Combien de fois le mot « travail » dans la Bible ?
Le travail n'est pas une punition dans la Bible : il est confié à l'homme avant la faute, dans un jardin, « pour le cultiver et pour le garder » (). Ce qui est maudit après la faute, c'est le sol, pas le travail (). L'Exode est le livre qui emploie le plus le mot, à cause du chantier du tabernacle.
Le mot « travail » en chiffres
Nombre d'apparitions du mot travail et de ses formes (travail, travaux, travaille, travailler…) dans la Bible Louis Segond.
Le compte, expression par expression
Occurrences comptées sur le texte Louis Segond du corpus Bxble, expression exacte. Total : 615 occurrences dans 574 versets.
Le travail n'est pas la malédiction
L'ordre des versets décide du sens. En , avant toute faute, « L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder ». Le travail est donc antérieur au mal.
En , la sentence vise le sol : « le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture ». L'existence du travail ne change pas. Sa pénibilité change, résumée par « C'est à la sueur de ton visage » ().
Avant la faute, après la faute, pour qui
« L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder. »
Genèse 2:15
« C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »
Genèse 3:19
« Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, »
Colossiens 3:23
Les questions qui suivent
Quel livre emploie le plus le mot ?
L'Exode, affiché plus haut comme livre principal. Les chapitres de construction du tabernacle décrivent des ouvrages, des matériaux et des artisans.
La Bible impose-t-elle de travailler ?
Elle le commande et elle le borne : « Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage » (), le septième étant le repos. Paul est plus abrupt : « Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus » ().
Le travail a-t-il une valeur en soi ?
L'Ecclésiaste le range parmi les dons : « si un homme mange et boit et jouit du bien-être au milieu de tout son travail, c'est là un don de Dieu » (). Et Paul en change le destinataire : « faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur » ().
En une phrase
Le travail précède la faute dans le récit biblique, et la malédiction frappe le sol, pas l'activité.
Lis avant : l'ordre change tout ce qu'on croit savoir sur le sujet. Le compte du mot « repos » est affiché plus haut, il en est l'autre moitié. Le livre du chantier par excellence se lit en résumé : Néhémie, une main à l'ouvrage, l'autre sur l'arme.