.
Car quiconque s'élèvera sera abaissé; et quiconque s'abaissera, sera élevé.
Mais malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, qui fermez le Royaume des cieux aux hommes : car vous-mêmes n'y entrez point, ni ne souffrez que ceux qui y [veulent] entrer, y entrent.
Malheur à vous Conducteurs aveugles, qui dites : quiconque aura juré par le Temple, ce n'est rien; mais qui aura juré par l'or du Temple, il est obligé.
Et quiconque, [dites-vous], aura juré par l'autel, ce n'est rien; mais qui aura juré par le don qui est sur l'autel, il est lié.
Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites; car vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin; et vous laissez les choses les plus importantes de la Loi, c'est-à-dire, le jugement, la miséricorde et la fidélité; il fallait faire ces choses-ci, et ne laisser point celles-là.
Conducteurs aveugles, vous coulez le moucheron, et vous engloutissez le chameau.
Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat; mais le dedans est plein de rapine et d'intempérance.
Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites; car vous êtes semblables aux sépulcres blanchis, qui paraissent beaux par dehors, mais qui au dedans sont pleins d'ossements de morts, et de toute sorte d'ordure.
Ainsi vous paraissez justes par dehors aux hommes, mais au dedans vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité.
Et Jésus leur dit : Voyez-vous bien toutes ces choses? en vérité je vous dis, qu'il ne sera laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie.
Puis s'étant assis sur la montagne des oliviers, ses Disciples vinrent à lui en particulier, et lui dirent : Dis-nous quand ces choses arriveront, et quel sera le signe de ton avènement, et de la fin du monde.
Et vous entendrez des guerres et des bruits de guerres; [mais] prenez garde que vous n'en soyez point troublés ; car il faut que toutes ces choses arrivent; mais ce ne sera pas encore la fin.
Mais toutes ces choses ne sont qu'un commencement de douleurs.
Mais qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.
Mais malheur aux femmes enceintes, et à celles qui allaiteront en ces jours-là.
Or priez que votre fuite ne soit point en hiver, ni en un jour de Sabbat.
Et si ces jours-là n'eussent été abrégés, il n'y eût eu personne de sauvé; mais à cause des élus, ces jours-là seront abrégés.
Or, aussitôt après l'affliction de ces jours-là, le soleil deviendra obscur, et la lune ne donnera point sa lumière, et les étoiles tomberont du ciel, et les vertus des cieux seront ébranlées.
Or apprenez cette similitude prise du figuier : Quand ses branches sont déjà en sève, et qu'il pousse des feuilles, vous connaissez que l'été est proche.
Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
Or quant à ce jour-là, et à l'heure, personne ne le sait; non pas même les Anges du ciel, mais mon Père seul.
Mais sachez ceci, que si un père de famille savait à quelle veille de la nuit le larron doit venir, il veillerait, et ne laisserait point percer sa maison.
Mais si c'est un méchant serviteur, qui dise en soi-même : mon maître tarde à venir;
Et qu'il se mette à battre ses compagnons de service, et à manger et à boire avec les ivrognes;
Or il y en avait cinq sages, et cinq folles.
Mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vaisseaux avec leurs lampes.
Et comme l'époux tardait à venir, elles sommeillèrent toutes, et s'endormirent.
Or à minuit il se fit un cri, [disant] : voici, l'époux vient, sortez au-devant de lui.
Et les folles dirent aux sages : donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.
Mais les sages répondirent, en disant : [Nous ne pouvons vous en donner], de peur que nous n'en ayons pas assez pour nous et pour vous; mais plutôt allez vers ceux qui en vendent, et en achetez pour vous-mêmes.
Or pendant qu'elles en allaient acheter, l'époux vint; et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, puis la porte fut fermée.
Après cela les autres vierges vinrent aussi, et dirent : Seigneur! Seigneur! ouvre-nous!
Mais il leur répondit, et dit : en vérité je ne vous connais point.
Et il donna à l'un cinq talents, et à l'autre deux, et à un autre un; à chacun selon sa portée; et aussitôt après il partit.
Or celui qui avait reçu les cinq talents, s'en alla, et en trafiqua, et gagna cinq autres talents.
Mais celui qui n'en avait reçu qu'un, s'en alla, et l'enfouit dans la terre, et cacha l'argent de son maître.
Or longtemps après le maître de ces serviteurs vint, et fit compte avec eux.
Et son Seigneur lui dit : cela va bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je t'établirai sur beaucoup; viens participer à la joie de ton Seigneur.
Ensuite celui qui avait reçu les deux talents, vint, et dit : Seigneur, tu m'as confié deux talents; voici, j'en ai gagné deux autres par-dessus.
Mais celui qui n'avait reçu qu'un talent, vint, et dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n'as point semé; et qui amasses où tu n'as point répandu.
Et son Seigneur répondant, lui dit : méchant et lâche serviteur, tu savais que je moissonnais où je n'ai point semé, et que j'amassais où je n'ai point répandu.
Car à chacun qui a, il sera donné, et il en aura encore plus, mais à celui qui n'a rien, cela même qu'il a, lui sera ôté.
Or quand le Fils de l'homme viendra environné de sa gloire et accompagné de tous les saints Anges, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire.
Et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.
Et quand est-ce que nous t'avons vu étranger, et que nous t'avons recueilli; ou nu, et que nous t'avons vêtu?
Ou quand est-ce que nous t'avons vu malade, ou en prison, et que nous sommes venus vers toi?
Et ceux-ci s'en iront aux peines éternelles; mais les justes iront jouir de la vie éternelle.
Mais ils disaient : que ce ne soit point durant la Fête, de peur qu'il ne se fasse quelque émotion parmi le peuple.
Et comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,
Mais ses Disciples voyant cela, en furent indignés, et dirent : à quoi sert cette perte?
Mais Jésus connaissant cela, leur dit : pourquoi donnez-vous du déplaisir à cette femme? car elle a fait une bonne action envers moi.
Parce que vous aurez toujours des pauvres avec vous; mais vous ne m'aurez pas toujours.
Et leur dit : que me voulez-vous donner, et je vous le livrerai? Et ils lui comptèrent trente pièces d'argent.
Or le premier jour des pains sans levain, les Disciples vinrent à Jésus, en lui disant : où veux-tu que nous t'apprêtions à manger la Pâque?
Et il répondit : allez à la ville vers un tel, et dites-lui : le Maître dit : mon temps est proche; je ferai la Pâque chez toi avec mes Disciples.
Or quand le soir fut venu, il se mit à table avec les douze.
Mais il leur répondit, et dit : celui qui met sa main au plat pour tremper avec moi, c'est celui qui me trahira.
Or le Fils de l'homme s'en va, selon qu'il est écrit de lui; mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est trahi; il eût été bon à cet homme-là de n'être point né.
Et Judas qui le trahissait, répondant dit : Maître, est-ce moi? [Jésus] lui dit : tu l'as dit.
Et comme ils mangeaient, Jésus prit le pain, et après qu'il eut béni Dieu, il le rompit et le donna à ses Disciples, et leur dit : prenez, mangez; ceci est mon corps.
Or je vous dis : que depuis cette heure je ne boirai point de ce fruit de vigne, jusqu'au jour que je le boirai nouveau avec vous, dans le Royaume de mon Père.
Mais après que je serai ressuscité, j'irai devant vous en Galilée.
Et Pierre prenant la parole, lui dit : quand même tous seraient scandalisés à cause de toi, je ne le serai jamais.
Pierre lui dit : quand même il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai point; et tous les Disciples dirent la même chose.
Veillez, et priez que vous n'entriez point en tentation : car l'esprit est prompt, mais la chair est faible.
Or celui qui le trahissait leur avait donné un signal, disant : celui que je baiserai, c'est lui, saisissez-le.
Et Jésus lui dit : mon ami, pour quel sujet es-tu ici? Alors s'étant approchés, ils mirent les mains sur Jésus, et le saisirent.
Mais tout ceci est arrivé afin que les Ecritures des Prophètes soient accomplies. Alors tous les Disciples l'abandonnèrent, et s'enfuirent.
Et ceux qui avaient pris Jésus l'amenèrent chez Caïphe, souverain Sacrificateur, chez qui les Scribes et les Anciens étaient assemblés.
Et Pierre le suivait de loin, jusques à la cour du souverain Sacrificateur, et étant entré dedans, il s'assit avec les officiers pour voir quelle en serait la fin.
Or les principaux Sacrificateurs, et les Anciens, et tout le Conseil cherchaient de faux témoignages contre Jésus, pour le faire mourir.
Mais ils n'en trouvaient point; et bien que plusieurs faux témoins fussent venus, ils n'en trouvèrent point [de propres]; mais à la fin deux faux témoins s'approchèrent,
Mais Jésus se tut. Et le souverain Sacrificateur prenant la parole, lui dit : je te somme par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu.
Ils répondirent : il est digne de mort.
Alors ils lui crachèrent au visage, et les uns lui donnaient des soufflets, et les autres le frappaient de leurs verges;
Or Pierre était assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui, et lui dit : tu étais aussi avec Jésus le Galiléen.
Mais il le nia devant tous, en disant : je ne sais ce que tu dis.
Et comme il était sorti dans le vestibule, une autre servante le vit, et elle dit à ceux qui étaient là : celui-ci aussi était avec Jésus le Nazarien.
Et un peu après, ceux qui se trouvaient là s'approchèrent, et dirent à Pierre : certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te donne à connaître.
Puis quand le matin fut venu, tous les principaux Sacrificateurs et les Anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir.
En leur disant : j'ai péché en trahissant le sang innocent; mais ils lui dirent : que nous importe? tu y aviseras.
Mais les principaux Sacrificateurs ayant pris les pièces d'argent, dirent : il n'est pas permis de les mettre dans le trésor; car c'est un prix de sang.
Et après qu'ils eurent consulté entre eux, ils en achetèrent le champ d'un potier, pour la sépulture des étrangers.
Or Jésus fut présenté devant le Gouverneur, et le Gouverneur l'interrogea, disant : es-tu le Roi des Juifs? Jésus lui répondit : tu le dis.
Or le Gouverneur avait accoutumé de relâcher au peuple [le jour de] la Fête un prisonnier, quel que ce fût qu'on demandât.
Et il y avait alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas.
Et comme il était assis au siége judicial, sa femme envoya lui dire : n'entre point dans l'affaire de ce juste, car j'ai aujourd'hui beaucoup souffert à son sujet en songeant.
Et les principaux Sacrificateurs et les Anciens persuadèrent à la multitude du peuple de demander Barabbas, et de faire périr Jésus.
Et le Gouverneur prenant la parole leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche? Ils dirent : Barabbas.
Et le Gouverneur leur dit : mais quel mal a-t-il fait ? et ils crièrent encore plus fort, en disant : qu'il soit crucifié!
Alors Pilate voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte s'augmentait, prit de l'eau, et lava ses mains devant le peuple, en disant : je suis innocent du sang de ce juste, vous y penserez.
Alors il leur relâcha Barabbas; et après avoir fait fouetter Jésus, il le leur livra pour être crucifié.
Et comme ils sortaient, ils rencontrèrent un Cyrénéen, nommé Simon, lequel ils contraignirent de porter la croix de Jésus.
Et après l'avoir crucifié, ils partagèrent ses vêtements, en les jetant au sort, afin que ce qui avait été dit par un Prophète, fût accompli : ils ont partagé entre eux mes vêtements, et ont jeté ma robe au sort.
Et ceux qui passaient par là, lui disaient des outrages, en branlant la tête,
Pareillement aussi les principaux Sacrificateurs avec les Scribes et les Anciens, se moquant, disaient :
Les brigands aussi qui étaient crucifiés avec lui, lui reprochaient la même chose.
Or depuis six heures il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu'à neuf heures.
Et environ les neuf heures Jésus s'écria à haute voix, en disant : Eli, Eli, lamma sabachthani? c'est-à-dire, Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m'as-tu abandonné?
Et quelques-uns de ceux qui étaient là présents, ayant entendu cela, disaient : il appelle Elie.
Mais les autres disaient : laisse, voyons si Elie viendra le sauver.
Alors Jésus ayant crié encore à haute voix, rendit l'esprit.
Or le Centenier, et ceux qui avec lui gardaient Jésus, ayant vu le tremblement de terre, et tout ce qui venait d'arriver, eurent une fort grande peur, et dirent : certainement celui-ci était le Fils de Dieu.
Il y avait là aussi plusieurs femmes qui regardaient de loin, et qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, en le servant.
Et le soir étant venu, un homme riche d'Arimathée, nommé Joseph, qui même avait été Disciple de Jésus,
Et là étaient Marie-Magdeleine et l'autre Marie, assises vis-à-vis du sépulcre.
Or le lendemain, qui est après la préparation [du Sabbat], les principaux Sacrificateurs et les Pharisiens s'assemblèrent vers Pilate,
Mais Pilate leur dit : vous avez la garde; allez, et assurez-le comme vous l'entendrez.
Ils s'en allèrent donc, et assurèrent le sépulcre, scellant la pierre, et y mettant des gardes.
Or au soir du Sabbat, au jour qui devait luire pour le premier de la semaine, Marie-Madeleine, et l'autre Marie vinrent voir le sépulcre.
Et son visage était comme un éclair, et son vêtement blanc comme de la neige.
Et les gardes en furent tellement saisis de frayeur, qu'ils devinrent comme morts.
Mais l'Ange prenant la parole, dit aux femmes : pour vous, n'ayez point de peur; car je sais que vous cherchez Jésus, qui a été crucifié.
Mais comme elles allaient pour l'annoncer à ses Disciples, voici, Jésus se présenta devant elles, et leur dit : je vous salue. Et elles s'approchèrent, et embrassèrent ses pieds, et l'adorèrent.
Or quand elles furent parties, voici, quelques-uns de la garde vinrent dans la ville, et ils rapportèrent aux principaux Sacrificateurs toutes les choses qui étaient arrivées.
Eux donc ayant pris l'argent, firent ainsi qu'ils avaient été instruits; et ce bruit s'en est répandu parmi les Juifs, jusqu'à aujourd'hui.
Mais les onze Disciples s'en allèrent en Galilée, sur la montagne où Jésus leur avait ordonné [de se rendre].
Et quand ils l'eurent vu, ils l'adorèrent, mais quelques-uns doutèrent.
Or Jean était vêtu de poils de chameau, et il avait une ceinture de cuir autour de ses reins, et mangeait des sauterelles et du miel sauvage.
Pour moi, je vous ai baptisés d'eau; mais il vous baptisera du Saint-Esprit.
Or après que Jean eut été mis en prison, Jésus vint en Galilée, prêchant l'Evangile du Royaume de Dieu,
Et comme il marchait près de la mer de Galilée, il vit Simon et André son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs.
Et sa renommée se répandit incessamment dans tout le pays des environs de la Galilée.
Or la belle-mère de Simon était au lit, malade de la fièvre; et d'abord ils lui parlèrent d'elle.
Or le soir étant venu, comme le soleil se couchait, on lui apporta tous les malades, et les démoniaques,
Mais lui étant parti, commença à publier plusieurs choses, et à divulguer ce qui s'était passé; de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans la ville, mais il se tenait dehors en des lieux déserts; et de toutes parts on venait à lui.
Et Jésus ayant vu leur foi, dit au paralytique : mon fils, tes péchés te sont pardonnés.
Et quelques Scribes qui étaient là assis, raisonnaient ainsi en eux-mêmes :
Mais afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés, il dit au paralytique :
Or les disciples de Jean et ceux des Pharisiens jeûnaient; et ils vinrent à [Jésus], et lui dirent : pourquoi les disciples de Jean, et ceux des Pharisiens jeûnent-ils, et tes Disciples ne jeûnent point?
Mais les jours viendront que l'Epoux leur sera ôté, et alors ils jeûneront en ces jours-là.
Aussi personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieux vêtement; autrement la pièce du drap neuf emporte du vieux, et la déchirure en est plus grande.
Et personne ne met le vin nouveau dans de vieux vaisseaux; autrement le vin nouveau rompt les vaisseaux, et le vin se répand, et les vaisseaux se perdent; mais le vin nouveau doit être mis dans des vaisseaux neufs.
Puis il leur dit : est-il permis de faire du bien [les jours] de Sabbat, ou de faire du mal? de sauver une personne, ou de la tuer? mais ils se turent.
Mais quiconque aura blasphémé contre le Saint-Esprit, n'aura jamais de pardon, mais il sera soumis à une condamnation éternelle.
Et on lui dit : voilà ta mère et tes frères là dehors, qui te demandent.
Une autre partie tomba dans des lieux pierreux, où elle n'avait guère de terre, et aussitôt elle leva, parce qu'elle n'entrait pas profondément dans la terre;
Et quand il fut en particulier, ceux qui étaient autour de lui avec les douze, l'interrogèrent touchant cette parabole.
Et il leur dit : il vous est donné de connaître le secret du Royaume de Dieu; mais à ceux qui sont dehors, toutes choses se traitent par des paraboles.
Et voici, ceux qui reçoivent la semence le long du chemin, ce sont ceux en qui la parole est semée, mais après qu'ils l'ont ouïe, Satan vient incessamment, et ravit la parole semée en leurs cœurs.
Et quand le blé est mûr, on y met incessamment la faucille, parce que la moisson est prête.
Et il ne leur parlait point sans similitude; mais en particulier il expliquait tout à ses Disciples.
Et laissant les troupes, ils l'emmenèrent [avec eux], lui étant déjà dans la nacelle; et il y avait aussi d'autres petites nacelles avec lui.
Et il se leva un si grand tourbillon de vent, que les vagues se jetaient dans la nacelle, de sorte qu'elle s'emplissait déjà.
Mais quand il eut vu Jésus de loin, il courut et se prosterna devant lui.
Or il y avait là vers les montagnes un grand troupeau de pourceaux qui paissait.
Alors ces esprits immondes étant sortis, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau, qui était d'environ deux mille, se jeta du haut en bas dans la mer; et ils furent étouffés dans la mer.
Et ceux qui paissaient les pourceaux s'enfuirent, et en portèrent les nouvelles dans la ville, et dans les villages.
Et ceux qui avaient vu [le miracle], leur racontèrent ce qui était arrivé au démoniaque, et aux pourceaux.
Mais Jésus ne le lui permit point, et lui dit : va-t'en à ta maison vers les tiens, et raconte-leur les grandes choses que le Seigneur t'a faites, et comment il a eu pitié de toi.
Alors la femme saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui avait été fait en sa personne, vint et se jeta à ses pieds, et lui déclara toute la vérité.
Et il lui dit : ma fille! ta foi t'a sauvée; va-t'en en paix, et sois guérie de ton fléau.
Mais Jésus ayant aussitôt entendu ce qu'on disait, dit au Principal de la Synagogue : ne crains point; crois seulement.
Et ils se riaient de lui. Mais [Jésus] les ayant tous fait sortir, prit le père et la mère de la petite fille, et ceux qui étaient avec lui, et entra là où la petite fille était couchée.
Celui-ci n'est-il pas charpentier? fils de Marie, frère de Jacques, et de Joses, et de Jude, et de Simon? et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous? et ils étaient scandalisés à cause de lui.
Mais Jésus leur dit : un Prophète n'est sans honneur que dans son pays, et parmi ses parents et ceux de sa famille.
Les autres disaient : c'est Elie; et les autres disaient : c'est un Prophète, ou comme un des Prophètes.
Quand donc Hérode eut appris cela, il dit : c'est Jean que j'ai fait décapiter, il est ressuscité des morts.
C'est pourquoi Hérodias lui en voulait, et désirait de le faire mourir, mais elle ne pouvait.
La fille d'Hérodias y entra, et dansa, et ayant plu à Hérode, et à ceux qui étaient à table avec lui, le Roi dit à la jeune fille : demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai.
Et elle étant sortie, dit à sa mère : qu'est-ce que je demanderai? Et [sa mère lui] dit : la tête de Jean Baptiste.
Et il leur répondit, et dit : donnez-leur vous-mêmes à manger. Et ils lui dirent : irions-nous acheter pour deux cents deniers de pain, afin de leur donner à manger?
Et il leur dit : combien avez-vous de pains? allez et regardez. Et après l'avoir su, ils dirent : cinq, et deux poissons.
Mais quand ils le virent marchant sur la mer, ils crurent que ce fût un fantôme, et ils s'écrièrent.
Car ils le virent tous, et ils furent troublés ; mais il leur parla aussitôt, et leur dit : rassurez-vous, c'est moi; n'ayez point de peur.
Et étant de retour du marché, ils ne mangent point qu'ils ne se soient lavés. Il y a plusieurs autres observances dont ils se sont chargés, comme de laver les coupes, les pots, les vaisseaux d'airain, et les lits.)
Et il leur répondit, et leur dit : certainement Esaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, comme il est écrit : ce peuple m'honore des lèvres, mais leur cœur est bien éloigné de moi.
Mais ils m'honorent en vain, enseignant des doctrines [qui ne sont que] des commandements d'hommes.
Mais vous dites : si quelqu'un dit à son père ou à sa mère, le corban (c'est-à-dire le don) qui [sera fait] de par moi, viendra à ton profit, [il ne sera point coupable].
Mais il leur disait : ce qui sort de l'homme, c'est ce qui souille l'homme.
Puis partant de là, il s'en alla vers les frontières de Tyr et de Sidon; et étant entré dans une maison, il ne voulait pas que personne le sût; mais il ne put être caché.
(Or cette femme était Grecque, Syro-Phénicienne de nation) et elle le pria qu'il chassât le démon hors de sa fille.
Et elle lui répondit, et dit : cela est vrai, Seigneur! cependant les petits chiens mangent sous la table les miettes que les enfants laissent tomber .
Et [Jésus] leur commanda de ne [le] dire à personne; mais plus il le défendait, plus ils le publiaient.
Et il leur demanda : combien avez-vous de pains? Ils lui dirent : Sept.
Et ils en mangèrent, et furent rassasiés; et on remporta du reste des pièces de pain sept corbeilles.
(Or ceux qui en avaient mangé étaient environ quatre mille). Et ensuite il leur donna congé.
Et quand je distribuai les sept pains aux quatre mille hommes, combien recueillîtes-vous de corbeilles pleines des pièces qu'il y eut de reste? ils lui dirent : sept.
Ils répondirent : [les uns disent que tu es] Jean Baptiste; les autres, Elie; et les autres, l'un des Prophètes.
Alors il leur dit : et vous, qui dites vous que je suis? Pierre répondant lui dit : tu es le Christ.
Mais lui se retournant, et regardant ses Disciples, tança Pierre, en lui disant : va arrière de moi, Satan; car tu ne comprends pas les choses qui sont de Dieu, mais celles qui sont des hommes.
Car quiconque voudra sauver son âme, la perdra ; mais quiconque perdra son âme pour l'amour de moi et de l'Evangile, celui-là la sauvera.
Et comme ils descendaient de la montagne, il leur commanda expressément de ne raconter à personne ce qu'ils avaient vu, sinon après que le Fils de l'homme serait ressuscité des morts.
Il répondit, et leur dit : il est vrai, Elie étant venu premièrement doit rétablir toutes choses, et comme il est écrit du Fils de l'homme, il faut qu'il souffre beaucoup, et qu'il soit chargé de mépris.
Alors Jésus lui répondant, dit : Ô génération incrédule! jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? amenez-le-moi.
Et [Jésus] demanda au père de l'enfant : combien y a-t-il de temps que ceci lui est arrivé? et il dit : dès son enfance;
Alors Jésus lui dit : si tu le peux croire, toutes choses sont possibles au croyant.
Et quand Jésus vit que le peuple y accourait l'un sur l'autre, il censura fortement l'esprit immonde, en lui disant : esprit muet et sourd, je te commande, moi, sors de cet [enfant], et n'y rentre plus.
Mais Jésus l'ayant pris par la main, le redressa; et il se leva.
Mais ils ne comprenaient point ce discours, et ils craignaient de l'interroger.
Et ils se turent : car ils avaient disputé ensemble en chemin, qui [d'entre eux était] le plus grand.
Alors Jean prit la parole, et dit : Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait les démons en ton Nom, et qui pourtant ne nous suit point; et nous l'en avons empêché, parce qu'il ne nous suit point.
Mais Jésus leur dit : ne l'en empêchez point; parce qu'il n'y a personne qui fasse un miracle en mon Nom, qui aussitôt puisse mal parler de moi.
C'est une bonne chose que le sel; mais si le sel devient insipide, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur?
Il répondit, et leur dit : qu'est-ce que Moïse vous a commandé?
Ils dirent : Moïse a permis d'écrire la Lettre de divorce, et de répudier [ainsi sa femme].
Et Jésus répondant leur dit : il vous a donné ce commandement à cause de la dureté de votre cœur.
Mais au commencement de la création, Dieu fit un homme et une femme.
Et on lui présenta de petits enfants, afin qu'il les touchât; mais les Disciples reprenaient ceux qui les présentaient;
Et Jésus voyant cela, en fut indigné, et il leur dit : laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez point; car le Royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent.
Et Jésus lui répondit : pourquoi m'appelles-tu bon? il n'y a nul être qui soit bon que Dieu.
Il répondit, et lui dit : Maître, j'ai gardé toutes ces choses dès ma jeunesse.
Et Jésus ayant jeté l'œil sur lui, l'aima, et lui dit : il te manque une chose; va, et vends tout ce que tu as, et le donne aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel; puis viens, et me suis, ayant chargé la croix.
Mais il fut fâché de ce mot, et s'en alla tout triste, parce qu'il avait de grands biens.
Et ses Disciples s'étonnèrent de ces paroles; mais Jésus prenant encore la parole, leur dit : mes enfants, qu'il est difficile à ceux qui se confient aux richesses d'entrer dans le Royaume de Dieu!
Et ils s'en étonnèrent encore davantage, disant entre eux : et qui peut être sauvé?
Mais Jésus les ayant regardés, leur dit : cela est impossible quant aux hommes, mais non pas quant à Dieu; car toutes choses sont possibles à Dieu.
Et Jésus répondant, dit : en vérité je vous dis, qu'il n'y a personne qui ait laissé ou maison, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou femme, ou enfants, ou champs, pour l'amour de moi, et de l'Evangile,
Mais plusieurs qui sont les premiers, seront les derniers; et les derniers seront les premiers.
Or ils étaient en chemin, montant à Jérusalem, et Jésus allait devant eux; et ils étaient épouvantés, et craignaient en le suivant, parce que Jésus ayant encore pris à l'écart les douze, s'était mis à leur déclarer les choses qui lui devaient arriver;
Et il leur dit : que voulez-vous que je fasse pour vous?
Et ils lui dirent : accorde-nous que dans ta gloire nous soyons assis l'un à ta droite, et l'autre à ta gauche.
Et Jésus leur dit : vous ne savez ce que vous demandez; pouvez-vous boire la coupe que je dois boire; et être baptisés du Baptême dont je dois être baptisé ?
Ils lui répondirent : nous le pouvons. Et Jésus leur dit : il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du Baptême dont je dois être baptisé;
Mais d'être assis à ma droite et à ma gauche, ce n'est pas à moi de le donner; mais [il sera donné] à ceux à qui il est préparé.
Et Jésus les ayant appelés, leur dit : vous savez que ceux qui dominent sur les nations les maîtrisent, et que les Grands d'entre eux usent d'autorité sur elles.
Mais il n'en sera pas ainsi entre vous; mais quiconque voudra être le plus grand entre vous, sera votre serviteur.
Et plusieurs le censuraient fortement, afin qu'il se tût; mais il criait encore plus fort : Fils de David, aie pitié de moi!
Et jetant bas son manteau, il se leva, et s'en vint à Jésus.
Et Jésus prenant la parole, lui dit : que veux-tu que je te fasse? Et l'aveugle lui dit : Maître, que je recouvre la vue.
Et Jésus lui dit : Va, ta foi t'a sauvé.
Ils partirent donc, et trouvèrent l'ânon qui était attaché dehors, auprès de la porte, entre deux chemins, et ils le détachèrent.
Et ils leur répondirent comme Jésus avait commandé; et on les laissa faire.
Et plusieurs étendaient leurs vêtements par le chemin, et d'autres coupaient des rameaux des arbres, et les répandaient par le chemin.
Et il les enseignait, en leur disant : n'est-il pas écrit? ma Maison sera appelée une Maison de prière par toutes les nations; mais vous en avez fait une caverne de voleurs.
Mais si vous ne pardonnez point, votre Père qui est aux cieux ne vous pardonnera point aussi vos fautes.
Et Jésus répondant leur dit : je vous interrogerai aussi d'une chose, et répondez-moi; puis je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.
Il en envoya encore un autre, lequel ils tuèrent; et plusieurs autres, desquels ils battirent les uns, et tuèrent les autres.
Mais ces vignerons dirent entre eux : c'est ici l'héritier, venez, tuons-le, et l'héritage sera nôtre.
Mais [Jésus] connaissant leur hypocrisie, leur dit : pourquoi me tentez-vous? apportez-moi un denier, que je le voie.
Et ils le lui présentèrent. Alors il leur dit : de qui est cette image, et cette inscription? ils lui répondirent : de César.
Et Jésus répondant leur dit : rendez à César les choses qui sont à César, et à Dieu celles qui sont à Dieu; et ils en furent étonnés.
Et quant aux morts, [pour vous montrer] qu'ils ressuscitent, n'avez-vous point lu dans le Livre de Moïse, comment Dieu lui parla dans le buisson, en disant : je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob?
Et Jésus lui répondit : le premier de tous les Commandements est : écoute Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur;
Car tous y ont mis de leur superflu; mais celle-ci y a mis de son indigence tout ce qu'elle avait, toute sa subsistance.
Et Jésus leur répondant, se mit à leur dire : prenez garde que quelqu'un ne vous séduise.
Or quand vous entendrez des guerres, et des bruits de guerres, ne soyez point troublés; parce qu'il faut que ces choses arrivent; mais ce ne sera pas encore la fin.
Mais prenez garde à vous-mêmes : car ils vous livreront aux Consistoires, et aux Synagogues; vous serez fouettés, et vous serez présentés devant les gouverneurs et devant les Rois, à cause de moi, pour leur être en témoignage.
Et quand ils vous mèneront pour vous livrer, ne soyez point auparavant en peine de ce que vous aurez à dire, et n'y méditez point, mais tout ce qui vous sera donné [à dire] en ce moment-là, dites-le : car ce n'est pas vous qui parlez, mais le Saint-Esprit.
Or le frère livrera son frère à la mort, et le père l'enfant, et les enfants se soulèveront contre leurs pères et leurs mères, et les feront mourir.
Et vous serez haïs de tous à cause de mon Nom; mais qui persévérera jusques à la fin, celui-là sera sauvé.
Or quand vous verrez l'abomination qui cause la désolation qui a été prédite par Daniel le Prophète, être établie où elle ne doit point être (que celui qui lit [ce Prophète] y fasse attention!) alors que ceux qui seront en Judée s'enfuient aux montagnes.
Et que celui qui sera sur la maison, ne descende point dans la maison, et n'y entre point pour emporter quoi que ce soit de sa maison.
Mais malheur à celles qui seront enceintes, et à celles qui allaiteront en ces jours-là.
Or priez [Dieu] que votre fuite n'arrive point en hiver.
Mais donnez-vous-en garde; voici, je vous l'ai tout prédit.
Or apprenez cette similitude prise du figuier : quand son rameau est en sève, et qu'il jette des feuilles, vous connaissez que l'été est proche.
Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
Or quant à ce jour et à cette heure, personne ne le sait, non pas même les Anges qui sont au ciel, ni même le Fils, mais [mon] Père [seul].
Or les choses que je vous dis, je les dis à tous; veillez.
Or la fête de Pâque et des pains sans levain était deux jours après; et les principaux Sacrificateurs et les Scribes cherchaient comment ils pourraient se saisir [de Jésus] par finesse, et le faire mourir.
Et quelques-uns en furent indignés en eux-mêmes, et ils disaient : à quoi sert la perte de ce parfum?
Mais Jésus dit : laissez-la; pourquoi lui donnez-vous du déplaisir? Elle a fait une bonne action envers moi.
Parce que vous aurez toujours des pauvres avec vous, et vous leur pourrez faire du bien toutes les fois que vous voudrez; mais vous ne m'aurez pas toujours.
En vérité je vous dis, qu'en quelque lieu du monde que cet Evangile sera prêché, ceci aussi qu'elle a fait sera récité en mémoire d'elle.
Qui, l'ayant ouï, s'en réjouirent, et lui promirent de lui donner de l'argent, et il cherchait comment il le livrerait commodément.
Et ils commencèrent à s'attrister; et ils lui dirent l'un après l'autre : est-ce moi? et l'autre : est-ce moi?
Mais il répondit, et leur dit : c'est l'un des douze qui trempe avec moi au plat.
Certes le Fils de l'homme s'en va, selon qu'il est écrit de lui; mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme est trahi; il eût été bon à cet homme-là de n'être point né.
Et Pierre lui dit : quand même tous seraient scandalisés, je ne le serai pourtant point.
Mais [Pierre] disait encore plus fortement : quand même il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai point; et ils lui dirent tous la même chose.
Veillez, et priez que vous n'entriez point en tentation, [car] quant à l'esprit, il est prompt, mais la chair est faible.
Or celui qui le trahissait avait donné un signal entre eux, disant : celui que je baiserai, c'est lui; saisissez-le, et emmenez-le sûrement.
Alors ils mirent les mains sur Jésus, et le saisirent.
Et quelqu'un de ceux qui étaient là présents, tira son épée, et en frappa le serviteur du souverain Sacrificateur, et lui emporta l'oreille.
Mais abandonnant son linceul, il s'enfuit d'eux tout nu.
Or les principaux Sacrificateurs et tout le Consistoire cherchaient quelque témoignage contre Jésus pour le faire mourir, mais ils n'en trouvaient point.
Mais il se tut, et ne répondit rien. Le souverain Sacrificateur l'interrogea encore, et lui dit : es-tu le Christ, le Fils du [Dieu] béni?
Et Jésus lui dit : Je le suis; et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance [de Dieu], et venant sur les nuées du ciel.
Alors le souverain Sacrificateur déchira ses vêtements, et dit : qu'avons-nous encore affaire de témoins?
Vous avez ouï le blasphème : que vous en semble? Alors tous le condamnèrent comme étant digne de mort.
Mais il le nia, disant : je ne le connais point, et je ne sais ce que tu dis; puis il sortit dehors au vestibule, et le coq chanta.
Mais il le nia une seconde fois. Et encore un peu après, ceux qui étaient là présents, dirent à Pierre : certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen, et ton langage s'y rapporte.
Alors il se mit à se maudire, et à jurer, disant : je ne connais point cet homme-là dont vous parlez.
Et Pilate l'interrogea, disant : es-tu le Roi des Juifs? Et [Jésus] répondant lui dit : tu le dis.
Et Pilate l'interrogea encore, disant : ne réponds-tu rien? vois combien de choses ils déposent contre toi.
Mais Jésus ne répondit rien non plus; de sorte que Pilate s'en étonnait.
Or il leur relâchait à la Fête un prisonnier, lequel que ce fût qu'ils demandassent.
Et il y en avait un, nommé Barabbas, qui était prisonnier avec ses complices pour une sédition, dans laquelle ils avaient commis un meurtre.
Mais Pilate leur répondit, en disant : voulez-vous que je vous relâche le Roi des Juifs?
Mais les principaux Sacrificateurs excitèrent le peuple à demander que plutôt il relâchât Barabbas.
Et Pilate répondant, leur dit encore : que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez Roi des Juifs?
Et ils s'écrièrent encore : crucifie-le.
Alors Pilate leur dit : mais quel mal a-t-il fait? et ils s'écrièrent encore plus fort : crucifie-le.
Pilate donc voulant contenter le peuple, leur relâcha Barabbas; et après avoir fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié.
Alors les soldats l'emmenèrent dans la cour, qui est le Prétoire, et toute la cohorte s'étant là assemblée,
Et ils lui donnèrent à boire du vin mixtionné avec de la myrrhe; mais il ne le prit point.
Or il était trois heures quand ils le crucifièrent.
Les principaux Sacrificateurs se moquant aussi avec les Scribes disaient entre eux : il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même.
Mais quand il fut six heures, il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à neuf heures.
Et quelqu'un accourut, qui remplit une éponge de vinaigre, et qui l'ayant mise au bout d'un roseau, lui en donna à boire, en disant : laissez, voyons si Elie viendra pour l'ôter de la croix.
Et Jésus ayant jeté un grand cri, rendit l'esprit.
Et le Centenier qui était là vis-à-vis de lui, voyant qu'il avait rendu l'esprit en criant ainsi, dit : certainement cet homme était Fils de Dieu.
Il y avait là aussi des femmes qui regardaient de loin, entre lesquelles étaient Marie-Magdeleine, et Marie [mère] de Jacques le mineur, et de Joses, et Salomé.
Et Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort; et ayant appelé le Centenier, il lui demanda s'il y avait longtemps qu'il était mort.
Et Marie-Magdeleine, et Marie [mère] de Joses regardaient où on le mettait.
Mais il leur dit : ne vous épouvantez point; vous cherchez Jésus le Nazarien qui a été crucifié; il est ressuscité, il n'est point ici; voici le lieu où on l'avait mis.
Elles partirent aussitôt et s'enfuirent du sépulcre : car le tremblement et la frayeur les avaient saisies, et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.
Or Jésus étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, il apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle il avait chassé sept démons.
Après cela il se montra sous une autre forme à deux d'entre eux, qui étaient en chemin pour aller aux champs.
Enfin il se montra aux onze, qui étaient assis ensemble, et il leur reprocha leur incrédulité et leur dureté de cœur, en ce qu'ils n'avaient point cru ceux qui l'avaient vu ressuscité.
Celui qui aura cru, et qui aura été baptisé, sera sauvé; mais celui qui n'aura point cru, sera condamné.
Et ce sont ici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : ils chasseront les démons en mon Nom; ils parleront de nouveaux langages;
Et eux étant partis prêchèrent partout; et le Seigneur coopérait avec eux, et confirmait la parole par les prodiges qui l'accompagnaient.
Et ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements, et dans [toutes] les ordonnances du Seigneur, sans reproche.
Or il arriva que comme Zacharie exerçait la sacrificature devant le Seigneur, à son tour;
Et l'Ange du Seigneur lui apparut, se tenant au côté droit de l'autel du parfum.
Mais l'Ange lui dit : Zacharie, ne crains point; car ta prière est exaucée, et Elisabeth ta femme enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jean.
Mais quand il fut sorti, il ne pouvait pas leur parler, et ils connurent qu'il avait vu quelque vision dans le Temple; Car il le leur donnait à entendre par des signes; et il demeura muet.
Et après ces jours-là, Elisabeth sa femme conçut, et elle se cacha l'espace de cinq mois, en disant :
Or au sixième mois, l'Ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth;
Et quand elle l'eut vu, elle fut fort troublée à cause de ses paroles; et elle considérait en elle-même quelle était cette salutation.
Alors Marie dit à l'Ange : comment arrivera ceci, vu que je ne connais point d'homme?
Et Marie dit : voici la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole! Et l'Ange se retira d'avec elle.
Or en ces jours-là Marie se leva, et s'en alla en hâte au pays des montagnes dans une ville de Juda.
Et Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle s'en retourna en sa maison.
Or le terme d'Elisabeth fut accompli pour accoucher; et elle mit au monde un fils.
Alors ils firent signe à son père, qu'il déclarât comment il voulait qu'il fût nommé.
Et à l'instant sa bouche fut ouverte, et sa langue [déliée], tellement qu'il parlait en louant Dieu.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé le Prophète du Souverain; car tu iras devant la face du Seigneur, pour préparer ses voies;
Et le petit enfant croissait, et se fortifiait en esprit; et il fut dans les déserts jusqu'au jour qu'il devait être manifesté à Israël.
Or il arriva en ces jours-là, qu'un Edit fut publié de la part de César Auguste, [portant] que tout le monde fût enregistré.
Et Joseph monta de Galilée en Judée, [savoir] de la ville de Nazareth, en la cité de David, appelée Bethléhem, à cause qu'il était de la maison et de la famille de David;
Et il arriva comme ils étaient là, que son terme pour accoucher fut accompli.
Et quand ils l'eurent vu, ils divulguèrent ce qui leur avait été dit touchant ce petit enfant.
Et Marie gardait soigneusement toutes ces choses, et les repassait dans son esprit.
(Et même aussi une épée percera ta propre âme) afin que les pensées de plusieurs cœurs soient découvertes.
Et le petit enfant croissait et se fortifiait en esprit, étant rempli de sagesse; et la grâce de Dieu était sur lui.
Mais croyant qu'il était dans la troupe des voyageurs, ils marchèrent une journée; puis ils le cherchèrent entre leurs parents et ceux de leur connaissance.
Et tous ceux qui l'entendaient s'étonnaient de sa sagesse et de ses réponses.
Or en la quinzième année de l'empire de Tibère César, lorsque Ponce Pilate était Gouverneur de la Judée, et qu'Hérode était Tétrarque en Galilée, et son frère Philippe Tétrarque dans la contrée d'Iturée et de Trachonite, et Lysanias Tétrarque en Abilène;
Or la cognée est déjà mise à la racine des arbres; tout arbre donc qui ne fait point de bon fruit, s'en va être coupé, et jeté au feu.
Et il répondit, et leur dit : que celui qui a deux robes en donne une à celui qui n'en a point; et que celui qui a de quoi manger en fasse de même.
Il vint aussi à lui des péagers pour être baptisés, qui lui dirent : maître, que ferons-nous?
Et il leur dit : n'exigez rien au-delà de ce qui vous est ordonné.
Les gens de guerre l'interrogèrent aussi, disant : et nous, que ferons-nous? Il leur dit : n'usez point de concussion, ni de fraude contre personne, mais contentez-vous de vos gages.
Et comme le peuple était dans l'attente, et raisonnait en soi-même si Jean n'était point le Christ,
Jean prit la parole, et dit à tous : pour moi, je vous baptise d'eau; mais il en vient un plus puissant que moi, duquel je ne suis pas digne de délier la courroie des souliers; celui-là vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.
Il a son van en sa main, et il nettoiera entièrement son aire, et assemblera le froment dans son grenier, mais il brûlera la paille au feu qui ne s'éteint point.
Mais Hérode le Tétrarque étant repris par lui au sujet d'Hérodias, femme de Philippe son frère, et à cause de tous les maux qu'il avait faits,
Or il arriva que comme tout le peuple était baptisé, Jésus aussi étant baptisé, et priant, le ciel s'ouvrit.
Or Jésus étant rempli du Saint-Esprit s'en retourna de devers le Jourdain, et fut mené par la vertu de l'Esprit au désert.
Et le diable lui dit : si tu es le Fils de Dieu, dis à cette pierre qu'elle devienne du pain.
Il l'amena aussi à Jérusalem, et le mit sur la balustrade du Temple, et lui dit : si tu es le Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas.
Alors il commença à leur dire : aujourd'hui cette Ecriture est accomplie, vous l'entendant.
Mais il leur dit : en vérité je vous dis qu'aucun Prophète n'est [bien] reçu dans son pays.
Et certes je vous dis qu'il y avait plusieurs veuves en Israël, du temps d'Elie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois; de sorte qu'il y eut une grande famine par tout le pays.
Mais il passa au milieu d'eux, et s'en alla.
Et quand Jésus se fut levé de la Synagogue, il entra dans la maison de Simon, et la belle-mère de Simon était détenue d'une grosse fièvre, et on le pria pour elle.
Et s'étant penché sur elle, il tança la fièvre et la fièvre la quitta; et incontinent elle se leva, et les servit.
Et comme le soleil se couchait, tous ceux qui avaient des malades de diverses maladies, les lui amenèrent; et posant les mains sur chacun d'eux, il les guérissait.
Les démons aussi sortaient hors de plusieurs, criant, et disant : tu es le Christ, le Fils de Dieu; mais il les censurait fortement, et ne leur permettait pas de dire qu'ils sussent qu'il était le Christ.
Et dès qu'il fut jour il partit, et s'en alla en un lieu désert; et les troupes le cherchaient, et étant venues à lui, elles le retenaient, afin qu'il ne partît point d'avec eux.
Mais il leur dit : il faut que j'évangélise aussi aux autres villes le Royaume de Dieu : car je suis envoyé pour cela.
Or il arriva, comme la foule se jetait toute sur lui pour entendre la parole de Dieu, qu'il se tenait sur le bord du lac de Génézareth.
Et voyant deux nacelles qui étaient au bord du lac, et dont les pêcheurs étaient descendus, et lavaient leurs rets, il monta dans l'une de ces nacelles, qui était à Simon.
Et il le pria de la mener un peu loin de terre; puis s'étant assis, il enseignait les troupes de dessus la nacelle.
Et quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : mène en pleine eau, et lâchez vos filets pour pêcher.
Et Simon répondant, lui dit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit, et nous n'avons rien pris; toutefois à ta parole je lâcherai les filets.
Ce qu'ayant fait, ils enfermèrent une si grande quantité de poissons, que leurs filets se rompaient.
Et quand Simon-Pierre eut vu cela, il se jeta aux genoux de Jésus, en lui disant : Seigneur, retire-toi de moi; car je suis un homme pécheur.
Alors Jésus dit à Simon : n'aie point de peur; dorénavant tu seras un pêcheur d'hommes vivants.
Or il arriva que comme il était dans une des villes [de ce pays-là], voici, un homme plein de lèpre voyant Jésus, se jeta [en terre] sur sa face, et le pria, disant : Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre net.
Et sa renommée se répandait de plus en plus, tellement que de grandes troupes s'assemblaient pour l'entendre, et pour être guéries par lui de leurs maladies.
Mais il se tenait retiré dans les déserts, et priait.
Mais Jésus connaissant leurs pensées, prit la parole, et leur dit : pourquoi raisonnez-vous ainsi en vous-mêmes?
Or afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés, il dit au paralytique : je te dis, lève-toi, charge ton petit lit, et t'en va en ta maison.
Ils lui dirent aussi : pourquoi est-ce que les disciples de Jean jeûnent souvent, et font des prières; pareillement aussi ceux des Pharisiens; mais les tiens mangent et boivent?
Et il leur dit : pouvez-vous faire jeûner les amis de l'Epoux pendant que l'Epoux est avec eux?
Mais les jours viendront que l'Epoux leur sera ôté; alors ils jeûneront en ces jours-là.
Puis il leur dit cette similitude : personne ne met une pièce d'un vêtement neuf à un vieux vêtement; autrement le neuf déchire [le vieux], et la pièce du neuf ne se rapporte point au vieux.
Pareillement, personne ne met le vin nouveau dans de vieux vaisseaux; autrement le vin nouveau rompra les vaisseaux, et se répandra, et les vaisseaux seront perdus.
Or il arriva le [jour de] Sabbat second-premier, qu'il passait par des blés, et ses Disciples arrachaient des épis, et les froissant entre leurs mains, ils en mangeaient.
Et quelques-uns des Pharisiens leur dirent : pourquoi faites-vous une chose qu'il n'est pas permis de faire [les jours] du Sabbat?
Il arriva aussi un autre [jour de] Sabbat, qu'il entra dans la Synagogue, et qu'il enseignait; et il y avait là un homme dont la main droite était sèche.
Or les Scribes et les Pharisiens prenaient garde s'il le guérirait le [jour du] Sabbat, afin qu'ils trouvassent de quoi l'accuser.
Mais il connaissait leurs pensées; et il dit à l'homme qui avait la main sèche : lève-toi, et tiens-toi debout au milieu. Et lui se levant se tint debout.
Puis Jésus leur dit : je vous demanderai une chose : est-il permis de faire du bien les jours de Sabbat, ou de faire du mal? de sauver une personne, ou de la laisser mourir?
Et quand il les eut tous regardés à l'environ, il dit à cet homme : étends ta main; ce qu'il fit; et sa main fut rendue saine comme l'autre.
Et ils furent remplis de fureur, et ils s'entretenaient ensemble touchant ce qu'ils pourraient faire à Jésus.
Or il arriva en ces jours-là, qu'il s'en alla sur une montagne pour prier, et qu'il passa toute la nuit à prier Dieu.
Et à tout homme qui te demande, donne-lui; et à celui qui t'ôte ce qui t'appartient, ne le redemande point.
Il leur disait aussi [cette] similitude : est-il possible qu'un aveugle puisse mener un [autre] aveugle? ne tomberont-ils pas tous deux dans la fosse?
Le disciple n'est point par-dessus son maître; mais tout disciple accompli sera rendu conforme à son maître.
Et pourquoi regardes-tu le fétu qui est dans l'œil de ton frère, et tu n'aperçois pas une poutre dans ton propre œil?
Mais pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur, et vous ne faites pas ce que je dis?
Il est semblable à un homme qui bâtissant une maison, a foui et creusé profondément, et a mis le fondement sur la roche? de sorte qu'un débordement d'eaux étant survenu, le fleuve est bien allé donner contre cette maison? mais il ne l'a pu ébranler; parce qu'elle était fondée sur la roche.
Mais celui, au contraire, qui ayant entendu mes paroles, ne les a point mises en pratique, est semblable à un homme qui a bâti sa maison sur la terre, sans lui faire de fondement; [car] le fleuve ayant donné contre [cette maison], elle est tombée aussitôt; et la ruine de cette maison a été grande.
Or le serviteur d'un certain Centenier, à qui il était fort cher, était malade, et s'en allait mourir.
Et quand [le Centenier] eut entendu parler de Jésus, il envoya vers lui quelques Anciens des Juifs, pour le prier de venir guérir son serviteur.
Et étant venus à Jésus, ils le prièrent instamment, en lui disant qu'il était digne qu'on lui accordât cela.
Jésus s'en alla donc avec eux; et comme déjà il n'était plus guère loin de la maison, le Centenier envoya ses amis au-devant de lui, pour lui dire : Seigneur ne te fatigue point; car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit;
Ce que Jésus ayant entendu, il l'admira; et se tournant, il dit à la troupe qui le suivait : je vous dis, que je n'ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi.
Et comme il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve; et une grande troupe de la ville était avec elle.
Puis s'étant approché, il toucha la bière; et ceux qui portaient [le corps] s'arrêtèrent, et il dit : Jeune homme, je te dis, lève-toi.
Et ils furent tous saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : certainement un grand Prophète s'est levé parmi nous; et certainement Dieu a visité son peuple.
Et étant venus à lui, ils lui dirent : Jean-Baptiste nous a envoyés auprès de toi, pour te dire : es-tu celui qui devait venir, ou si nous devons en attendre un autre?
(Or, en cette même heure-là il guérit plusieurs personnes de maladies et de fléaux, et des malins esprits; et il donna la vue à plusieurs aveugles.)
Puis quand les messagers de Jean furent partis, il se mit à dire de Jean aux troupes : qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité du vent?
Car je vous dis qu'entre ceux qui sont nés de femme, il n'y a aucun Prophète plus grand que Jean Baptiste; et toutefois le moindre dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui.
Mais les Pharisiens, et les Docteurs de la Loi, qui n'avaient point été baptisés par lui, rendirent le dessein de Dieu inutile à leur égard.
Alors le Seigneur dit : à qui donc comparerai-je les hommes de cette génération; et à quoi ressemblent-ils?
Or un des Pharisiens le pria de manger chez lui; et il entra dans la maison de ce Pharisien, et se mit à table.
Mais le Pharisien qui l'avait convié, voyant cela, dit en soi-même : si celui-ci était Prophète, certes il saurait qui et quelle est cette femme qui le touche : car c'est [une femme] de mauvaise vie.
Et Jésus prenant la parole lui dit : Simon, j'ai quelque chose à te dire; et il dit : Maître, dis-la.
Un créancier avait deux débiteurs : l'un lui devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante.
Et comme ils n'avaient pas de quoi payer, il quitta la dette à l'un et à l'autre; dis donc, lequel d'eux l'aimera le plus?
Et Simon répondant lui dit : j'estime que c'est celui à qui il a quitté davantage. Et [Jésus] lui dit : tu as droitement jugé.
Alors se tournant vers la femme, il dit à Simon : vois-tu cette femme? je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour laver mes pieds; mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes, et les a essuyés avec ses propres cheveux.
Tu ne m'as point donné un baiser, mais elle, depuis que je suis entré, n'a cessé de baiser mes pieds.
Tu n'as point oint ma tête d'huile; mais elle a oint mes pieds d'une huile odoriférante :
C'est pourquoi je te dis, que ses péchés, qui sont grands, lui sont pardonnés; car elle a beaucoup aimé; or celui à qui il est moins pardonné, aime moins.
Puis il dit à la femme : tes péchés te sont pardonnés.
Mais il dit à la femme : ta foi t'a sauvée; va-t'en en paix.
Et comme une grande troupe s'assemblait, et que plusieurs allaient à lui de toutes les villes, il leur dit cette parabole :
Et ses Disciples l'interrogèrent, pour savoir ce que signifiait cette parabole.
Et il répondit : il vous est donné de connaître les secrets du Royaume de Dieu, mais [il n'en est parlé] aux autres qu'en similitudes, afin qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils ne comprennent point.
Voici donc [ce que signifie] cette parabole; la semence, c'est la parole de Dieu.
Et ceux qui ont reçu la semence le long du chemin, ce sont ceux qui écoutent la parole; mais ensuite vient le démon, qui ôte de leur cœur la parole, de peur qu'en croyant ils ne soient sauvés.
Et ceux qui ont reçu la semence dans un lieu pierreux, ce sont ceux qui ayant ouï la parole, la reçoivent avec joie; mais ils n'ont point de racine; ils croient pour un temps, mais au temps de la tentation ils se retirent.
Et ce qui est tombé entre des épines, ce sont ceux qui ayant ouï la parole, et s'en étant allés, sont étouffés par les soucis, par les richesses, et par les voluptés de cette vie, et ils ne rapportent point de fruit à maturité.
Mais ce qui est tombé dans une bonne terre, ce sont ceux qui ayant ouï la parole, la retiennent dans un cœur honnête et bon, et rapportent du fruit avec patience.
Nul, après avoir allumé la lampe, ne la couvre d'un vaisseau, ni ne la met sous un lit, mais il la met sur un chandelier, afin que ceux, qui entrent voient la lumière.
Alors sa mère et ses frères vinrent vers lui, mais ils ne pouvaient l'aborder à cause de la foule.
Et il lui fut rapporté, en disant : ta mère et tes frères sont là dehors, qui désirent de te voir.
Mais il répondit, et leur dit : ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique.
Or il arriva qu'un jour il monta dans une nacelle avec ses Disciples, et il leur dit : passons à l'autre côté du lac; et ils partirent.
Et comme ils voguaient, il s'endormit, et un vent impétueux s'étant levé sur le lac, [la nacelle] se remplissait d'eau, et ils étaient en grand péril.
Alors ils vinrent à lui, et l'éveillèrent, disant : Maître! Maître! nous périssons. Mais lui s'étant levé, parla en Maître au vent et aux flots, et ils s'apaisèrent; et le calme revint.
Alors il leur dit : où est votre foi? et eux saisis de crainte et d'admiration, disaient entre eux : mais qui est celui-ci, qu'il commande même aux vents et à l'eau, et ils lui obéissent?
Et quand il fut descendu à terre, il vint à sa rencontre un homme de cette ville-là, qui depuis longtemps était possédé des démons, et n'était point couvert d'habits, et ne demeurait point dans les maisons, mais dans les sépulcres.
Et ayant aperçu Jésus, il s'écria, et se prosterna devant lui, disant à haute voix : qu'y a-t-il entre moi et toi, Jésus Fils du Dieu Souverain? je te prie, ne me tourmente point.
Et Jésus lui demanda : comment as-tu nom? Et il dit : Légion; car plusieurs démons étaient entrés en lui.
Or il y avait là un grand troupeau de pourceaux qui paissaient sur la montagne, et ils le priaient de leur permettre d'entrer dans ces pourceaux; et il le leur permit.
Et les démons sortant de cet homme entrèrent dans les pourceaux; et le troupeau se jeta du haut en bas dans le lac; et fut étouffé.
Et quand ceux qui le gardaient eurent vu ce qui était arrivé, ils s'enfuirent, et allèrent le raconter dans la ville et par les champs.
Et les gens sortirent pour voir ce qui était arrivé, et vinrent à Jésus, et ils trouvèrent l'homme duquel les démons étaient sortis, assis aux pieds de Jésus, vêtu, et de sens rassis et posé; et ils eurent peur.
Et ceux qui avaient vu tout cela, leur racontèrent comment le démoniaque avait été délivré.
Alors toute cette multitude venue de divers endroits voisins des Gadaréniens le prièrent de se retirer de chez eux; car ils étaient saisis d'une grande crainte; il remonta donc dans la nacelle, et s'en retourna.
Et l'homme duquel les démons étaient sortis, le priait qu'il fût avec lui; mais Jésus le renvoya, en lui disant :
Et quand Jésus fut de retour, la multitude le reçut avec joie; car tous l'attendaient.
Car il avait une fille unique, âgée d'environ douze ans, qui se mourait; et comme il s'en allait, les troupes le pressaient.
Et Jésus dit : qui est-ce qui m'a touché? et comme tous niaient que ce fût eux, Pierre lui dit, et ceux aussi qui étaient avec lui : Maître, les troupes te pressent et te foulent, et tu dis : qui est-ce qui m'a touché?
Mais Jésus dit : quelqu'un m'a touché; car j'ai connu qu'une vertu est sortie de moi.
Alors la femme voyant que cela ne lui avait point été caché, vint toute tremblante, et se jetant à ses pieds, lui déclara devant tout le peuple pour quelle raison elle l'avait touché, et comment elle avait été guérie dans le moment.
Et il lui dit : ma fille rassure-toi, ta foi t'a guérie; va-t-en en paix.
Mais Jésus l'ayant entendu, répondit au père de la fille, disant : ne crains point; crois seulement, et elle sera guérie.
Et quand il fut arrivé à la maison, il ne laissa entrer personne, que Pierre, et Jacques, et Jean, avec le père et la mère de la fille.
Or ils la pleuraient tous, et de douleur ils se frappaient la poitrine; mais il leur dit : ne pleurez point, elle n'est pas morte, mais elle dort.
Mais lui les ayant tous mis dehors, et ayant pris la main de la fille, cria, en disant : Fille, lève toi.
Et le père et la mère de la fille en furent étonnés, mais il leur commanda de ne dire à personne ce qui avait été fait.
Puis [Jésus] ayant assemblé ses douze Disciples, leur donna puissance et autorité sur tous les démons, et [le pouvoir] de guérir les malades.
Eux donc étant partis allaient de bourgade en bourgade, évangélisant, et guérissant partout.
Or Hérode le Tétrarque ouït parler de toutes les choses que Jésus faisait; et il ne savait que croire de ce que quelques-uns disaient que Jean était ressuscité des morts;
Et quelques-uns, qu'Elie était apparu; et d'autres, que quelqu'un des anciens Prophètes était ressuscité.
Et Hérode dit : j'ai [fait] décapiter Jean; qui est donc celui-ci de qui j'entends dire de telles choses? Et il cherchait à le voir.
Ce que les troupes ayant su, elles le suivirent, et il les reçut, et leur parlait du Royaume de Dieu, et guérissait ceux qui avaient besoin d'être guéris.
Or le jour ayant commencé à baisser, les douze [Disciples] vinrent à [lui], et lui dirent : donne congé à cette multitude, afin qu'ils s'en aillent aux bourgades et aux villages des environs, pour s'y retirer, et trouver à manger; car nous sommes ici dans un pays désert.
Mais il leur dit : donnez-leur vous-mêmes à manger. Et ils dirent : nous n'avons pas plus de cinq pains et de deux poissons; à moins que nous n'allions acheter des vivres pour tout ce peuple;
Car ils étaient environ cinq mille hommes. Et il dit à ses Disciples : faites-les arranger par troupes, de cinquante chacune.
Puis il prit les cinq pains et les deux poissons, et regardant vers le ciel, il les bénit, et les rompit, et il les distribua à ses Disciples, afin qu'ils les missent devant cette multitude.
Ils lui répondirent : [Les uns disent que tu es] Jean Baptiste; et les autres, Elie; et les autres, que quelqu'un des anciens Prophètes est ressuscité.
Il leur dit alors : et vous, qui dites-vous que je suis? Et Pierre répondant lui dit : tu es le Christ de Dieu.
Mais usant de menaces il leur commanda de ne le dire à personne.
Puis il disait à tous : si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à soi-même, et qu'il charge de jour en jour sa croix, et me suive.
Car quiconque voudra sauver sa vie, la perdra; mais quiconque perdra sa vie pour l'amour de moi, la sauvera.
Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s'il se détruit lui-même, et se perd lui-même?
Et je vous dis, en vérité, qu'entre ceux qui sont ici présents, il y en a qui ne mourront point jusqu'à ce qu'ils aient vu le règne de Dieu.
Or il arriva environ huit jours après ces paroles, qu'il prit avec lui Pierre, et Jean, et Jacques, et qu'il monta sur une montagne pour prier.
Or Pierre et ceux qui étaient avec lui étaient accablés de sommeil; et quand ils furent réveillés, ils virent sa gloire, et les deux personnages qui étaient avec lui.
Et comme il disait ces choses, une nuée vint qui les couvrit de son ombre; et comme ils entraient dans la nuée, ils eurent peur.
Or il arriva le jour suivant, qu'eux étant descendus de la montagne, une grande troupe vint à sa rencontre.
Et Jésus répondant dit : ô génération incrédule et perverse, jusques à quand serai-je avec vous, et vous supporterai-je? Amène ici ton fils.
Et comme il approchait seulement, le démon l'agita violemment comme s'il l'eût voulu déchirer; mais Jésus censura fortement l'esprit immonde, et guérit l'enfant, et le rendit à son père.
Et tous furent étonnés de la magnifique vertu de Dieu. Et comme tous s'étonnaient de tout ce qu'il faisait, il dit à ses Disciples :
Mais ils ne comprirent point cette parole, et elle leur était tellement obscure, qu'ils ne la comprenaient pas; et ils craignaient de l'interroger touchant cette parole.
Puis ils entrèrent en dispute, pour savoir lequel d'entre eux était le plus grand.
Mais Jésus voyant la pensée de leur cœur, prit un petit enfant, et le mit auprès de lui;
Et Jean prenant la parole, dit : Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait les démons en ton Nom, et nous l'en avons empêché parce qu'il ne [te] suit point avec nous.
Mais Jésus lui dit : ne l'en empêchez point; car celui qui n'est pas contre nous, est pour nous.
Or il arriva quand les jours de son élévation s'accomplissaient, qu'il dressa sa face, [tout résolu] d'aller à Jérusalem.
Et quand Jacques et Jean, ses Disciples, virent cela, ils dirent : Seigneur! veux-tu que nous disions, comme fit Elie, que le feu descende du ciel, et les consume.
Mais Jésus se tournant les censura fortement, en leur disant : Vous ne savez de quel esprit vous êtes [animés].
Et il arriva comme ils allaient par le chemin, qu'un certain homme lui dit : je te suivrai, Seigneur, partout où tu iras.
Mais Jésus lui répondit : les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête.
Puis il dit à un autre : suis-moi; et celui-ci [lui] répondit : permets-moi premièrement d'aller ensevelir mon père.
Et Jésus lui dit : laisse les morts ensevelir leurs morts; mais toi, va, et annonce le Royaume de Dieu.
Un autre aussi lui dit : Seigneur, je te suivrai; mais permets-moi de prendre premièrement congé de ceux qui sont dans ma maison.
Mais Jésus lui répondit : nul qui met la main à la charrue, et qui regarde en arrière, n'est bien disposé pour le Royaume de Dieu.
Or après ces choses le Seigneur en ordonna aussi soixante-dix autres, et les envoya deux à deux devant lui, dans toutes les villes et dans tous les lieux où il devait aller.
Et il leur disait : La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers; priez donc le Seigneur de la moisson, qu'il pousse des ouvriers dans sa moisson.
Et en quelque maison que vous entriez, dites premièrement : paix soit à cette maison!
Que s'il y a là quelqu'un qui soit digne de paix, votre paix reposera sur lui; sinon elle retournera à vous.
Et demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qui sera mis devant vous; car l'ouvrier est digne de son salaire. Ne passez point de maison en maison.
Et en quelque ville que vous entriez, et qu'on vous reçoive, mangez de ce qui sera mis devant vous.
Mais en quelque ville que vous entriez, si on ne vous reçoit point, sortez dans ses rues, et dites :
Et je vous dis, qu'en cette journée-là ceux de Sodome seront traités moins rigoureusement que cette ville-là.
Celui qui vous écoute, m'écoute; et celui qui vous rejette, me rejette; or celui qui me rejette, rejette celui qui m a envoyé.
Or les soixante-dix s'en revinrent avec joie, en disant : Seigneur, les démons mêmes nous sont assujettis en ton Nom.
Et il leur dit : je contemplais satan tombant du ciel comme un éclair.
Toutefois ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont assujettis, mais plutôt réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.
Et il lui dit : qu'est-il écrit dans la Loi? comment lis-tu?
Et il répondit, et dit : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même.
Et [Jésus] lui dit : tu as bien répondu; fais cela, et tu vivras.
Mais lui se voulant justifier, dit à Jésus : et qui est mon prochain?
Et Jésus répondant, lui dit : un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba entre les mains des voleurs, qui le dépouillèrent, et qui après l'avoir blessé de plusieurs coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort.
Or par rencontre un Sacrificateur descendait par le même chemin, et quand il le vit, il passa de l'autre côté.
Un Lévite aussi étant arrivé en cet endroit-là, et voyant cet homme, passa tout de même de l'autre côté.
Mais un Samaritain faisant son chemin vint à lui, et le voyant il fut touché de compassion.
Et s'approchant lui banda ses plaies, et y versa de l'huile et du vin; puis le mit sur sa propre monture, et le mena dans l'hôtellerie, et eut soin de lui.
Il répondit : c'est celui qui a usé de miséricorde envers lui. Jésus donc lui dit : va, et toi aussi fais de même.
Et il arriva comme ils s'en allaient, qu'il entra dans une bourgade; et une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison.
Mais Marthe était distraite par divers soins; et étant venue à Jésus, elle dit : Seigneur, ne te soucies-tu point que ma sœur me laisse servir toute seule, dis-lui donc qu'elle m'aide de son côté.
Et Jésus répondant, lui dit : Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses;
Mais une chose est nécessaire; et Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.
Et il leur dit : quand vous prierez, dites : Notre Père qui es aux cieux, ton Nom soit sanctifié. Ton Règne vienne. Ta volonté soit faite en la terre comme au ciel.
Que si un enfant demande du pain à quelqu'un d'entre vous qui soit son père, lui donnera-t-il une pierre? Ou, s'il demande du poisson, lui donnera-t-il, au lieu du poisson, un serpent?
Alors il chassa un démon qui était muet ; et il arriva que quand le démon fut sorti, le muet parla; et les troupes s'en étonnèrent.
Et quelques-uns d'entre eux dirent : c'est par Béelzebul, prince des démons, qu'il chasse les démons.
Mais les autres pour l'éprouver, lui demandaient un miracle du ciel.
Mais lui connaissant leurs pensées, leur dit : tout Royaume divisé contre soi-même sera réduit en désert; et toute maison [divisée contre elle-même] tombe en ruine.
Que si satan est aussi divisé contre lui-même, comment subsistera son règne? Car vous dites que je chasse les démons par Béelzebul.
Que si je chasse les démons par Béelzebul, vos fils par qui les chassent-ils? c'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Mais si je chasse les démons par le doigt de Dieu, certes le Règne de Dieu est parvenu à vous.
Mais s'il en survient un autre plus fort que lui, qui le surmonte, il lui ôte toutes ses armes auxquelles il se confiait, et fait le partage de ses dépouilles.
Or il arriva comme il disait ces choses, qu'une femme d'entre les troupes éleva sa voix, et lui dit : bienheureux est le ventre qui t'a porté, et les mamelles que tu as tétées.
Et il dit : mais plutôt bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent.
Et comme les troupes s'amassaient, il se mit à dire : cette génération est méchante; elle demande un miracle, mais il ne lui sera point accordé d'autre miracle, que le miracle de Jonas le Prophète.
Or nul qui allume une lampe, ne la met dans un lieu caché, ou sous un boisseau, mais sur un chandelier, afin que ceux qui entrent, voient la lumière.
La lumière du corps c'est l'œil : si donc ton œil est net, tout ton corps aussi sera éclairé; mais s'il est mauvais, ton corps aussi sera ténébreux.
Et comme il parlait, un Pharisien le pria de dîner chez lui; et Jésus y entra, et se mit à table.
Mais le Pharisien s'étonna de voir qu'il ne s'était point premièrement lavé avant le dîner.
Mais le Seigneur lui dit : vous autres Pharisiens vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat; mais le dedans de vous est plein de rapine et de méchanceté.
Mais malheur à vous, Pharisiens; car vous payez la dîme de la menthe, et de la rue, et de toute sorte d'herbage, et vous négligez le jugement et l'amour de Dieu : il fallait faire ces choses-ci, et ne laisser point celles-là.
Alors quelqu'un des Docteurs de la Loi prit la parole, et lui dit : Maître, en disant ces choses, tu nous dis aussi des injures.
Et [Jésus lui] dit : malheur aussi à vous, Docteurs de la Loi, car vous chargez les hommes de fardeaux insupportables, mais vous-mêmes ne touchez point ces fardeaux de l'un de vos doigts.
Malheur à vous; car vous bâtissez les sépulcres des Prophètes, que vos pères ont tués.
Certes, vous témoignez que vous consentez aux actions de vos pères; car ils les ont tués, et vous bâtissez leurs sépulcres.
Et comme il leur disait ces choses, les Scribes et les Pharisiens se mirent à le presser encore plus fortement, et à lui tirer de la bouche plusieurs choses;
Car il n'y a rien de caché, qui ne doive être révélé; ni rien de [si] secret, qui ne doive être connu.
Et je vous dis à vous mes amis : ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui après cela ne sauraient rien faire davantage.
Mais je vous montrerai qui vous devez craindre; craignez celui qui a la puissance, après qu'il a tué, d'envoyer dans la géhenne; oui, vous dis-je, craignez celui-là.
Or je vous dis, que quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les Anges de Dieu.
Mais quiconque me reniera devant les hommes, il sera renié devant les Anges de Dieu.
Et quiconque parlera contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné; mais à celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, il ne lui sera point pardonné.
Et quand ils vous mèneront aux Synagogues, et aux Magistrats, et aux Puissances, ne soyez point en peine comment, ou quelle chose vous répondrez, ou de ce que vous aurez à dire.
Et quelqu'un de la troupe lui dit : Maître, dis à mon frère qu'il partage avec moi l'héritage.
Mais il lui répondit : ô homme! qui est-ce qui m'a établi sur vous pour être votre juge, et pour faire vos partages?
Puis il leur dit : voyez, et gardez-vous d'avarice; car encore que les biens abondent à quelqu'un, il n'a pourtant pas la vie par ses biens.
Et il leur dit cette parabole : Les champs d'un homme riche avaient rapporté en abondance;
Mais Dieu lui dit : insensé, en cette même nuit ton âme te sera redemandée; et les choses que tu as préparées, à qui seront-elles?
Alors il dit à ses Disciples : à cause de cela je vous dis, ne soyez point en souci pour votre vie, de ce que vous mangerez; ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus.
Et qui est celui de vous qui par son souci puisse ajouter une coudée à sa stature?
Considérez comment croissent les lis, ils ne travaillent, ni ne filent, et cependant je vous dis que Salomon même dans toute sa gloire n'était point vêtu comme l'un d'eux.
Que si Dieu revêt ainsi l'herbe qui est aujourd'hui au champ, et qui demain est mise au four, combien plus vous [vêtira-t-il], ô gens de petite foi?
Car les gens de ce monde sont après à rechercher toutes ces choses; mais votre Père sait que vous avez besoin de ces choses.
Or sachez ceci, que si le père de famille savait à quelle heure le larron doit venir, il veillerait, et ne laisserait point percer sa maison.
Et Pierre lui dit : Seigneur, dis-tu cette parabole pour nous, ou aussi pour tous?
Et le Seigneur dit : qui est donc le dispensateur fidèle et prudent, que le maître aura établi sur toute la troupe de ses serviteurs pour leur donner l'ordinaire dans le temps qu'il faut?
Mais si ce serviteur-là dit en son cœur : mon maître tarde longtemps à venir, et qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes, et à manger, et à boire, et à s'enivrer.
Or le serviteur qui a connu la volonté de son maître, et qui ne s'est pas tenu prêt, et n'a point fait selon sa volonté, sera battu de plusieurs coups.
Mais celui qui ne l'a point connue, et qui a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de moins de coups; car à chacun à qui il aura été beaucoup donné, il sera beaucoup redemandé; et à celui à qui il aura été beaucoup confié, il sera plus redemandé.
Or j'ai à être baptisé d'un Baptême; et combien suis-je pressé jusqu'à ce qu'il soit accompli.
Puis il disait aux troupes : quand vous voyez une nuée qui se lève de l'occident, vous dites d'abord : la pluie vient, et cela arrive ainsi.
Hypocrites, vous savez bien discerner les apparences du ciel et de la terre; et comment ne discernez-vous point cette saison?
Et pourquoi aussi ne reconnaissez-vous pas de vous-mêmes ce qui est juste?
En ce même temps quelques-uns qui se trouvaient là présents, lui racontèrent [ce qui s'était passé] touchant les Galiléens, desquels Pilate avait mêlé le sang avec leurs sacrifices.
Il disait aussi cette parabole : quelqu'un avait un figuier planté dans sa vigne, et il y vint chercher du fruit, mais il n'y en trouva point.
Et il dit au vigneron : voici, il y a trois ans que je viens chercher du fruit en ce figuier, et je n'y en trouve point; coupe-le; pourquoi occupe-t-il inutilement la terre?
Et le [vigneron] répondant, lui dit : Seigneur, laisse-le encore pour cette année, jusqu'à ce que je l'aie déchaussé, et que j'y aie mis du fumier.
Que s'il fait du fruit, [tu le laisseras]; sinon, tu le couperas après cela.
Or comme il enseignait dans une de leurs Synagogues un jour de Sabbat,
Et quand Jésus l'eut vue, il l'appela, et lui dit : femme, tu es délivrée de ta maladie.
Mais le Maître de la Synagogue, indigné de ce que Jésus avait guéri au jour du Sabbat, prenant la parole dit à l'assemblée : il y a six jours auxquels il faut travailler; venez donc ces jours-là, et soyez guéris, et non point au jour du Sabbat.
Et le Seigneur lui répondit, et dit : hypocrite, chacun de vous ne détache-t-il pas son bœuf ou son âne de la crèche le jour du Sabbat, et ne les mène-t-il pas boire?
Et ne fallait-il pas délier de ce lien au jour du Sabbat celle-ci qui est fille d'Abraham, laquelle satan avait liée il y a déjà dix-huit ans?
Et quelqu'un lui dit : Seigneur, n'y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés?
Là il y aura des pleurs et des grincements de dents; quand vous verrez Abraham, et Isaac, et Jacob, et tous les Prophètes dans le Royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.
Voici, votre maison va être déserte; et je vous dis en vérité, que vous ne me verrez point jusqu'à ce qu'il arrivera que vous direz : béni [soit] celui qui vient au nom du Seigneur.
Et ils ne dirent mot. Alors ayant pris [le malade], il le guérit, et le renvoya.
Il proposait aussi aux conviés une similitude, prenant garde comment ils choisissaient les premières places à table, et il leur disait :
Il disait aussi à celui qui l'avait convié : quand tu fais un dîner ou un souper, n'invite point tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni tes riches voisins; de peur qu'ils ne te convient à leur tour, et que la pareille ne te soit rendue.
Et un de ceux qui étaient à table, ayant entendu ces paroles, lui dit : bienheureux sera celui qui mangera du pain dans le Royaume de Dieu.
Et [Jésus] dit : un homme fit un grand souper, et y convia beaucoup de gens.
Car je vous dis qu'aucun de ces hommes qui avaient été conviés ne goûtera de mon souper.
Or de grandes troupes allaient avec lui; et lui se tournant leur dit :
Autrement, il lui envoie une ambassade, pendant qu'il est encore loin, et demande la paix.
Le sel est bon; mais si le sel devient insipide, avec quoi le salera-t-on?
Or tous les péagers et les gens de mauvaise vie s'approchaient de lui pour l'entendre.
Mais il leur proposa cette parabole, disant :
Il leur dit aussi : un homme avait deux fils;
Et le plus jeune dit à son père : mon père, donne-moi la part du bien qui m'appartient; et il leur partagea ses biens.
Et après qu'il eut tout dépensé, une grande famine survint en ce pays-là; et il commença d'être dans la disette.
Or étant revenu à lui-même, il dit : combien y a-t-il de mercenaires dans la maison de mon père, qui ont du pain en abondance, et moi je meurs de faim?
Il se leva donc, et vint vers son père; et comme il était encore loin, son père le vit, et fut touché de compassion, et courant à lui, se jeta à son cou, et le baisa.
Mais le fils lui dit : mon père, j'ai péché contre le ciel et devant toi; et je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.
Et le père dit à ses serviteurs : apportez la plus belle robe, et l'en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds;
Or son fils aîné était aux champs, et comme il revenait et qu'il approchait de la maison, il entendit la mélodie et les danses.
Et [ce serviteur] lui dit : ton frère est venu, et ton père a tué le veau gras, parce qu'il l'a recouvré sain et sauf.
Mais il se mit en colère, et ne voulut point entrer; et son père étant sorti le priait [d'entrer].
Mais il répondit, et dit à son père : voici, il y a tant d'années que je te sers, et jamais je n'ai transgressé ton commandement, et cependant tu ne m'as jamais donné un chevreau pour faire bonne chère avec mes amis.
Mais quand celui-ci, ton fils, qui a mangé ton bien avec des femmes de mauvaise vie, est venu, tu lui as tué le veau gras.
Et [le père] lui dit : [mon] enfant, tu es toujours avec moi, et tous mes biens sont à toi.
Or il fallait faire bonne chère, et se réjouir, parce que celui-ci, ton frère, était mort, et il est ressuscité; il était perdu, et il est retrouvé.
Il disait aussi à ses Disciples : Il y avait un homme riche qui avait un économe, lequel fut accusé devant lui comme dissipateur de ses biens.
Alors l'économe dit en lui-même : que ferai-je, puisque mon maître m'ôte l'administration? je ne puis pas fouir la terre, et j'ai honte de mendier.
Il dit : cent mesures d'huile. Et il lui dit : prends ton obligation, et t'assieds sur-le-champ, et n'en écris que cinquante.
Puis il dit à un autre : et toi combien dois-tu? et il dit : cent mesures de froment. Et il lui dit : prends ton obligation, et n'en écris que quatre-vingts.
Or les Pharisiens aussi, qui étaient avares, entendaient toutes ces choses, et ils se moquaient de lui.
Et il leur dit : vous vous justifiez vous-mêmes devant les hommes; mais Dieu connaît vos cœurs; c'est pourquoi ce qui est grand devant les hommes, est en abomination devant Dieu.
Or il est plus aisé que le ciel et la terre passent, que non pas qu'il tombe un seul point de la Loi.
Or il y avait un homme riche, qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui tous les jours se traitait splendidement.
Il y avait [aussi] un pauvre, nommé Lazare, couché à la porte du [riche], et tout couvert d'ulcères;
Et il arriva que le pauvre mourut, et il fut porté par les Anges au sein d'Abraham; le riche mourut aussi, et fut enseveli.
Et Abraham répondit : mon fils, souviens-toi que tu as reçu tes biens en ta vie, et que Lazare y a eu ses maux; mais il est maintenant consolé, et tu es grièvement tourmenté.
Et il dit : je te prie donc, père, de l'envoyer en la maison de mon père;
Abraham lui répondit : Ils ont Moïse et les Prophètes; qu'ils les écoutent.
Mais il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront.
Et Abraham lui dit : s'ils n'écoutent point Moïse et les Prophètes, ils ne seront pas non plus persuadés, quand quelqu'un des morts ressusciterait.
Or il dit à ses Disciples : il ne se peut faire qu'il n'arrive des scandales; mais malheur à celui par qui ils arrivent.
Soyez attentifs sur vous-mêmes. Si donc ton Frère a péché contre toi, reprends-le; et s'il se repent, pardonne-lui.
Et le Seigneur dit : si vous aviez de la foi aussi gros qu'un grain de semence de moutarde, vous pourriez dire à ce mûrier : déracine-toi, et te plante dans la mer; et il vous obéirait.
Mais qui est celui d'entre vous qui ayant un serviteur labourant, ou paissant le bétail, et qui le voyant retourner des champs, lui dise incontinent : avance-toi, et mets-toi à table;
Et l'un d'eux voyant qu'il était guéri, s'en retourna, glorifiant Dieu à haute voix;
Alors Jésus prenant la parole, dit : les dix n'ont-ils pas été rendus nets? et les neuf où sont-ils?
Or étant interrogé par les Pharisiens, quand viendrait le Règne de Dieu; il répondit, et leur dit : le Règne de Dieu ne viendra point avec apparence.
Il dit aussi à ses Disciples : les jours viendront que vous désirerez de voir un des jours du Fils de l'homme, mais vous ne [le] verrez point.
Mais il faut premièrement qu'il souffre beaucoup, et qu'il soit rejeté par cette nation.
Mais au jour que Lot sortit de Sodome, il plut du feu et du soufre du ciel, qui les fit tous périr.
Quiconque cherchera à sauver sa vie, la perdra; et quiconque la perdra, la vivifiera.
Il y aura deux [femmes] qui moudront ensemble : l'une sera prise, et l'autre laissée.
Et eux répondant lui dirent : où [sera-ce] Seigneur? et il leur dit : en quelque lieu que sera le corps [mort], là aussi s'assembleront les aigles.
Il leur proposa aussi une parabole, [pour faire voir] qu'il faut toujours prier, et ne se lasser point;
Et dans la même ville il y avait une veuve, qui l'allait souvent trouver, et lui dire : fais-moi justice de ma partie adverse.
Pendant longtemps il n'en voulut rien faire. Mais après cela il dit en lui-même : quoique je ne craigne point Dieu, et que je ne respecte personne,
Et le Seigneur dit : écoutez ce que dit le juge inique.
Et Dieu ne vengera-t-il point ses élus qui crient à lui jour et nuit, quoiqu'il diffère de s'irriter pour l'amour d'eux?
Il dit aussi cette parabole à quelques-uns qui se confiaient en eux-mêmes d'être justes, et qui tenaient les autres pour rien.
Mais le péager se tenant loin, n'osait pas même lever les yeux vers le ciel, mais frappait sa poitrine, en disant : ô Dieu! sois apaisé envers moi qui suis pécheur!
Je vous dis que celui-ci descendit en sa maison justifié, plutôt que l'autre; car quiconque s'élève, sera abaissé, et quiconque s'abaisse, sera élevé.
Et quelques-uns lui présentèrent aussi de petits enfants, afin qu'il les touchât, ce que les Disciples voyant, ils censurèrent [ceux qui les présentaient].
Mais Jésus les ayant fait venir à lui, dit : laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez point; car le Royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent.
Jésus lui dit : pourquoi m'appelles-tu bon? Il n'y a nul bon qu'un seul, [qui est] Dieu.
Et il lui dit : j'ai gardé toutes ces choses dès ma jeunesse.
Et quand Jésus eut entendu cela, il lui dit : il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as, et le distribue aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel; puis viens, et me suis.
Mais lui ayant entendu ces choses devint fort triste, car il était extrêmement riche.
Et Jésus voyant qu'il était devenu fort triste, dit : qu'il est malaisé que ceux qui ont des biens entrent dans le Royaume de Dieu!
Et ceux qui entendirent cela, dirent : Et qui peut donc être sauvé?
Et il leur dit : les choses qui sont impossibles aux hommes sont possibles à Dieu.
Et Pierre dit : voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi.
Et il leur dit : en vérité je vous dis, qu'il n'y en a pas un qui ait quitté sa maison, ou ses parents, ou ses frères, ou sa femme, ou ses enfants pour l'amour du Royaume de Dieu,
Puis Jésus prit à part les douze, et il leur dit : voici, nous montons à Jérusalem, et toutes les choses qui sont écrites par les Prophètes touchant le Fils de l'homme, seront accomplies.
Or il arriva comme il approchait de Jéricho, qu'il y avait un aveugle assis près du chemin, et qui mendiait.
Et entendant la multitude qui passait, il demanda ce que c'était.
Et on lui dit que Jésus le Nazarien passait.
Et ceux qui allaient devant, le reprenaient, afin qu'il se tût; mais il criait beaucoup plus fort : Fils de David, aie pitié de moi!
Et Jésus s'étant arrêté commanda qu'on le lui amenât; et quand il se fut approché, il l'interrogea,
Disant : que veux-tu que je te fasse? Il répondit : Seigneur, que je recouvre la vue.
Et Zachée se présentant là, dit au Seigneur : Voici, Seigneur, je donne la moitié de mes biens aux pauvres; et si j'ai fait tort à quelqu'un en quelque chose, j'en rends le quadruple.
Et Jésus lui dit : aujourd'hui le salut est entré dans cette maison; parce que celui-ci aussi est fils d'Abraham.
Et comme ils entendaient ces choses, Jésus poursuivit son discours, et proposa une parabole, parce qu'il était près de Jérusalem, et qu'ils pensaient qu'à l'instant le Règne de Dieu devait être manifesté.
Et ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix marcs d'argent et leur dit : Faites-les valoir jusqu'à ce que je vienne.
Or ses citoyens le haïssaient : c'est pourquoi ils envoyèrent après lui une députation, pour dire : nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous.
Alors le premier vint, disant : Seigneur, ton marc a produit dix autres marcs.
Et il dit aussi à celui-ci : et toi, sois établi sur cinq villes.
Et il lui dit : méchant serviteur, je te jugerai par ta propre parole : tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n'ai point mis, et moissonnant ce que je n'ai point semé;
Ainsi je vous dis, qu'à chacun qui aura, il sera donné; et à celui qui n'a rien, cela même qu'il a, lui sera ôté.
Et ceux qui étaient envoyés s'en allèrent, et trouvèrent [l'ânon] comme il le leur avait dit.
Et comme ils détachaient l'ânon, les maîtres leur dirent : pourquoi détachez-vous cet ânon?
Ils répondirent : le Seigneur en a besoin.
En même temps qu'il marchait, ils étendaient leurs vêtements par le chemin.
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